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SEC

jeté dans une forteresse, et ne recouvra la liberté qu’à l’avénement de Marie-Thérèse. Il offrit alors ses services à l’électeur de Bavière, dont il ne put sauver les Etats de l’invasion autrichienne, 1742, se retira auprès du grand. Frédéric, contribua à la prise de Munich, 1744, conclut avec l’Autriche, en faveur de la Bavière, le traité de Füssen, 1745, et vécut désormais dans la retraite. Une Vie de Seckendorf, tirée de ses papiers, fut publiée en 1790, 4 vol. in-8°. B.

SECKINGEN, Sanclio, v. forte du grand-duché de Bade ( Haut- Rhin ), dans une île du Rhin, au S.- O. de Fribourg, à 24 kil. N.-E. de Bâle. Prise par Bernard de Saxe-Weimar en 1638. Un incendie, en 1678, en détruisit la moitié.

SÉCLAVES, SACLAVES ou SAKALAVES , peuple de Madagascar, sur le versant O. de cette île , depuis le cap d’Amboine jusqu’à la Mansiatre ; au nombre de 500,000 ; féroces et pillards. Ch.-l. , Mena-Bey.

SECLIN , ch.-l. de canton (Nord) , arr. et à 11 kil. S. de Lille, dans une plaine, sur la Naviette ; station du chemin de fer du Nord; 3,246 hab. Fabr. d’huile, sucre indigène , toiles, tulle, broderies ; filatures de coton et de lin, raffineries de salpêtre. Anc. capitale du Mélantois. Jolie église ; hôpital fondé au xme siècle. Les Autrichiens y furent défaits en 1794.

SECOLAUNIA , nom latin de la Sologne.

SECOND ( Jean ) , Secundus , poète latin moderne , né à La Haye en 151 1 , d’un magistrat , m. en 1536, reçut une brillante éducation , et montra de bonne heure du goût pour la poésie. Mais son père le destinait à la magistrature; il étudia le droit , se fit recevoir docteur à Bourges , puis accepta la place de secrétaire de l’archevêque de Tolède. Charles-Quint l’attacha à sa personne dans son expédition contre Tunis ; mais le climat de l’Afrique ayant altéré la santé de Second, il rentra dans son pays, et se fixa auprès del’évêque d’Utreeht. Ses Poésies, publiées à Utrecht, 1541 , in-12 , ont été souvent réimprimées , notamment à Leyde , avec un commentaire par Bochssa , 1821 , 2 vol. in-8°. On y remarque les Baisers , chants érotiques, au nombre de 19, pleins de naturel et de vivacité, et qui n’ont rien du cynisme de Catulle. Ils ont été traduits en prose par le fameux Mirabeau , Paris , 1796 , in 8° ; et en vers fiançais , avec beaucoup d’élégance , ainsi que les Elégies , par Tissot, Paris, 1806, in-12. B.

SECONDAT ( Jean-Baptiste , baron de ) , fils de Montesquieu , né en 1716 près de Bordeaux , m. en 1796 , fut conseiller au parlement de sa ville natale , et employa ses loisirs à des études littéraires et scientifiques. On lui doit : Mémoire sur V électricité , Paris , 1746 , in-8° ; Observations de physique el d’histoire naturelle sur les eaux minérales des Pyrénées, 1750, in-12; Considérations sur la constitution de la marine militaire de France , Londres , 1756 , in-12; Mémoire sur l'histoire naturelle du chêne , