hab. Transit important vers Bagdad
SAMUEL, 14® et dernier juge des Hébreux, et pro
phète, né à Ramatha, dans la tribu d'Ephraîin, fut accordé par Dieu aux prières de sa mère Aune, d'abord stérile. Samuel signifie est établi de Dieu. Comme il était de la
SAN
SAN
tribu deLévi, il fut élevé dans le Tabernacle. Devenu juge après les désastres de la famille d’Héli, il délivra les Hébreux «lu joug des Philistins ; mais ses fils, auxquels il laissa plus tard le soin de l’administration , mécontentèrent le peuple, qui demanda un roi. Il dut sacrer Saül, et ne garda que les fonctions sacerdotales. Quand Saül fut rejeté de Dieu, Samuel sacra David à sa place, et mourut quelque temps après. La veille de la bataille du (lelboé, lorsque Saül vint consulter la Pythonisse d'Endor, l’ombre de Samuel lui prédit sa mort. On lui attribue le livre des Juges , celui de Rutk , et les 24 premiers chapitres du 1er livre des Hois. P.
Samuel véretz, auteur arménien du xiic siècle , né à Ani | Orande - Arménie |, est connu par une Chronologie unir erse lie, depuis le commencement du monde jusqu’en 1179. Cet ouvrage a été traduit et publié en latin, Milan, 181 H, in-4<*. C— -A.
SAMULOCÈNE , colonie romaine dans les Champs Décumates, en Germanie , au-delà du Rhin ; auj. Sulclien (Wurtemberg); on y a trouvé beaucoup de débris antiques, inscriptions, médailles, armes, etc.
SAN-..., c.-à-d. suint en italien et en espagnol (pour, les noms géographiques composés, qui commencent par ce mot, V. le mot à la suite ).
San, rîv. de la Galicie et de là Pologne, sort des monts Karputhes, arrose les cercles de Sanok et de Rzeszow, pas.-e a l’rzémysl, et se jette dans la Vistule.
SA NA , v. forte d’Arabie ( Yémen) , capitale d’un imamat de son nom, à 245 kil. N.-N.-E. de Moka, près de la source de la >hab ; par 15° 21’ lat. N., et 41° 39 long. E.; 40,t)0i) hab. Bel e ville, dont le territoire produit des fruits dé’ieieux. Avant Mahomet, elle avait un temple rival de celui de la Caaba. Au temps de Solünau 11, elle fut assujettie aux Turcs.
SANADON I le P. Noël-Etienne) , savant jésuite , né à Rouen en 1670, in. à Paris en 1733, professa la rhétorique dans différents collèges, fut précepteur du prince de Conti , et. en 1728, bibliothécaire du collège Louis -le- Grand. On a de lui : Carminum lib. iv, Paris, 1715, in-12, poésies pures, élégantes , mais qui manquent d’invention; une traduction d'Horace, 1728, 2 vol. in-4° ou 8 vol. in-12, dont il a disposé les pièces par ordre chronologique, et qui est fidèle, bien qu’un peu prolixe ; il l’a enrichie de notes savantes et ingénieuses. Elle est encore très-estimée. C. N.
Sanadon |l)avid duval-), riche colon de bl-Domingue, parent du précédent , né à la Guadeloupe en 1748 , ni. en 1816, servit sous le comte de Grasse contre les Anglais en 1781, et dans l’armée des princes français émigrés en 1792. Un a de lui des Observations sur l’idée de l'abolilion de la traite, 1789, et un Tableau de la situation des colonies en 1789 , où il se propose de défendre l’intérêt des colonies , en justifiant la traite des nègres. C. N.
SANADROUG, roi d’Arménie, de la dynastie des Arsacides, neveu du roi Abgar, qui lui confia le gouvernement de la Grande-Arménie, 18 ap. J.-C. L’apôtre Thadée le baptisa avec sa fille Santoukhd et la plus grande partie de son peuple, en 33. A la mort d’ Abgar, dont le fils Anaué venait de monter sur le trône d’Edesse (Syrie) , il se proclama roi de la Grande - Arménie, et abandonna le christianisme, qu’il n’avait embrassé que par crainte d’Abgar. Après la mort d’Anané, il s’empara d’Edesse, extermina tous les fils d’Abgar, martyrisa Thadée et sa propre fille. Il rebâtit la ville de Medzpine (Nisibe) , l’orna de magnifiques palais, et éleva au centre sa statue tenant à la main un demer, pour faire comprendre que la fondation de cette ville ne lui avait laisse qu’un seul denier. 11 gagna par des présents l’amitié de l’empereur Néron, et fut tué à la chasse parmégarde, en 67. C — a.
SANBACH , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 35 kil. E. de Chester; 6,400 hab. Fabr. de laine.
SAN-BENITO (de l’espagnol saco benilo , sac bénit), casaque grise ou jaune dont on revêtait ceux que l'Inquisition avait condamnés à être brûlés vifs. Sur cette casaque était représenté un homme couché sur des tisons enflammés, et environné de démons.
SANCERGUES , ch.-l. de caut. ( Cher), arr. et à 25 kil. S. de Sancerre; 652 liai). Exploitation et lavage de minerai de fer aux environs. t
SANCERRE, Stnrunt Cœsaris , s.-préf. (Cher), à 48 kil. N.-E. de Bourges, sur un plateau élevé, à 2 kil. et Sur I i rive g. de la Loire; 2,878 hab. Trib. de lr' instance, collège, société d’agriculture. Gonun. de chanvre, grains, noix, vins, laines, bestiaux. Ville irrégulièrement bâtie, mais entourée de magnifiques campagnes, où 1 ou récolte de lions vins rouges et blancs. En 1152, Sancerre fut érigée eu comté dépendant de la Champagne; Lou’s IX en
acheta de Thibaut de Champagne la suzeraineté en 1226. Ses habitants embrassèrent la Réformation. Devenue place forte, elle fut prise par les catholiques, en 1573 , après 9 mois de siège et une affreuse famine En 1621, ses fortifications furent rasées; il reste une tour du château. Patrie du maréchal Macdonald.
sancerre ( Louis de |, né vers 1342, m. en 1402, perdit son père à la bataille de Crécy, en 1346, fut élevé, par l’ordre de Philippe VI de Valois, avec les enfants du duc de Normandie, se trouva, à 17 ans, au siège de Melun avec le Dauphin (Charles V ), devint le frère d'armes de Du Gueselin et de Clisson, fut nommé maréchal de France en 1369, reconquit sur les Anglais le Poitou, la Saintonge et une partie de la Guienne, reçut le titre de connétable en 1397, et affranchit aussi le comté de Foix et le Périgord de la domination étrangère. 11 fut enterré àS‘-l)enis. sancerre (Jean demiML, comte de). V. bueil. SANCHE , dit Sancion, comte de Navarre, 837 - 857, succéda à Aznar ( V. Navarre) , dont on a cru à tort qu’il était le frère, et fut père de Garsimine.
sanche icr ou sanche -garcie, roi de Navarre, 905- 926, 3e fils de Garsimine, avait été comte de Gascogne dès 872. A son avènement, il céda ce comté à son 2e fils, Garcie-Sanche le Courbé , tige des maisons d’Armagnac, Astarac, Fezensac, etc. Il fit entrer la Navarre dans le mouvement de la croisade contre les Arabes , les battit devant l’ampelune en 907 , signala chaque année de son règne par quelque expédition, vengea, en 921, la défaite que son fils et le roi de Léon avaient essuyée à la Jonquera, et tailla en pièces l’armée d’Abdérame 111. Sou fils ainé, Garcie-Sanche ou Garcie II, lui succéda en Navarre.
