‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 445 sur 864 · RYE · texte numérisé non relu

RYE

RUTIGLTANO, v. du royaume d'Italie, dans la prov. et à 20 kil. S -E. de Biri; 7,122 liab.

RUTILIUS LUPUS (Publius), rhéteur latin , contemporain d’Auguste ou de Tibère, a composé un traité en 2 livres, de Figuris senlentiarum et elocutionis, traduit ou imité du grec de Gorgias d’Athènes, et dont le style peut être comparé, pour l’élégance, à celui de Cicéron. Ce traité a été édité par Robert Estienne , Paris, 1530; par Ruhnkenius, Leyde, 1768, in-8°; par Frotsclier, Leipzig, 1841 , in-8°. D — R.

rutilius n dm ati anus (Claudius), poëte latin du Ve siècle, né à Toulouse ou à Poitiers, fut maître des offices, puis préfet de Rome sous Honorius, en 417. Nous avons de lui , sous le titre A’Itinerarium , un récit en vers élégiaques d’un voyage de Rome dans les Gaules. Cet ouvrage, dont il ne reste que le 1er livre et 68 vers du 2«, respire l’amour de la vieille Rome, et la haine, contenue, du christianisme. Le style en est assez pur; il y a de l’esprit et de gracieuses descriptions. Il a été édité par Burmann dans ses Poetœ minores ; par Damm, Brandebourg, 1760; par Kapp, Erlangen , 1786; par Gruber, Nuremberg, 1804 ; par Wernsdorff, dans ses Poetœ latini minores; par Lemaire , dans sa Bibliothèque latine, t. iv des Poetœ minores; par Zumpt, Berlin, 1840 ; paraphrasé en français par Lefranc de Pompignan ; trad. avec beaucoup d’élégance par M. E. Despois, Paris, 1843, in-8», dans la Bibliothèque latine -française de Panckoucke, 2e série. V. Roux , De Butili Numatiani itinerario, 1841, in-8°. D — r.

rutilius rufus (Publius), né vers 150 av. J.-C., fut très-habile dans la langue grecque et la jurisprudence, cultiva aussi avec succès l’éloquence et la philosophie stoïcienne, gagna l’amitié de Scipion Emilien au siège de Numance, fut tribun du peuple, puis lieutenant de Alétellus dans la guerre de Numidie, où il contribua à la ruine de Jugurtha, et consul l’an 648 de Rome, 105 av. J.-C., répara les fautes de Cn. Mallius, complètement défait par les Cimbres, et leva une nouvelle armée pour opposer à ces barbares. En 92, il suivit, en qualité de lieutenant, Q. Mutius Scévcla, proconsul d’Asie, fut révolté des concussions que les chevaliers romains publicains commettaient dans cette province, les réprima sévèrement, et, à son retour à Rome, fut accusé injustement lui-même de spoliation , et condamné à la perte de ses biens, par ce même corps équestre, qui avait alors les jugements. Rutilius, indigné, se retira dans son anc. province, où on l’accueillit triomphalement. Il alla terminer ses jours à Smyrne. B.

RUTLAND, c.-à-d. terre rouge, le plus petit comté de l’Angleterre, entre ceux de Leicester au N.- O. et à l’O. , de Lincoln au N.-E., et de Northampton au S.-E.; 42,000 hectares, dont 39,000 cn pâturages ou propres à la culture; 21,859 hab. Capit. : Oakham; v. princip.: Uppingham. Sol montagneux au N.- O., et très-fertile. Donne le titre de duc à la famille Manners.

rutland, v, des Etats-Unis (Vermont), ch.-l. de comté, à 110 kil. S. -S.- O. de Montpellier; 3,000 hab. RUTLI. V. Grutli.

EUTULES, Butuli , peuple du Latium , au S. de Rome; capitale, Ardée. Us prétendaient être aborigènes. Turnus, leur roi , fit la guerre à Enée. — Silius Italiens applique le nom de Rotules aux Sagontins, originaires d’Ardée.

RUTUU1ES, Butupiœ , v. de Grande-Bretagne, sur la côte S.-O., au S. du cap Cantium , servait de port aux Cantiens, et était célèbre par l’excellence de ses huîtres; on s’y embarquait d’ordinaire pour passer de l’ile dans la Gaule. Auj. Bichborough. C. P.

RUVIGNY (Henri de), gentilhomme protestant, né en 1647, m. en 1720, passa en Angleterre lors de la révocation de l’édit de Nantes, y obtint, avec des lettres de naturalisation , le titre de comte de Galloway, combattit à Nerwinde contre le maréchal de Luxembourg à la tête d’un régiment de réfugiés français, reçut le commandement en chef des troupes britanniques en Piémont, et le titre d'ambassadeur près du duc de Savoie, fut envoyé en Portugal lors de la guerre de la succession d’Espagne, perdit la bataille d’Almanza en 1707, fut rappelé, dut publier des Mémoires justificatifs qui reportaient le blâme sur le ministre Sunderland, gendre de Marlborough , perdit néanmoins sa charge de colonel des gardes à cheval hollandaises, mais, sous George ler, fut nommé lord-justicier d’Irlande. B.

RUVO, Bubi, Rnbia, v. du royaume d’Italie (Prov. de Bari), à 29 kil. S.-E. de Barletta ; 15,133 hab. Evêché.

ruvo, v. du roy. d’Italie (Prov.de Potenza), à 16 kil. N. de Muro; 3, «07 hab.

RUYSBROCK (Jean), mystique allemand, né en 1294, m. en 1381, fut longtemps vicaire de l’église Sle-Gudule

à Bruxelles, puis prieur d’un monastère de chanoines réguliers à Groendal (Vauvert). Sa science théologique se borne à S1 Augustin et à S‘ Denis l'Aréopagite ; l’esprit général de sa doctrine est contraire au panthéisme. Ses ouvrages sont écrits en allemand; une collection en a été donnée en latin par Surius, Cologne, 1552, 1609 et 1692.

RUYSCH (Frédéric ), célèbre anatomiste, né à La Haye en 1638, m. en 1731 , appartenait à une famille de magistrature, et étudia la médecine à La Haye et à Leyde.

Il se fit connaître de bonne heure par un ouvrage Sur les valvules des vaisseaux lymphatiques. Professeur d’anatomie à Amsterdam en 1665, il porta à un haut degré de perfection l’art des injections, soit pour conserver les corps, soit pour suivre les dernières ramifications des vaisseaux dans les tissus. Pierre le Grand acheta, en 1717, son musée d’anatomie. Ruysch a démontré le premier les valvules des vaisseaux lymphatiques. Au sujet de la structure des glandes, il combattit les idées de Malpighi, qui y décrivait un tissu spécial, tandis que Ruysch les croyait uniquement formées de vaisseaux , opinion que les modernes n’ont pas adoptée. On doit à Ruysch des observations remarquables de kystes pileux de l’ovaire, de calculs vésicaux, etc. Une membrane intérieure de l’œil a conservé son nom. U était aussi célèbre comme médecin que comme anatomiste, et enrichit la science de beaucoup de faits. Parmi ses ouvrages , on remarque : Observationum anatomùo-chirurgicarum centuria, Amsterdam, 1691, in-4» ; Thésaurus analomicus , ibid., 1701-1715, 10 vol. in- 4°. Ses OEuvres ont été réunies à Amsterdam , 1737, 5 vol. in-4°.

RUYSDAEL. F. Ruisdael.

RUYSSELEDE , v. de Belgique ( Flandre occidentale ), ' à 15 kil. S.-E. de Bruges; 6,500 hab. Fabr. de toiles de lin ; comm. de lin, fil et toiles.

