SAT
S Aï
Arabes, devenus musulmans, mirent la Perse sous leur joug par leurs victoires de Kadésiah, 636, et de Néhavend, 641. V. Perse. D.
SASSAKI, v. de i’ile de Sardaigne, vers la côte N., à 160 kil. N. -O. de Cagliari; 23,672 bab. Ch.-l. de province et de cour d’appel; archevêché depuis 1411; tribunaux civil et criminel. Université fondée eu 1765 par Charles-Emmanuel 111 ; collège, bibliothèque. On remarque un châteaufort, élevé par les Espagnols en 1330, la cathédrale, la jolie fontaine de llo-ello. J.es environs sont très-beaux. Porto- Torrès, à 16 kil. de là, lui sert de port. Oomm. d'huile et île tabac. Elle fut saccagée par les Génois eu 1156, et par les Français en 1527. — Prov. de Sassari. V. Suppl.
SASS15ACH. V. Sasuach.
SASSENAGE, ch.-l. de cant. (Isère), arr. et à 10 kil. O. de Grenoble, sur le Furon: 1,200 liai). A ix environs sont les cur euses grottes d’Engins. Comm. de fromages trèsrenommés. Près de là on voit les cuves ou grottes de Sassenage, séjour de la fée Mélusine, selon les traditions.
SaSSI (Joseph-Antoine), en latin Suxius, philologue et antiquaire, né à Milan en 1675, m. en 1751, fut recteur du collège Ambrosien, et conservateur de la bibliothèque Borromée. Il prit une part active à la publication du recueil intitulé : lierum italicarum seriptores, et donna seul, entre autres ouvrages : de Sludiis liltemriis Mediolanensium antquis et noms. Milan, 1729, in 8°, ouvrage savant et curieux ; Ardiiepiscoporum Mediolanensium sériés historico-chro • nolo lieu..., iïud., 1755, 3 vol. in-4°.
SASSO- FERRATO, Juficum, v. du roy. d'Italie, prov. et à 60 kil. S.-(). d’Ancône; 7,981 hab. Elève de vers à soie. Pâtr e de Barthole et de Reroui.
Sassk-fekrvto (Giovanni -Battista Sat.vi , dit n.), peintre, né à Sasso-Ferrato (Marche d’Ancône) en 1605, m. en 1665, fut élève du Dominiquin et imitateur de Raphaël. Ses tableaux sont pleins d’énergie et de sentiment; il dessine correctement, et drape avec élégance. Le musée du Louvre a île lui : la Vierge-et l'enfant Jésus endormi, l' Assomption de la Vierge, et la Vierge en prière.
SASSUOLO, v. du royaume d’Italie, à 15 kil. S. -O. de Modène, près de la rive droite de la Secchia; 6,427 hab. Château ducal. Salses ou volcans de boue.
SASVAR, brg de Hongrie (Neutra), à 24 kil. S. de Skalitz. Couvent de Paulistes.
SATADUU , v. et pays du Sénégal , sur le Falémé.
SATALA , anc. ville de la Petite-Arménie , vers le N. , sur la branche septentrionale de l’Euphrate; auj. Erzingan ou Erz- Inghian.
SATAL1È11. V. Adalia.
SATAN |de l’arabe chéithan , dérivé de chathana , être rebelle | , génie du mal , puissance infernale dont il est souvent parlé dans la Bible et dans le Coran. Les musulmans l’appellent aussi Iblis. D.
SATAKAII ou SETARAH , v. de l’IIindoustan anglais I Bombay ] , sur un roc escarpé , à 96 kil. S.-S.- E. de Pounab. Forte citadelle. Prise en 1818 par les Anglais, qui détrônèrent le dernier de ses radjahs en 1839. — L’ancien Etat de Satarah avait 28,100 kil. carr., et 1,500,000 hab.
SA TE. V. Sati.
SATERLANI), petit pays du duché d’Oldenbourg, dans le N. -U. du cercle de Kloppenburg; 1,800 hab. On y parle encore l'idiome anglo-saxon.
SATGoNG, anc. (langes regia , v. de l’Hindoustan anglais ! Calcutta |, sur l’Hougly , à 6 kil. d'Hougly. Jadis résidence des rois du Bengale.
SATIIMAR, comitqt de Hongrie. V. Szathmar.
SA 1 1 ou SATIÏ, déesse égyptienne de second ordre, émanation de Neith, et maîtresse des régions inférieures. Son image figure surtout sur les monuments funéraires; elle est a genoux , et semble prendre un épervier, symbole de l’âme des morts.
sa ri , femme de Siva, se je^a dans le feu , d’après la mythologie indienne, lorsqu’il fut insulté par son beaupère. Son nom , qui signifie Pieuse , fut appliqué à toutes les veuves qui se brûlaient sur le bûcher de leur mari.
SAT1CULA , auj. Cpserta-Vecrhia, v. de Campanie, à l'E. de Cnpoue , sur les confins du Samnium.
SAT1LL1EU , ch.-l. de cant. I Ardèche), arr. et à 26 kil. N.- O. de Tournons 824 hab. Fabr. de draps grossiers. Comm. de bois de charpente.
SATKAPENESj anc. peuple de la Médie, entre la Babylonie et la Susiane.