sanche il, roi de Navarre, 970-994, fils et successeur de Garcie-Sanche ou Garcie II , remporta plusieurs avantages sur les Arabes, et épousa Urraque, héritière d'Aragon, dont il eut Garcie III.
sanche lll , dit le Grand , roi de Navarre, 1000 1035, fils et successeur de Garcie III, réalisa presque l’unité de l’Espagne chrétienne. Il prépara la grandeur de sa maison par son mariage avec la sœur du comte de Castille et ensuite par la réunion de ce comté, 1028. Une querelle de frontières arma contre lui Bermude 111, roi de Léon. Les évêques intervinrent, et la paix fut conclue ; Bermude donnait sa sœur en mariage à Ferdinand, 2e fils de Sanche. A la mort de ce prince, ses Etats furent partagés entre ses trois fils : Garcie eut la Navarre, P’erdinand la Castille, et Ramire l’Aragcn. H.
sanche iv, roi de Navarre, 1054-76, fils de Garcie IV, périt assassiné, et ne laissa qu’un frère. Sanche Ramirez, roi d'Aragon et cousin de Sanche IV, usurpa alors la Navarre, où il régna de 1076 à 1094, sous le nom de Sanche V.
sanche v, roi de Navarre. V. l'art, précédent et sanchb ramirez.
sanche vi, roi de Navarre, 1150-1194.
sanche vii, roi de Navarre, 1194-1234, se distingua contre les Arabes à la bataille de Tolosa, 1212. Sa sœur, Blanche, porta la couronne de Navarre à Thibaut IV, comte de Champagne.
sanche 1er, dit le Gros, roi de1 Léon et des Asturies, 955-967, fils de Ramire II, et frère et successeur d’Ordo ■ gno III, s’empara de la couronne au détriment de son neveu, fils d’Ordogno. Il alla se faire traiter d’une hydrapisie à Cordouc 11 fut rétabli sur le trône, occupé en son absence par Ordogno IV, avec l’aide de ses alliés Abdéranie III et Garcie de Navarre. H.
sanche ier, roi de Castille, le même que Sanche III de Navarre.
sanche h , dit le Fort, roi de Castille de 1065 à 1073, un des trois fils de Ferdinand 1er, dépouilla scs frères avec le secours du Cid , et mourut en attaquant Zamora , héritage de l’une de ses sœurs. Son frère Alphonse VI lui succéda. H.
sanche ni, roi de Castille, 1157-58, était un des fils d’Alphonse VIII. 11 eut pour successeur son fils Alphonse IX.
sanche iv, dit le Brare, roi de Castille et de Léon, 1284-1295, second fils d’Alphonse X, lui enleva le trône, le garda au préjudice des infants de Lacerda, combattit les Maures, prit Taiifa, avec le secours des Génois, et contint les factions au dedans. II.
sanche ramirez, roi d’Aragon, 1063-94, fils de Ramirez 1er, conquit Barbastro en 1064, usurpa, en 1076, la couronne de Navarre sur son cousin Sanche IV, et mourut au siège de Huesea.
sanche i et il de Portugal. V. ai.phonse i et ni. SANCHEZ (François), grammairien, en latin Sanceiut
SAN
SAN
Brocensis, né à Las Brozns, vge de l'Estramadure, en 1523, m. en 1601, fut l’un des restaurateurs des lettres en Espagne, professa le grec et la rhétorique à l’université de Salamanque, mais se distingua surtout par ses travaux de grammaire. Ou lui doit : Verce brevesque Urammaticie latinw instüutiones, Lyon, 15*52, in-8°; Gramnwtica grœca, Anvers, 1581, in-8®; de Auctoribus intrrprelandis , sive de exercitatione, Anvers, 1581, in-8®, traité de l’art de traduire ; Minerva, se u de cousis linguœ lalinæ, Salamanque, 1587, in-8°, espèce de rhétorique qui a servi beaucoup aux grammairiens modernes: des éditions de dittérents poètes latins; une traduction espagnole du Manuel d'Epictète , etc. Ses Œuvres, moins la Minerva, ont été réunies àGenève, 17(56, 4 vol. in-8°. O — R.
sanchez (Thomas), Jésuite, né à Cordoue en 1550, m. en 1610, directeur du noviciat de Grenade , s’est fait un nom comme casuiste. Ses ouvrages , parmi lesquels on distingue les Disputaticnes de sartclo mutrimonii sacramento, Ont été recueillis en 7 vol. in-fol.. Gènes, 1592.
Sanchez (Thomas- Antonio|, bibliothécaire deCharles III, roi d’Espagne , né à Burgos en 1732 , m. en 1798, a publié une Collection de poésies castillanes , antérieures au xv® siècle , Madrid , 1775 et suiv., 5 vol. in-8°. Ce précieux recueil contient particulièrement le poème du Cia.
Sanchez (François), philosophe et médecin, né à Tuy (Portugal |, m. en 1632, étudia à Montpellier, puis enseigna à Toulouse, Ses Œuvres ont été recueillies sous ce titre : Opéra niedica ; his juncli sont tractatus quidam pliilosophici non insubtiles, Toulouse, 1638, in 4°. On y remarque un traité fameux de Mulliim vobili et prima universuli scienlid : Quod ni il sritur. Le scepticisme que professa l’auteur a été réfuté par Ulrie Wildius, Quod aliquid scitur, Leipzig, 1661, et par Daniel Ilartnach, Sanchez aliquid sciens, Stettin, 1665.
SANCHEZ de: AREVAT.O. V. RODRIGUEZ.
SANCHOXIATHON , écrivain phénicien, né à Tyr ou à Béryte, était hiérophante. On ne sait à quelle époque précise il vécut : les uns le placent au temps de Sémiramis ou de Moïse, les autres en font un contemporain de la guerre de Troie. 11 avait écrit un Traité de la physique d' Hermès , une Théologie égyptienne , et une Histoire ou Théologie phénicienne. Ce dernier livre fut traduit du phénicien en grec, au ne siècle de notre ère , par Hérennius Philon de Byblos ; de cette traduction viennent les fragments de Sanchomathon conservés par Eusèbe dans sa Préparation évangélique, et publiés séparément par Ürelli, Leipzig, 1826, in-H®, et par F. Wagenfeld, Brême, 1837, in-8". Une traduction française avec commentaires par Court de Gébelin parut à Paris en 1773, sous le titre dé Allégories orientales , in 4®. B.
SANCOIXS- JOUY, ch.-l. de cant. (Cher), arr. et 5, 37 kil. E.-N.-E. de Sl-Amand-Montrond, sur le canal du Berry: 2,730 hab. Exploit, de plâtre et de chaux. Comm. de bestiaux, de houille, de bois et de grains.
SANOKOFT (William), né en 1616 à Fresingfield (Suffolk), m. en 1693, perdit, en 1649, par sa résistance à l’Acte de conformité, une bourse qu’il avait à Cambridge , devint archevêque de Cantorbéry en 1677 , et fut privé de cette dignité pour refus de serment à Guillaume III. Il a laissé, en anglais : Politique moderne d’après Machiavel, llorgia, etc., 1652, in-12; Traités divers sur l'histoire et les antiquités de T Angleterre et de l’Irlande, Oxford, 1781 , 2 vol. in-8®.
SANCTIO, nom latin de Seckingen.
SANCT1US, nom latinisé de Sanchez.
SANCTOR1 US , en italien Santorio , célèbre médecin italien , né en 1561 à Capo-d’Istria, m. à Venise en 1636, professa à l’université de Padoue. Il rapportait la santé et les maladies â la manière dont se fait la transpiration. Son principal ouvrage a pour titre : Ars de stalicd medic.inâ , Venise, 1614, et Paris, 1770, in-12. On a recueilli ses œuvres à Venise, 1660, 4 vol. in-4®. Tous les ans le collège des médecins de Venise fait prononcer son éloge.