RUYTER ( Michel -Adrien ) , célèbre amiral hollandais, né à Flessingue en 1607, m. en 1676, s’embarqua comme mousse à l’âge de 11 ans, s’éleva bientôt, par ses connaissances et son activité, au rang d’officier, fut nommé capitaine de vaisseau en 1635, fit dans ce grade huit campagnes aux Indes, et, en 1645, commanda, en qualité de contre-amiral, une escadre envoyée par la Hollande au secours des Portugais contre les Espagnols. En 1647, il coula 5 grands corsaires algériens devant le port de Salé, en Afrique. Pendant la guerre contre l’Angleterre, 1652-53, il seconda habilement Tromp dans les trois batailles navales qu’il livra à l’amiral Blake. Les régences d’Afrique ayant renouvelé leurs injures , il alla détruire un grand nombrede corsaires d’Alger et de Tunis, 1655. Envoyé, en 1659, au secours du Danemark, il battit deux fois la flotte suédoise, fut nommé. vice-amiral à son retour, fit encore une campagne contre les Barharcsqnes en 1664, et, chargé de reprendre aux Anglais les établissements dont ils s’étaient emparés sur la côte d’Afrique, s’acquitta de cette mission avec succès. Quand Charles II eut déclaré la guerre à la Hollande, 1665, Ruyter, opposé au prince Rupert, ne démentit pas sa renommée; malgré une défaite qu’il essuya avec Tromp l’année suivante, il prit le port de Sheerness, remonta la Tamise en détruisant un grand nombre de navires, et répandit la terreur jusque dans Londres. Elevé au grade de lieutenant-amiral-général en 1671 , il se signala de nouveau dans la guerre contre Louis XIV, battit, en 1672, à Soults-Bay une escadre des Anglais, alliés de ce prince, se maintint avec autant de prudence que de bravoure pendant la campagne de 1673 contre les Anglais et les Français réunis, échoua dans une attaque contre la Martinique en 1674, puis, envoyé au secours de Messine, livra bataille à Duquesne en vue de Catane ; il fut vaincu, grièvement blessé, et mourut peu de temps après de ses blessures , à Syracuse , où il s’était réfugié avec les débris de sa flotte. Les Etats-Généraux de Hollande lui firent élever à Amsterdam un magnifique mausolée. B.

RYBINSK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 94 lui. N.-E. d’Iaroslav, sur le Volga; 6,000 hab. Entrepôt du commerce intérieur qui se fait par le Volga. Pendant la foire d’été , la population se trouve portée à 130,000 âmes.

RYBNIK , v. des Etats prussiens (Silésie), à 97 kil. S.-E. d’Oppeln; 2,700 hab. Maison royale d’invalides. Fabr. de cuirs, toiles, tabac, poterie, papier. Aux environs sont des usines royales pour le fer et le zinc.

RYE, brg et paroisse d’Angleterre (Sussex) , l’un des Cinq-Ports, à l’embouchure de la Rother dans la Manche, à 13 kil. N.-E. de Winchelsca, 61 E.-N.-E. de Brighton; 8,202 hab. Chaudronnerie. Pêche du hareng. Comm. de grains, houblon, bois, tan, et laine.

EYEGATE ou RE1GATE , brg et paroisse d'Angleterre (Surrey ), à 34 kil. S.-E. de Londres, 26 E. de Guil-

RYS

RZE

ford ; 9,975 hab. Ruines d’un cliâteau-fort ; église antique. C’est un titre de baronnie.

RYE-HOUSE (Complot de) , nom donné à un complot formé, en 1683 , par un colonel Rumsay et des hommes obscurs, pour tuer Charles II et son frère le duc d’\orlc (Jacques 11). Le crime devait être commis à Rye-House, maison de campagne d un des conjurés ; mais les coupables furent découverts avant l’exécution de leur projet.

RYES, eh.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 9 kil. N.-E. de Bayeux ; 470 hab.

RYLSK , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 120 kil. O. de Koursk, sur le Sem; 5,700 hab. Elle eut des princes particuliers jusqu’au xui' siècle.

RYMER (Thomas), historien anglais, né vers 1650 dans le comté d'York, m. en 1713 , étudia à Cambridge, et publia d'abord des Remarques sur le théâtre anglais dans le xvne siècle, sous le titre de : the Tragedia o f the last âge considered and examined , Londres, 1678, in-8°. Nommé historiographe de la couronne en 1692 , il s’occupa dès lors de classer les archives de la Tour de Londres, fit un choix des pièces conservées dans ce dépôt, et les publia dans leur ordre. Ce précieux recueil , dit Acles de Rymer, est intitulé : Fcedera, convcntiones , lilterce et c ujuscumque generis acta publica inter reges Angliœ et alios quovis iniperulores, reges, pmitifices,... ab anno 110. ad nostra usque tcmpora, Londres, 1704-35, 20 vol. in-fol. Une autre édition a été donnée par J. Neaulme, La Haye, 1739 -45, 20 vol. i n-4° ou 10 vol. in-fol., et une à Londres, 1816. Rapin-Thoyvas a donné un Abrégé des Actes de Rymer.

RYSW1CK, vge du royaume de Hollande (Hollande méridionale), près du canal de La Haye à Delft, à 3 kil. S.-E. de La Haye; 1,700 hab. Après un congrès qui dura du 9 mars au 20 septembre 1697, un traité y fut signé, sous la médiation du roi de Suède, entre Louis XIV d’une part, les Provinces-Unies, l’Angleterre, l’Espagne et l’Empire de l’autre. Louis rendait à l'Espagne ce qu’il lui avait pris vers les Pyrénées, et, en Flandre, Luxembourg, Mons, Ath, Courtrai ; il reconnaissait Guillaume III pour roi légitime d’Angleterre , au détriment de Jacques II , qu’il avait soutenu jusque-là; il rendait à l’Empire Fribourg, Brisach, Philippsbourg, Kelil, et tous les pays que les Chambres de réunion ( V. ce mot) lui avaient adjugés,

moins Strasbourg; il restituait enfin au duc de Lorraine ses Etats. Sur l’emplacemenfdu château où se tinrent les négociations, le stathouder Guillaume V a fr..’t élever un obélisque en 1792. B.

RZESZOW , v. des Etats autrichiens (Galicie), ch.-l. de cercle, sur la Wysloka , à 168 kil. O. de Lemberg; 10,000 hab., dont la moitié sont juifs. Gymnase. Orfèvrerie, bijouterie en faux. — Le cercle de Rzeszow, entre la Pologne au N., dont la Vistule le sépare, les cercles de Tarnow à l’O., de Sanok au S., de Przémysl à l’E., a 4,941 kil. carr., et 286,836 hab.

RZEWUSKI fWeneesias) , grand -général de Pologne, né en 1705, m. en 1779, se prononça, en 1733, pour Stanislas Leczinski, dont la France appuyait les prétentions au trône, reconnut ensuite Auguste 111, repoussa, en 1739, une invasion des Tartares, s’opposa de tout son pouvoir, en 1767, à l’élection de Stanislas Poniatowski et aux desseins des Russes sur la Pologne, adhéra par écrit à la protestation de l’assemblée de Radom, et se rendit à la diète de Varsovie, où i! s’exprima avec tant de liberté et d’éloquence sur les malheurs de la patrie, que l’ambassadeur russe, craignant son influence, le fit arrêter pendant la nuit, et conduire à Smolensk, puis à Kalouga, où il resta prisonnier pendant 6 ans. Ayant obtenu de retourner en Pologne, il renonça aux affaires publiques, et ne garda que la dignité de castellan de Cracovie. Rzewuski était savant et lettré, et cultivait plusieurs arts. Il a fait preuve d’un véritable talent poétique dans 2 tragédies tirées de l’histoire de Pologne, Wladislas à Varna, et Zotkewischi; on a encore de lui un grand nombre de pièces de vers, 7 Discours sur la religion, un Cours de rhétorique, un Nouvel art poétique, etc. B.

rzewuski (Séverin), fils du précédent, né vers 1745, était vice-grand-général de Pologne, quand latzarine Catherine Il le fit enlever avec son père, 1767, à cause de son opposition à Stanislas Poniatowski. De retour en 1773, il soutint le parti de l'indépendance nationale, mais l’abandonna en 1776, et signa l’acte de Targovice en 1792. Il en eut regret, quand il vit le 2e démembrement de la Pologne, 1793 ; les patriotes insurgés confisquèrent ses biens, et le pendirent en effigie, après le dernier partage de sa patrie. 11 mourut dans les remords et le repentir. B.