SATRAPES, nom persan qui signifiait originairement amiral ; on le donna ensuite aux gouverneurs de province, chargés, dans l’ancienne monarchie des Perses, de l’administration civile et de la perception des impôts ; puis on le donna aux généraux et aux gouverneurs qui réunissaient
le pouvoir civil et militaire. Ils acquirent alors des richesses immenses, et tendirent à se rendre indépendants.
SATRIANO, v. du royaume d’Italie (Prov. de Catanzaro), à 15 kil, S. de Squillaee; 2,795 lmb. — v. du royaume d’Italie (Potenza), à 12 kil. S. -O. d’Acerenza. Jadis évêché, réuni auj. à celui de Campagna.
SATRICUM , anc. ville du Latium , chez les Volsques, au S.- E. et à 30 milles ( 44 kil. ) environ de Rome. Ou conjecture que c'est auj. Rocca Massiina, entre les voies Appienne et Latine, vge avec ruines d’antiq"cs mvrailles polygonales.
SATTARAH. V. Satarah.
SATUR (SAINT-), vge (Cher), arr. et à 3 kil. N.-E. de Sancerre, sur la rive g. de la Loire; 1,214 hab. Bons vins rouges et blancs ordinaires. Ce vge, jadis fortifié, se forma autour d’une abbaye fondée en 463 ; on remarque encore le chœur de l’église.
SATURE1UM, anc. ville d’Iapygie, près de Tarente, avait des haras renommés.
SATURNALES (les) , Saturnalia , fête de Saturne chez les anciens Romains. Elle revenait annuellement le 16 des calendes de janvier (17 décembre). Sa durée fut d’abord d’un jour, puis de 3 jours après la réforme de l’année par Jules César; Auguste la porta à 4 jours; Caligula à 5; enfin elle fut de 7 jours par l'adjonction des Sigillaires ( V. ce moi). C’était une férié générale : les affaires publiques et privées demeuraient suspendues ; tout le monde se visitait, s’envoyait réciproquement des présents, se livrait à la joie et aux festins; les esclaves étaient comme affranchis ; ils couraient dans la ville par bandes, en criant, chantant et buvant, et vivaient avec leurs maîtres sur un pied d'égalité; quelquefois même un maître et ses amis se faisaient , dans un festin , les serviteurs de leurs esclaves. — On attribue l’institution des Saturnales à Numa , à Tarquin le Superbe, aux consuls A. Sempronius et M. Minucius , l’an 258 de Rome ; une autre tradition faisait remonter cette fête au règne fabuleux de Janus , époque de l’Age d’or, temps d’égalité , que la férié avait pour but de rappeler. Quoi qu’il en soit , on la célébrait non-seulement à la ville , mais dans les campagnes et à l’armée. Les Saturnales furent abolies, ou du moins interdites aux chrétiens, par le canon 39 du concile de Laodieée. C. D — y.
SATURNE, en grec Krnnot, fils d’Uranus, et de la Terre ou Rhéa, qui devint sa femme, eut pour fils Jupiter, Neptune et Pluton, et pour filles Junon, Vesta, Cérès. Il est aussi le père du centaure Chiron. Son histoire, moitié grecque , moitié italique , se passa d’abord au ciel, puis sur la terre. Au ciel, il détrôna son père, et lui succéda. Selon les uns , pour échapper à la mort qu'il doit recevoir d'un de ses enfants, il dévore Vesta, Cérès, Junon, Pluton, Neptune; sa femme lui fait avaler une pierre emmaillottée à la place de Jupiter, et lui fait rendre les autres à l’aide d’un breuvage violent. Selon d’antres , il promet à Titan , son frère aîné , de dévorer ses enfants mâles pour lui laisser le trône après lui; Titan apprend que, par la supercherie de sa mère, Jupiter est en vie: il attaque Saturne , et le jette en prison. Délivré par Jupiter, alors âgé d’un an, et rétabli sur son trône, Saturne tend bientôt des embûches à son fils , est de nouveau renversé par son libérateur même, et chassé du ciel. Il arrive sur un vaisseau à l’embouchure du Tibre, est accueilli par Janus , roi du pays , épouse sa fille Vénilie, civilise les hommes encore sauvages, leur donne des lois , leur apprend la culture. Le pays où il s’est caché prend les noms de Latium | Latere ), et de Satumia Tellus; son régne est appelé Vdge d'or. Le culte de Saturne était peu développé en Grèce, mais très-célèbre à Rome. Dans son temple, situé au pied du Capitole, était enfermé le trésor public. Ses fêtes sont fameuses; elles s’appelaient Saturnales ( V. ce mot l. On trouve Saturne représenté sous les traits d'un vieillard nu jusqu'à mi-corps; il tient souvent la harpe, instrument avec lequel il blessa son père Uranus. Envisagé comme planète, il a souvent près de lui un globe , et il est censé exercer une mauvaise influence. Dieu du temps , il a pour attributs la faux, le crocodile, le sablier, de grandes ailes, etc. La fable de Saturne dévorant ses enfants semble être le symbole du temps qui détruit tout ce qu’il a édifié.
Saturne itemple de), temple fameux de Rome ancienne. Il était situé sur le Forum romain, au débouché du Clivus Capitolin , et renfermait le Trésor de l’Etat et toute l'administration des finances. Tullus Hostilius le bâtit, et Valérius Publicola, consul l'an 245 de Rome, 508 av. J.-C., y établit le Trésor. C. D. — y.