SANCUS (de sandre , ratifier?), dieu sabin, fils de Jupiter, présidait aux serments. On le nommait aussi Srmo et Fidius. Les Romains juraient par lui eu disant Médius Fidius 11 eut un temple à Rome sur le mont Quirinal; on célébrait sa fête aux noues de juin (5 juin).
SANCY (Nicolas Haklat de ) , homme d’Etat , né en 1546 , m. en 1629 , fut conseiller au parlement , maître des requêtes, capitaine des Cent-Suisses, ambassadeur en Angleterre et en Allemagne , enfin surintendant des finances, charge qu’il transmit A Sully. Il combattit ensuite au siège d'Amiens. Son nom est resté à l’un des plus beaux diamants de la couronne de France (K. Diamants). La versatilité en religion, qu’il montra selon ses intérêts, a inspiré la
satire de d’Aubigné dite Confession catholique de Sanr y. B.
sancy (Achille de iiarlay, baron de), second fils du précédent, né à Paris en 1581 , m. en 1646, parut d’abord avec quelque distinction au barreau, fut pourvu, à 2*> ans, de trois riches abbayes et nommé évêque de l.avaur, quitta bientôt la carrière ecclésiastique pour les armes et la diplomatie, fut ambassadeur à Constantinople de 1610 à 1619, y défendit avec succès les Jésuites accusés de complot contre la vie du sultan , et, à son retour en France, entra chez les Oratoriens. En 1625 , il fut mis à la tète des 12 prêtres de sa congrégation qui formèrent en Angleterre la chapelle de la reine Henriette, dont il était lui-mème confesseur. Promu à l’évêché de S*-Malo en 1631 , il fut un des prélats chargés de procéder contre les évêques du Languedoc qui avaient trempé dans la conspiration de Montmorency, 1632, et un des commissaires de l’assemblée du clergé de 1635, qui provoquèrent la déelaratior. de nullité prononcée contre le mariage de Gaston d’Orléans avec la princesse de Lorraine. B.
sancy, vge (Moselle), arr. et à 12 kil. N. de Briey; 546 hab. 11 possédait un château-fort, pris par Piccolomini en 1639.
sancy (Puy de). V. dore (Mont).
SAND (Christophe), Sandius , fameux socinien , né à Kœnigsberg en 1614, d’un conseiller de l'électeur de Brandebourg, m. en 1680, piofessa ses principes avec un éclat qui causa son exil, et fut réduit à se faire correcteur d’imprimerie à Amsterdam. Son principal ouvrage a pour titre : Nucléus historiée ecclesiasticœ, Cosmopoli (Amsterdam), 1668 , in 12.
sand (Charles-Louis), né en 1795 à Wunsiedel, près de Baireuth , m. en 182C, était fils d’un ancien conseiller de justice prussien, et partageait l’enthousiasme patriotique qui dominait la jeunesse allemande depuis la guerre de 1813 contre la France; il adopta les principes les plus exaltés du Tugendbund ( V. ce mot), et, soit de lui-même, soit que le sort l'eût désigné , alla à Mannheim poignarder Kotzebue ( V. ce mot | , qu’il regardait comme vendu à l’étranger, 1819; il se frappa lui-même avec l’arme encore fumante , mais ne put se tuer, et subit le dernier supplice en 1820.
SANDALES. V. Soi.ea.
SANDAY, île d’Ecosse, l’une des Oreades, au N.-E. de celles d’Eday et de Stronsay; 2,150 hab.
SANDEC (ALT-), v. des Etats autrichiens (Galicie), au confluent de la Dunajetz et de la Poprad, à 13 kil. S.-S.-E. de Neu-Saudec; 3,2l)0 hab.
sandec (NEU-I, v. des Etats autrichiens (Galicie), sur la Dunajetz, à 65 kil. S.-E. de Cracovie, et 266 O.-S.-O. de Lemberg; 5,0*10 hab.
SANDELBOSCH. V. Samba.
SANDERSON. P. Saundeuson.
SANDIUS. V. SanD.
SANDJAK, c.-à-d. en turc étendard, et particulièrement celui de Mahomet, qui, transporté d’Asie en Europe en 1595, sous Amurat 111, est conservé en temps «le paix dans une chapelle du palais du Grand-Seigneur. Ce mot signifie également : administration d’une petite province , d’utie subdivision de pachalik ( lirait) , dont le chef s’appelle snndjukbey. Ce fonctionnaire ne peut faire porter devant lui qu’une seule queue de cheval. D.
SAXDJAR, sultan seljoucide de Perse, un des fils de Mélik-Chah , né en 1086, ni. en 1157 , régna dès 1095 sur le Khoraçan, et, depuis 1115, sur toute la Perse. Sa valeur le fit surnommer te second Alexandre.
SANDOM1R ou SANDUMIERZ, v. murée de la Pologne Russe, au confluent de la San et de la Vistule, qui la sépare de la Galicie, à 220 kil. S.-E. de Varsovie, 84 de Iladom; 4,2-40 hab. Ane. ch.-l. du palatinat de son nom. Évêché. Elle a été la résidence des rois de Pologne.
SANDOMIERZ (Monts de). V. Lysogoky.
SANDOVAL (Prudence de), savant, historien espagnol, évêque de Pampelune, né en 1560 à Valladolid, m. en 1621 , a laissé, une Histoire de Charles-Quint , Valladolid, 1604, 2 vol. in-fol., qui est son principal titre littéraire; c’est un livre écrit avec beaucoup de détails et d'exactitude, en général, mais qui manque plus d’une fois d’impartialité et de critique. Un doit encore à Sandoval une Histoire des rois de Castille et de Leon, de 1037 4 1134, pour servir de continuation à la Chronique d# Moralès , Pampelune , 1634, in-fol.
SANDOVAi. de roxas I François I. V. Derme (duc de).
sandoval, vge d’Espagne, à35 kil. N. -O. de Burgos; 500 hab. Il donnait son nom à une illustre maison , à laquelle appartint le duc de Derme.
SANDKART (Joachim ), peintre, né à Francfort-sur-
SAN
SAN
le-Meiu en 1606, de parents néerlandais, m. en 1688, étudia la peinture à Utreeht, visita ensuite l’Angleterre et l’Italie , et s'établit à Amsterdam. Quoique ses œuvres soient peu recherchées, peu connues maintenant, on avait, à son époque , la plus haute idée de son mérite. Outre ses tableaux d’histoire , il fit un grand nombre de portraits. On a aussi de lui : Académie allemande , Nuremberg, 1675- 1680, contenant des biographies , des appréciations et des portraits, qui donnent uue idée concise des peintres allemands, flamands et hollandais du XVe, du xvie et du xvii® siècles ; Iconoloyia Deorum, ibid. , 1680; Admirunda sculpturœ veteris , ibid., 1680, in-fol.; Romœ antiquœ et novœ Ihentrum, sive genuina acveraurbis juila varios ejusdem stalus delineatio topographtca , ibid. , 1684 , in-fol. , fig. ; Romanorum (unlinalia , ibid., 1685, in-fol. Ces divers ouvrages ont été réunis par Volkman, Nuremberg, 1769-73, 8 part, in-fol. A. M.
SAXDltAS (Gratien Coutstilz de), littérateur, né à Montargis en 1644, m. en 1712, servit comme capitaine dans le régiment de Champagne, et renonça au métier des armes pour se faire écrivain. 11 rédigea , pour les libraires de Hollande , un grand nombre de compilations historiques. La moins mauvaise est une Histoire de la guerre de hollande ne 1672 à 1677, La Haye, 1689. Le Testament politique de Colbert est de son invention.
SANDRE W , nom allemand de Semendria. SAXDROCUTTUS , Indien d’une naissance obscure , fit soulever, après la mort d’Alexandre le Grand, la portion de l’Inde qui était échue à Séleucus, prit la couronne royale à Palibothra, et étendit sa puissance sur les deux rives de 1 Indus, dans tout le Pendjab actuel. Séleucus finit par le reconnaître, en 305 av. J.-C.
SANDWICH (Edouard Montague, 1er comte de). V. Montague.
sandwich (John montague, comte de) , né en 1718, m. en 1792, recueillit des antiquités précieuses pendant des voyages en Italie, en Turquie et en Egypte, fut ministre plénipotentiaire aux congrès de Bréda , 1746, et d’Aix-la-Chapelle, 1748 , et devint premier lord de l'Amirauté. 11 favorisa les voyages de découverte, et Cook donna le nom de Sandwich à un archipel de la Polynésie.
sandwich , brg et paroisse d’Angleterre (Kent), l’un des Cinq-Ports, à 56 lui. E. de Maidstonc, 17 de Cantorbéry , sur la Stour, à 3 kil. de la mer; 3,200 hab. Construction de navires, corderies; comm. de grains, houblon, drôche. Charles 11 l’érigea en comté, 1660 , pour Edouard Montague.
sandwich (Ile et archipel), dans la Polynésie. V. Hawaii.
sandwich (Archipel), groupe d’iles dans l’océan Austral. auS.-E. de la Géorgie méridionale, au N.-E. des Nouvelles-Orcades du Sud , par 59» lat. S. et 29» long. O.; la plus méridionale de ces îles a été appelée Thulé aushale. — Découvert par Cook en 1775.
sandwich, ile de l’archipel de Quiros, par 17° 45’ lat. S. et 166 long. E.; — ile de l’archipel de la Nouvelle- Irlande, par 3» lat. S. et 148° long. E.
SANE, riv. de Suisse. V. Saane.
SANÉ (Jacques-Noël, baron), illustre ingénieur de constructions navales, dit le Vauban de la marine, né à Brest en 1740, m. en 1831, exerça la profession d’ingénieur, fut nommé, en 1793, directeur du port de Brest, puis inspecteur-général du génie maritime en 1800, et entra à l’Académie des Sciences. 11 eut la gloire de créer successivement les divers types de bâtiments de guerre français, supérieurs à tout ce que l’on avait fait avant lui sous le rapport de la marche et de la facilité de la manœuvre. Les étrangers mêmes reconnurent cette supériorité, en adoptant les modèles de Sané.
SANG (Conseil de). V. Conseil des troubles. SANG A, v. murée du Japon, dans l’ile Ximo, à 60 kil. N.-E. de Nangasaki.
SAN-GALLO (Juliano Giamberti, dit), architecte, né à Florence en 1443, m. en 1517, reçut le nom de la porte Sat.-Gallo, dans sa ville natale, pour avoir bâti un monastère aux environs. Parmi ses constructions, on distingue le palais Poggio à Cajano, le dôme de Notre-Damede-Lorette à Rome, et les fortifications d’Ostie.
san-gallo I Antonio giamberti), frère dn précédent, né à Florence, m. en 1534, se distingua aussi dans l’architecture. Il bâtit, plusieurs palais â Montepulciano, et l’église de la Madonna di San-Biogio, chefd’œuvre de bon goût. Ce fut lui qui transforma les ruines du mausolée d’ Ad’ . en, à Rome, en la forteresse nommée château S‘-Ange.
san-gallo (Antonio), neveu des précédents, le plus
célèbre des architectes de ce nom, et en même temps ingénieur, né vers 1482 à Mugello (Toscane), m. en 1546, prit des leçons de Bramante, le seconda dans ses travaux’ et fut adjoint à Raphaël pour la basilique de .-'‘-Pierre, où il montra les talents d’un très -habile constructeur. Il éleva plusieurs palais à Rome, entre autres les palais Sacchetti et Farnèse, restaura de fond en comble l’église de Notre-Dame de Lorette , bâtit les fortifications de Civita-Vecchia, de Pérouse, d’Ascoli, la citadelle d’Ancône, etc. Ou lui doit aussi le fameux puits colossal d’Orviéto.
SANGARIUS ou SAGARIS, riv. de l’Asie -Mineure, prenait sa source dans l’Adareus (auj. Emir- Uaglt] , sur les confins de la Phrygie et de la Galatie, traversait ces deux provinces par un cours très-sinueux, puis arrosait la Bithynie , dont il forma, sous l'empire romain, la frontière orientale, du côté de la Paphlagonie, et se jetait dans le Pont-Euxin. Il était très-poissonneux, et recevait sur la rive dr. le Thymbris ou Tembrogius , sur la rive g. le Bathys et le Gallus. C’est auj. le Sulcaria ou Sakari, chez les d ures A ya la. C. P.
SANGERHAUSEN, v. des Etats prussiens (Saxe), à 66 kil. N.- O. de Mersebourg, au pied des montagnes du Harz; 7,000 hab. Tribunaux. Elle appartenait, à la fin du xive siècle, à la maison de Misnie. De fréquents incendies l’ont presque ruinée. Ecole latine. Fonderie de cuivre, brasseries , salpêtreries , tanneries, poteries , toiles et draps ; grands marchés à blé.
SAN-GIOVANNI (Jean Manozzi dt), peintre, né en 1590 près de Florence, m. en 1638, excella dans les fresques. Doué d’une imagination vive et féconde, et d’une rare habileté de main, il exécuta un très-grand nombre de peintures; on cite particulièrement, au palais Pitti de Florence, les Sciences et les Arts cltassés de la Grèce et recueillis par Laurent de Médicis.
San-giovanni ( Ercole-Maria di), surnommé VEr colino, peintre, né à Bologne, m. vers 1640, imitait à s’y méprendre la manière du Guide, son maître.
SANG-KOl, riv. de l’Empire d’Annam (Tonkin), prend sa source dans la prov. chinoise d’Yun-nan sous le nom de Ho-li-Kianq, coule au S. et au S.-E., passe à Kécho, et afflue à la mer de Chine par le golfe de Tonkin; cours de 1,000 kil.
SA NC LIER, emblème de la nationalité gauloise dès la plus haute antiquité, et pendant la période druidique. Il se mettait au sommet des enseignes militaires, et l’on en trouve l’image sur les monnaies des Aulerques et des Eduens. C’était aussi l’enseigne des Germains, des Celtibériens, et des lllyriens. C. D — y.
SANGOUIR. V. Sanguir.
SANGRU, ancien Sagrus , rivière du royaume d’Italie (Prov. de Chieti), naît p.es de Gioja , et se jetle dans l’Adriatique à 16 kil. S.-E. de Lanciano; cours de 140 kil.
SANGUEL, riv. de la Confédération de la Plata (San- I.uis), reçoit le Rio-del-Diamante, et se joint au Como- Leuvu pour former le Cusu-Leuvu; cours de 700 kil.
SANGUESA, Suessa, v. d’Espagne (Navarre), située à 45 kil. S.- O. de Pampelune, sur la rive g. de l’Aragon; 3,300 hab. Des digues la défendent auj. contre les inon dations, qui y ont été fréquentes-; la dernière eut lieu en 1787. Des inscriptions et des antiquités romaines y ont été trouvées. Fabr. d’eau-de-vie, tissage de laine.
SANGUIN, v. de la Guinée supérieure, sur la Côte des Graines, à 200 kil. N.- O. du cap des Palmes. Les Anglais et les Hollandais y eurent des comptoirs.
