‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 46 sur 864 · L AM · texte numérisé non relu

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1789, in-8°; Prônes civiques, 1790-91, par n08 in-8°. J. T.

LAMOUROUX ( Jean-Vincent-Félix), naturaliste, né en 1779 à Agen, m. en 1925, enseigna l’histoire naturelle à Caen, et donna à cette ville de précieuses collections. 11 collabora au Dictionnaire classique d'histoire naturelle. On a de lui : Dissertation sur plusieurs espèces de fucus, 1805; Essai sur les tlialassiophytes, 1813; Histoire des polypiers corulligènes, 1816; Exposition des genres de l'ordre des polypiers, 1821 ; Résumé d’un cours élémentaire de géographie physique, 1821.

LAMOY (Nijni-), v. de la Russie d’Europe, gvt et à 102 kil. N. -O. de Penza; 4,000 hab.

i.amov | verknéi-I, v. de la Russie d’Europe (Penza), à 13 kil. S.- O. de Nijni-Lamov ; 4,500 hab.

LAMPADAIRE , Lampadarius. Esclave qui soignait et allumait les lampes du palais de l’empereur, chez les anc. Romains. — Officier qui, sous le Bas-Empire, portait devant l'empereur un flambeau allumé comme devant une divinité. Plus tard, les grands magistrats de cet empire eurent aussi des lampadaires, par une faveur spéciale de l’empereur. — On nommait encore Lampadaire un petit trépied, plus ou moins élégant, que l’on mettait sur une table pour y poser une lampe, afin que sa lumière portât plus loin. Ce petit meuble était en airain, haut de 24 ou 25 centimètres environ. C. D — y.

LAMPADOMANCIE , divination dans laquelle on observait la forme, la couleur et les mouvements de la lumière d’une lampe, afin d’en tirer des présages pour l’avenir.

LAMPADOPHORIES, fêtes annuelles chez les anciens Athéniens. 11 y en avait trois : l'Athénée, célébrée à la fête de Minerve; i Héphestiée ou Vulcanie, à la fête de Vulcain; la Prométhée, à la fête de Prométhée. Elles avaient lieu sur la route de l’Académie à la porte Dipyle, au N.-E. de la ville, et consistaient en courses à pied ou à cheval, exécutées par la jeunesse d’Athènes. Les coureurs devaient parcourir une distance de 6 stades olympiques (1,100 mèt. environ), en courant à toutes jambes ou au galop, avec une torche allumée à la main. Celui qui touchait le but sans qu elle s’éteignît, recevait un prix; dans le cas contraire, il passait la torche à un autre et se retirait.

I.AA1PËDÜUSE, Lopadusa , île du roy.1 d’Italie, dans la Méditerranée, sur la côte E. de l’Etat de Tunis, à 110 kil. S.-O. de Malte; 35 kil. de tour. Port au S.-E. Les îlots du Lampityn et de Linosa en dépendent. Le roi de Naples en est entré en possession en 1843, malgré les prétentions des Anglais, et en a fait un lieu de déportation pour les condamnés politiques.

LAMPONG, district de l’ile de Sumatra, au S.-E., habité par les Lampongs, vassaux de3 Hollandais; 93,00 h.

LAMPOURDAN (Le), pays de l’anc. France, le même que le Labourd (V. ce mot).

LAMPR1DE (Ælius-Lampridius), un des écrivains latins de l' Histoire Auguste, vivait au commencement du ive siècle, sous le règne de Dioclétien. Selon Vossius et Fabricius, ce serait le même que Spartien ( V. ce mol). On a de lui les Vies de Commode, Diadumène , Héliogabale , et Alexandre Sévère , dans les Historiée Auguslœ scriptores , Leyde, 1671, 2 vol. in-8°. Lampride passe pour être assez véridique, mais il manque de critique, de méthode et de goût. Il a été traduit par Moulines, ainsi que les autres historiens de cette collection, Berlin, 1783, et Paris, 1806; trad. seul par M. Laas d’Aguen, dans la Bibliothèque latinefrançaise de Panckoucke, 2e série, in-8°, Paris, 1847. D — r.

LAMPRONATZI (NERSÈS-), auteur classique arménien du xne siècle, archevêque de Darson (Tarse), appelé par les Grecs et les Latins le 2e St Paul de Tarse, fils du prince Oschin, seigneur du château de Lampron en Cilicie, né en 1153, m. en 1198. Porté à la vie ascétique, il quitta la cour de Constantinople, se retira au couvent de Sguèvre en Arménie, et y apprit à fond les sciences sacrées et profanes, les langues grecque, latine et syriaque. En 1169, il se rendit à Hrom-Gla, en Mésopotamie, où il fut ordonné prêtre. Il fut nommé archevêque de Tarse, à peine âgé de 23 ans. En 1179 il assista au concile assemblé à Hrom-Gla, et y prononça, au sujet de la réunion des églises grecque et arménienne, un discours éloquent qui a été publié à Venise 1812, in-18, avec une trad. italienne en regard et des notes par le P. P. Aucher. Il a laissé : Commentaire sur la liturgie arménienne, ouvrage plein d’érudition et d’éloquence, Venise, 1 vol. gr. in-8°, 1847 ; Commentaires sur les Psaumes, dont il indique le sens allégorique et moral, ainsi que sur les trois Livres de Salomon (Proverbes, Ecclésiaste et livre de la Sagesse) ; Commentaire des douze petits prophètes, Const., 1826, modèle de pur arménien; deux Homélies sur l'Ascension et sur la Pentecôte, Venise, 1838; deux Lettres,

I dont une à Léon, roi d’Arménie, l’autre au moine Oskan, chefs-d’œuvre d’éloquence et d’énergie, 1 vol. in-24, 1838; des Hymnes, des Poésies sacrées, etc.; une traduction du Commentaire de l'Apocalypse, d’Andréa, archevêque de Césarée en Cappadoce ; une traduction des Dialogues de S* Grégoire le Grand, avec la Vie du même pontife; une traduction de la Règle de St Benoit; quelques Prières, etc. C — A.

LAMPSAQUE , Lampsacus, anc. v. de l’Asie-Mineure (Mysie), sur la Propontide, à l’entrée de l’IIellespont, était célèbre par ses vins et par le culte qu’on y rendait à Priape. Patrie d’Anaxiraène et de Straton. — Le vge moderne d'Ampsakié, Lampsaki ou Lepsek, est à peu de distance de l’anc. Lampsaque , qui elle-même porte le nom de Tchar-Dak.

LAMPSAR , établissement français du Sénégal, à 32 kil. de S'-Louis^ Superf., 3,200 hect.; 136 hab.

LAMPTÉRIES, fêtes des anc. Grecs, célébrées à Pellène en l’honneur de Bacchus, et nommées ainsi parce qu’elles se faisaient à la clarté des flambeaux. Son époque revenait après les vendanges, et on y versait du vin à tous les passants.

LAMES , fils de Neptune, roi des Lestrygons et fondateur de Formies.

LAN, nom des principales divisions territoriales du royaume de Suède. 11 signifie gouvernement ou prélecture.

LANARK, v. d’Ecosse, ch.-l. du comté de son nom, près de la Clyde, à 51 kil. S.-O. d’Edimboug; 5,400 hab. dans la paroisse. Environs pittoresques. Grandes fabriques de mousseline et de tissus de coton. Le 1er parlement d’Ecosse y fut assemblé par Kenneth III en 978. Près de là sont les célèbres chutes de la Clyde, des ruines romaines et féodales, et les souvenirs de Wallace, dont l’église de Lanark a une statue colossale. Donne le titre de comte au duc d’Hamilton. — A 2 kil. au S. est le vge de New-Lanark, rempli de filatures de coton, fondées et organisées par David Dale en 1784; les règlements en sont admirés. Robert Owen a fait dans ce village ses 1er8 essais d’organisation sociale; 1,642 hab. Le comté de Lanark, borné au N. par ceux de Dumbarton et de Stirling, àl’E. par ceux de Linlithgow, d'Edimbourg et de Peebles, au S. par celui de Dumfries, et à l’O. par ceux d’Ayr et de Rentrew, a 88 kil. sur 53; 631,600 hab.; v. princip. : Glasgow, Lanark, Hamilton, Douglas, etc. Sol varié, traversé du S.-E. au N. -O. par la Clyde. Industrie la plus active de l’Ecosse : mines de houille, de fer et de plomb.

LANCASTER (James), navigateur anglais, m. vers 1620, fut le premier qui commanda une flotte expédiée pour les Indes orientales. Il y fit, pour la Compagnie des Indes, deux voyages, en 1591 et 1594, réussit à conclure un traité d’alliance avec le roi d’Achem, et causa de grands dommages aux Portugais. Il tenta vainement de trouver le passage par le N.- O. aux Indes orientales, et s’avança jusqu’à 62° 30’. Le récit de ses voyages est dans le 3e vol. du recueil d'Hackluyt et dans le 1er de celui de Purchas. Son nom est resté à un détroit, situé à l’entrée de la mer de Baffin.

Lancaster (Joseph), fondateur des Ecoles à la Lançastre, né à Londres en 1778, m. à New-York en 1838, était maitred’école dansle faubourg de South wark, lorsque Audré Bell rapporta de l’Inde, en 1793, la méthode d’enseignement mutuel ; il l’adopta dans son école, qui était nombreuse, popularisa ainsi la méthode, reçut de toutes parts des encouragements pécuniaires, et s’attribua même l’honneur de la découverte. Après quelques années d’une vogue extraordinaire, pendant laquelle il compta 1,200 enfants dans ses écoles, le clergé anglican lui suscita pour rival le docteur Bell lui-même; alors son établissement étant devenu désert, Lancaster passa en Amérique. On a de lui un opuscule intitulé: Amélioration de l éducation , 1803, in-8, traduit en français par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, sous le titre de Système anglais d'instruction, Paris, 1815.