SATURNIA, vge de Toscane, à 11 kil. N. de Manciano, sur l'Albegna. Bains d'eaux thermales, sulfureuses *t minérales. Restes de murs cyclopéens.
SAU
SAU
SATURNIE , Saturnin , nom de l’Italie dans les poëtes , parce qu’elle avait servi de retraite à Saturne.
SATURNIEN (Mont). V. Collines de Rome.
SATURNIENS, secte de Gnostiques, ainsi nommés de tour clief Saturnin, disciple de Simon le Magicien et de Basilide.
SATURNIN ou SERNIN (Saint) , martyr vers 250. Il prêcha l’Evangile dans les Gaules, et fut le premier évêque de Toulouse. Les prêtres des idoles le firent attacher par les pieds à un taureau furieux, qui l’emporta et lui brisa la tête sur les marches du Capitole. Fête, le 29 novembre.
satuknin (Saint), prêtre d’Afrique, martyrisé à Carthage avec S1 Datif vers 304. Fête, le 11 février.
satukni n ( SAiNT-i, vge ( Vaucluse ), arr. et à 10 kil. N. d’Apt; 1,09 hab. Comm. de truffes.
SATU RNIN'US ( Lucius-A puléius ) , fougueux démagogue romain, contribua, pendant son tribunat, l’an 051 de Rome, 102 av. J.-C., à faire obtenir à Marius son 4* consulat. Poussé par celui-ci , il demanda un second tribunat , •en 100, et égorgea Nonius, qui lui avait été préféré. Voulant payer ses complices , il fit passer un plébiscite pour distribuer du blé et des terres au peuple, et força Métellus, qui refusait de jurer l’exécution de ce plébiscite, de partir pour l’exil. Espérant couvrir ses actes de la popularité du -nom des Graeques, il fit nommer tribun un prétendu fils de Tibérius Gracchus. En même temps, il voulut faire donner le consulat à son complice Glaucia, et lança sa bande sur Mennnius, qui l’avait emporté. Ce nouvel attentat ayant soulevé tout le monde contre lui , il s’empara nuitamment du Capitole ; Marius lui-même vint l’y assiéger. Saturninus se rendit, et fut lapidé , en 99. O.
satukn in rs iPublius-Sempronius), excellent général de Gallien et gouverneur de l’Egypte, fut, malgré lui, proclamé empereur par ses troupes en 263 , donna beaucoup de preuves d’activité et de courage, et périt victime de leur fureur, en 267, parce qu'elles le trouvaient trop rigide.
Satukmmis iSextus-Julius) , Gaulois d'origine, se distingua d'abord comme orateur, puis embrassa la profession des armes, parvint rapidement aux premiers grades, et, sous Aurélien, pacifia les Gaules et l’Espagne, et chassa les Maures de la province d’Afrique. En 2HO, sous le règne de Probus, les habitants d’Alexandrie lui décernèrent la pourpre; bientôt abandonné, il fut massacré dans Apamée par les soldats de Probus, après quelques mois de régne.
SATi'KMNUS, usurpateur du pouvoir dans les Gaules au temps de Constance 11 et de Julien, 350-363. On ignore sa vie.
SATYRES, Satyri, suivants de Bacchus, dans la mythologie grecque , où ils représentent allégoriquement la vie joyeuse et déréglée des adorateurs du dieu du vin. Dans les fêtes orgiaques, ils apparaissaient armés de coupes, en agitant le thyrse. Us aimaient le chant, jouaient de la flûte, frappaient sur des cymbales, se mêlaient aux chœurs et aux danses des Dryades ou des Nymphes, qu'ils efl rayaient souvent de leurs poursuites brutales. On les confond fréquemment avec les Pans et les Sylvains , divinités champêtres des Latins. Les poëtes et les artistes de l’antiquité s’accordent à représenter les Satyres avec les cheveux hérissés, le nez camus et épaté, les oreilles pointues, le cou couvert d’excroissances semblables à de petites cornes, et une queue de bouc. Dans le drame satyrique, la danse des Satyres avait un nom particulier, la Sicinnis. B.
SAU , nom allemand de la Save.
SAUCEROTTE I Nicolas ) , chirurgien, né à Lunéville en 1741, ni. en 1 H 1 4 , fut chirurgien à l’armée d’Allemagne dès 1760 , chirurgien ordinaire du roi de Pologne en 1764, chirurgien-major de la gendarmerie et lithotomiste en chef du duché de Lorraine en 1779. 11 eut la direction supérieure du service de santé à l’armée du Nord en 1794, devint membre du conseil de santé , et associé de l'Institut. Ses travaux sur la taille , les soins à donner aux femmes enceintes, l’éducation physique des enfants, sonttrès-remar- -quables ; son Mémoire sur les fractures du crâne fut couronné par l’Académie de chirurgie en 1769. Ce grand praticien n’a laissé qu’un ouvrage, intitulé : Mêlant feu de •chiruryte , Paris , 1801 , 2 vol. in-8ü. D — o.
SACCOUKT-EX-VIMEU, vge 'Somme), près d’Abbeville. Louis 111 y remporta , en 881 , une victoire sur les Danois : dos chansons qui la célébraient restèrent longtemps populaires dans le pays.
SÀl’DHE . Seilem , riv. de France, naît dans le département de 1 oir-et-( ber, passe à Romorantin, et se jette dans le Cher, près de Selles; cours de 130 kil.