SANGUIR, ile de la Malaisie, dans la mer et près de Célèbes, par 3° 43’ 20” lat. N. et 123° 6’ 20” long. E. ; 35 kil. sur 13; 12,000 hab. Ch.-l., Taroum. 11 y a un volcan, et plusieurs peuplades indépendantes.
SANHÉDRIN, conseil suprême des anc. Juifs, composé de 70 membres, siégeait à Jérusalem dans une salle sphérique, moitié comprise dans le Temple, moitié en dehors de cet édifice. Il jugeait les grandes causes, interprétait la loi, délibérait sur les affaires religieuses ou politiques. — En 1806, on appela Sanhédrin l’assemblée des Juifs convoquée par Napoléon Ier pour délibérer sur les devoirs et les droits civils de leurs coreligionnaires.
SANI ou SANO, dieu hindou, qui préside à la conscience, aux destinées, à la transmigration des âmes. Son regard est fatal. 11 a pour attributs le corbeau et le serpent.
SANITIUM , v. de la Gaule (Alpes Maritimes), capitale des Sentiens; auj. Senez.
SANKARA, région de la Nigritie centrale, au S.- O.; au N. des monts Kong. Le Niger y prend sa source.
SANKT-GEORUEN. V. George (saint-).
SAN
SAN
SANLECQUE (.Lacques de), typographe, né dans le [ Bourbonnais en 1573, m. en 1648, élève de Lebé, grava des caractères de musique avec une perfection remarquable pour son temps, et fondit les caractères syriaque, samaritain, chalduique et arabe de la Bible polyylolle de Lejay.
sani.ecque l.lacques de), fils du précédent, m. en 1 «59, partagea '.es travaux et la célébrité de sou père, fut un des hoim.es les plus érudits de son siècle, mais eut la I faiblesse de croire à l’astrologie judiciaire.
Sanlecoue (Louis de|, poete, fils du précédent, né à ] Paris en 1652, m. en 1714, chanoine de Sl®-Geneviève à Paris, et prieur de Gamay, près de Dreux, commença à se faire connaître par des poésies latines, écrivit ensuite ] des satires en vers français, dirigées surtout contre les gens d’église, des épitres, des sonnets, des madrigaux, etc , et i fut exposé aux critiques de Boileau. Ses Poésies ont été recueillies après sa mort, 1714 et 1742, in-12. hiles se distinguent par la facilité, mais ne s’élèvent que de temps en temps au-dessus de la médiocrité par quelques vers heureux.
SAN-MARTIN (Don Juan), né vers 1780 dans la Plata, m. en 1H51, gagna le grade de colonel en combattant contre les Français en Espagne, quitta ce pays après le retour de Ferdinand VII, fut élu général par les insurgés de Buénos-Ayres, entra dans le Chili, dont il assura l’affranchissement par les victoires de Chacabuco et de Maypo, 1818, puis, pénétrant dans le Pérou, prit Lima, 1821, céda avec désintéressement ses troupes et le commandement à Bolivar, et vint se fixer en France, 1822. Depuis ce temps, il resta étranger aux affaires.
SAN-MICIILLI, architecte, ingénieur civil et militaire, né à Vérone en 1484 , m. en 1549, émule de Bramante et des San-Gallo, embellit et fortifia Venise, et toutes les possessions de cette république, ainsi que Parme, Plaisance, et Vérone. Dans cette dernière ville et à Venise, il bâtit plusieurs palais; il éleva aussi les magnifiques tombeaux du Bernbo et de Contarini à Padoue. 11 est l’inventeur, dès 1527, des bastions angulaires, adoptés après lui par tous les ingénieurs.
SANNA/.AR (Jacques), poëte, né à Naples en 1458, m. en 1530, fut surnommé le Virgile chrétien. Après la chute des princes aragonais, dont il était fort 3imé, il accompagna Frédéric 111 en France, et refusa constamment de célébrer Gonsalve de Cordoue, son vainqueur. Ses Œuvres italiennes, composées de l'Arcadia, roman mêlé de prose et de vers, d e Sonnets, de Canzones , de Lettres , etc., ont été recueillies et imprimées à Padoue, 1723, in-4°. Ses OEuvres latines , comprenant le beau poème de Parla Virginis, en 3 chants, et un autre intitulé : Lamentatio de morte Christi, des Eglogues, des Epigrammes , ont été oubliées aussi à Padoue, 1719, in-4». Ce sont des modèles de douceur, d'élégance et d’harmonie; l’auteur les publia pour la plupart sous le nom d'Actius Sincerus, nom qu’il portait comme membre de l’Académie de Pontanus. Colletet a traduit en prose française le de Partu Virginis , Paris, 1646. C. N.
SANNIU, prov. du royaume d’Italie. V, Molise.
SANG. V. Sani.
SANUK, v. des Etats autrichiens (Galicie), à 155 ldi. S. -O. de Lemberg, sur la San; 1,800 hab., dont un tiers juifs. Dépôt de remonte. Source salée et source de pétrole. — Le cercle de Sanolc a 6,039 kilomèt. carrés, et *232,000 bah.
SANQUHAR, brg d’F.cosse, comté et à 44 ldi. N.-N.-O. de Dumfries, sur la Nith ; 1,760 hab. Bonneterie de laine, tapis. Exploit, de calcaire, houille, fer et plomb. Ruines d’une anc. forteresse.
SANS AC l Louis Prévôt de), né à Cognac en I486, m. en 1566, fut placé auprès du jeune Anne de Montmorency I depuis connétable), qu’il accompagna à la défense de Mézières, 1521, commanda ensuite un corps de 16,000 hommes dans le Milanais, se trouva à l’assaut de Novare, au combat de Vigevano, à l’attaque du Pas-de-Suze, à là retraite de Rebec, fut pris à la bataille de I’avie, et parvint à s’ échapper. Chargé de la correspondance de la reinemère Louise de Savoie avec François 1er prisonnier, il devint maréchal, puis gouverneur des enfants de France, détendit glorieusement La Mirandole en 1554, et reçut pour la première fois une blessure à la bataille de Dreux, 1562. ’
SANSANDIXG , v. de la Nigritie centrale (Bambarra ), sur la rive g. du Niger, à 45 kil. N.-E. de Ségo; 11,000 hab. Poudre d’or, toiles de coton.
SANSCRI] , langue sacrée de l’Hindoustan, est auj. une langue morte. Il cessa d'être usuellement parlé, du m* au
vne siècle de l’ère chrétienne. Cette langue, dont paraissent dérivés les idiomes indo-germaniques, est celle dans laquelle ont été écrits les l>i/us, les Pouranas, les lois de Manou, le Ramayana, le Mnhabharata , etc.
SANS-CULOTTES , nom de mépris donné, par les nobles, au commencement de la Révolution, aux gens du peuple et aux meneurs de la populace, qui le prirent ensuite eux-mêmes. Les sans-culottes portaient une carmagnole, des sabots, et un bonnet rouge; c’était l'affectation de la misère. Tout leur temps appartenait à la patrie; dans leurs sections, dans leurs clubs, il ne leur fallait qu’un morceau de pain et des orateurs, et ils restaient jusqu'à minuit, prêts dès le matin à descendre dans la rue, car jamais ils ne firent défaut à l’émeute. Ils escortaient bénévolement les condamnés , et ne quittaient la place de l’exécution que quand la dernière tête était tombée. Le 9 thermidor mit fin à leur règne. Quoiqu’ils aient eu beaucoup de puissance et fait beaucoup de bruit, il ne parait pas que leur nombre à Paris ait dépassé 5,600. Pendant la Terreur, des gens qui n’étaient sans-culottes ni par leur éducation, ni par leurs manières, surtout des fonctionnaires publics et des militaires, se disaient, et signaient, à la suite de leur nom : citoyen sans-culottes. A cette même époque, on appela Sans-Culottides les cinq jours complémentaires de l’année républicaine. J. T.