Lancaster ou lancastre (de Lune, rivière voisine, et Ceaster, fort) , Longovicum, v. d’Angleterre, cap. du comté de son nom, port à l’embouch. de la Lane, à l'ouverture de son estuaire dans la mer d’Irlande, et sur le canal de son nom, qui traverse la Lane sur un admirable pont-aqueduc; à 384 kil. N. -N. -O. de Londres; 24,149 hah. dans la paroisse. Gouverneur militaire , cour du duché, assises et qüarter-sessions du comté , douane. Beau château fort normand, reconstruit par Jean de Gand. On remarque une église gothique, l’hôtel de ville , et l’hospice des aliénés. Commerce encore important, déchu depuis l’accroissement de Liverpool. La guerre des Deux-Roses, entre ses dues et ceux d’York, lui causa de grands dommages, que répara la confirmation d’une charte par Charles II. Ëbénisterie, toile à voiles, cordages. Chantiers de construction

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— I.,c comté de Lancastre, ou Lancasliire, situé entre celui de Cumberland et celui de Westraoreland (qui le coupe en deux parties inégales) au N., celui d’ùork à l’E., dont le sépare une chaîne montagneuse appelée l’Epine dorsale de l’Angleterre, celui de Chester au S., est baigné à l’O. par la mer d’Irlande; 110 kil. sur 44. Pop., 2,428,744 hab., dont250, 000 d’origine irlandaise. Il comprend 70 paroisses. Climat doux, mais humide. Peu d’arbres, peu d’agriculture. On y plante surtout la pomme de terre. Ses immenses houillères, ses mines de cuivre, etc., y ont amené, depuis 1760, l’industrie cotonnière, les filatures, les forges , etc. Nombreux canaux et chemins de fer. Ce comté contient à lui seul Liverpool, Manchester, Preston, Bolton, Oldham, Wigan, Bury, Ashton, Blackburn. Le comté a été érigé en duché et comté-palatin ou souveraineté indépendante sous Edouard III pour son fils Jean de Gand. Il fut réuni à la couronne sous Edouard IV. Le titre de duc de Lancastre, créé pour Jean de Gand, appartient, depuis Henri IV, au souverain d'Angleterre, qui y possède de grands domaines.

Lancaster ou lancastue ( Maison de), la 3e des quatre branches royales d’Angleterre issues d'Edouard III. La Ir», issue d’Edouard, prince de Galles ( le Prince noir), ne fournit qu’un roi, Richard II, 1377-99. A la mort de ce prince , la 3e, dite de Lancastre , issue de Jean de Gand, prit la couronne au détriment de la 2e, dite de Clarence, qui n’avait point alors de représentant mâle; elle donna 3 rois, Henri IV, Henri V et Henri VI. La 4e, celle d’York , en s’alliant aux Clarence, prétendit avoir hérité de leurs droits , et attaqua les Lancastre : de là vint la guerre des Deux-Roses ( V. ce mot), qui fit arriver au trône trois princes d’York, Edouard IV, Edouard V et Richard III. Henri VII Tudor, qui fut ensuite proclamé roi , 1485, se rattachait aux Lancastre par les femmes; il éteignit les prétentions des Yorkistes, en épousant l’héritière de la maison d’York. V. Lancastre, au Supplément.

Lancaster (Détroit de). V. Barkow.

Lancaster, v. des Etats-Unis (Pensylvanie), à 105 kil. O. de Philadelphie; 17,600 hab., la plupart Allemands. Ch.-l. du comté de son nom. Bien bâtie. Importantes fabriques de toiles de coton , bonneterie , sellerie , armes à feu, aiguilles.

Lancaster, v. des États-Unis ( Massachusetts ) , à 49 kil. O. -N. -O. de Boston; 2,000 hab.

Lancaster (new-|, v. des Etats-Unis (Ohio), à 45 kil. S.-E. de Columbus ; 3,300 hab.

LANCE , arme particulière aux nobles dans les temps féodaux. D’abord très-longue et terminée par un fer aigu et tranchant, elle devint plus courte et plus épaisse au xive siècle, et on y ajouta une forte poignée. Instrument ^ de tournoi, la lance était plus légère (la hampe étant en partie creuse) et ornée d’une banderole; elle reposait sur un faucre, ou a vait un point d’appui contre la selle du cavalier. Ou nommait lances brisées celles qui avaient été sciées à demi près du bout, pour que le choc fût moins violent; lances courtoises, celles qui avaient un anneau au bout du fer. On cessa de se servir de la lance dans les tournois et dans les batailles vers la fin du xvie siècle.

lance fournie ou garnie, nom donné autrefois à une troupe de 6 hommes, comprenant un chevalier armé de la lance, un page ou varlet, trois archers et un coutillier.

lance et Licio ( Recherche per), c.-à-d. par le bassin et la ceinture. Les archéologues sont très-partagés sur l’interprétation de cette formule romaine; la plus vraisemblable est qu’elle désigne une perquisition domiciliaire faite à la suite d’un vol par la personne volée. Le plaignant demandait au préteur urbain l’autorisation de la pratiquer, en jurant qu’il n’avait d’autre but que de réclamer son bien. Afin de prévenir toute fraude, et pour que le perquisiteur ne pût introduire méchamment, dans la maison visitée, des 1 objets qu’il feindrait ensuite d’y trouver, il devait se pré- i senter sans vêtements, avec une ceinture seulement pour la décence. Il portait un bassin, dans lequel il mettait d’abord la permission du préteur, puis l’objet cherché , s’il le trouvait et s’il pouvait tenir dans ce bassin; alors il le portait au Forum devant ce magistrat. C. D — y.

LANCELOT, roi de Naples. V. Ladislas.

lancelot ( Dom Claude ) , grammairien célèbre , né à Paris en 1615, m. en 1695, fut attaché en 1638 à Port- Royal de Paris. Il s’occupa d’y fonder des écoles où l’on enseignerait les lettres , la philosophie et la doctrine chrétienne; telle fut l’origine des Petites écoles de Port-Royal au faubourg SGJacques , dans l’impasse Sl-Dominique (auj. Royer-Collard). Chargé surtout de l’enseignement de la grammaire , il sentit toute l’imperfection des méthodes suivies jusqu’alors , et fit paraître , en 1644, une Nouvelle

méthode pour apprendre facilement la langue latine. Elle était nouvelle , en effet, pour le plan, les règles en vers, le» exemples traduits , les avertissements et les remarques , le tout en français, tandis que les livres dont on se servait auparavant étaient entièrement écrits en latin. Encouragé par le succès , il publia , en 1655 , une Nouvelle méthode pour apprendre facilement la langue grecque, écrite aussi en français, et qui fut accueillie non moins favorablement. Eu 1657 , il donna le Jardin des racines grecques, divisé en 216 stances de dix vers français, de huit syllabes, dus à De Sacy. Outre cette première partie, accompagnée de dérivés, il y en avait trois autres renfermantles racines moins importantes, les particules indéclinables , et les mots français tirés du grec. Elles ont été profondément modifiées de nos jours. Lancelot écrivit encore , en 1660 , une Nouvelle méthode pour apprendre la, langue italienne, une Nouvelle méthode pour appiendre la lanyue espagnole , et enfin la Grammaire générale et raisonnée , dont le fond est dû en grande partie à Antoine Arnauld. Dans ce dernier ouvrage, il a eu surtout en vue la langue maternelle. Après la dispersion des solitaires de Port-Royal, Lancelot fut nommé précepteur du duc de Chevreuse, puis, de 1669 à 1672, remplit les mêmes fonctions auprès des deux princes de Conti. Dégoûté du monde par les persécutions que lui attira son attachement à Port- Royal , il se retira dans l’abbaye de S*-Cyran (Indre) , en 1673. Par humilité, il ne Voulut jamais être que sousdiacre. Il finit sa vie dans les austérités chez les bénédictins de Quimperlé , où il avait été relégué en 1680. On doit encore à Lancelot une Traduction de Phèdre, 1646; une Méthode de plain-chant , 1668 ; une Dissertation sur l'hémine de vin et la livre de pain accordées par St Hennit à ses religieux ; les Notes chronologiques et historiques de la Bible latine de Vitré ; enfin la Chronologie sacrée , en français, de la Bible de Sacy. F. B.

lancelot (Antoine), membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, né à Paris en 1675, m. en 1740, a laissé : Mémoires pour les pairs de France, 1720, in-fol. ; Abrégé de l’histoire universelle de Claude Delisle, 1731, 7 vol. in-12; Amours de Daphnis et de Chloé, 1731, in-8°; et de nombreuses dissertations dans le recueil de l’Académie.

lancelot du lac, un des 12 chevaliers de la Tableronde, fils de Ban, roi de Brucie, avait été élevé par la fée Viviane, dame du Lac. Il dédaigna la fée Morgane, mais eut une vive passion pour Genièvre , femme du roi Arthur. On a sur Lancelot un roman du moyen âge , écrit d’abord en latin par un anonyme, puis traduit en langue vulgaire par Gautier Map , chevalier du XIIe siècle. Chres tien de Troyes a tiré de ce roman le sujet d’un poème intitulé : Lancelot de la Charetle.

LANCEPESSADE. V. Anspessade.

LANOEROTE, en espagnol Lanzarote , île de l’archipel des Canaries, au N.-E. , à 12 kil. N.-E. de celle de Fortaventure ; par 29° lat. N. et 16° long. O.; 53 kil. sur 22; 15,400 hab. Ch.-l. , Téguise. Climat chaud. Sol volcanique, dont les productions sont souvent ruinées par la sécheresse.

LAN-CHANG ou LA YN-ZAYN, v. du Laos, et autrefois capitale, à 500 kil. N.- O. de Hué ; par 18° 37’ lat. N. et HH)® 30’ long. E. Grand commerce. Aux environs , mines d’or et de pierres précieuses.

LANCIA oppidana, v. d’Hispanie (Lusitanie) , cher les Vettons. Auj. Guarda.

Lancia transcudana , v. d’Hispanie (Lusitanie) , chez les Vettons. Auj. Ciudad-Rodrigo.

LANCIANO, anc. Anxanum, v. du royaume d’Italie (prov. de Chieti), sur le torrent de Feltrino, à 20 kil. S.-E. de Chieti ; 16,622 hab. Bâtie sur trois collines, dont deux sont réunies par un pont dit de Dioclétien. Archevêché ; cathédrale remarquable. Récolte de vins muscats ;

2 foires renommées.

| LANCIERS, corps de cavalerie créé par Napoléon Ier;

i il y eut, dans la garde impériale, 2 régiments de lanciers polonais, institués, sous le nom de chevau-léyers-lunciers, en 1807 et en 1812, et un régiment français, dit les lanciers rouges, formé en 1810. Un décret de 1811 attacha un régiment de chevau-légers-lanciers à chaque division de cavalerie; ce qui fit, en 1812, 9 régiments, dont 6 français et 3 polonais. A la Restauration, on ne conserva que le régiment des lanciers français de la garde, sons le nom de chevuu-légers-lanciers de France ; seulement, la lance fut laissée aux derniers escadrons des chasseurs à cheval. En 1830, les lanciers de la garde furent supprimés, mas on établit un régiment de lanciers d'Orléans. En 1831, les 5 premiers régiments de chasseurs formèrent, avec celui d’Orléans, 6 régiments de lanciers. En 1836, 2 nouveaux régiments de chasseurs furent transformés en lanciers, dont il existe auj. 8 régiments, formant 13,500 hommes, B.