SA ou SAA (Emmanuel), célèbre casuiste portugais, né en 1530 à Villa-de-Conde, m. à Milan en 1596, entra dans l’ordre des Jésuites à 15 ans, travailla, par les ordres de Paul V, à l'édition de là Bible vulgatc, et fonda le séminaire de Milan. 11 a écrit plusieurs ouvrages de théologie, dont le plus fameux est l’Aphorismi confessariorum, Barcelone, 1609, Douai, 1627, où sont émises les propositions les plus audacieuses, principalement contre l’autorité des rois. Plus de 80 de ces propositions furent censurées par le Maître du Sacré-Palais, comme faussant les principes de l’Ecriture et les règles de morale, de discipline, consacrées par les Pères et les conciles. C. N.

saa de miranda (Francisco) , poète portugais, né à Coïmbre en 1495, d’une famille noble et riche, m. en 1558, enseigna d’abord le droit dans sa ville natale, puis voyagea en Espagne, en Italie et en Sicile. A son retour, il jouit de la faveur de Jean 111. A son goût pour la poésie il joignait celui de la philosophie et des lettres grecques et latines. Chef de l’école classique en Portugal , il perfectionna la langue et le rhytlime, et donna à la poésie un caractère d’élévation inconnu jusqu’alors : il joua le même rôle que Garcilaso de la Vega et Boscan en Espagne. Comme Montemayor, il écrivit à la fois en portugais et en castillan. On a de lui des sonnets, des églogues, des cartas ou épitrcs, des hymnes à la Vierge, des chansons populaires, dont on peut louer la délicatesse, la fraîcheur, la sensibilité exquises, et deux comédies érudites, imitées de Plaute et de Térence, les Etrangers et les Villalpandios, qui sont médiocres. Les œuvres de Saa ont été réunies à Lisbonne, 1595. B.

saa de ménezès (Francisco), poëte épique, neveu du précédent, né à Porto, m. en 1664, a laissé la Conquête de

SAA

Malacca, dont Albuquerque est le héros. Malgré des incorrections de style, des épisodes mal amenés, des descriptions de batailles trop fréquentes, ce poëme est placé par quelques littérateurs immédiatement après celui de Camoens. B.

SAAD-F.DDYN-MOHAMMED, dit Khndjah-Effendi , historien turc, m. en 1600, est auteur du Tadj-al-Tawarikh (la Couronne des histoires), qui comprend les règnes des 12 premiers sultans turcs. Cet ouvrage a été traduit en italien par Vincent Brattuti , sous le titre de Chronique de l'origine et des progrès des Ottomans, lrc partie, Vienne, 1646; 2e partie, Madrid, 1652.

SAA DI, poëte persan. V. Sadi.

SAADO. V. Sadao.

SAALE (la), dite Saale saxonne ou Thuringienne, riv. d’Allemagne: source dans le Fichtelgebirge en Bavière (Haute-Franconie) ; cours d’enViron 400 kilom., large et profond, par les principautés de Reuss etdeSehwarzbourg- Rudolstadt, les duchés de Saxe-Altenbourg , Saxe-Weimar, Anhalt-Bernbourg, Saxe-Meiningen , Sehwar/hourg- Rudolstadt, les prov. prussiennes de Mersebourg et de Saxe, et la régence de Magdebourg, où il afflue à l’Elbe, à 1 1 kil. S.- O. de Zerbst. Elle passe à Hof , Saalfeld, Iéna, Naumbourg, Mersebourg, Halle, Bembourg, reçoit l’Elster, l’Unstrutt, l’ilm, la Wipper, l’Orla, la Roda, etc. Elle donne son nom à un cercle de la régence de Mersebourg ; ch.-l. Wettin; elle l’a donné, sous ie 1er Empire français, à un département du royaume de Westphalie, ch.-l. Halbcrsladt.

saale, dite Saale franconienne, riv. d’Allemagne, naît en Bavière (Basse-Franconie), et se jette dans le Meiu près de Gemünden; cours de 110 kil.

SAB

SAB

GA ALE, dite Sanie autrichienne , affluent de la Salza à Salzburghausen , cours de 100 kil.

SAAI.ES, ch.-l. de cant. I Vosges), arr. et à 20 kil. N.-E. de St-Dié ; 1,179 hab.

SAAEFEl.D, v. murée du duché de Saxe-Meiningen- Hildburghausen, sur la Saale saxonne, à 77 kil. E. de Meiningen, 9 kil. S.-E. de Kudolstadt; 5,000 hab. Hôtelde-ville et église gothiques; château ducal, avec beaux jardins; ruines du fort de la Sorbenburg. Ecole d’arts et métiers; anc. château ducal, auj. hôtel des monnaies; administration des mines. Fabr. de tabac, potasse, lainages, cuirs, couleurs. Exploit, de fer aux environs. — Elle fut le ch.-l. d'une principauté indépendante, réunie en 1749 au duché de Saxe-Cobourg-Gotha, et qui passa en 11326 à la maison de Saxe-Meiningen. Les Français y battirent, le 10 octobre 1806, le prince Louis de Prusse, qui y fut tué ; un monument a été élevé au lieu où il tomba.

Saalfeld, en polonais Zelwald, v. des Etats prussiens (Prusse), à 34 kil. O.- N. -O. de Morungeu; 2,200 hab. Ecole latine, fondée en 1587. Industrie agricole; tanneries.

SA AXE , SAXE , SARN ou SARIXE, en latin Sarna, riv de Suisse, naît au glacier de Sanetsch | Berne), arrose les cantons de Vaud et de Fribourg, passe à Gessenai , Gruyères, Fribourg, reçoit la Sanse, la Glane, et se jette dans l’Aar, rive g.; cours de 150 ldi.

SAAXEX. V. Gessenai.

SAaRBRUCIv. V. Saruebruck.

SAARBCRG. V. Sarreuoukg.

SAARDA.M ou SAKDAM, en hollandais Zaandam, v. du royaume de Hollande (Hollande septentrionale), à 10 kil. N.- O. d’Amsterdam, 13 N.-E. de Harlem, sur le Zaan; 12,000 hab. Les maisons y sont de bois, et peintes en vert, ce qui lui donne un aspect pittoresque On voit encore la maison , dite Vorstenborg, où Pierre le Grand, sous le nom de Pierre Michailov, vint habiter, quand il voulut, en 1697, apprendre dans les chantiers la construction des navires ; Alexandre Ier l’a fait réparer. Comin. de bois ; navigation et pèche actives. Chantiers de construction, fabr. de toiles à voiles, goudron. On compte prés de 1,000 moulins à vent (autrefois 2,800), donnant la force motrice à des scieries de bois, à des fabr. de papier, de cinabre, d’huile, de poudre. Manuf. de tabac et de moutarde.

SAAR-GEMUXD, nom allemand de Sarregue-mines.

SAARLU1S. F. Sarrelouis.

SAAR-UNION , ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), sur la Sarre, arr. et à 40 kil. N.- O. de Saverne; 3,427 hab. 11 est formé de deux villes, Sanmcei den et Saar-Bochenheim ou liouquenon. Tissage d'étoffes en soie et paille ; heurs en paille, chapeaux de palmier dits Brésiliens, chapeaux de paille d’Italie ; tanneries, tuileries, fonderie de métaux.