SAN-SEVER1NO (Robert de), prince de Cajazzo, fut général au service du duc de Milan , François Sforza , le trahit pour Ludovic le Maure, à qui il livra Tortone en 1479, gagna sur Sforzino, fils naturel de F' rançois Sforza, une bataille dite de Due Gemelle, prit ensuite du service dans les Etats de l’Eglise, puis chez les Vénitiens, et mourut en combattant pour eux, 1487.
san-sevekino | Galéas de), fils du précédent, commanda les troupes de Ludovic le Maure , bloqua le duc d’Orléans dans Novare en 1496, puis trahit sou maître, lors de l'expédition dans le Milanais.
San - severino ( Antoncllo de), comte de Marsico, prince de Saleme et grand-amiral, fut un des chefs des barons napolitains soulevés en 1485 contre Ferdinand 1er. Quand cette conjuration eut été déjouée , il s'enfuit en France , et poussa Charles VIII , puis Louis XII, à renverser à Naples la domination des Aragonais.
san-sevekino ( Ferrante de ), 4e prince deSalerne, né à Naples en 1507 , m. en 1568, servit sous Charles - Quint en Allemagne , en Flandre et en Afrique, ch montrant partout la plus grande valeur, commanda l’infanterie italienne à la bataille de Cérisoles, 1544, et sauva le duché de Milan de l’invasion des Français. Il s’opposa, avec tous les barons, à l’etablissement de I Inquisition à Naples; puis, à la suite de démêlés avec le vice-roi Don l’édro de Tolède , il fut cité à comparaître devant l’empereur Charles-Quint, n’obéit pas, se retira à Venise, puis en France, auprès d’Henri II, duquel il obtint d’équiper une flotte qui, combinée avec celle des Turcs, devait attaquer Naples. L’entreprise n’ayant pu s’effectuer, il alla tramer un complot en Toscane pour en expulser les Espagnols. Enfin il embrassa la cause des protestants peudant les guerres civiles de France, et mourut à Avignon. B.
SAN-SEVERO (Raymond de Sangro, prince de), génie extraordinaire pour ses découvertes dans les arts, né àNaplesen 1710, m. eu 1771, fut chambellan deCharles III, suivit d’abord la carrière des armes , se distingua à la bataille de Veîletri, 1744, puis quitta l’état militaire et les honneurs de la cour, pour se livrer tout entier aux sciences. On lui a dû des procédés nouveaux et des découvertes curieuses en peinture, en mécanique, en hydraulique, en typographie, dans la fabrication et la teinture des étoffes, dans l’art du lapidaire, etc. Il imagina pour l’infanterie une tactique qui fut adoptée par le maréchal de Saxe et le grand Frédéric, fabriqua des canons très- légers, un fusil qui pouvait être chargé à poudre ou à vent, trouva une lampe perpétuelle, un moyen de fixer les couleurs sur les ouvrages au pastel , inventa la manière de colorer le marbre dans son épaisseur et d’imiter les pierres fines, fit marcher sur la mer, à Naples, une voiture à 4 roues au moyen d’un mécanisme, etc. Son principal écrit a pour titre : lJ r alita piu aqerole e più utile dt esercizj militari per l infanterin, 2e édif., Rome, 1760, in-fol., fig. B.
SANSON | Nicolas J, géographe, né à Abbeville en 1600, m. en 1667, exerça d’abord le commerce, puis le quitta pour se livrer tout entier à la science, et fut créé par Louis XIII ingénieur en Picardie et conseiller d’Etat. Il a publié un grand nombre de cartes , supérieures à celles de ses prédécesseurs Ortelius et Mercator, mais dans lesquelles il eut le tort de ne pas tenir assez compte des observations astronomiques faites de son temps. Suivant
SAN
SAN
trop aveuglément les longitudes de Ptolémée, et peu instruit I sur les mesures itinéraires des anciens, il donnait encore t à la Méditerranée 300 lieues de trop en longitude , et 400 lieues à l’Asie, erreurs qui ne furent rectifiées que par G. Delisle. fies principaux ouvrages sont : Italien antiques descriplio geograpliica, 1037, in-fol.; t'Ièwpire romain, 1037, en 15 cartes : la France, 1044, in - fol., en 10 cartes, dont 5 latines et 5 françaises; Tables méthodiques pour les divisions des Gaules et de la France, 1644, in-fol.; I Angleterre, V Espagne} T Italie, et T Allemagne, 1044, 4 cartes; le Cours du Rhin, 1040, 9 cartes; Remarques sur la carte de l’ancienne Gaule, 1047 ou 1051, jointes à la traduction de César de Perrot d'Ablancourt ; T Asie, 1652, 14 cartes; Inde i geograpliicus, 16.53; Geographia sacra, 1653 et 1665, in -fol.; l'Afrique, 1056, 19 cartes. Il a laissé trois fils, comme lui géographes et cartographes : Nicolas Sanson, 1020- 1048, géographe du roi, auteur d’un Traité de l'Europe , avec 20 cartes françaises et 9 latines ; Adrien Sanson, m. en 17 18, et Guillaume Sanson, m. en 1703. qui donnèrent de nouvelles éditions des cartes de leur père, sans changements considérables. C. P.
SANSOV1XO (Jacopo Tatti, dit), grand sculpteur et grand architecte, né à Florence en 1479, m. en 1570, étudia sous Contucei de Monte-Sansovino, dont il prit le nom, éleva à Venise la Monnaie, la bibliothèque de S1- Mare, les palais Cornaro et Dolfino, les églises Sl-François-dela-Vigne et Sl-Géminien. Il fut d’ahord sculpteur, et ne débuta dans l’architecture qu’en 1515. Ses œuvres de sculpture sont très-nombreuses : on a de lui, à Venise, les 4 Evangélistes, le tombeau de l’archevêque de Cypre, les bas-reliefs du pavillon Eozzetta , les statues colossales de Mars et de Neptune, les portes de bronze de la sacristie de SLMarc, et, à Rome, dans l’église de S1- Augustin, un groupe de Sle Anne, la Vierge et l'enfant Jésus. « Aucun architecte, dit Quatremère de Quincy , n’eut plus que Sansovino de grâce dans le style, de correction dans les détails, de noblesse dans l’invention, de fécondité dans les idées. » B.
SANS-SOUPI, château royal des Etats prussiens (Brandebourg |, â 2 kil. N.- O. de Potsdam, sur une colline. On y conserve la bibliothèque de Frédéric II, qui le fit construire en 1745 par l’architecte Knobelsdorf, et en prit le nom de philosophe de Sans-Souci dans ses poésies françaises. C’est dans ce château qu’il mourut. Les deux ailes ont été rebâties par I’ersius, en 1844. Un y remarque une belle galerie de tableaux. Un vaste parc et tme magnifique orangerie accompagnent le château.
sans-souci | Enfants). V. enfants.
SANTA-..., c.-à-d. sainte en italien et en espagnol.
( Pour les noms géographiques composés, qui commencent ainsi, V. le mot à la suite.)
Santa ou f a ni ll a , v. du Pérou (Libertad), près de l’embouchure de la Santa ou Tombo, par 8" 59’ 3” lat. S., et 81° 0’ 51” long. O. — Incendiée en 1685 par les Anglais.
SANTABAKÈNE (Théodose), abbé à Constantinople en 877, et favori de l’empereur Basile Ier, soutint le patriarche Pliotius contre S1 Ignace , et faillit , par ses calomnies, faire périr Léon, fils de l’empereur. Quand le jeune prince arriva au trône , Santabarène eut les yeuv crevés, et fut enfermé dans un couvent, où il mourut.