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LANCI8I , Jean-Marie), né à Rome en 1654, m. en 1720, fut médecin de l’hôpital du Sl-Esprit à Rome, professeur d’anatomie au collège de la Sapience , et médecin des papes Innocent XI et Clément XI. Il a laissé sur la médecine, l'hygiène etl’histoire naturelle, des ouvrages estimés; ses Œuvres complètes ont été publiées à Genève, 17 18, 2 vol. iu-4°; Venise , 1739, in-fol. ; Rome, 1745, 4 vol. in-4°.

LANCRET (Nicolas), peintre de genre, né à Paris en 1690, m. en 1743, appartient à cette école d’afféterie et de mauvais goût dont Watteau fut le chef. Telle était la dégradation de l’art, qu’en 1719 Lancret fut reçu à l’Académie à titre de peintre des fêtes galantes.

lancret ( Miche! ), ingénieur des ponts et chaussées, né en 1774, m. en 1807, étudia d’abord l’architecture, se livra ensuite aux sciences mathématiques, entra à l’Ecole polytechnique dès sa formation , fit partie de l’Institut d’Egypte, et fut chargé de diriger l’exécution du grand ouvrage de cette commission. 11 n’eut pas le temps de le voir publier.

LAND, pays, terre, patrie, dans les langues germaniques; Eng land ( Angleterre), terre des Angles; //Lande, terre d'Erin; Islande, terre de glace, etc.

LANDAIS, ou mieux LANDOYS (Pierre), trésorier, c. -à d. ministre des finances du duc de Bretagne François II , né à Vitré vers la lre moitié du xve siècle, m. en 1485, était fils d'un marchand de draps, de soie et de laine, qui avait épousé une demoiselle de famille anoblie. Landais rendit à la Bretagne, administrée par lui durant 25 ans, d’éminents services : traités de commerce avec l’Angleterre, le Portugal, les villes lianséatiques , l’Espagne; établissement d’une manufacture de soieries à Vitré, ou l’on fit venir des ouvriers de Florence; privilèges accordés à des ouvriers venus d’Arras à Rennes pour y fonder une manufacture de tapisseries; relations commerciales étendues jusque dans le Levant, avec la permission du pape ; immixtion opportune de la Bretagne à la guerre du bien public , qui la sauva des attaques de Louis XI ; immenses constructions militaires, faites au château de Nantes et sur plusieurs autres points de la province. Eue rivalité suscitée contre Landais par des hommes jaloux de sa puissance, et enhardie par la faiblesse du duc François II, le mit aux prises avec le chancelier Chauvin , ambassadeur de Bretagne auprès du roi de France. Emporté par un caractère violent, Pierre Landais poussa l’animosité jusqu’à la haine; et il ne cessa de poursuivre son ennemi, même après sa mort en prison. Cette mort souleva contre Landais les barons, les clercs, et les magistrats, à la corporation desquels appartenait sa victime. Une lutte armée s’engagea entre les confédérés et les partisans de Landais, qui fut abandonné par François II. Une commission l’accusa, et le convainquit, au moyen de la question , de concussion , d’extorsion et de meurtre ; elle le condamna, le 19 juillet 1485, à être pendu , et la sentence fut exécutée le soir môme. E. T.

LANDAK, v. de l île de Bornéo, à 100 kil. N.-E. de Pontiana; cb.-l. d’un petit Etat, tributaire des Hollandais. Mines de diamants, d’or et de fer.

LAND AMM ANN ou LANDMANN , nom donné, en Suisse, an premier fonctionnaire de l’administration d'un canton. Dans plusieurs cantons, il préside aussi aux assemblées législatives. Dans celui de Berne, il préside seulement le gi and conseil.

LANDAU , Landavia , v. de Bavière (cercle du Rhin), sur la Queich , à 26 ldi. O.-S.-O. de Spire ; 12,300 hab. Place de guerre importante, fortifiée par Vauban. Ane. ville impériale; prise et reprise sous Louis XIV, cédée à la France en 1680, et confirmée à cette puissance par le traité de Rastadt, 1714. Assiégée vainement en 1793 par les Prussiens et les Autrichiens, elle a été enlevée aux Français par les traités de 1815. C’est auj. une forteresse fédérale.

LAN’DÉAN, vge (Ille-et-Vilaine), arr. et à 10 kil. N.-E. de Fougères; 1,500 hab. Teinture en écarlate. Aux environs, vastes souterrains, creusés par Raoul de Fougères, et connus sous le nom de Celliers de Landéan.

LANDEN, v. de Belgique (Liège), sur le Bech , à 31 kil. N.- O. de Iluy; 800 hab. Autrefois fortifiée. Le maire du palais Pépin le Vieux ou de Landen y avait un domai le.

landen (John), géomètre anglais, né en 1719 à Peakirk, prés de Péterborough, m. en 1790. On a de lui , dans les Transactions philosophiques de 1754, un Mémoire sur les coniques. Il s’est occupé aussi de recherches sur la sommation des séries, l’intégration des équations différentielles, la rectification des courbes, etc. Il a formulé, sur le rapport entre un are d’hyperbole et deux arcs d’ellipse,

un théorème dont une démonstration plus simple a été donnée par Legendre ; enfin il a essayé de substituer à la méthode des fluxions une méthode algébrique, qu’il appelle analyse résiduelle. Landen entra en 1766 à la Société royale de Londres. V.

LANDENOLFE I«r, prince de Capoue, de 884 à 887, avait été évêque de Capoue en 879, avant de succéder à son frère Pandolfe dans la principauté. Il eut à se défendre contre les agressions des Sarrasins, fut détrôné par son oncle Atenoife, et périt en revendiquant ses droits les armes à la main.

landenolfe il, prince de Bénévent et de Capoue, succéda à son père Landolfe VI , tué à la bataille de Basentello contre les Grecs en 982, et fut assassiné en 993 par les Bénéventins, sur les instigations de son frère Landolfe VII , qui lui succéda.

LANDER (Richard), voyageur anglais, né à Truro (Cornouadles) en 1804, m. en 1834, s’est illustré par trois voyages dans l’intérieur de l’Afrique, faits à travers mille dangers, et pendant lesquels il a découvert le cours du Niger. Son frère John l’accompagna dans un de ces voyages. La relation des voyages de Lânder est fort intéressante; elle a été publiée à Londres, et forme environ 8 vol., dont les derniers sont de 1835.

LANDERNEAU, ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 25 kil. E.- N.-E. de Brest, port à l’embouchure de l’Elorn dans la rade de Brest ; 5,791 hab. Autrefois place forte. Collège; hospice de la marine, hospice de la ville. On remarque l’église de S*-Houardon et la fontaine de la Pompe. Près de là, château de la Roche-Maurice ou lloche-Morvan. Manuf. de cuirs, toiles de lin, toiles à voiles, chandelles ; fabr. de chemises, pantalons et guêtres pour fournitures militaires. Comm. de céréales, cire, miel; chevaux pour la remonte de la cavalerie.

LANDES , nom donné aux couches végétales de sable fin, d’argile, et d’anciens détritus de bruyères, d'un aspect monotone, arides en été, marécageuses en hiver, qui s’étendent au S.-O. de la France, le long de l’Océan, entre Bordeaux et Bayonne, sur une longueur d’environ 160 kil. Le pin maritime et le chêne noir en taillis prospèrent dans le sable des landes ; le seigle et différentes sortes de millet sont les seuls grains qui puissent y être cultivés. Quelques pauvres hameaux, au bord des ruisseaux, y forment des oasis. Pour traverser les landes, les habitants se servent presque toujours d’échasses.

landes (les), dép. du S.-O. de la France, eli.-l., Montde-Marsan; formé d’une partie du pays des Landes, de la Chalosse, du Condomois, de la Guyenne et du Béarn ; borné par l’océan Atlantique (golfe de Gascogne) àl’O., les dép. de la Gironde au N., de Lot-et-Garonne et du Gers à l’E., des Basses-Pyrénées au S. Super!'., 928,769 hect. Pop., 306,693 hab. Arrosé par l’Adour, la Midouze, le Luy, les Gaves de Pau et d’Oloron, la Bidouze, la Leyre. Pays plat ; 35,820 hect. de landes, au milieu desquelles sont les étangs de Cazau , de Biscaros, de Mimizan, de Parentis, de Soustons, etc. Récolte de miel , grains, maïs, sarrasins, pommes de terre, vins estimés. Bons chevaux, moutons, porcs, volailles. Elève de sangsues. Exploit, de fer, houille, marbre, kaolin, ocre, pierres lithographiques. Sources minérales à Dax et à Prehacq; sources salées 5 tourbières considérables. Quelques tanneries, poteries, faïenceries; extraction de la résine fournie par les forêts de pins ; préparation de-jambons. Ce département forme le diocèse d’Aire, et dépend de la Cour impériale de Pau.

landes ( les ) , Syrticus ager, pays de l’anc. France ( Gascogne et Guyenne propre). Il comprenait : 1° les Grandes Landes, où étaient Castets, Arjuzan, Labrit (Laudes), et Belin ( Gironde ); 2» les Petites Landes, c.-à-d. le Marsan, et partie de l’Albret et du Bazadais ; 3° les Landes propres, v. princip., Dax et Tartas, et où étaient la Chalosse, le Ttirsan , la vicomté d'Orthez ; 4° les Landes de bordeaux, où étaient Kostenz (Gironde); 5° le Seignans, le pays des Marennes, le Marensin , le pays de Born , le captalat de Buch.

LANDGRAVE, en allemand Landgraf (comte du pays). Autrefois on appelait ainsi les comtes nommés par l’empereur pour rendre en son nom la justice à l’intérieur du pays. En 1130, Louis III, comte de Thuringe, prit le titre de landgrave, qui , depuis ce temps, a été adopté par plusieurs souverains, entre autres, par Thierry, comte de Basse-Alsace, 1137, par Albert de Habsbourg , comte de Haute-Alsace, 1186. Le titre de landgrave est porté auj. par le souverain de Hesse- Hombourg , et par quelques princes cadets de la maison de Hesse. E. S.

LANDI (Gaspard), peintre d’histoire, né à Plaisance en 1756, m. en 1830, fut président de l’académie de

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SE-Lnc à Rome. Ses tableaux se recommandent par la variété de l’invention, la force de l’expression, la liberté du pinceau. Les plus remarquables sont . V Assomption de la Vierge, au dôme de Plaisance ; Jésus portant sa croix et rencontré par les suintes femmes; OEdipe à Colone : Marie Stuart 'initiant la France. Landi eut aussi une grande réputation comme portraitiste.

