‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 45 sur 864 · LA MOTHE-LE-VAYER. V. LE VAYER · texte numérisé non relu

LA MOTHE-LE-VAYER. V. LE VAYER

LA MOTTE, v. ruinée (Haute-Marne), arr. de Chaumont. Prise, en 1634, sur le duc de Lorraine par le maréchal de La Force, après un siège de 5 mois, où l’on fit pour la lre fois usage de la bombe. Rendue en 1641, elle fut reprise par Villeroy en 1644, et rasée.

la motte , vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 9 kil. N. de Loudéac; 310 hab. Toiles et fil de lin. la motte (Jeanne de valois, comtesse de), née en

1756 â Fontette (Champagne), m. en Angleterre en 1791, se rattachait à la famille royale des Valois par un fils naturel de Henri II. Elle acquit une triste célébrité sous le règne de Louis XVI par l’affaire du Collier | V. ce mol).

LaMotte (Antoine houdar de|, né à Paris en 1672, m. en 1731 , était fils d’un chapelier, qui lui fit faire de bonnes études chez les jésuites. Poète et littérateur, il tint dans le monde littéraire une place considérable, bien qu’il n’ait plus auj. qu’un rang très-secondaire. 11 s’est essayé avec succès dans tous les genres de poésie , sans avoir laissé aucun ouvrage qu’on lise encore. Des opéras furent ses débuts, et, dans ce genre, Issé, l'Europe galante, Amadis de Grèce, etc., le firent mettre presque au même rang que Quinault. 11 donna 4 tragédies au Théâtre-Français, dont une seule, Inès de Castro, en 5 actes, 1723, obtint un vrai succès, qui ne s’est pas soutenu à la lecture ; il y fit jouer aussi quelques comédies : déjà , à la fin du siècle dernier, on n’en citait plus guère que les titres , le Magnifique , l’Amant difficile, etc. II composa des Odes, la plupart sur des sujets de morale, et en vers très-prosaïques ; des Fables, dont on lit encore quelques-unes, mais qui manquent de naturel et de poésie; enfin des Eglogues ingénieuses. Lamotte avait l’esprit paradoxal ; après avoir composé beaucoup d’ouvrages en vers, il prétendit que les tragédies devaient être écrites en prose. Dans la célèbre querelle sur les anciens et les modernes, il prit parti pour les derniers, et, afin d’appuyer son opinion, il mit eu vers, d’après une traduction française (car il ne savait pas le grec|, V Iliade d Homère, en la réduisant à 12 chants, par la suppression des épisodes, qu’il trouvait oiseux et nuisibles au développement du sujet. Lamotte entra à l’Académie Française en 1710. Sa prose est élégante, facile, mais sans chaleur ni coloris; néanmoins, on lit encore avec plaisir ses œuvres polémiques, et des Discours qu’il a composés, à l’appui de ses doctrines littéraires, sur la Tragédie, la Fable, et l'Eglogue. On remarque encore un Eloge funèbre de Louis le Grand. Lamotte fut aveugle pendant les 16 dernières années de sa vie, et cette infirmité n’altéra jamais la douceur ni l’urbanité de son caractère, qu’il conserva toujours, même dans les plus vives discussions. Ses OEuvres complètes ont été publiées en 10 vol. in-12, Paris,

la motte-beuvron , ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), arr. et à 35 kil. N.-E. de Romorantin , sur la rive g. du Beuvron et le chemin de fer de Bordeaux; 1,074 hab. Château impérial.

la motte-du-caire , ch.-l. de cant. (Basses'Alnes), arr. et à 22 kil. N. de Sisteron; 491 hab

la motte -CH a lançon, ch.-l. de cant. (Drôme), sur l’OulIe, arr. et à 39 kil. S. de Die; 825 hab Eglise calviniste.

la motte-pi QUF.T (le comte Toussaint-Guillaume de), amiral français, né à Rennes en 1720, m. en 1791 , entra dans la marine royale, en 1737, et y gagna tous ses grades par son courage. En 1778, il prit une part très-brillante à la bataille d’Ouessant ; en 1779, au combat de Fort-Royal, il battit une escadre anglaise ; puis il rendit d’éminents services au comte de Guichen dans les trois combats qu’il livra avec succès dans les Antilles, 1780. En 1781, il captura 26 vaisseaux de l’escadre de Rodney , et fut nommé lieutenant général des armées navales. A la paix, en 1783, il quitta le service , après 28 campagnes presque toutes heureuses.

LAMOURETTE (Adrien), né à Frevent (Pas-de-Calais) vers 1742, m. en 1794, grand-vicaire de l’évêque d’Arras en 1789, s’était fait connaître par des écrits où il s’efforçait de concilier la philosophie et la religion. Mirabeau se servit de sa plume quand il s’occupa du clergé. Lamourette dut à cette influence l’évêché constitutionnel de Rhône-et-Loire, et sa nomination à l’Assemblée législative. Il eut un jour de célébrité dans cette assemblée : le 7 juillet 1792, dans un moment où des craintes réciproques se changeaient en haines, il monte à la tribune, parle, avec effusion, de réconciliation, de concorde, de fraternité; l’émotion gagne les ennemis politiques les plus acharnés, on se précipite des bancs opposés, on s’embrasse : une députation , conduite par Lamourette, court en informer le roi ; le soir, la réconciliation est oubliée, et, le lendemain, on ue l’appelle que baiser Lamourette ; le mot est resté proverbe. Le malheureux évêque se retira bientôt dans son diocèse, et, traduit au Tribunal révolutionnaire de Paris , il porta courageusement sa tête sur l’échafaud. Il a publié : Pensées sur la philosophie de l'incrédulité, 1786, in-8° ; les Délices de la religion, 1789, in-12; Le décret de l’ Assemblée nationale sur les biens du clergé, considéré dans son rapport avec la nature et les lois de l’institution ecclésiastique ,

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