SaNTA-CRUZ (Alvarez de Bassano, marquis de), amiral espagnol sous Charles- Quint et Philippe II, contribua â la prise de Tunis sur Barberousse, 1535, s’empara de Penon-de-Velez , 1564, combattit â Lépante en 1571, vainquit en 1582, près des Açores, Philippe Strozzi, chef de la Hotte française qui soutenait les droits du prieur de Crato au trône de Portugal, et souilla sa victoire par le massacre de tous les prisonniers. Nommé chef del’^rmada ( V. ce mot ), il mourut avant l’expédition, 1587. R.
San! a - cuuz- ue -m arzenado ( Alvar, marquis de ), né vers 1687, d’une illustre maison des Asturies, m. en 1732. Après avoir soutenu bravement, dans la guerre de la Succession d’Espagne, la cause de Philippe V en Espagne et en Sicile, il devint ambassadeur à Turin, puis en France. En 1732, il fut l’un des généraux chargés de l'expédition contre Uran, dont les Maures s’étaient emparés en 1708 ; nommé gouverneur de la ville reprise, il fut massacré par les Maures dans une sortie. 11 a laissé : Réflexions militaires, 'Vw\n, 1724, Il vol., traduits en français par Vergy, Paris, 1735. C’est une espèce de traité sur les qualités d’un bon général, et sur l’art de faire la guerre. R.
SANTANDEll, For tus Rlendium , Fanum S. Andreœ, v. forte d’Espagne (Vieille-Castille), ch.-l. de la prov. de son nom , â 408 kil. N. de Madrid; par 43° 27’ 52” lat. N., et 6° 8’ long. O.; 30,200 hab. Evêché snffragant de Burgos. Tort militaire et de commerce sur le golfe de
Biscaye ; école de navigation. Manuf. de tabacs; fabr. dechapeaux, chandelles, papier, toile à voiles, liqueurs ; tanneries, raffineries de sucre. Cette ville a beaucoup perdu pour le commerce depuis l’indépendance de l’Amérique méridionale; grand commerce de laines et de farines avec le
N. de l’Europe. Manufact. de tabac, raffi lerie il" ,-ucre , distilleiies, tanneries, minoteries, etc. Aux environs sont des mines de fer, et une fonderie royale pour la marine. Santander fut pris par les Français en 1808. — La province ou intendance de Santander, entre celles de Palencia et de Burgos au S., les prov. Basques â l’E., l’Atlantique au N., et les Asturies â l’O., a 5,471 kil. carrés, et 219,966 hab. Sol montagneux et peu fertile. Mines de fer, cuivre, calamine. Pêche productive.
SANTANDER (NOUVEAU-). V. TAMAULIPAS.
SANTAREM , Sealubis, Præsidium J'ulium, v. de Portugal (Estramadure), à 100 kil. N.-E. de Lisbonne, sur une montagne à la droite du Tage; 8,000 hab. Ecole de théologie. D’un de ses quartiers, nommé ta Merveille , la vue s'étend jusqu’à Lisbonne. Enlevée aux Maures par Alphonse 1er en 1147; les rois y résidèrent depuis Alphonse 111 , qui lui accorda, eu 1254, de grands privilèges, jusqu’à .Jean 1er. Elle occupe la première place aux Cortès, et fait avec Lisbonne un grand commerce de blé et d'huile. Ati vge d'Arzinheira, qui est voisin, il y a une grande fabr. de pierres à fusil.
SANTAREM, v. du Brésil (Para), sur la rive g. de l’Amazone, près de l’embouchure du Tapajos, à 900 kil.
O. - S.- O. de Para ; 3,000 hab.
Santarem | Emmanuel-François de darros y souza, vicomte de), homme d’Etat et géographe, né à Lisbonne en 1790, m. à Paris en 1856, appartenait à la haute noblesse portugaise qui prit, en 1828, le parti de Don Miguel , fut nommé , par ce prince , ministre des affaires étrangères, et, en cette qualité, traita avec l'amiral français Roussin, lorsque celui-ci, en 1831, força l’entrée du Tage pour obtenir les satisfactions dues à des citoyens français maltraités Lorsque Don Miguel eut été chassé par Don Pedro, 1833, et forcé de s’exiler du Portugal, 18.34, Santarem ne voulut pas profiter de l’amnistie offerte aux Miguélistes, et se réfugia à Paris, où il s’occupa d’histoire et surtout de géographie. Ses principaux ouvrages sont : Introduction au tableau élémentaire des relations diplomatiques et politiques du Portugal avec les differentes puissances du mandef depuis le commencement de la monarchie portugaise jusqu’à nos jours , en portugais, Paris, 1836 et 1842; Lettre à M. de Navnrrette sur les ouvrages d’Améric Vespuce, 1835, et, avec des notes additionnelles, 1836 et 1837; Mémoires sur les connaissances scientifiques de D. Juan de Castra, 1838; Biographies de Vasco de Gaina et de D. Henri le navigateur ; Note sur le cosmogrophe Philippe tluillem, 1840; Mémoires sur les institutions politiques , administratives, militaires et législatives des colonies anglaises, 1840; Chronique de la découverte et conquête de la Guinée , par G. de Azurara, en portugais, 1841; Notice sur André Alvarez d’Almada et sa description de la Gui"ée , Paris, 1842; Recherches sur la découverte des pays silués sur la côte occidentale d' A friipie au-delà du cap Bajador, et sur tes progrès de la science géographique après les navigations des Portugais au, xve siècle, Paris, 1842, accompagné d’un Allas de mappemondes et de cartes hydrographiques el historiques depuis le XIe siècle jusqu'au xvne. Ces ouvrages, tirés des archives de Portugal, sout remplis d’érudition ; dans le dernier, le plus important de tous, l’auteur, égaré par l’esprit de système et le patriotisme, cherche à démontrer que les Européens n’ont rien connu au S. du cap Bojador avant les découvertes entreprises par les Portugais sous les auspices de D. Henri : il a été réfuté par M. d’Avezac dans les Nouvelles Annales des voyages, 1845-46. La plupart des ouvrages de Santarem ont été publiés en totalité ou en partie dans le Bulletin de la Société de géographie de 1835 à 1842. C. P.
SANTA-ROSA (Santorre , comte de), né à Savigliano en 1783, d’une famille récemment anoblie, m. en 1825, entra de bonne heure dans la carrière militaire, l’abandonna pour l’administration pendant la réunion de son pays à la France, eut un emploi important au ministère de la guerre , à Turin, après la restauration de la maison de Savoie , fut un des chefs de la révolution des Etats sardes en 1821 , et devint miristre de la guerre après l’abdication du roi Victor-Emmanuel. Mais bientôt, mal secondé par les principaux chefs de l’armée, qui refusèrent d'exécuter ses ordres , il fut obligé de fuir à l’approche des Autrichiens , passa en France sous le coup d’une sentence de mort, n’y trouva que persécutions, alla combattre dans, les rangs des Grecs, et périt, les armes à la main, dans 1 ile-
SAN
SAN
de Sphactérie. Il a laissé : De la Révolution p iémontaise , Paris, 1821, in-8°.
SANTÉE , rivière des États-Unis, naît dans les Montagnes Bleues, coule à l’E. à travers les deux Carolines, et se jette dans l’Atlantique; cours de 200 kil.
SANTEN, v. des Etats prussiens. V. Xanten.
SANTENAY, vge (Côte-d’Uri, arr. et à 15 kil. S. -O. de Beaune ; 1,577 hab. Excellents vins rouges. Eaux minérales salines, fréquentées dans la saison.