LANDIT ou LENDIT (du latin indictum, indiquél, foire célèbre, instituée, dit-on, par Charlemagne à Aix-la-Chapelle, et transférée par Charles le Chauve dans la plaine S'-Denis, près de Paris, où l’on faisait un immense et trèsriche étalage, puis, vers le milieu du xve siècle, dans la ville même de Saint- Denis. Le Landit fut établi l’an 1109. 11 revenait tons les ans au mois de juin, le jour de la Sl-Barnabé; sa durée, primitivement de 3 jours, fut plus tard portée à 8, puis à 15 jours. L’évêque de Paris en faisait l’ouverture avec solennité, et le recteur de l’Université s’y rendait en grande pompe, avec les régents et les écoliers des collèges de Paris : il venait lever un droit sur tout le parchemin exposé en vente, et faire la provision des colleges. Dès le commencement du xvne siècle, l’évêque et le recteur cessèrent d’aller ouvrir le Landit; mais, jusqu’à la Révolution, les écoliers continuèrent de s’y rendre en partie de plaisir, à cheval, escortant leurs régents en carrosses. Le Landit n’existe plus auj. que comme foire importante aux bêtes ovines; elle s’ouvre le 11 juin, et dure 8 jours.

LAND1VISIAU, ch.-l. de cant. (Finistère), arr. et à 25 kil. S.-O. de Morlaix, sur l’Elorn et près de sa source; 1,856 hat. Fabr. de toiles; tanneries.

LANDIVY, ch.-l. de cant. (Mayenne), arr. et à 46 kil. N. -O. de Mayenne; 451 hab. Bestiaux et toiles.

LANDO (Michel), cardeur de laine à Florence, fut élevé, pendant la révolution de 1378, à la diguité de gonfalonier, parvint à reprimer beaucoup de désordres, et, pendant trois années que dura son pouvoir, montra une modération et une prudence qu’on n’avait pas lieu d’attendre d'un homme de si basse origine.

LANDOLFE ou LANDULFE, nom de plusieurs princes Lombards de Capoue et de Bénévent : ils descendaient de Landolfe, premier comte de Capoue, 840-879, et de son fils Atenolfe, qui enleva Bénévent au duc Radelgise II , 900. Le dernier de cette famille, Landolfe VIII , fut dépouillé de la principauté de Capoue par Richard . comte normand d’Aversa, 1062, et ne conserva que celle de Bénévent, qui, après sa mort passa à Robert Guiscard, 1077. G.

LANDON (Charles-Paul), peintre et littérateur, né à Nouant (Orne), en 1760, m. en 1826, a publié : Annales du Musée et de l'école moderne des Beuux-Arts , 1801-17, 29 vol. in-C®, auxquels on joint les Paysages et tableaux de genre, 1805, 4 vol. in-8°, avec de nombreuses pLnches gravées au trait ; Vies et OEunres des peintres les plus célèbres, 1803-17, 22 vol. in-4°; Description historique de Paris et de ses édifices, avec un précis historique par Legrand, 1806-9, 2 vol. in-8°; Galerie historique des hommes les plus célèbres de tous les siècles et de toutes les nations, 1805-9, 12 vol. in-12 ; Recueil des ouvrages de peinture et de sculpture qui ont concouru pour les prix décennaux , in-8°. Landon fut conservateur du Musée du Louvre. Tous ses ouvrages sont pleins d’intérêt; mais il n’en fut ni le dessinateur ni le graveur.

LANDREC1ES ou LANDRECY, ch.-l. de cant. (Nord|, arr. et à 19 kil. O. d’Avesnes, sur la Sambre; 3,321 hab. Place de guerre. Comm. de bétail, fromages, beurre, lin. Blanchisseries de toiles, verreries à bouteilles. Dépôt de charbon de Charleroi, et d’ardoises de Fumay. — Prise par François 1er en 1543, elle résista, la même année, à Charles-Quint, qui l’assiégeait avec 50,000 hommes. Fortifiée par Vauban, elle repoussa le prince Eugène en 1712, fut prise par les Autrichiens en 1793, et reprise en 1794.

LANDRI ou LANDRY, maire du palais de Neustrie, assassina le roi Chilpéric, 584, à l’instigation deFrédégonde, dont il était l’amant. Celle-ci étant restée tutrice de Clotaire II, il défendit le jeune prince ui-utre Childebert II , roi d’Austrasie , qu’il défit en plusieurs rencontres, 593.

landri (Saint), évêque de Paris vers 650, fonda l’Hôtel-Dieu de cette ville; pendant une famine, il distribua au peuple les richesses des églises. Fête, le 10 juin.

LANDRIANO, brg du royaume d’Italie, prov. et à 15 kil. N.-E. de Ravie; 2,189 hab. Victoire d’Antonio de Leyva, général de Charles - Quint , sur les Français, en 1529.

LANDSBERG, v. de Bavière, sur le Lech, à 51 kil. O.- S.-O. de Munich; 3,245 hab. Nombreuses brasseries. Les jésuites y avaient autrefois leur collège de noviciat pour

l’Allemagne. Les Français la prirent en 1646 et en 1800, et y défirent les Autrichiens le 11 octobre 1805.

landsberg, v. des Etats prussiens -Brandebourg), sur la Warthe, à 79 kil. N.-E. de Francfort; 15,7f 0 hab. Lainages, papiers, cuirs; brasseries. Grands marchés de grains et de laines. Pépinières d’arbres fruitiers. Maison de détention et de correction ; maison d’aliénés.

LAND’S END (c.-à-d. fin de la terre), anc. Bolerium promontorium, cap qui forme l’extrémité S.-O. de l’Angleterre et du comté de Cornouailles; par 50® 6’ lat. N. et 8° 51’ long. O.

LAND.SER, ch.-l. de cant. (Haut-Rhin), arr. et à 8 kil. S.-E. de Mulhouse; 520 hab.

LANDSIIUT, v. de Bavière, sur l’Isar, à 61 kil. N.-E. de Munich; 12,000 habitants. Lycée, gymnase, école de chirurgie. Curieuse collection d’estampes- Elle fut pendant quelques années, après 1800, le siège de l’Université d’Ingolstadt, transférée en 1826 à Munich. Biblioth., observatoire. La plus belle ville de la Bavière après Munich. On y remarque l’église de Sl-Martin et son clocher de 152 mètres. Château fort, dit Trausnilz , fondé au xne siècle , achevé aux xve et xvie. Fabr. de lainages, bonneterie, tabac, papier, carton. Brasseries et distilleries. Coram. de grains, bétail et laine. — Elle fut prise par les Français en 1796, 1800, 1805 et 1809.

landshut, v. des Etats prussiens (Silésie), à 45 kil. S. de Liegnitz, au confluent du Bober et du Zieder; 4,000 hab. Tribunal. Marchés importants de fil et toiles de lin.

LANDSKRON, v. des Etats autrichiens (Galieie), à 14 kil. E. de VVadowice ; 2,700 hab. Château. — v. des Etats autrichiens (Bohême), sur la Frisawa, à 50 kil. E. de Chrudim ; 4,600 hab. Fabr. de toiles et cotons.

LANDSKRON A, Coronia, v. forte de Suède, bon port sur le Sund, dans le làn et à 33 kil. N. de Malmô; 6,100 hab. Rues larges. Fabr. de gants de Suède. — Elle fut cédée en 1658 à la Suède par les Danois, qui la reprirent en 1676. Elle appartint définitivement à la Suède après la bataille qui s’y livra en 1677.

LANDSTURM. V. Land-wehr.

LANDYVEHR, c.-à-d. défense du pays { de land, pays, et de welir, guerre, défense) enrôlement obligé, dans l’empire des Francs, en cas de guerre étrangère, de tous les hommes libres, propriétaires d’alleux. Cette institution a été respectée dans plusieurs Etats de l’Allemagne : on y donne le nom de Laudwehr à une partie de l’armée qui n’est, appelée que dans le cas de mobilisation ; elle sert alors d’auxiliaire de l’armée active. L’institution de la Landwehr moderne a son origine en Prusse, où elle fut créée en 1812 par le général Scharnhorst. L’Autriche , la Bavière et quelques petits Etats l’ont imitée. En Prusse, il y a, en temps de guerre, un second ban de la landwehr, qui comprend tous les hommes ayant déjà servi dans l’armée active, et âgés de 30 à 40 ans. Dans le cas d’une invasion étrangère, on organise le Landslurm (de land, terre, et slurm , ouragan, assaut), levée en masse de tous les hommes capables de porter les armes, et qui n’appartiennent ni à l’armée de ligne ni à la landwehr. Ce dernier genre de milice existe aussi en Suisse. E. S.

LANE-END, v. d’Angleterre (Stafford), à 7 kil. S.-E. de Newcastle-under-Lyne; 5,000 hab. Poteries.

LANFRANC, né en 1005 à Pavie, m. en 1089, étudia le droit à Bologne, l’enseigna dans cette ville, puis à Pavie et à Avranches en Normandie, fut quelque temps prieur à l’abbaye du Bec, et abbé de S^Etieuue de Caen. Il refusa l’archevêché de Rouen, et finit par accepter celui de Cantorbéry, où il était porté par Guillaume Ier. Laufranc fut en Angleterre le représentant de la cour de Rome, dont il servit les intérêts en même temps que ceux de la conquête normande. Mais il chercha surtout à relever l’Église de l’état déplorable où elle était tombée par suite des brigandages des Normands. Pour cela, il travailla à rétablir la hiérarchie, et à réduire les diverses églises à l’unité, en faisant reconnaître la suprématie du siège de Cantorbéry. S'il favorisa ainsi les desseins du Conquérant, il peut être justifié des vues d’ambition personnelle contraires à son caractère et à sa vie. Lanfranc est un des hommes qui contribuèrent le plus à ranimer le goût des études au moyen âge, quoiqu’il ait lui-même montré peu d’originalité dans ses écrits. Il fonda l’école de l’abbaye du Bec, où il établît une bibliothèque, et fut le maître de S1- Anselme, qui resta son ami et son successeur. 11 serait difficile de connaître à fond ses doctrines ; il est à présumer qu’il cultiva à la fois la dialectique et la théologie, en subordonnant l’une à l’autre. Comme théologien, il soutint une controverse très-vive contre Béranger sur la transsubstantiation et le dogme de l’Eucharistie. On lui attribue

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aussi des Commentaires sur les Epîtres de S‘ Paul , des règles pour l’ordre de Sl-Benoit, et un traité sur le secret de la confession. — Ses œuvres ont etc publiées par le bénédictin D’Achéry, in-fol., Paris, 1648. Voy. Milcmis Crisjiini vita Lanfranci , dans Mabillon , Acta S. S. ord. Bened., Sect. vi, p. 11 ; Charma, Notice biographique, liltérare et philosophique sur Lanfranc, Paris et Caen, 1850, in-8°. B — d.

lanfranc (Jean), peintre, né à Parme eu 1581, m. en 1647, élève des Carraehe, excella dans la peinture des coupoles. Ses plus grandes compositions sont les coupoles de Sl-André-Della-Valle, à Rome ; de la Trinité et de la chapelle dite Trésor de S^Janvier, à Naples. Il fut un des persécuteurs les plus acharnés du Dominiquin. Le musée du Louvre possède 4 tableaux de Lanfranc : Agar dans le désert, St Pierre, St Paul, et St Augustin. Il a aussi gravé à l’eau-forte la Bible de Raphaël, 1607, 51 feuilles in-4°. Lanfranc a un grand relief et une belle fonte de couleurs.

LANGADAlS (le) , Lengiacensis ager, petit pays de l’ancienne France (Basse-Auvergne), où était Langeac (Hte-Loire).

LANGDALE (Marmaduke), général anglais, né dans le comté d’York vers la fin du xvie siècle, m. en 1661, embrassa le parti de Charles Ier contre le Long-Parlement, leva à ses frais 3 compagnies d’infanterie, délivra le château de Pontefract assiégé par Fairfax, commanda l’aile gauche de l’armée royale à la bataille de Naseliy, alla chercher de nouvelles troupes en Ecosse après la défaite, mais tomba entre les mains de Cromwell , et fut emprisonné à Nottingham. Il corrompit ses gardes, rejoignit Charles II sur le continent, et, à la Restauration, fut nommé pair du royaume, lord-lieutenant de la ville et du comté d’York. B.

LANGE, long en allemand; en composition, langen.

LANGEAC, ch.-l. de cant. (Haute-Loire), arr. et à 28 kil. S.-S.-E. de Brioude, sur la rive g. de l’Ailier; 2,481 hab. Possédait une abbaye célèbre de dominicaines. Mines de houille, carrières de grès, meules à aiguiser; dentelles. Pierres druidiques aux environs.

LANGEAIS, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), arr. et à 26 kil. N.-E. de Chinon, sur la rive dr. de la Loire et le chemin de fer de Nantes ; 1 ,783 hab. Dominé par un château bâti en 992 et réédifié au xme siècle par Pierre de La Brosse. Le mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne y fut célébré en 1491. Comm. d’huile, toiles de ménage, tuiles et carreaux; melons renommés. La terre de Langeais appartint aux familles Du Bellay et d'Effiat.

LANGEBECK (Jacques), savant polygraphe, né à Skioldborg ( Jutland) en 1710, m. en 1775, n’était qu’un pauvre théologien, quand il obtint une place à la Bibliothèque royale. Dès l’âge de 20 ans, il commença ses recherches historiques. En 1737 , il publia un recueil périodique d’histoire. Il a laissé 16 vol. in-fol., première moitié d’un Dictionnaire danois. Il fonda le Magasin danois, recueil historique et critique qui eut beaucoup d’influence. Son œuvre principale est la Collection des écrivains danois du moyen âge, écrite en latin, et dont il donna les 3 premiers vol. in-fol., 1772-75; elle a été continuée par Suhm, 1776, puis par d’autres, 1783-1839, jusqu’au 9e vol. Langebeek fut membre de l’Académie royale de Suède, de la Société des Sciences de Copenhague, etc., garde des archives du royaume, conseiller de justice, et conseiller d’Etat. On a encore de lui : Bibliothèque darvoise , 3 vol., en allemand ; Histoire des mines de Norvège, en latin, in-4°, dans le t vu des Mémoires de la Société de Copenhague; Trois bardits, Copenhague, 1772, in-4°, en allemand ; Catalogues danois, etc. A. G.

LANGELAND (Robert). V. Longland.

Langeland (c.-à-d. longue terre), île de Danemark , dans la Baltique, faisant partie du stift de Fionie, entre cette ile et Laaland ; 275 kil. carrés ; 50 kil. sur 10 ; 12,000 hab. Ch.-l., ltudkiœbing. Sol assez élevé. Industrie agricole, et élève de bétail.

LANGEN , brg de la Hesse-Darmstadt, à 13 kil. de Darmstadt; 2,600 hab. Huileries; exploitation de grès.

LANGENAU , brg du royaume de Wurtemberg (cercle du Danube), à 16 kil. N.-E. d’Ulm; 3,800 hab. Récolte de lin; tabr. de toiles : moulins à farine.

Langenaü, v. des Etats autrichiens ( Bohême ), à 14 kil. N.-E. de Biczow; 2,500 hab. Fabr. de cristaux.

langenaü, v. de Valachie. V. Kimpolung.

LAN’GENBIELAU , v. des Etats prussiens (Silésie), à 9 kil. S. de Reicheubaeh ; 12,000 hab. Lainages, indiennes, mousselines.

LANGENBURG , vge du royaume de Wurtemberg, sur 1 laxt, à 22 kil. N.-E. de Hall; 1,000 hab. Beau château dés princes de Hohenlohe-Langeuburg.

LANGENLOIS , brg des Etats autrichiens ( Bajse-Autriche), à 10 kil. N.-E. de Krems; 4,000 hab.

LANGENMARIf , vge de Belgique (Flandre-Occident.), à 9 kil. N. -N.-E. d’Ypres; 5,800 hab. Fabr. d’huiles, tabac, savon.

LANGENSALZA, v. des Etats prussiens (Saxe), sur la Salza , à 26 kil. N.-O. d’Erfurt; 7,200 hab. Ch.-l. du cercle de son nom. Agriculture et industrie florissantes. Carrières de tuf, riches en belles stalactites. Fabr. de poudre ; teintureries, brasseries, etc. Bains d’eaux sulfureuses. En 1760, un corps français et saxon y fut défait par les Prussiens.

LANGENTI1AL , brg de Suisse, cant. et à 44 kil. N.-E. de Berne; 2,700 hab. Comm. de fil, chanvre, toiles écrues, fromages.

LANGESUND , brg de Norvège, petit port sur le golfe de son nom, à 19 kil. O. -S. -O. de Laurvig; 578 hab. Export. de fer, bois et meules de grès.

LANGEZWAAG, v. du royaume de Hollande (Frise), à 17 kil. E.-N.-E. de Ileerenveen; 6,000 hab.

LANGHOLM , v. d Ecosse, sur l’Esk, dans le comté et à 60 kil. E.-N.-E. de Dumfries ; 2,880 hab. dans la paroisse. Sellerie, bonneterie. Foire d’agneaux, la plus importante du royaume. Ruines du château des Armstrongs.

LANG1US (Jean) ou LANGHE, jurisconsulte, né en 1503 à Freistadt (Silésie) , m. en 1567 , a traduit en latin Y Histoire ecclésiastique de Nicéphore Calliste , Bâle , 1553 , in-fol., souvent réimprimée; les OEuvres de S1 Justin le Martyr, Paris, 1615, in-fol.; et trois livres des Sentences de S1 Grégoire de Nazianze. Il a joint, dans toutes ces versions, une fidélité fort rare à une élégance de style remarquable. C. N.

langiüS (Jean) ou lange, médecin, né en 1485 a Lœwenberg ( Silésie), m. en 1585, fut médecin de 4 électeurs palatins, dont le dernier était Frédéric III. Il soutint l’excellence du fromage contre les médecins de son temps qui le décriaient. Il a laissé des ouvrages de médecine estimés; les principaux sont : de Syrmaismo et ratione purgandi per vomitum ex Ægyptiorum invento, Paris, 1572, in-8°; de Scorbulo Epislolœ II; Miscellanea epistolarum medicinalium, etc. C. N.

LANGLÉ (Honoré-François-Marie), compositeur de musique, né en 1741 à Monaco, d’une famille originaire de Picardie, m. en 1807, fut élève de Léo à Naples, professeur à l’école de chant et de déclamation de Paris en 1784, et bibliothécaire au Conservatoire de musique de Paris. Il a formé Dalayrac. Ses opéras n'eurent aucun succès; les ouvrages sur l’harmonie et la composition, qui le firent particulièrement connaître, fourmillent de fautes grossières. B.

LANGLÈS (Louis-Mathieu), orientaliste, né en 1763 à Péronne , m. en 1824 , acquit une connaissance profonde des langues orientales, fut longtemps professeur de persan et de malais â l’Ecole spéciale des langues, et devint conservateur des manuscrits orientaux de la Bibliothèque impériale. Il a traduit les Instituts politiques et militaires de Tamerlan , 1787, in-8°; Alphabet latar- mandchou , 1787, in-4°; des Fables et contes indiens, 1790, et publié : le Dictionnaire tataremandchou-français, rédigé par le P. Amiot, 1790, 2 vol. in-4° ; les Monuments anciens et modernes de l’ Hindouslan, 1821, 2 vol. in-fol. ; Collection portative de Voyages, 1797-1805,5 vol. in-8° et atlas; Voyage de Thunberg au Japon, 1796, 2 vol. in-4° ou 4 vol. in-H° ; Voyage de Hornemann dans l’Afrique septentrionale, 1803, 2 vol. in-8», etc. Enfin il a écrit dans la Biographie universelle de Michaud, dans le Magasin, les Annales, et la Revue encyclopédique.

LANGLEY (Edmond de). V. York.

LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe), peintre, dessinateur, graveur et antiquaire, né en 1777 au Pont-JeT Arche, m. en 1837, élève de David, s’occupa avec passion de l’archéologie. Parmi ses ouvrages, ornés de paysages, sujets historiques , costumes et dessins de toutes sortes , on remarque : Monuments, sites et costumes de la Normandie, in-4°; Mémoire sur la calligraphie des manuscrits du moyen âge, 1821, in-8°; Description historique des maisons de Rouen , 1821, in-8°; Mémoire sur la peinture sur verre , in-8°; Notice sur le tombeau des Enervés et sur l'abbaye de Jumiéges, in-8° ; Essai sur l'abbaye de Saint- Wandrille, 1827, in-8°. B.

langlois (Jérôme-Martin), peintre d’histoire, né à Paris en 1779, m. en 1838, élève de David, et membre de l’Institut, a laissé : Cassandre aux pieds de la statue de Minerve, 1817 ; Alexandre cédant Campaspe à Apelles, 1817 ; Diane et Endymion; la Mort d’ Hyrnctho.

langlois (Simon-Alexandrel , orientaliste, né â Paris en 1788, m. en 1854, parcourut les divers degrés de l’en-

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seignement public, et étudia le sanscrit. 11 fut membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. On a de lui : Monuments littéraires de l'Inde, 1827, 1 vol. in-8°, où l’on trouve un tableau de la littérature sanscrite; Chefs-d'œuvre du théâtre indien, trad. de l’anglais de Wilson, 1828, 2 vol. in-8°; Hurivansa, ou Histoire de la famille de llari, poème traduit du sanscrit, 1835, 2 vol. in-4°; divers Mémoires dans le recueil de l'Institut.