SAAS (Jean), savant bibliographe, né en 1703 à Saint- Pierre de Franqueville (Normandie), m. en 1774, successivement secrétaire de l’archevêché de Rouen , curé de S'-Jacqnes-sur-Damétal, etc., a publié une très-grande quantité d’opuscules, entre autres une Notice des mss. de la Bibliothèque de l’église métropolitaine de Rouen, 1746, in- 12. C — s.

SAATZ, en bohémien Zalecz, v. des Etats autrichiens (Bohême), ch.-l. de cercle, sur la rive dr. de l'Eger, à 80 kil. O. -N. -O. de Prague; 4,000 hab. Trib. criminel. Gymnase de Prémontrés. Bel hôtel-de -ville. Culture de houblon renommé. — Le cercle de Saatz, entre ceux d’Egor à l'Ouest, de Leitmeritz à l’Est, de Prngii" et de Pilsen au Sud, et la Saxe au Nord, a 3,132 kdomètres carrés, et 239,754 hab.

SAATZ1G, cercle des Etats prussiens (Poméranie), dans la régence île Stettin ; ch.-l. Stargard.

SAAVEDRA. V. Cervantes.

SAAVEItKA FAXAKDO. V. FAXARDO.

SABA | lie ) , une des Petites- Antilles hollandaises, dans le gouv. et â 21 kil. N. -O. de S'-Eustache, par 17° 4P 10” lat. N. et 65° 33’ 30” long. O.; 50 kil. car.; 1,900 hab. Fertile en indigo et en coton. — Les Anglais la prirent en 1781 et en 1801.

Saba, anc. v. d’Arabie, fondée, d’après la Genèse, par des descendants de Chus, c.-à-il. des Ethiopiens, était, au temps des Ptolémées et sous l’Empire romain, une place importante de commerce entre l'Ethiopie et la Syrie. Elle s’appelait aussi Marinbn ou Marti, titre que portait toute ville qui servait de résidence au roi et de capitale au pays. Les Sahéens étaient le peuple le plus riche de l’Arabie : le commerce de la myrrhe, de l’encens, de la ciunamome, du baume, du vin de palmier, avait accumulé chez eux une telle quantité d’or et d'argent, que la description de leur magnilicence, dans Diodore et Strabon,

est fantastique. Saba est auj. Sabbea , bâtie sur une éminence, près de la côte O. de l’Arabie, en face des îles Faisan; le canton où elle est située porte le nom de Sabieh, et fait partie de la côte de Tehama (Hedjaz). C. P.

SABA, et mieux SHÉBA, anc. v. d’Arabie, fondée, d’après la Genèse, par des Arabes Jectanides, c.-à-d. par des Sémites, est auj. Sheba-Mareb, dans l’ Yémen. C’est de cette ville que vint, d’après les traditions arabes, la reine Belcis, qui visita Salomon. C. P.

saba ou shéba, anc. v. d’Arabie, fondée par des Ethiopiens, à l’E. de l’Arabie, vers la pointe qui sépare le golfe Persique de la mer d’Oman; auj. Sehar, dans le pays d’Oman. C. P.

saba, anc. v. d’Ethiopie, port sur la mer Rouge, au N. duquel se jetait, d’après les anciens, un bras de l’Astaboras, parait avoir occupé la position du port appelé auj. Porl-Morninglon, par 18» environ de lat. N. et 36" de long. E. Au N. de cette ville, vient en effet aboutir, en se perdant dans les sables avant d’atteindre la mer, le Mareb, cru longtemps un affluent de l’Atbara (anc. Astaboras), mais qui est indépendant du bassin du Nil. C. P.

SABACO, prince éthiopien, conquit l’Egypte vers 737 av. J.-C., fonda la 25« dynastie, dite Ethiopienne, qui n’a donné que trois rois au pays, et a subsisté moins de 40 ans. Sabaco mourut en 726.

SABADELL, v. d’Espagne (Catalogne), prov. et à 20 kil. N. de Barcelone, sur le Ripollet; 4,800 hab. Fabr. de draps.

SAB.E, v. d’Ethiopie. V. Sabé.

SABAOTH , ou plutôt Zabaoth, mot hébreu indéclinable, qui signifie armées. Joint au nom de Dieu, il signifie le Dieu des armées. 11 se dit aussi des anges et du peuple saint.

SABARA (Villa -REAL-DO-), v. du Brésil (Minas- Geraës), ch.-i. de la comarca de Rio-das-Velhas, à 90 kil. N. de Villa-Rica, au confluent du Sabara et du Riodas-Velhas; 8,000 hab. Lavages d’or.

SABARIA ou SAVAR1A, v. de la Pannonie Supérieure, fondée par les Boiens. L’empereur Claude y envoya une colonie romaine, d’où la ville prit le nom de ColoniaSaburia Clnudiana Augusla. Centre d’un grand nombre de voies romaines, elle acquit de l’importance dans les derniers siècles de l’Empire, comme le prouvent ses nombreuses antiquités, temples, aqueducs, statues, inscriptions, médailles. C'est auj. Sarrnar. C. P.

SABAR1CUS sinus. V. Sàrabacus.

SABABT, anc. Sabrala , au moyen âge Tripoli-Vecchio , v. de la régence de Tripoli, à 60 kil. de Tripoli, était la capitale du pays avant l’invasion arabe.

SABAS (Saint), abbé et fondateur de plusieurs monastères en Palestine, né en 439, m. vers 532. Fête, le 5 décembre.

SABAT, v. d’Ethiopie. V. Sabe’.

SABATA ou SABATIA, nom anc. de Savone.

SABATHAi-SEVI, faux Messie des Juifs, né à Smyme en 1625, d’un courtier de commerce, m. en 1676, séduisit un certain nombre de ses coreligionnaires, faillit causer une révolution sérieuse en Orient, fut jeté en prison par ordre de Kiuperli, ministre de Mahomet IV, avoua devant ce sultan tous ses stratagèmes, et embrassa l’islamisme pour échapper au supplice.

SABATIER ( Raphael-Bienvenu), chirurgien, né à Paris en 1732, m. en 1811, fut l’élève de son père Pierre Sabatier, chirurgien à l’hôpital de la Charité, et se distingua tellement, que les chirurgiens le reçurent dans leur collège deux ans avant qu’il eût l’âge exigé par les reglements. Membre de l’Académie de chirurgie, il fut nommé professeur au Collège royal en 1756, épousa une nièce de Morand, devint chirurgien-major de l’Hôtel des Invalides, et membre de l’Académie des sciences en 1773. Pendant, la Révolution, il fut chargé de l’inspection du service de santé des années, professa à l’Ecole de santé, et entra à l’Institut. Napoléon 1er le mit au nombre de ses chirurgiens consultants. Sabatier fut un grand praticien, mais il n’eut pas le génie novateur de Desault, et se montra toujours attaché aux idées anciennes. On a de lui, outre des Mémoires sur la circulation pulmonaire, le mouvement des côtes, la frai ture du sternum, etc. : Traité complet d'anatomie, Paris, 1791, 2 vol. in-8°; de lu Médecine expectative, 1796, 3 vol. in-8°; de la Médecine opératoire , 1796, 3 vol. in-8°, ouvrage réédité par Bégin et Sanson, Paris, 1 821- 1824, 4 vol. in-8°. V. sou Éloge par Percy, 1812. D — G.