SAl GERTI1.S , v. des Etats-Unis (New-York), à 84 kil. S. d’Albuny , sur l’Hudsou; 6,300 hab.
SAUGUES , ch.-l. de cant. (Haute-Loire ) , an\ et à 42 kil. S. -O. du Puy; 1,820 hab. Fabr. de fromages, élève de bestiaux. On remarque la tour du clocher , avec une sonnerie curieuse.
SAUJON, ch.-l. de cant. (Charente-Inférieure), arr. et à 26 kil. O.- S.- O. de Saintes, sur laSeudre-, 2,054 hab. Fabr. de toiles, étoffes de laine. Comm. de vins , eaux-devie , sel , bois.
SAUL (c.-à-d. emprunté), premier roi des Hébreux, 1096-1056 av. J.-C. , sacré par Samuel , était di la ville de Gabaa, et se faisait remarquer par sa haute taille et sa Leauté. 11 vainquit les Ammonites à Jabés- Galaad , les Philistins près de Gabaa, et les Amalécites à Sit eltg. Mais il éveilla des soupçons de tyrannie en prenant une garde, et irrita Dieu par ses désobéissances , en oflrant un sacrifice à la place de Samuel , et en épargnant Agag , roi des Amalécites. Il fut rejeté , et livré à une noire mélancolie. David , déjà sacré roi secrètement par Samuel , tut choisi pour calmer ses souffrances en jouant devant lui de la harpe. Saiil, jaloux du jeune pâtre après la mort de < ioliath, refusa de lui donner sa fille Michol, et tenta plusieurs fois, mais inutilement, de le faire périr. Au bout de plusieurs années , après avoir consulté la pythonisse d’Emlor, qui évoqua devant lui l’ombre de Samuel, il perdit tiois de ses fils à la bataille du Gelboé contre les Philistins, et se perça de son épée.
sa dl . premier nom de S1 Faul. B.
SAULDRE. riv. de France. V. Sacdre.
SAUI GAU , v. du royaume de Wurtemberg (cercle du Danube), à 65 kil. S. -O. d’Ulm; 2,400 hab. Grains et fariner. L’une des 5 anc. villes dites du Danube.
SAUI.GE (SAINT-), ch.-l. de cant. (Nièvre), arr. et à 33 kil. N.-E. de Nevers; 1,214 hab. L’église renferme de très-beaux vitraux. Pendant la Révolution, ce vge fut appelé Marat-les-Foréts. Patrie de Marchangy.
SAULI (Alexandre), apôtre de la Corse, né à Milan en 1535, d’une famille génoise, m. en 1591, fut un théologien et un prédicateur renommé, assista au synode da Milan en 1565, mérita que S1 Charles Borromée le choisit pour confesseur, devint supérieur-général des clercs réguliers de Sl-Paul en 1567, évêque d’Alcria en 1570, et de Pavie en 1591. 11 fut béatifié en 1741 par Benoit XIV Fête, le 23 avril.
SAULIEU, Sedelaucvm, Sid’liowm, ch.-l. de cant. (Côte ■ d’Or), arr. et à 28 kil. S.-S. -O. de Semur; 2,640 hab. Autrefois place forte; les murs subsistent encore, l’rib. de commerce, collège, bibliothèque. Comm. de blé. chanvre, navets, bois; tanneries. Ruines d’un temple druidique; on remarque l’antique église de S*-Satumin, et celle le Sl-Andoche, avec une tour dont le couronnement est une imitation de la couronne de Charlemagne. B.
SAULNIER I Louis-Sébastien ), membre de I Académie des Sciences morales et politiques, né à Nancy eu 1 790, m. en 1835, fut préfet pendant les Cent-Jours et après la révolution de 1830. Il fonda la Revue brilunniyue en 1825.
SAULNO S (Le), Silinensis payun, petit pays de l’anc. France iLorraiue), partagé auj. entre les départements de la Moselle et de la Âleurthe.
SAULSAlE (La), ferme-école régionale d’agriculture, canton et à 8 loi. N. de Moutluel (Ain), et à 28 N.-E. de Lyon; 107 hab.
SAUL T (Le), Saltus, petit pays de l’anc. France (Haut- Languedoc), auj. dans le départent, de l’Aude, était titre de duché pour les fils aînés de la maison de Lesdiguières.
sault, ch.-l. de cant. (Vaucluse), arr. et à 35 kil. E. de Carpentras, dans la belle vallée de sou nom ; 1, 155 hab. Récolte de miel. Jadis titre d’uu comté.
SAULVE (SAIN I -), vge (Nord), arr. et à 2 kil. N.-E. de Valenciennes, sur la rive dr. de l’Escaut; 2,031 hab. Fabr. de chicorée, sucre indigène, produits chimiques.
SAULX (Maison de), illustre famille de France, dont l’existence remonte, d’une manière authentique, au xi* siècle. Au xme, elle se partagea en plusieurs branches: la branche ainée, éteinte en 1320; celles de Saulx ion laine, éteinte en 1384; de Sauli-Courlevron , éteinte en 1120; et de Suvlx-d’A rr-sur- Tille, dont la maison de Saule 7 avannea fut le dernier rameau. V. Tavànnks.
saulx, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), arr. et à 19 kil. O. de Eure; 963 hab. Eglise du xne siècle.
saulx-le-ddc, vge (Côte-d’Or), arr. et à M kil. N. de Dijon ; 468 hab. 11 a douué son nom à la maison de Saulx.
saulx-i.es-chartrf.üX, vge (?eine-et-nise| arr. et à 25 kil. N.- O. de Corbeil; 1,050 hab. Exploit le grès; élève de sangsues.
saulx (La), riv. de France, naît près de Vassy (Haute-
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SAU
Marne), reçoit l’Ornain, et se jette dans la Marne, rive dr., pré1- rie Vitry-le-Brûlé : cours de 110 kil.