LANGNAU, v. de Suisse, cant. et à 25 kil. E. de Berne; 5,860 hab. Fabr. de cotons, toiles, draps. Monument élevé en 1849 aux Bernois tués en 1847 dans la guerre du Sonderbund.

LANGOBARDS. V. Lombards.

LANGOGNE, ch.-l. de cant. (Lozère), arr. et à 44 kil.

N. -E. de Mende, près des sources de l’Ailier, 2,611 hab. Doit son origine à un monastère fondé au xe siècle, et dont l'église subsiste encore. Petit séminaire. Comm. de mulets et bestiaux ; lainages. Près de là , sur le mont Milan , vestiges d’un camp romain.

LANG01RAN, vge (Gironde), sur la rive g. de la Garonne, arr. et à 27 kil. S.-E. de Bordeaux; 1,910 hab. Bons vins blancs ; carrières de pierre. Ruines d’un château du xme siècle. Aux environs, belles grottes à stalactites. — Patrie de Berquin.

LANGON, Alingo, ch.-l. de cant. (Gironde), arr. et à 20 kil. N. de Bazas, petit port sur la rive g. de la Garonne, avec pont suspendu depuis 1831, en face de Sl-Macaire ; 2,653 hab. Vins blancs estimés , venant de Toulenne. On y remarque les ruines de trois enceintes fortifiées, dont la première paraît remonter aux Romains. Eglise de Notre-Dame-du-Bourg, bâtie au xne siècle par les bénédictins de La Sauve.

LANGONNET, brg (Morbihan), arr. et à 45 kil.

O. -N.-O. de Napoléonville; 221 hab. Dépôt d’étalons.

LANGPORT, v. d’Angleterre (Somerset), sur le Par-

ret, à 45 kil. S.- S.- O. de Bristol ; 1,172 hab. Comm. important en houille, bois, pierre, etc., facilité par la navigation du Parret jusqu’à Bridgewater et par plusieurs canaux.

LANG RES , Andomatunum, civilas Lingonum , v. forte, 8.-préfect. (Haute-Marne), à 35 kil. S.-E. de Chaumont, sur un plateau , le plus élevé de France après celui de Briançon , prés de la rive g. de la Marne ; 5,014 hab. Evêché suffragant de celui de Lyon ; trib. de lre instance et de commerce ; collège magnifique , bâti par les jésuites ; petit et grand séminaire ; musées de peinture et d’antiquités, cabinet d’histoire naturelle; bibliothèque; belle et anc. cathédrale SLMamès , du style gothique roman ; église S*-Martin , avec une jolie tour gothique; arc de triomphe attribué à Constance Chlore , et plus probablement de Marc-Aurèle; belle promenade de Blanche-Fontaine. Commerce très-actif. Coutellerie renommée; meules à émoudre. Entrepôt considérable de mercerie, épicerie, grains, farines, rouenneries, etc. Enceinte de fortes murailles, et citadelle formidable. — Langres est une des plus anciennes villes de la Gaule; capitale des Lmgones , qui s’allièrent à César, elle fut très-tlorissante sous les Romains, et devint siège d’évêché au me siècle. Les Vandales la ravagèrent, 407; Attila la prit et la brûla, 451 ; elle fit ensuite partie du royaume de Bourgogne , puis eut des comtes particuliers. Louis VII l’érigea en duché-pairie en l’annexant à la couronne de France. Une charte de commune lui fut accordée en 1153. Elle résista aux Anglais au xve siècle , et prit parti contre la Ligue au xvie. Les troupes coalisées contre la France l’occupèrent en 1814. Langres fut jadis fortifiée, puis démantelée; ses fortifications actuelle datent de 1842. A 4 kil. environ, on voyait encore, il y a quelques années, une grotte qui servit, diton , de retraite à Sabinus ( V. ce nom ). Patrie de Barbier d’Aucour, de Diderot, du poète comique Roger.

LANGS1DE, vge d’Ecosse (Renfrew), à 3 kil. S. de Glasgow ; 300 hab. Les troupes de Marie Stuart y furent battues, le 13 mai 1568, par le régent Murray.

LANGTON (Etienne) , prélat anglais, étudia à l’Université de Paris , dont il devint chancelier, fut créé cardinal, et archevêque de Cantorbéry par Innocent IH en 1207. ! Il se mit au nombre des ennemis de Jean-sans-Terre, et se joignit a la noblesse pour obtenir de ce prince la Grande- Charte, 1215. Il mourut en 1228. On a de lui une Histoire de la translation du corps de Thomas de Cantorbéry, à la suite des Lettres de ce saint, Bruxelles , 1683.

LANGUE, nom donné aux divisions de différents pays Ou nations qui composent l’ordre de Malte. Avant la Révolution française, il y avait 3 langues pour la France, celles de Provence, d’Auvergne, et de France. Après avoir perdu son siège dans l’ile de Malte, l’ordre a conservé les langues

d’Italie , d’Allemagne , d’Aragon et de Castille. Chaque langue a un chef qu’on nomme Pilier.

langue d’oc. Au xme siècle, on donnait ce nom à tout le pays au S. de la Loire, où l’on disait oc (du latin hoc ?) pour oui, et ou appelait langue d’oïl ; du latin illud ? ) le pays situé au N. du même fleuve. Les pays de Langue d’oc suivaient le droit écrit ou le droit romain ; ceux de Langue d’oïl suivaient le droit coutumier.

LANGUEDOC, Occilania, province de l’anc. France; capit , Toulouse; bornée au N. par le Lyonnais et l’Auvergne; à PE. par le Rhône, qui la séparait du Dauphiné, de la Provence et du Comtat Venaissin ; au 8. par la Méditerranée, le Roussillon et le pays deFoix; à l’O. par la Gascogne et la Guyenne. Elle est arrosée par le Rhône inférieur, la Haute-Garonne, le Tarn, l’Ailier, et la Loire, qui y prend sa source. Les Cévennes la traversent presque entière du N. au S. Les peuples gaulois principaux furent les Bébrices, Volskes Tectosages et A récomices, Vellaves, Gabalset Helviens. Les Romains comprirent sa partie S. dans la Narbonnaise première, et sa partie N. dans la première Aquitaine. L’Eglise établit des sièges archiépiscopaux à Toulouse, avec suffragants à Ramiers, S'-Papoul, Pieux, Montauban, Lavaur et Mirepoix; à Narbonne, avec suffragants à S'-Pons-de-Tommières, Nimes, Lodève, Uzès, Agde, Montpellier, Carcassonne, Béziers et Alet; à Albi, avec deux suffragants dans le Languedoc, Castres et Mende. Les pays du Languedoc étaient, dans le Haut- Languedoc : le Sault, le Lauraguais et l’Albigeois ; dans les Cévennes, le Gévaudan, le Vivarais et le Vélay. Les sénéchaussées de Beaucaire , Carcassonne , Toulouse et Béziers datent, les deux premières de 1254, et les autres de 1278 et de 1303. Le parlement de Toulouse fut, pour l’ancienneté, le 2e de France : créé en 1302, supprimé en 1312, rétabli en 1419, et définitivement en 1443, il comprenait dans son ressort le Languedoc, le Rouergue , le Quercy , le Foix, l’isle- Jourdain, Audi, Tarbes et Pamiers. Deux généralités furent créées en 1577, à Toulouse et à Montpellier. Toulouse avait eu sa célèbre université en 1223 ; Montpellier en obtint une en 1289. Enfin en 1791 la province forma 8 départements : la Haute-Garonne , le Tarn , l’Aude, l’Iléranlt , le Gard , la Lozère , l'Ardèche et la Iiaute-Loire. — Histoire. Cette province faisait partie de la Gailis Braccata, qu and, en 121 av. J.-C., le consul Domitius en fit une province romaine. En 117 , les Romains y élevèrent Narbonne (Nurbo Marlius), colonie militaire, et la province prit le nom de Narbonnaise. C’est par là que le christianisme pénétra en Gaule ; S1 Paul devint le patron de Narbonne, et S1 Saturnin celui de Toulouse ; mais, après Constantin, l’arianisme s’y introduisit, et y laissa de funestes semences. Vinrent les Barbares : en 412, Ataulf, roi des Visigoths, pilla Narbonne; la Septimanie, c.-à-d. Toulouse, Nimes, Agde, Béziers, Maguelone, Lodève et Uzès, fut soumise. Les Sarrasins, vainqueurs à Xérès, 711 , envahirent cette province, la seule que les Visigoths eussent conservée en Gaule après leur défaite par Clovis à Vouillé,507. Charles-Martel les battit à Poitiers, 732, et démantela en Septimanie les villes qui faisaient la force de ses ennemis. Pépin les prit dans ses guerres contre Hunald et Waifre, 744-768. Sous Charlemagne , la Septimanie ou Gothie devint une marche , et fut confiée au pieux Guillaume , père de Bernard , qui devint célèbre à la cour de Louis le Débonnaire par sa faveur et ses disgrâces, 828-830. Sunifred, 844, Aledrand, 848, et Udalric, lui succédèrent. Les Sarrasins et les Hongrois ravagèrent le Languedoc, comme les Normands le N. de la Gaule. Mais, après la victoire de Raymond Pons, en 924, on vit renaître la religion , l’industrie , et la prospérité. Les efforts de l’Eglise pour instituer la trêve de Dieu après le concile de Tuluges, 1041 , y furent accueillis mieux que partout ailleurs. Toulouse, Nimes, Montpellier, Aibi, les communes riches et presque indépendantes, brillaient de tout l’éclat du luxe, en même temps que se développaient une langue, une poésie et une civilisation hâtives , brillantes , mais bientôt flétries. La langue nouvelle, fille du latin, s’appela langue d’oc, et donna son nom à la contrée, qui cesse, au xme siècle , de s’appeler Gothie. Mais il ne faut pas croire que l’usage de cette langue fut restreint à cette province; la Provence, la Guyenne , l’Auvergne , ont parlç ses dialectes divers, qui aujourd’hui se retrouvent encore dans les patois sonores et expressifs des Méridionaux. En 1096, Raymond IV, comte de Toulouse, prit part à la lre croisade, et en 1159, Raymond V repoussa Henri II, roi d’Angleterre, qui était venu eu personne assiéger la ville. Mais une guer l e d’extermination, la croisade du Nord contre le Midi, menaçait ce riche pays. Le meurtre de Pierre de Castelnau, 1 208, en fut le signal, et la défaite de Muret, 1213 , livra Tou-