Sabatier (Antoine), dit de Castres, compilateur et critique, né il Castres eu 1742, m. en 1817, écrivit sans conscience. Clerc tonsuré, il crut d’abord avantageux de s’enrôler dans le camp des philosophes, puis le déserta, croyant

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qu’il serait plus utile pour lui de les attaquer. A la Révolution, il émigra, et, soit en Angleterre, soit en Allemagne, il mit sa plume à prix, pour écrire le pour et le contre. 11 flatta vainement Napoléon 1er. Rentré en France en 1814, il obtint de la Restauration 3,500 fr. de pension, dénigra ceux qui la lui avaient fait obtenir, et mourut dans la misère. Il avait de l’esprit et de la facilité; mais son style est incorrect, et ses jugements sont d’une partialité choquante. On a de lui : les Trois siècles Je la lillé rature, française, ou Tableau Je l'esprit de nos écrivains Jepais François lrT jusqu'en 1772, Paris, 1779, 3 vol. in-8° ; 6e édit., Paris, 1801, 4 vol. iu-12; Dictionnaire des passions, des vertus et desvi es, 1709, 2 vol. in-] 2; Dictionnaire de littérature, 1770, 3 vol. in-8°; les Siècles païens, ou Dictionnaire mythologique, héraldique, politique, littéraire et géographique de l’antiquité païenne, 1784, 9 vol. in-12; Pensées et observations morales et politiques. Vienne, 1794, in-8®. C. N.

SABAUDIA, nom de la Savoie au moyen âge.

SABBAT, c.-à-d. en hébreu repos, le 7* jour delà semaine chez les Hébreux; ils le plaçaient le samedi. Il commence le vendredi soir au coucher du soleil, et finit le lendemain à pareille heure. Ce jour-là, les Hébreux s’abstiennent de tout travail, en mémoire du repos de Dieu après la création. Celui qui n’observait point le sabbat devait être puni de mort. — Dans les croyances populaires du Moyen âge, surtout en Allemagne, on donnait te nom de Sabbat à une réunion de sorciers et de sorcières , tenue à minuit sur les montagnes et dans les bois, sous la présidence du Diable, et où l’on mangeait la chair des suppliciés et celle des enfants morts sans baptême. C’est en chevauchant sur un bouc , un âne ou un manche à balai, que l’on se rendait à la réunion ; le chant du coq dispersait les danses formées par les initiés, et faisait taire leurs chants. V. Supplément,

SABBAI’A. V. Saiîë.

SABBATI1IER (François), compilateur, né à Condom en 1732, m. en 1807, fut associé de l’Institut. En 1763, l’Académie de Berlin le couronna pour un Mémoire Sur l'origine de la puissance temporelle des papes. On lui doit en outre : Dictionnaire pour l’intelligence des auteurs classiques grecs et latins, tant sacrés que profanes, Paris, 1766-1815, 37 vol. in-8» avec 200 planches (le 37e, qui part de la lettre S, est de Sérieys) , espèce d’encyclopédie un peu diffuse de l’antiquité , et qui parait faite avec des sources de seconde main, car il ne cite ses autorités qu’en bloc; Recueil de dissertations sur divers sujets de l’histoire de France, Châlons, 1770 , in-12 ; les Mœurs, coutumes et usages des anciens peuples, 1770, in 4°; les Exercices du corps chez les anciens, 1772, 2 vol. in-8°. C. N.

SABBATINI (Louis- Antoine), franciscain et maître de chapelle, né à Padoue, m. à Borne en 1809, fut élève du P. Martini. Il a laissé d’importants écrits sur la musique : Vera idea delle musicali nunteriche segnature , Venise, 1799, in-4°; Elementi teorici e pralici di musica, Rome, 1790, in-4°; Tratlatn delle fughe musicali, Venise, 1802, 2 vol. in-4°.

SABBATIQUE (Année). V. Année.

SABÉ, Sabœ, appelée par Ptolémée Sabat et Sabbata, anc. v. d'Ethiopie, sur la mer Rouge, était importante sous les Ptolémées et à l’époque romaine. On pense que c’est auj. Assab, eu Abyssinie, près du détroit de Bab-el- Mandeb. C. P.

SABEA REGIA, ane. v. d’Arabie. V. Zébid.

SABÉENS, anc. peuple de l’ Arabie-ITeureuse, au S. -O., divisé en Sabéens proprement dits, Homérites, Adramites et Panchéens. Ils rendaient un culte aux corps célestes, au soleil, à la lune, aux étoiles, etc. Ce culte a reçu depuis le nom de Sabeisme.

SABELLIANISME. V. Sabet.i.ius.

SABELL1CO (Marc-Antoine Coccio), historien, né à Rome en 1436, m. en 1506, enseigna l’éloquence à Udine et à Venise. Il écrivit une Histoire de Venise, en latin, Venise, 1487, iu-fol. On lui doit encore une Description de Venise, deux poèmes en l’honneur de cette république, un Dialogue sur les magistrats vénitiens, quelques traités moraux et philosophiques, des commentaires sur Tite-Live, Horace, Florus, Valère-Maxime, Justin, et Pline le naturaliste. B.

SABELLIENS, Sabelli, nom générique donné par les Romains aux peuples montagnards de l’Apennin, qui, avec les Osques de la plaine, furent, suivant toute vraisemblance, la population indigène de l'Italie. Cantonnés d’abord dans le haut pays des Abruzzes , ils descendirent dans la vallée de l’Anio et du V ulturne, et, à l’époque de la fondation de Rome, ils formaient, avec les Etrusques, le plus puissant peuple de la Péninsule. Ils étaient divisés en 14 peuples : ■les Sabins, qui paraissent la souche commune de la nation;

les Picénins , dont les Prélutiens étaient une branche; et, dans la grande confédération sanmite, les Festins, les Marrucins, les Pe'ligniens, les Morses au N., les Pentriens, les Hirpins, les Caudiniens, les Caracénins, les Frentans, les Picentins, les Lucaniens. Leur domination s’étendait sur tout l'Apennin central et méridional. Pasteurs et agriculteurs, ils avaient pour caractères communs, une vie frugale et laborieuse, et l’usage du Printemps sacré ( V. ce mot). C. P.

SABELLIUS, hérésiarque du me siècle, suivit l’erreur de Noet et de Praxée, et fut condamné au synode d’Alexandrie , en 261.11 ne mettait point, entre les personnes de la. Trinité, d’autre différence que celle qui existe entre les différentes opérations d’un même être. Ainsi les titres de Père, de Fils et de S1 Esprit, n’étaient pour lui que des dénominations empruntées aux actions diverses que Dieu avait produites pour le salut des hommes. Les Sabellier.s avaient un corps de communion en 281 : S1 Epiphane dit qu’ils étaient répandus en assez grand nombre autour de Rome et dans la Mésopotamie. S* Augustin a cru que cette secte était tout â fait anéantie au commencement du ve siècle. M.

SABERMATTI, riv. de l’Hindoustan ( Goudjérate), naît à 20 kil. N. de Poloh, et se jette dans le golfe de Cambaye, à 20 kil. O. de Cambaye. Cours de 400 kil.

SABIA , riv. de l’Afrique australe, atfluent du canal de Mozambique.

SABIANS ou SABIENS , sectaires appelés aussi Chrétiens de St Jean (F. ChuÉtiens).

PAR1NA (Julia), petite-nièce de Trajan, fut mariée par l’impératrice Plotine au jeune Adrien, l’an 100 de J.-C. Très-belle, d’un esprit cultivé, néanmoins son mari ne l’aima jamais et la traita durement; après 38 ans de mariage, il la força de s’empoisonner, puis lui fit rendre les honneurs divins.

SABINE, anc. pays de l’Italie centrale, entre le Picénum au N., l’Ombrie et l’Etrurie à l'O., le Latium au S. et le Samnium àl’E., comprenait le pays montagneux où coulent la Néra et son affluent le Vélino, de l’Ânio aux Apennins, c.-ù-d., dans le roy. d’Italie actuel, l’arrondissement de liiéti (appelé encore aujourd’hui Sabine), et le N. de l’Abruzze Ultérieure 2e, dans le royaume d’Italie. C’était une terre peu favorable à l’agriculture, mais trèsfertile en oliviers, en vignes, et en chênes. Un y nourrissait une grande quantité de bétail, et les mulets de Reate étaient particulièrement renommés. Villes principales : Amiternum, Crustumerium, Nomentum, Eretum, Fidènes, lteate, Cures. C. P.