SAU1.XIIKES ou SAUSSURE, ch. -1. decant. (Vosges), arr. et à 29 kil. E.-S.-E. de Reiniremont ; 2,091 hab. Filât, de coton.
SAUL/.AlS-I.E-POTIER , ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 17 kil S. de S‘-Amand ; 262 hab.
SAUE/.i >IR, vge INord), arr. et à 20 kil. E. de Cambrai; 2,392 hab. Fabr. de chicorée-café; brasseries.
SAUMAlSE (Claude de), Salmosius, savant célèbre, né àSemuren 1598, m. en 1653, était tils d’un conseiller au parlement de Bourgogne, sous la direction duquel il fit ses humanités. Après avoir étudié la philosophie A Paris, où il se lia avec Casaubon , et où il embrassa le protestantisme, il vint à Heidelberg, puis à I.eyde, où il s’établit, et où il tint pendant de longues années le sceptre de la critique en Europe. Connaissant à peu près toutes les sciences sachant à fond les langues grecque et latine, et, plus que personne de son temps, les langues orientales, il acquit bientôt une si grande réputation , qu’on l’appelait emphatiquement le prince des doctes, le phénix des critiques, l'Eratostheiies et le Varron de son siècle , et qu’on disait à Leyde que ** l'Académie ne pouvait pas plus se passer de « Sauniaise que le monde du soleil. •• Mais il gâta ses belles qualités par une polémique injurieuse et même ordurière. laloux de posséder un savant aussi éminent, Richelieu et Mazarin essayèrent de l’attirer en France; leurs offres furent repoussées; la reine Christine ellemême ne put le fixer en Suède. Son orgueil s'en accrut, de mémo jue sa confiance en lui-même, et son dédain pour les autres. 11 s’attira d’illustres ennemis, et ne sortit pas toujours intact de leurs étreintes. Dans sa controverse avec Milton, au sujet de l’Apologie de Charles 1er, qu’il avait écrite à l'instigation de Charles II, 1619, Use montra faible, et parut s’estimer heureux d’échapper à la rude argumentation de son adversaire, à la faveur d’une défense de sa propre latinité. Il est resté le type du critique laborieux et sagace, mais intolérant. Ses ouvrages sont au nombie de 80 imprimés et de 60 manuscrits. Les principaux sont : des annotations très-savantes et très-complètes sur les Historiœ Augustœ scriptores, in-4°, 1620; des Exercita lianes Pliniunæ, 1629, 2 vol. in-fol., œuvre dont l’érudition est immense; des éditions de Elo>~us, 1609, de L. Ampelnu, 1688, et d 'Achille Talius , 1610; des traités de He milit m, de l/suris, de Cœsarie viroram et mulierum. C. N.
SAUMUR, Snlmurium , s.-préf. ( Maine-et-l.oire I , à 48 kil. S -E. d’Angers, sur le chemin de fer de Nantes et la rive g. de la Loire; 12,342 hab. Château-fort. Ecole militaire de cavalerie, établie en 1763; haras. Trib de lr« inst. et de comm., collège, bibliothèque, musée d'antiquités. On y remarque l’hôtel-de-vilie, l’Ecole de cavalerie, les églises de ^-Nicolas et de Sl-Pierre, celle de Nantilly, où Louis XI avait un oratoire, celle de Notre-Dame-des- Ardilliers, le château de la reine de Sicile, l’hospice de la Providence, dont les salles sont creusées dans le rocher, et deux beaux ponts sur la Loire. Comm. de vins rouges et blancs du pays, eaux-de-vie, vinaigres, grains et farines, chanvre, lin, etc. Fabr. d’émaux, de chapelets eu coco et en verroterie, toiles, lacets, ficelles; raffineries de salpêtre, tanneries; fabr de noir animal. Courses annuelles de chevaux — Henri III donna cette ville aux protestants comme place de sûreté; Duplessis-Mornay, qui en fut gouverneui , y fonda une université protestante, florissante jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes. Saumur fut la capitale du Samnurois, qui formait, avant 1789, un des 8 petits gouvernements de France. Les Vendéens s’en emparèrent le 9 juin 1793. On donne le nom de complot de Sauinvi à l’insurrection du général Berton en 1822. Patrie de M"1' Dacier. — Aux environs, sont le beau dolmen de Bagneai , le camp romain de ChenehuUe , et le château féodal de .1/ mtreuil. B.
SAUNDERSON (Nicolas), mathématicien anglais, né en 168g à Thurlston I York), m. ?n 1739, n’avait qu’un an lorsque la petite vérole lui fit perdre la vue. Après avoir étudié les langues anciennes, il se livra aux sciences, et, en 1 707 , fut admis à professer à < ’ambridge. On s’étonnait d’enten lre cet illustre aveugle faire des leçons sur la lumière cl les couleurs, sur les effets de l’arc-en-ciel , sur la combinaison des verres etc. 11 a laissé : des Eléments d'algèbre, Cambridge, 1710,2 vol. in-8°, traduits en français, Amstoid'im, 1756, 2 vol. in— 1° ; des commentaires sur le livre des l'rincipes de Newton, à la suite d'un Traite sur le Calcul les fluxions, 1756. V.