SAXTERRE (Jean-Baptiste), peintre d’histoire, né à Magny en 1651 , m. en 1717 , élève de Bon Boullougne, se fit une loi , tout en suivant les leçons de son maître , de prendre la nature pour guide. Un tableau de Susunne, maintenant au musée du Louvre, lui ouvrit les portes de l'Académie, en 1704. Adam et Eve, la Madeleine , et Sle Thérèse en extase, sont aussi des morceaux estimés. Santerre est bon coloriste, et dessinateur correct; il excelle dans les études de femmes. B.
santkkke iClaude), maître brasseur du faubourg Saint- Antoine à Paris, né en 1752, m. en 1808, se rendit fameux parmi les démagogues au début de la Révolution. Il prit une part active à l’enlèvement des armes dans les arsenaux , à la prise de la Bastille , à l'émeute du Champ-de- Mars, 1791, qui avait pour but de provoquer la déchéance du roi , conduisit le faubourg S1- Antoine aux insurrections du 20 juin et du 10 août 1792, et fut nommé, par la Commune, général de la garde nationale parisienne, immédiatement après l’assassinat de Mandat. C’est en cette qualité qu’il accompagna Louis XVI à la Convention pendant son procès, et qu’il le conduisit à l’échafaud, où, par un roulement de tambours, il l’empêcha d’adresser ses dernières paroles au peuple. Commandant d’un corps d’armée en Vendée, son inexpérience, ses fautes, sa défaite à Coron, près de Chollet, le couvrirent de ridicule. Arrêté à son retour, comme orléaniste, il sortit de prison au 9 thermidor, et, depuis, il ne joua aucun rôle.
Santkkke, Sancteriensis paqus, petit pays de l’ancienne France l Picardie), divisé en Haul-Sunlerre, où étaient Péronne, Bray, Chaulnes, et Ras-Snnlerre , où étaient Montdidier et Koye. Il forme auj. la partie S.- E. du département de la Somme et quelques portions de celui de l’Oise.
SANTEUL ou SANTEUIL (Jean de), chanoine de S*-Victor à Paris , et célèbre poète latin , né en 1530 , m. en 1597 , révéla de bonne heure son talent pour la poésie latine. Il traita d’abord des sujets profanes , puis, sur les observations du clergé , se renferma exclusivement dans les sujets religieux. Ce fut alors qu’il composa ces belles hymnes à l’usage de l’église de Paris , et qui , avant la récente introduction du rit romain , étaient chantées dans tous les diocèses de France. Il composa aussi des inscriptions pour plusieurs de nos monuments publics ; elles sont remarquables par leur concision et leur pureté. On lui doit encore des Epigrammes, dont le bon sens plus que le trait fait le caractère. Santeuil suivit aux Etats de Bourgogne le due de Bourbon , qui l’honorait de son amitié. Saisi , à la suite d’un repas, d’une colique violente, il mourut à Dijon. Ou a prétendu que , pour animer sa verve, on avait mêlé dans son vin quelques prises de tabac d'Espagne. Son esprit original, ses bizarreries et ses saillies, le firent presque autant rechercher que son talent. Ses Hymnes, imprimées d’abord en 1 vol. in-8°, Paris, 1885, puis en 3 et en 4 vol. in-12 , ont été traduites en vers français par l’abbé Saurin , Paris , 1842. Ses Œuvres profanes forment 3 vol. in-12, Paris, 1729. On a publié un Santohana , recueil de bons mots de Santeuil et d’anecdotes apocryphes. C. N.
• SANTIIALS , ancien peuple de l’Hindoustan , habitaient primitivement la vallée du Gange. Refoulés dans les bois et les montagnes par les invasions dont le pays fut le théâtre depuis le xe siècle av. J.-C. , ils n’ont reparu dans les plaines que depuis la domination anglaise. Une insurrection a éclaté parmi eux en 1855 , et a été vigoureusement réprimée. B.
SANTIAGO, en français Saint-.larques de Compostelle , y. d’Espagne ( Galice) , prov. et à 40 kil. S. de la Corogne, sur la Sar, et au pied du mont Pedroso; 23,752 hab. Archevêché et université, bibliothèque publique, hôpital royal, monnaie. Fabr. de dentelles communes ; tanneries. Comm. d'images saintes et de chapelets. Aux environs, nombreuses papeteries. — Cette ville , célèbre par son pèlerinage, se forma au ixe siècle autour du sanctuaire qui renfermait le corps de S1 Jacques, patron de l’Espagne; son nom de Compostelle [Campus slelltr ) lui vient de l’étoile miraculeuse qui, selon la légende , indiqua le tombeau de l’apôtre. Elle fut prise par les Maures en 997. L’évêché d’iriense y fut transporté vers 840. La magnifique cathédrale de Santiago fut commencée en 1082; elle est double,
et l’église souterraine renferme le tombeau du saint ; son Irésor, enrichi des dons des princes d’Espagne et même étrangers, est très-curieux. Cette ville fut la capitale de la Galice et le chef-lieu de l’ordre des chevaliers de ^-Jacques. Charles-Quint y convoqua les Cortès en 1520. Les Français L’occupèrent de 1809 à 1814.
Santiago, v. capitale du Chili, sur le Maypoeha ou Topocalma, à 2,500 kil. S.-S.-E de Lima, 1,8'>0 0. de Buénos-Ayres , par 33" 26’ 30” lat. S. et 73» 4’ 15” long. O. ; 90,01)0 hab. >iége du gouvernement, ch.-l. d'un département de son nom; archevêché, Institut national, musée, université, lycées, bibliothèque, monnaie, banque; écoles des arts et métiers, d'agriculture. Consulat français. Chemin de fer pour Valparaiso depuis 1855. Située sur un plateau elevé et sous un beau climat, la ville est régulière et bien bâtie, on y remarque surtout l’église Sl-Domiuique, raiie.cn collège des Jésuites, la monnaie, et la belle promenade de l’Alameda. Fabr. de poteries vernissées, ébénisterie, sellerie, serrurerie, etc. Mines d’or aux environs. Tremblements de terre fréquents : ceux de 1822 et de 1829 l’ont surtout désolée. Fondée en 1541 par Pedro Valdivia. — Le département ou Etat de Santiago, au centre du Cltdi, au S. de celui d’Aconcagua, à l’O. des Andes, est un riche pays, surtout par ses mines d’or (200 au moi n-) ; v. pria opales : Santiago, Valparaiso, Sauta* Cruz, Roneagua, l’iltil; 293,000 hab.
saN'iiago, ile de l’Afrique portugaise (Cap-Vert), 55 kii. sur 22; 20,000 hab. Ch.-l., Vitla-da-Praya.
S A NT 1 A GO- Il E- A LAN III OU SAN Tl AGO- 1JE-V EK AG II A, V. de
la Nouvelle Grenade, ch.-l. de la province de Vcragua, dans l’Etat de Panama; 5,000 hab.
SANTlAGo-OH-ciJli v, v. de l’ile de Cuba, ch.-l. du département de T Est, à l’embouchure d’u e rivière de sou nom, à 800 kil S.-E. de la Havane, par 19° 57’ 27" lat. N., et 78° 12' 27" long. O. ; 35,000 hab. Archevêché. Beau port, défendu par le château du Morro L’air y est malsain, et Ton y manque d’eau. Export, de minerai de cuivre, sucre, tabac, café, rhum. — Cette ville, fondée en 151 4 par Diego Vélasquez, a été la capitale de T ile jusqu’en 1589. Ravagée par un tremblement de terre en 1852.
SANTIAGO OU S \N-Y AGO-DE-LOS-CA I1A LLEIIOS, ville de l’ile d’Haiti, sur la rive droite du grand Vaque, bien percée, dans la colonie Espagnole, â 177 kil. N.-Ü. de Sl-Domiugue ; 10,000 hab. environ.