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louse à Simon de Montfort. Quand Simon eut été tué devant la ville qui l’avait chassé, 1218, Raymond VI recouvra presque ses Etats; mais il mourut excommunié, et son fils Raymond VII dut subir l’Inquisition. Le traité de Meaux, 1229, livra à Louis IX le duché de Narbonne , les comtés particuliers de Narbonne , Béziers , Apple , Maguelone , Nimes, Uzès , Viviers , la moitié de l’Albigeois , la vicomté de Gévaudan. La mort de Jeanne, fille de Raymond et d’Alphonse, qui ne laissèrent pas d’enfants, 1271, donna à Philippe le Hardi le reste du Languedoc, c.-à-d. le comté de Toulouse; et, en 1361, des lettres -patentes de Jean II consacrèrent cette réunion. La guerre des Albigeois avait frappé de mort la civilisation, la poésie et la langue méridionales. Cependant Toulouse resta la demeure du gai savoir; en 1323 et 1356 se forma la Compagnie des sept troubadours , et en 1498 Clémence Isaure fonda les Jeux floraux. Cependant la province n'avait pas échappé aux ravages des Anglais; mais elle eut plus à souffrir des rébellions de la noblesse aux xvi' et xviie siècles. En 1632 , le maréchal de Montmorency eut la tête tranchée à Toulouse , après la défaite de Castelnaudary. Epuisée par ces troubles, la province ne se releva que sous le règne de Louis XIV : le canal de jonction entre l'Océan et la Méditerranée lui rendit sa prospérité , et le port de Cette la dédommagea de la perte d’Aigues-Mortes, que lui avait donné S1 Louis. Les dragonnades, la guerre des Camisards la troublèrent encore. — A la Révolution , cinquante-cinq des magistrats de Toulouse furent mis à mort à Paris; Narbonne se distingua noblement sous la Terreur, en donnant asile aux proscrits. La grande insurrection de l’an vu fut étouffée; une demi-brigade de l’armée d’Egypte et d’Italie, la 32e, était toute formée de Toulousains; enfin, à l’invasion de 1814, le 10 avril , les armes françaises remportèrent , sous les murs de la capitale du Languedoc , un succès éclatant. — Le Languedoc était pays de droit écrit; il a donné à la France Cujas, La Pérouse , Florian , Montfaucon , etc. C’est une contrée riche en grains dans quelques parties ; les vignobles de l’Hérault donnent les vins de Lunel et de Frontignan;

1 éducation du ver à soie fait la richesse de l’Ardèche, et, dans la Haute- Loire, /ou ri 'ou (le ruisseau I charrie des saphirs, des rubis, des grenats et des hyacinthes. La variété des sites et la beauté de son clim»t en font une des pins agréables régions de la France. J.

Languedoc (canal du), on du Midi , on des Deux-Mers , canal qui joint l’océan Atlantique, par la Garonne, à la Méditerranée. Il commence à 2 kil. au-dessous de Toulouse, et finit à l’étang de Thau, près d’Agde. Son parcours est de 239 kil., par Villefraiiche-de-Lauraguais ( Haute-Garonne I, Castelnaudary et Carcassonne (Aude), Béziers et Agde (Hérault). Il est à point de partage entre Castelnaudary et Villefranche , et a 100 écluses : 26 jusqu’à la Garonne, dans une pente de 63 mèt., et 74 vers l’étang de Thau, dans une pente de 129 mèt. Sa largeur est de 10 mèt. au fond, de 20 mèt. à la superficie, et sa profondeur, de 2 mèt. — Les premières études de ce canal furent faites en 1598, sous Henri IV ; les événements politiques empêchèrent ce prince, et plus tard Richelieu, d'entreprendre les travaux. Paul Riquet fit adopter à Colbert et à Louis XIV les plans d’Andréossy I V. AndrÉossy ). Le canal fut décrété en 1666 et ouvert en 1681 ; il coûta 17 millions de francs, qui en vaudraient auj. plus de 34.

LANGUET (Hubert), diplomate et publiciste, né à Vitteaux (Bourgogne) en 1518, m. en 1581, se lia avec Mélanehthon en 1549, et adopta la Réformation. Il habita Wittemberg jusqu'en 1560, visita la Suède en 1551 et 1557, la France et l’Italie en 1555, puis l’Ingrie, la Livonie et la Laponie. Après 1560, il entra au service d’Auguste, électeur de Saxe, qui le chargea de missions en France et en Allemagne. Il vit à Paris la S^Barthélemy, fut ensuite ministre du duc de Saxe auprès de l’empereur jusqu’en 1577, remplit depuis 1579 plusieurs missions de Guillaume de Nassau près de la diète de Cologne et en France. On a de lui : Vindiciœ contra tyrannos, 1579, un des écrits de discussion politique les plus hardis du xvie siècle, publié sous le pseudonyme de Junius Brutus, trad.par Fr. Estienne, sous le titre : De la Puissance légitime du prince, 1581, in-8°. V. Henri Chevreul, Elude sur le xvie siècle, par Hubert Languet, Paris, in-8°. L’auteur de cette Etude a comparé les Vindictes au Franco-Gnllia d’Hotman, à la Servitude volontaire de La Boétie, et à la République de Rodin. A. G.

Languet de gergy (ocan-Baptiste-Josepn | , né à Dijon en 1675, m. en 1750 , -curé de St-Sulpice de Paris en 1714, fittermiuer son église, dont la construction était interrompue depuis 50 ans , en recourant à la générosité des fidèles , qu’il savait stimuler par une foule de moyens

ingénieux. Il fonda, en 1732, un hôpital, rue de Sèvres, pour les femmes malades de sa paroisse. Sa charité était inépuisable , et l’estime dont il jouit lui fournit sans cesse de quoi subvenir à ses immenses aumônes. On prétend qu’il distribuait, chaque année, un million de francs aux malheureux , et que , pendant la peste de Marseille , il fit passer dans la Provence des sommes incroyables pour le soulagement des malades. En 1725, le blé étant très-c'.ier, il vendit tout ce qu’il possédait, et ne se réserva que 3 couverts et un lit de serge. Il recevait beaucoup de legs pour ses pauvres ; mais il ne les acceptait qu’après s’être assuré que les héritiers naturels des défunts n’étaient point trop durement lésés. En 1748, il résigna sa cure, et se retira dans son abbaye de Bernay. Un monument, œuvre de Slodtz , lui a été érigé dans S‘-Sulpice.

languet de gergy ( Jea.u-Joseph), frère du précédent, né à Dijon en 1677 , m. en 1753 , fut évêque de Soissons en 1715, archevêque de Sens en 1730, et membre de l’Académie Française. Il prit part à toutes les querelles de son temps , particulièrement à celle du jansénisme. On a de lui, entre autres ouvrages: Traité de la confiance en la miséricorde de Dieu, pour la consolation des âmes que la crainte jette dans le découragement , Paris , 1718, in-12 ; Catéchisme à l'usage du diocèse de Sens, 1727 , in-12; Recueil des ouvrages polémiques de M. Languet de Gergy, Sens, 1752, 2 vol. in-folio.

LANGUIDIC, brg (Morbihan), arr. et à 23 kil. N.-E. de Lorient; 669 hab.

LAN1STE , Lanista , ancien gladiateur affranchi , qui dressait les jeunes gens au métier de gladiateurs, leur enseignait la théorie et la pratique de ce genre de combats. Certains lanistes avaient des écoles à eux, où ils élevaient et nourrissaient des gladiateurs à leurs frais, pour les vendre ensuite ou les louer aux donneurs de jeux. C. D — y.

LANJARON , brg d’Espagne (Andalousie), prov. et à 35 kil. S.-S.-E. de Grenade; 3,900 hab.

LANJ DINAIS (Jean-Denis, comte), né à Rennes en 1753, m. en 1827, professa le droit ecclésiastique, et fut député du Tiers aux Etats-Généraux de 1789, qui devinrent Assemblée constituante , il proposa et fit voter le fatal décret du 7 novembre, interdisant à tout député de pouvoir devenir ministre, mais combattit le décret qui déclarait les biens du clergé biens nationaux. Pendant la Législative, il fut nommé juré pour la haute cour nationale Membre de la Convention, il attaqua l’acte d’accusation de Louis XVI, pour le faire annuler, comme monstrueux. Dans le procès du roi , après avoir essayé de se récuser comme juge, il vota pour la réclusion et le bannissement à la paix. Il lutta ensuite avec le courage le plus énergique contre les anarchistes, fut mis hors la loi, et n’échappa à la mort qu’en se tenant caché pendant 18 mois ; après la chute de Robespierre, il réclama son rang de député, ne l’obtint qu’en 1795, et devint président de l’Assemblée. 73 départements le portèrent au Conseil des Anciens, dont il fut secrétaire. Sénateur, il se prononça contre le consulat à vie , s’opposa souvent aux volontés de Napoléon, dont il vota la déchéance en 1814, entra, cette même année, à la Chambre des pairs, se rallia à Napoléon pendant les Cent-Jours et présida la Chambre des représentants , rentra dans la Chambre des pairs à la 2e Restauration, et défendit le système constitutionnel jusqu’à sa mort. Lanjuinais était fort érudit dans le droit public, et très-versé dans les langues orientales. Il fut membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres depuis 1808, de la Société asiatique de Paris, et de la Société philosophique de Philadelphie. Ses OFuore s ont été recueillies en 4 vol. in-8°, Paris, 1832, ainsi divisées: tome 1er, Pièces historiques et politiques ; t. 2e, Constitutions de la nation française ; t. 3e, Opinions et fragments sur la religion; t. 4e, Recherches sur les langues, la littérature, la religion et la philosophie des Indiens. V. Notice historique sur la vie et les ouvrages du comte Lanjuinais, par M. V. Lanjuinais, 1 vol. in-8°, Paris, 1855. J. T.

LANMEUR, ch.-l. de caut. (Finistère), arr. et 15 kil. N.-E. de Morlaix; 901 hab. Comm. de grains.

LANNEAU (Pierre- Antoine-Victor de|, né en 1758, m. en 1830, entra, jeune encore, dans l’ordre des Théatins, fut professeur au collège de Tulle, puis vicaire épiscopal à Autun, 1791, quitta l’habit ecclésiastique, devint maire d’Autun et député suppléant à l’ Assemblée législative. Il se fixa à Paris, et fonda, en 1798, dans les bâtiments abandonnés de l’anc. collège de Ste-Barbe, une institution qui porta d’abord le nom de Collège des sciences et des arts, puis, après le rétablissemeutdu culte, celui d’institution Ste-Barbe. Elle existe encore, et c’est auj. (1857 ) l’une des plus importantes et des plus florissantes de France. De Lanneau

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fut un excellent instituteur et un homme de bien ; il exerça sa profession avec la plus noble générosité, en accueillant gratuitement chez lui beaucoup d’enfants dont les familles étaient trop pauvres pour payer pension.