SAU RAT , hrg (Ariégej, arr. et à 24 kil. S.-B.-O. de Foix ; 1,783 hab. Scieries hydrauliques; fabr. de fers et aciers ; cardes à laine.
SAUIÎlN (Jacques), ministre protestant, né à Nîmes en 1677, ro. en 1730, était encore enfant lors de la révocation de l’édit de Nantes. Il fit ses études à Genève, servit à 15 ans comme cadet eri Angleterre, fut ensuite pasteur de l’église wallonne à Londres, puis, en 1700, fut envoyé à La Haye ministre extraordinaire des nobles. Ce fut alors qu’il se livra à la prédication avec un tel succès, qu’il est devenu le plus célébré orateur des protestants français. Il a une éloquence saisissante, pittoresque, élevée quelquefois jusqu’au sublime; ses défauts sont l’abus de l’érudition et la forme trop didactique. 11 ne lui a manqué pour être placé au 1er rang, dit le cardinal Aiaury, que d’avoir cultivé son talent et exercé son ministère à Paris.
I On a de lui des Sermons, I.a Haye, 1749, 12 vol. in 8°, et des Discours historiques , Ihéuluyiques el moraux, 1720, 2 vol. in-fol., dits vulgairement Bible de Stiurin, et auxquels Roques et Beausohre fils ajoutèrent 4 vol. Les Œuvres choisies de Baurin ont été publiées par Chenevière, Genève, 1824, 4 vol. iu-8°. B.
saurin (Élie), théologien protestant, né en 1639 à Usseaux (Dauphiné), m. en 1703, ministre à Embrun, puis à Utrecht, eut de vifs démêlés avec Juvieu. On a de lui : Examen de la théologie de Jurieu, Ea llaye, 1694, 2 vol. in -8°; Défense de la véritable doctrine de T Eglise réformée, Utrecht, 1697, 3 vol. in-8°; Délierions sur les droits Je ta conscience, ib., 1697, in-8° ; des Traités de l'amour de Dieu, ib., 1701, in-8° ; de l'amour du prochain, ib., 1704, in-8°.
saurin (Joseph), géomètre, frère du précédent, né en 1655 à Courtheson (principauté d’Orange |, m. en 1737, se distingua d’abord comme prédicateur protestant, puis fut ministre en Suisse, dut abandonner ce pays par suite d’une condamnation pour vol, rentra en France, fut converti par Bossuet en 1690, et reçut une pension de Eouis XIV". Dès lors il s'appliqua aux mathématiques, travailla, de 1702 à 1708, au Journal des Savants, et entra à l’Académie des Sciences en 1707. Il a laissé dans le recueil de cette Académie plusieurs Mémoires très-savants sur les courbeset sur la pesanteur. Accusé d’ètro l’auteur des fameux couplets satiriques qui firent tant d’ennemis à J.-B. Rousseau I V. ce mot ), il fit six mois de prison, mais parvint à se justifier.
saurin (Bernard-Joseph), poète dramatique, fils du précédent, né à l’aris en 1706, m. en 1781 , fut d’abord avocat au parlement. Mais, lié avec les plus célèbres litté rateurs de l’époque, il finit par se livrer à la poésie, et travailla pour la scène française. II débuta a (dus de 40 ans, et donna trois tragédies, dont deux, Sp n tacus, en 5 actes, 1760, et Blanihe el Guiscard, en 5 actes, 1763, eurent du succès, et renferment de belles scènes; il donna encore un drame, Beeerleg, 5 actes, en vers libres, 1768, sombre tableau de la vie d’un joueur; les Mtrurs du temps, comédie en 1 acte , en prose, 1760; T Anglomnr.e , comédie en
1 acte, en vers libres, 1772. Saurin fut reçu à l’Académie Française en 1761. Ce fut lui qui fit le vers heureux placé au bas du buste de Molière, dans cette Académie ;
Rien ne manque à sa gloire; il manquait à la nôtre.
On a recueilli ses OEuvres , parmi lesquelles il y a des poésies fugitives et quelques jolies chansons, Paris, 1783,
2 vol. in-8°; ses OEuvres choisies ont été données en 1812, 1 vol. in- 18.
SAUROMATES. V. Sarmates.
SAUSSURE, vge de France. F. Saclxcres.
Saussure ( Nicolas de) , né à Genève en 1709, m. en 1790, a laissé des Mémoires d’agriculture théorique et pratique, entre autres : Sur la meilleure manière de cultiver les terres; Produits des blés tirés des pays mendiauauT , expériences faites en 1772 et 1773 ; Essai sur la cause de la disette du blé qu'on a éprouvée dans nue partie de T Europe pendant 7 ou 8 années qui ont suivi 1775, et sur les moyens delà preremr; Manière île prnvigner lamine sans engrais, 1775; Vignes, raisins, vendanges et vins, 1778 ; Essui sur la taille de la vigne et sur la rosée, 1780, etc. J. G.