Sabine, anc. prov. des Etats de l’Eglise, entre l’Oinbrie au N., le Patrimoine de S*-Pierre à l’U., la Campagne de Rome au S., et le royaume de Naples à l’E. ; ch -I., Rieti. Auj. comprise dans la comarca de Rome et les arrondissements de Spolète et de Riéti (province de Pérouse).

Sabine ( Sainte 1, dame de l’Ombrie, souffrit le martyre à Rome, en 125. Fête, le 9 août.

Sabine, riv. de l'Amérique du N., naît dans le N.-E. du Texas, sépare ce pays de la Louisiane, reçoit le Natcnez, et se jette dans le golfe du Mexique. Cours sinueux de 460 kil.

SABINES (Enlèvement des). V. Romulcs.

SABIN1EN, pape de 604 à 606, ordonna le 1er que l’on marquât les heures anomales, et que le peuple fût appelé à l’église par le son des cloches.

SABINS, Sabini, anc. peuple de l’Italie, passaient pour être autochthones et former la souche primitive de toutes les populations sabelliennes , dont ils avaient les mœurs austères et rudes. Leurs divinités étaient guerrières, entre autres, leur dieu national Médius Fidius ou Suncus, Sis «le Mars, qu’ils adoraient sous la forme d'une lance (fjm'r) plantée en terre. De bonne heure en rapport avec Rome naissante, à la suite de l’enlèvement des Sabiues, les Sabins habitèrent la ville conjointement avec les Romains, mais en gardant leur roi Tatius et leur sénat particulier. S’ils se soumirent, après la mort de leur chef, au gouvernement de Romulus , les rois suivants , qui sont Sabins d’origine ( Numa, Ancus), le nom de Quiriles (hommes de la lance) donné à tout le peuple romain, la religion tout agricole et guerrière des premiers Romains, les institutions politiques du patronat et de la clientèle, montrent combien l'influence desSabinsfut puissante.Ceux des Sabins qui ne s’étaient pas dès l’origine associés à la fortune de Rome , furent soumis en une seule campagne par Curius Dentatus, en 290 av. J.- C. C. P.

SAB1NUS I Aulusl, poète latin du temps d’Auguste, fut l’ami et l’émule d’Uvide, mais resta bien loin de ce modèle. Il ne reste de lui que 3 Epitres ou Héroides ; on le9

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trouve à la suite de celles d’Ovide, dans la Bibliothèque latine de Lemaire.

SABiNüS ( Masurius), jurisconsulte romain qui florissait du temps de Tibère, fut disciple d’Atéius Capito. Le 1er, il obtint de l’empereur la permission de donner des consultations publiques, et fut le chef de l’école des Sabiniens, opposée à celle des Proculéiens. Il écrivit, entre autres ouvrages, 12 livres intitulés Memorabilia, 3 de commentaires de Indigents, et un de Furlis. On trouve dans le Digeste beaucoup de fragments de ses écrits; Antoine IticcoDoni les a réunis dans son livre de Hisloriâ, Venise, 1568, in-8°.

Sabinus (Julius), Gaulois du pays des Lingons, tenta, avec Civilis, d'affranchir les Gaules de la domination romaine, prit le titre de César au début du règne de Vespasien , marcha contre les Séquanais, qui ne voulaient point prendre part à l’insurrection, fut vaincu, désespéra de sa cause, et , après avoir mis le feu à sa maison , se cacha dans un souterrain , en faisant répandre le bruit de sa mort. Sa femme Eponine joua le rôle d’une veuve désespérée, ne vécut avec lui que pendant la nuit , et eut deux jumeaux, quelle allaita secrètement. La retraite de Sabinus ne fut découverte qu’au bout de 9 ans : conduit à Rome avec sa femme et ses enfants, il subit le dernier supplice ; Eponine, dont les larmes n’avaient pu toucher Vespasien , partagea le sort de son époux, l’an 78 de J.-C.

SABIONCELLO ou SABIONERO, presqu’île des Etats autrichiens ( Dalmatie), sur la côte E. de l’Adriatique, en face des îles Méléda et Curzola; 80 kil. sur 12; ch.-l. Star) no. Sur la côte S.- O. est un vge de Sabioncello , à 100 kil. N.- O. de Raguse.

SAB10NE1TA, v. du roy. d’Italie, dans la province de Crémone, à 27 kil. S.-O. de Mantoue; 7,036 liab. Ancienne principauté.

SAB1RES , Sabiri , peuple de la Sarmatie méridionale, habitait, au ve siècle, entre le Kouban et le Caucase, et, vers le milieu du vte, vint s’établir sur les bords de la Desna et du Dniéper, dans le pays qui prit de là le nom de Sébérie ou Sévérie.

SA BIS , nom anc. de la Sambre.

SABLÉ, ch.-l. de cant. (Sarthe), arr. et à 30 kil. N. -O. de la I lèche, au confluent de l’Erve et de la Sarthe ; 4,734 hab. Autrefois défendu par un château très-fort et souvent assiégé. Érigé en marquisat en 1602. Jolie ville, dominée par son château, et environnée de belles promenades. Collège. Beau pont en marbre noir. Fabr. de gants; exploit, de marbres et d’anthracite. Marchés aux grains; foire importante pour les bestiaux. Urbain Grandier naquit près de là. — Un traité y fut conclu, le 21 août 1488, entre Charles VIII et le duc François II de Bretagne, qui promettait de renvoyer de ses Etats les troupes étrangères, et de ne marier ses filles que du consentement de son suzerain.

Sable (Madeleine de souvré, marquise de), une des femmes les plus spirituelles du xvii® siècle, fille du maréchal de Souvré, née en 1598, m. en 1678. N’éprouvant aucune sympathie pour son mari , elle vécut d’une manière peu régulière. Son salon était le rendez-vous des beauxesprits du temps, et les Maximes de La Rochefoucauld y furent élaborées. On a publié d’elle : Maximes de Mme la marquise de Sablé , Paris, 1678, in-12. V. M. Cousin, Mme de Sablé, Paris, 1855, 1 vol. in-8°.

SABLES D’OLONNE (Les), Arenœ Olonenses, s.-préf. (Vendée), et port de commerce, à 36 kil. S.-O. de Napoléon -Vendée, 5 kil. O. d’Olonne, sur une presqu’île de l’Océan ; 6,382 hab. Tribunal de lre instance, collège, école d’hydrographie, bains de mer. Belle église. Pêche de sardines. Commerce considérable de grains, sel, brai, goudron, bestiaux, bois du Nord, etc. Armements pour la pêche de la morue. Chantiers de construction. Cette ville est située au milieu de marais salants desséchés, excepté le faubourg de Chaume, bâti sur un rocher; des batteries la protègent du côté de la mer. On la dit fondée par des pêcheurs basques et espagnols; elle fut fortifiée au xic siècle, et dépendait de la vicomté de Thonars; Louis XI fit creuser son port, puis la donna à Philippe de Comines. Les protestants la prirent en 1577 et 1578; une flotte anglo-batave la ruina en 1696. Les Vendéens l’assiégèrent deux fois vainement en 1793.