LANNEMEZAN, ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 26 kil. E.-N.-E. de Bagnères-en-Bigorre, près de la source du Gers; 1,424 hab.

LANNES (Jean), duc de Montebello , né en 1769 à Lectoure, m. en 1809, était fils d’un garçon d’écurie, et fut mis en apprentissage chez un teinturier. Enrôlé volontaire en 1792, il partit sergent-major, et parvint promptement au grade de chef de demi-brigade, nom donné alors aux colonels. En 1795, il se rendit, en qualité de simple volontaire, à l’armée d’Italie, commandée par le général Bonaparte , s’y fit remarquer par son intrépidité et une rare intelligence militaire, qui le firent nommer colonel, après le combat de Dégo, 1796 , et général de brigade, 1797. Il se distingua encore au siège de Mantoue, et à la bataille d’Arcole. Une amitié sincère l’attacha dès lors à Bonaparte, et lui fit partager sa fortune. Il l’accompagna en Egypte, revint avec lui , et lui prêta un puissant concours au 18 brumaire. Nommé commandant de la garde consulaire, il retourna en Italie en 1800, gagna la victoire de Montebello, et, quelques jours après, se couvrit de gloire à Marengo, où son opiniâtreté, en arrêtant, pendant 4 heures, les Autrichiens, donna à Desaix le temps d’entrer en ligne. A la proclamation de l’Empire, il fut nommé maréchal et duc de Montebello, 1804. La campagne d’Allemagne, 1805-1806, celles d’Autriche et de Prusse, ouvrirent de brillantes carrières à sa valeur, qui le fit surnommer le Roland de l'armée. Chargé des commandements les plus importants, le maréchal Larmes sut, avec un bonheur rare, contribuer à l’exécution des plans de l’empereur, et recueillit sa part de gloire aux victoires d’Austerlitz, d’Iéna, d’Eylau , de Friedland, d’Essling. Il fut blessé mortellement à cette dernière bataille, et succomba, peu de jours après, à l’amputation des deux jambes. Napoléon pleura sa mort , lui fit faire de magnifiques funérailles à Paris, et fit placer son corps au Panthéon. « Chez Lannes, disait Napoléon, le courage l’emportait sur l’esprit; mais l’esprit montait chaque jour, et, quand il est mort, il avait grandi au niveau de son courage, il était devenu un géant. »

LANNILIS, ch.. 1. de cant. (Finistère ) , arr. et à 25 kil. N. de Brest; 1,076 hab. Fonderies; poterie de terre.

LANNION , Alauna, s.-prél. (Côtes-du-Nord), à 75 kil. N. -O. de St-Brieuc, port sur le Guer, près de son embouchure dans la Manche; 5,998 hab. Trib. de lre instance, collège. Comm. de grains, bestiaux, chevaux, lin, chanvre, beurre, ett. Eaux minérales.

LANNOY (Charles de), général de Charles-Quint , né vers l’an 1470, d’une des plus illustres familles de Flandre, m. en 1527, se fit remarquer, par son courage et ses talents, de l’empereur Maximilien Ier, qui lui donna le collier de la Toison-d’Or en 1516, et le gouvernement de Tournai en 1521 Charles-Quint le nomma, en 1522, vice-roi de Naples, et, en 1523, général en chef des armées impériales après la mort de Prosper Colonna. A la bataille de Pavie, François Ier ne voulut rendre qu’à Lannoy son épée. Ce fut lui aussi qui ramena en France ce monarque, après le traité de Madrid.

lannoy (Ferdinand de), fils du précédent , né en Italie vers 1510, m. en 1579, se signala par sa valeur dans les guerres d'Italie, d’Allemagne et de Flandre, et fut fait général de l’artillerie espagnole, puis gouverneur de la Hollande et de l’Artois. On lui attribue l’invention des pièces de montagne. Aussi savant que brave, il a laissé plusieurs cartes estimées de la Bourgogne et de la Franche-Comté.

lannoy, Alnetum , ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 12 kil. N.-E. de Lille; 1,638 hab. Filatures de coton; fabr. de couvertures de coton ; culture de fleurs. Appartient à la France depuis 1667.

LANOUAILLE , ch.-l. de cant. (Dordogne), arr. et à 49 kil. S.-E. de Nontron; 657 hab. Forges.

LA NOUE (François de), dit Bras-de-Fer, célèbre capitaine calviniste, né en Bretagne en 1531, d’une famille noble, m. en 1591, servit d’abord en Italie sous Brissac, puis dans les Pays-Bas. Il embrassa le calvinisme en 1557. Au commencement des guerres de religion , il se mit à la tète des protestants du centre, prit Orléans et Saumur en 1567, et fut chargé du commandement de La Rochelle. Sage, désintéressé, humain, il déplut aux Roehellois, parce qu’il leur donuait des avis sensés; obligé de passer dans le camp du duc d’Anjou, 1573, il avertit ce prince d’un complot tramé contre lui par son frère le duc d’Alençon. Les calvinistes, sentant bientôt le prix de son expé-

rience, lui firent des offres de réconciliation, qu’il accepta. Entré dans La Rochelle avec un pouvoir absolu , il en fit une place de guerre redoutable , et se prononça pour Henri III contre la Ligue, dont il battit l’un des chefs, le duc d’Aumale, frère des Guises. Al’avénement de Henri IY, il lui rendit La Rochelle, et le fit reconnaître dans tout son gouvernement. Nommé lieutenant général , il combattit à Ivry, puis fut envoyé contre le duc de Mercœur, qui se déclarait indépendant en Bretagne; il fut tué au siège de Lamballe. Il a laissé des Mémoires sous le titre de Discours politiques et militaires, Bâle, 1587, in-4°, qui sont remplis de détails intéressants sur les guerres de religion , et des Remarques sur l'Histoire de Guichardin , en marge de la traduction française de Chomedey, Paris, 1568.

la noue ( Jean sauvé, dit) , acteur et poète dramatique, né à Meaux en 1701, m. en 1761 , fut reçu au Théâtre- Français en 1742, et se distingua par son intelligence, sans être cependant un grand artiste. Il donna au théâtre plusieurs ouvrages, à peu près oubliés; on a gardé quelque souvenir d’une tragédie de Mahomet II, 1739, e d’une comédie en 5 actes en vers, la Coquette corrigée, 1755 , bien que ces deux ouvrages soient faibles et écrits d’un style incorrect. Les OEuvres de théâtre de La Noue furent recueillies en 1 vol. in-12, Paris, 1765.

LANSAC , vge (Gironde), à 2,760 mèt. N. de Bourg. Vieux château, connu sous les noms de Castelet et de Tours de Broglie; 650 hab.

LANSDOWNE V. Granville et Shelburne.

LANSQUENETS, en allemand Lanzhnechte ( gens de la lance), ou Landslmechte (gens du pays). A l’origine, on appelait ainsi les valets d'armée qui accompagnaient les chevaliers dans leurs campagnes. Plus tard, ce furent des bandes de mercenaires, pour la plupart Allemands, qui apparurent pour la première fois en France dans l’armée de Charles VIII. Pendant plus d’un siècle, les lansquenets composèrent une partie de l’armée française. En Allemagne, ils devinrent célèbres sous Maximilieu Ier. Ils avaient alors pour chef le fameux George deFrundsberg. Dès la formation des armées permanentes, les lansquenets ne tardèrent pas à disparaître. E. S.

lansquenet (Jeu de), V. jeux.

LANTA, ch.-l. de cant. ( Hte-Garonne ) , arr. et à 22 kil. N. de Villefranche-de-Lauraguais; 420 hab.

LANTARA ( Simon-Mathurin), peintre de paysages, né ! à Oncy ( Seine-et-Oise ) en 1729, m. en 1778, a produit peu d’ouvrages; il aimait l’oisiveté, et, après avoir beaucoup vécu au cabaret, il mourut à l’hôpital. Ses œuvres ont toujours été très-recherchées ; les plus connues sont la Rencontre fâcheuse , le Pécheur amoureux , l’IIeureux baigneur, le Berger amoureux , la Nappe d’eau, les Chasse-marées. Il excellait à rendre les effets du soleil et de la lumière; ses Points du jour et ses Couchants rappellent Claude Lorrain. Il a laissé aussi des dessins fort estimés, à deux crayons, noir et blanc, sur papier bleu. V. B. de laChavignerie, Recherches historiques sur Laniara , Paris, 1852.

■ LAN-TCHÉOU , v. de Chine, sur la rive dr. du Hoangho, à 1,100 kil. O. -S.- O. de Pékin; ch.-l. de la prov. de Kan-sou et du dép. de son nom ; par 36» 8’ 24” lat. N., et 101° 34’ long. E. Commerce, surtout avec les Mongols.

LANTERNE (A la), menace ou supplice que la populace parisienne infligeait, pendant la Révolution, aux gens qu’elle croyait ses ennemis. Ce supplice, sans légalité, prit naissance dans l’assassinat de Foullon, contrôleur général des finances , qui fut traîné et pendu par la populace, le 22 juillet 1789, à la'potence d’une lanterne publique, au coin de la rue de la Vannerie, voie étroite, débouchant sur la place de Grève, vis-à-vis de l’Hôtel de ville , et que l’ouverture du boulevard Victoria a fait disparaître en 1855.

LANTIER (Etienne-François), littérateur, né en 1734 à Marseille, m. en 1826, servit quelque temps dans la cavalerie, puis vint à Paris, et, doué d’une certaine facilité pour tourner des vers , s’y livra à la culture des lettres, obtint des succès de salon, fit jouer, en 1778, l’ Impatient, comédie médiocre, en un acte et en vers libres, qui eut du succès. Il publia ensuite des Contes en vers et en prose, 1782, et les Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie, 3 vol. in-8°, Paris, 1798. Ce dernier ouvrage, roman avec des personnages antiques, est un pastiche faux, très-léger, très-superficiel, du Voyage du jeune Anacharsis. Il fut traduit dans presque toutes les langues de l’Europe , et obtint en France un succès prodigieux; auj. l’ouvrage est fort tombé , et n’a plus guère de lecteurs. Lantier a donné encore : les Voyageurs en Suisse, 1803, 1817, 3 vol. in-8°; Recueil de poésies, 1817, in-8°, etc. Ses OEuvres complètes ont été publiées en 1 vol. grand in-80, Paris, 1836

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