Saussure ( Horace- Bénédict del, fils du précédent, né à (leiiève en 1740, m. en 1799, professeur de philosophie naturelle dans sa ville natale, s’est surtout occupé de l’étude des grandes montagnes au point rte vue île la physique générale. Compagnon de Haller, dirigé dans ses premiers travaux sur l'histoire naturelle par Charles Bonnet, son oncle par alliance, formé à l’observation de“ ••liénomenes de ia nature et initié à toutes les connaissances scientifiques de son époque par ses nombreux voyages eu Angleterre, en France, en Italie et en Allemagne, salissure pénétra la structure du globe., et fonda la science géologique sur une base solide, les faits et la eomparai- | sou l,e Voyage dans Us Alpes, qu’il publia de 1779 à 1796,
SAU
SAU
£. vol., contient l'ensemble de ses observations et de ses découvertes, noii -seulement sur les Alpes qu’il parcourut eu tous sens, mais dans les autres chaînes de montagnes de l'Europe. Indépendamment des nombreuses espèces de minéraux et de plantes qu’il découvrit dans ces liantes régions du globe, Saussure ne négligea aucun des phénomènes météorologiques qui s’y accomplissent. Ou lui doit une foule d’instruments précieux , qu’il inventa ou perfectionna , tels que l’hygromètre ,
I anémomètre, le cyanomètre , le diaphanomètre , etc.
II a enrichi toutes les branches de la physique générale, et introduit dans les sciences d’observation cette méthode et cette exactitude qui ont tant contribué depuis à leurs progrès, l e premier, il gravit le Mont-Blanc jusqu’il sa cime, en juillet 1788. On a de lui, outre son grand ouvrage sur les Alpes, un Traité d'hygrométrie, et beaucoup d'opuscules de botanique, de géologie, de physique et de météorologie, publiés à Genève, à Berne et à Lausanne. J. G.
SArssciii; (Nicolas-Théodore de), fils du précédent, né à Genève en 17d7, m. en 1845, fut initié par son père aux sciences physiques, devint bientôt son collaborateur, et s’occupa, pendant plusieurs années, d’expériences de physique météorologique. Puis, séduit par la nouveauté et la grandeur des découvertes de Lavoisier et des autres chimistes contemporains, entraîné sur les pas de Priestley, de Bonnet, de Senebicr, qui venaient, pour ainsi dire, de créer la physiologie végétale, il se voua à la chimie. 11 consacra dix années à étudier les mystères de la vie chez les plantes, et, en 1804, fit paraître des Recherches chimiques sur lu révélation, l’un des monuments les plus curieux de la science expérimentale au xixe siècle. Plus tard, ses analyses de l’alcool , de l’éther sulfurique et du gaz défiant, ses observations sur la combustion de plusieurs espèces de charbon et sur le gaz hydrogène , ses expériences sur l'amidon et sur sa transformation en sucre pendant la germination des graines, la constatation des effets qu’exercent les fleurs et les fruits sur la composition de l’air atmosphérique, ses belles recherches sur les causes de production et de variation de l’acide carbonique atmosphérique, et sur le dosage des différents principes constituants de l’air, etc., placèrent peu à peu Théodore de Saussure au premier rang des chimistes. Adonné tout entier à la science, vivant presque toujours à la campagne, il ne prit aucune paî t à l’enseignement public, bien qu’il fût doué d’une remarquable facilité d’élocution, et ce n’est qu’accidentellement qu’il figura dans le conseil représentatif de la république de Genève. L’Institut de France lui avait ouvert ses portes en 1810. J. G.
Saussure |Mm necker de), soeur du précédent, née en 1705, m. en 1841, est auteur de T Education progressive, étude du cours de la vie, 3 vol. in-R», dont deux parties sont consacrées à l’enfance, et la 3e à la vie des femmes. Cet Ouvrage est un des meilleurs traités philosophiques d’éducation qui existent ; la profondeur métaphysique et une fermeté toute virile s’y unissent à la finesse îles aperçus et à la sensibilité de la femme. L’Académie Française a couronné ce beau livre.
SAUTERNES, vge (Gironde), arr. et à 23 kil. N.-O. de Bazas ; 903 hab. Vins blancs très-renommés.
SAL’VAGERE (La), vge (Orne), arr. et à 20 kil. E.-N.-E. de Domfront; 316 hab. Fabr. de toiles et coutils.
SAUVAGES DE LA CROIX (François Boissier de), médecin, né à Alais en 1700, m. en 1707, étudia à Montpellier sous Astrne et Chicoyneau, fut reçu docteur en 1720, se rendit à Paris en 1730, et y continua ses études, bien qu’atteint d’une ophthalmie grave. Il conçut le plan d’une classification des maladies, et l’exposa dans un ouvrage qui lui valut une chaire à Montpellier en 1734; dans ses leçons, il attaqua les doctrines des mécanistes, et se montra partisan des idées de Stahl. En 1740, on le nomma professeur de botanique; il augmenta le jardin de Montpellier, et publia sa méthode de classification. Il écrivit en meme temps beaucoup de dissertations sur les maladies des bœufs du Vivarais, les qualités nuisibles des plantes, la rage, etc. Sauvages était célèbre comme praticien et comme professeur. Ses ouvrages sont devenus classiques; ses descriptions de maladies sont bien faites; dans sa classification nosologique, il a trop multiplié le nombre des espèces. On a de lui : Patliologia methodica , etc., Lyon, 1759, in-8", ouvrage devenu plus tard la Nosologia rnelhodica, Genève, 1763, 5 vol. in-Ro, et Lyon, 1768, 2 vol. in-4u, trad. en français par Gouvion, Lyon, 1772, 10 vol. in-12. I)— g.
sauvages de la croix ( Pierre - Augustin Boissier de ) frère du précédent, né à Alais en 17 10, m. en 1795,
s’occupa des sciences physiques et naturelles, et de linguistique. On lui doit : l’Art d'élever les vers à soie, 2e édit., 1788, in-8", ouvrage pratique, fruit d’une longue expérience; Dictionnaire languedocien - français, 1753, in-8°; 2e édit., 1820, 2 vol. in-8®.