SABLIERE (Antoine Rambouillet de la), né en 1615, m. en 1680, fils d’un riche financier et administrateur des domaines du roi, partagea sa vie entre les affaires, les plaisirs, et la poésie. 11 composa pour une jeune Hollandaise (Lis), qui lui fut enlevée par une mort prématurée, des madrigaux où il y a de la finesse et du naturel. Ils ont été publiés en 1680, 1687, 1758, et dans les Petits classiques français de Ch. Nodier, 1825. G. L.

sablière (Mme de la), femme du précédent, née en 1636, m. en 1693, fut une de ces femmes charmantes, douées de beauté et d’esprit , qui exercèrent une si grande influence sur la littérature et les arts au siècle de Louis XIV. Elle est surtout célèbre par son amitié pour La Fontaine, et par les éloges qu’elle en a reçus. Aussi savante que modeste, elle possédait le latin , et n’était étrangère à aucune des connaissances cultivées de son temps. Les seigneurs de la cour, les hommes éminents en tous genres, les femmes les plus remarquables par leurs attraits et leur esprit, aimaient à se réunir chez elle. Ce fut vers 1672 qu’elle accueillit La Fontaine. Trompée par le marquis de La Fare, qui avait su se faire aimer d’elle, délaissée à son tour par son mari , elle finit par se réfugier dans le repentir et la piété. Elle a écrit une centaine de Pensées chrétiennes , courtes sentences qui , après sa mort, ont été plusieurs fois réimprimées à la suite des Maximes de La Rochefoucauld, ou même dans le corps de l’ouvrage. On lui a quelquefois attribué à tort les madrigaux de son mari. F. B.

SABLON (Le), vge (Moselle), sur la Seille, arr. et à 2 kil. S. de Metz; 938 hab. Vastes débris de constructions romaines, thermes, naumachie, etc.

SABLON VILLE , vge (Seine), contigu aux murs de l’enceinte fortifiée de Paris, à l’O. , en face du bois de Boulogne ; 300 hab. De création récente, il occupe l’emplacement de l’anc. parc des Sablons.

SABÜLTSCH , comitat de Hongrie. V. Szabolcs.

SABONDE (Raymond de). V. Sébonde.

SABOU, riv. d’Afrique. V. Sébou.

SAB RACES , Sabraci r, anc. peuple de l’Inde en deçà du Gange, au S. des Malliens, à l’U. des Oxydraques, entre l’indus et l’Acésines.

SABRAO , une des îles de la Sonde (Malaisie), dans le groupe de Sumbava-Timor, à l’E. de Florès, dont elle est séparée par un détroit ; par 8° 15’ lat. S. et 121» 5’ long. E.; 50 kil. sur 20. Le radjah réside dans la petite île Adinara. Presque tous les habitants ont été convertis par les missionnaires portugais.

SABRA l’A. V. Sabart.

SABRES, ch.-l. de cant. (Landes), arr. et à 34 kil. N.- N.- O. de Mont-de-Marsan; 619 liab. Belle église. Fabr. d’essences.

SABRINA, nom anc. de la Severn.

sabrina, une des Terres antarctiques, découverte par le capitaine anglais Balleny en 1839. Située à l’O. de la terre Adélie , elle correspond en partie à la terre de \Vflkes.

SABRINÆ ÆSTUARIUM , nom ancien du Canal de Bristol.

SACALA , v. d’Abyssinie, dans le royaume d’Amhara, à 4 kil. N. -O. de la source du Bahr-el-Azrek, à 200 kil. S.-O. de Gondar.

SACAN1E, nom que portaient, au moyen âge, les territoires de Sicyone , de Corinthe et d’Argos , dans la Morée.

SALARIA. V. Sakaria.

SACAR T1ÈNE, anc. contrée de l’Asie, à TE. de la Carmanie, comprenant la Drangiane et quelques pays voisins. Àuj. Sigistan.

SACÀTEPEQUEZ (San-Juan de), v. de l’Amérique centrale; dans la république et à 40 kil. N.-E. de Guatémala ; 9,000 hab.

SACCAS I Ammonius). V. Ammonius.

SACCHETTI (Franco), littérateur italien, né à Florence vers 1335, m. vers 1402, fit des vers pendant 26 ans, et mit lui-même en musique ses ballades et ses madrigaux. Il devint homme d’Etat et magistrat dans l’âge mûr. Il écrivit trois cents Nouvelles à l’imitation de Boccace, imprimées pour la lre fois à Naples ( Florence), 1724, 2 vol. in-8°; moins fécond, moins varié que son modèle, il se montre aussi caustique. Ses poésies lyriques, où il imita Pétrarque, n’ont pas été imprimées. B.

sacchetti ( Gian-Battista), architecte italien, qui florissait vers le milieu du xvme siècle, est surtout connu pour avoir édifié le magnifique palais du roi, à Madrid.

SACCill (André), peintre, né à Nettuiio, eu 1593, m. eu 1661 , fut le dernier éleve de l’Albane , et le rival de Pierre de Cortone et du Bernin. Excellent coloriste, bon dessinateur, on le cite encore pour la simplicité et le naturel de ses compositions. Parmi ses tableaux, ceux de Si Bomuald assis au milieu de ses religieux, Visite de la Vierge à Ste Elisabeth, l’/vresse de Noé, et Si Grégoire donnant des reliques, ont une réputation méritée. M. V— l.

sacchi ( Juvénal), barnabite, né à Milan en 1726, m. en 1789, étudia à fond le système des anciens sur la mu-

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sique, et publia, outre des Vies de Farinelli et de Marcello, en italien , plusieurs travaux d’érudition et de critique musicales : Del numéro e delle misure delle corde musiche e loro corrispondenze, Milan, 1761, in-B° ; Délia divisione del tempo nella musica, nel ballo e nella poesia, 1770, in-8® ; Delta natura e perfezione delT antica musica de' Greci , 1778, in-8®; Delle quinte successive nel contrappunto , 1780, in-8°. B.

SACCH1NI (Antoine-Marie-Gaspard), célèbre compositeur de musique', né à Pouzzoles en 1784, m. à Paris en 1786, étudia sous Durante au Conservatoire de Santo-Onofrio, à Naples. Après de grands succès sur les principales scènes de l’Italie, il parcourut l’Allemagne et l’Angleterre, et se rendit à Paris en 1782. L’empereur Joseph II l’avait recommandé à la reine Marie-Antoinette, qui lui fit ouvrir les portes de l’Opéra. Sacchini a mis beaucoup de charme dans ses airs ; son instrumentation produit de beaux effets par des moyens fort simples. Ceux de ses ouvrages qui ont le plus de valeur sont : Alessandro nelV Indie, 1768; Scipione in Cartagine , 1770; Andromacca ; l’isola d'amore, traduit en français sous le titre de la Colonie ; Renaud, 1783; Chimène; Dardanus , 1784; et OEdipe à Colone, 1785. 11 a écrit des messes, des vêpres et des motets, qui se distinguent par un style élégant , pur, et gracieux.

SACEDON, anc. Thermida, v. d’Espagne (Nouv. -Castille ), dans la prov. de Guadalaxara, à 26 kil. N. de Huete, à 4 kil. du 'Page; 2,700 hab. Château royal, avec jardins. Bains thermaux.

SA CELLAI HE, -Officier de l’empire grec, chargé du soin du trésor impérial. — Les papes et les monastères ont eu aussi leurs sacellaires.

SACES, Save, peuple de la Scythie Asiatique, habitaient entre l’Iaxarte, qui les séparait de la Sogdiane au S., et l’imaiis, qui les séparait de l’Inde à l’E., c.-à-d. dans le pays actuel des Kirghiz. Le nom de Saces était donné à tous les Scythes par les Perses, ce qui fait présumer qu’ils en étaient la principale tribu et avaient gardé le nom générique Je la race. Ils firent des invasions au S. de l’Iaxarte, dans la Bactriane, et même jusqu’en Asie- Mineure, dans la Cappadoce maritime et dans l’Arménie, où une province s’appela de leur nom la Sacasène. Cyrus institua, en mémoire d’une victoire qu’il remporta sur eux, des fêtes appelées Sacœa, célébrées encore en Asie à l’époque romaine. Les Saces furent subjugués et compris par Darius Ier dans la 15e satrapie. Ils comptaient parmi les meilleures troupes des rois de Perse ; quoique soumis aux Perses, ils avaient conservé leurs rois particuliers, et les femmes pouvaient régner chez eux ; la résidence du souverain s’appelait Raxonaké. C. P.