SAUVAL (Henri), historien, né à Paris vers 1620, m. en 1670, abandonna le barreau pour se livret h des recherches d’érudition, obtint l’entrée des Archives et du Trésor des chartes, et en tira un grand nombre de pièces curieuses, dont il composa 9 vol. in- fol. , qui furent le travail de 20 ans. On en a tiré après sa mort un ouvrage intitulé : Histoire et recherches des antiquités de >i ville de Paris, 1724, 3 vol. in-fol., ouvrage très-savant, maïs diffus et mal écrit. De là furent extraits ensuite tes A atours des rois de France.
SAUVE, ch.-l. de cant. (Gard), arr. et à 37 kil. E. du Vigari, sur le penchant du mont Coûta et sur la V'idourle; 2,391 hab. Elle eut ses seigneurs particuliers jusqu’au xme siècle, puis dépendit de l'évêché de Magui tonne, prit parti, aux xvi® et xvii» siècles, pour les protestants, et fut prise, en 1702, par les Camisards. Eglise calviniste. Faîne de bonneterie de soie, et de fourches en bois; teintureries. Patrie du médecin Astrne.
sauve (l-a), vge (Gironde), arr. et à 25 kil. S.-E. de Bordeaux; 869 liai). 11 y eut une célèbre abbaye.
SAUVEGARDE (Lettres de). V. Lettres.
SAUVES (Charlotte de Beaune-Samblançay, baronne de), née en 1551, m. en 1617, dame d’atours de Catherine île M (Lois, épousa successivement le baron de Sauves, et François de La T rémouille, marquis de Noirmoutiers. Elle eut pour amants le duc d’Alençon, !s duc Henri de Guise, et le roi de Navarre (Henri iV); elle instruisit ce dernier prince de plusieurs trames dirigées contre lui ou les siens.
SAUVETERUE, ch.-l. de cant. (Gironde), arr. et à 13 kil. N. -N.-O. de La Réole; 850 hab. Son nom, commun à beaucoup d’autres villes, rappelle d’antiques franchises, ou indique un lien de refuge. Bons vins.
sauveterue, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), arr. et à 21 kil. S. -O. d’Orthcz, sur le Gave d Oioron ; 1,106 hab. Récolte de vins rouges.
s vuvei eiîri;, vge (Aveyron), arr. et à 31 kil. S.-O. de Rodez; 183 hab.
SAUVEUR ( Josephi, savant français, né à La Flèche en 1653, m. en 1716, fut muet jusqu’à 7 ars , se destina d’abord à la médecine, et se livra ensuite à l'étude des sciences. 11 eut pour maître 'e physicien Kohault, fut protégé par Mme de La Sablière, et donna à son tour des leçons au prince Eugène. Une théorie mathématique des jeux de hasard, qu’il publia à la demande du marquis de Dangeau, fit sa réputation à la cour, et un travail sur les fortifications lui valut l’amitié de Vauban. 11 obtint, en 1680, la place de maître de mathématiques des pages de la Dauphine, et, en 1686, la chaire de mathématiques du Collège de France. Il fut un des commensaux de la maison de Coudé, et entra à l'Académie des Sciences en 1696. En acoustique musicale, dont il a fait une science toute nouvelle, quoiqu’il n’eût ni voix ni oreille, Sauveur a imaginé le monocorde, et on lui doit, entre autres d'à ouvertes, celle des nœuds de vibration des cordes. Le premier, il donna l’explication du phénomène des battements. Ses Mémoires ont été publiés de 1700 à 1713 dans le recueil de l’Académie ; on a aussi de lui une Géométrie. V. son Eloge par Fontenelle. D — s.
sauveur (Ordre du), ordre honorifique institué en 18 :3 par Othon Ier, roi de Grèce.
sauveur (Ordre du Saint-), congrégation de religieuses fondée par Sl« Brigitte. ( V. ce mot).
sauveur I saint-), hameau | Hautes-Pyrér.éos ), arr. et à 22 kil. S.-E. d’Argelès, dans la vallée de Baréges. Bains d’eaux thermales sulfureuses.
SAUVEUR-EN-fuiSAYE | saint-), ch.-l. de cant (Yonne1, arr. et à 50 kil. S.-O. d’Auxerre, près du Loing; 1,278 hab. Ane. seigneurie. Tour ruinée. Près de là sont quelques restes de l’abbaye de Moutiers et du prieuré de Eoutissein.
sauveur-i.endelin ( SAINT- ), ch.-l. deennt. (Manche), arr. et à 10 kil. N. de Coutances; 323 hab. Patrie du consul Lebrun.
SAUVEUR-SUR-DOUVE OU LE VICOMTE (SAINT ), ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 18 kil. S. de \ alogncs; 886 hab. Il y avait autrefois une abbaye de Bénédictins, fondée en 1090. Ane. château, servant maintenant d’hôpital.