SACHETS , Saccati, c.-à-d. porte-sacs, communauté de moines de l’ordre de S1 Augustin, vêtus de robes faites en forme de sacs. Il y eut aussi des religieuses appelées Sachettes. L’ordre, qu’on appelait aussi Ordre de la pénitence de J.-C ., fut supprimé en 1293.

SACHEVEKELL (Henri), théologien anglais, né à Marlborough vers 1672, m. en 1724, fut reçu docteur à l’Université d’Oxford, et devint, en 1705, recteur de l’église de South vvark (faubourg de Londres). Il se fit un nom par des sermons politiques, où il attaquait les whigs et s’élevait contre la tolérance accordée aux non-conformistes. Arrêté par ordre de la Chambre des communes et traduit devant la Chambre des lords, en 1710, il fut interdit pour 3 ans. Mais la reine Anne, qui avait assisté au procès et entendu la défense de Sacheverell, lui donna bientôt un plus important bénéfice.

SACHS iHans). V. Hans Sachse.

SACHSEN, nom allemand de la Saxe.

SACHSENLAND. V. Saxons (Pays des).

SACI. V. Sacy.

SACILE, v. murée du royaume d’Italie (Vénétiel, dans la provim e et à 68 kil. O. -S. -O. d’Udine, près de la Livenza; 4,000 hab. Vieux château. Succès de l’archiduc Jean sur Eugène Beauharnais en 1809.

SAOK, riv. de l’Afrique australe (pays des Hottentots), coule au N.-O., puis au N., et se jette dans l’Orange; cours de 500 kil.

SACKATOU. V. Sakatou.

SACKEN (Le baron Osten), général russe, né en 1750, dans la Livonie, d’une famille noble, m. en 1837, servit d’abord contre les Turcs et les Polonais, sous Romanzoff, puis dans l’armée de Korsakoff, envoyée contre la France, en 1799, et que Masséna défit à Zurich. Il fut pris à cette bataille. Rendu à la liberté peu de temps après, il servit encore, en 1806, contre la France et la Turquie. Nommé, en 1814, gouverneur de Paris après la capitulation, il se fit estimer car sa modération et sa justice.

SACKETS-HARBOUR , v. forte des Etats-Unis (New- York), à 240 kil. N.-O. d’Albany, sur une baie à l’extrémité E. du lac Ontario; 7,000 hab. Port militaire; arsenal; construction de bâtiments de guerre.

SACK VILLE (Thomas, Edouard et Charles) . V. Dorset.

sackville (George, vicomte de),, né en 1715, m. en 1785,5e enfant de Lionel Cranfield (1er duc de Dorset), suivit la carrière militaire, fut un des adjudants de George II dans la campagne de 1743, se distingua à Dettingen et à Fontenoy,fit les campagnes suivantes sous la duc de Cumberland, entra à la Chambre des communes après la paix d’Aix-la-Chapelle, y devint l’un des chefs de l’opposition, prit part à l’expédition contre S'-Malo en 1759, commanda les troupes anglaises en Allemagne sous le prince Ferdinand de Brunswick, fut disgracié pour son insubordination à la bataille de Minden, recouvra ses emplois à l’avénement de George III, rentra au Parlement en 1774, et y défendit l’administration de lord North, qui le créa pair d’Angleterre et qu’il suivit dans sa chute, en 1782.

SACLAVES. V. Séclaves.

SACO, v. des Etats-Unis (Maine), sur une riv. de son nom, à 160 kil. N.-E. de Boston; 4,500 hab.

SACRAMENTAIRES, nom donné à ceux des protestants qui, se séparant de Luther sur la question de l’Eucharistie, rejetèrent la présence réelle de J.-C. dans ce sacrement; tels furent Z wingle, Carlostadt, Œcolampade, Munzer, Storek, Martin Bucer, etc.

SACRAMENTO (Colonia del) , ou Colonie du St-Sacrement, v. forte de la république de l’Uruguay, avec un port sur le Rio-de-la-Plata , vis-à-vis de Buénos-Ayres, par 34° 28’ 14” lat. S. et 60® 10’ 52” long. E.; ch.-ï. de département. — Fondée par les Portugais en 1678, cédée à l’Espagne en 1750, avec le reste de l’Uruguay, en échange du Paraguay, elle est libre aujourd’hui.

sacramento (Pampas du). V. pampas.

Sacramento (Rio-), riv. des Etats-Unis (Californie), prend sa source au pic de Shaste, coule du N. au S. entre la Sierra-Nevada et la Cordillère de la côte, passe à Sacramento, et se joint au San-Joaquim dans la baie de San- Francisco. Il roule de l’or. — (Ville de). V. Supplément.

SACRE DES ROIS , cérémonie religieuse du couronnement. Il était en usage chez les Hébreux , dont les rois recevaient une onction sainte. Sous la loi chrétienne, les princes imitèrent cet exemple, pour marquer que leur pouvoir vient de Dieu même. En France, le sacre ne date que de la 2e dynastie : Pépin le Bref, pour imprimer à son autorité nouvelle un caractère religieux, se fit sacrer à Soissons par S1 Boniface, 752, et cette cérémonie fut renouvelée, pour lui et ses deux fils, par le pape Etienne II, 754. Depuis cette époque, tous les princes qui régnèrent en France, excepté Louis XVIII et Louis-Philippe, demandèrent cette consécration religieuse. Souvent, dans les temps féodaux, afin d’assurer le trône au fils qui devait hériter, ils le firent sacrer de leur vivant. Un règlement de Charles V, en 1365, résumant ce qui se pratiquait antérieurement, institua le cérémonial du sacre. Le roi devait être sacré un dimanche, dans la cathédrale de Reims et par les mains de l’archevêque de cette ville, en présence des princes du sang, des pairs et des grands dignitaires du royaume. Il jurait de conserver aux églises et aux prélats leurs privilèges canoniques, de maintenir les droits et la dignité de la couronne, de respecter les lois et de rendre la justice, d’expulser des terres soumises à sa domination les hérétiques dénoncés par l’Eglise, etc. Puis on bénissait l’épée, les habillements, le sceptre, la main de justice, et la couronne du roi; on lui faisait, avec l’huile de la Ste Ampoule ( V. ce mot), sept onctions differentes. Il s’approchait de l’autel, offrait un pain, du vin, et quelques pièces d’or, et communiait sous 1» deux espèces. De nouvelles bénédictions terminaient la cérémonie. V. René Benoist , l'Ordre et les cérémonies du sucre et couronnement du très-chrétien roi de France, Paris, 1575, in-12; Menin, Traité historique et chronologique 'du sacre et couronnement des rois et reines de France, 1723, in-12; Alletz, Cérémonial du sacre des rois de France, 1775, in-8°; C. Leber, Des cérémonies du sacre, 1825 ; Clausel de Coussergues, Du sacre des rois de France, 1825. B.

SACRE ( Promontoire), nom donné parles anciens : l®à la pointe S.- O. de l’Hispanie, anj. cap St-Vincent , en Portugal; 2® à la pointe S.-E. de l’Hibernie, auj. Carnsore- Point, en Irlande; 3® à la pointe N. de la Corse, auj. cap Corse; 4® à l’extrémité du mont Cragos en Lycie, auj. cap lria ; 5® à une autre pointe de Lycie, sur la frontière de Pamphylie, en face des iles Chélidoniennes, d’où ce cap s’appelait aussi Chélidonien ; auj. cap Chelidoni; 6® à l’ex-

SAC

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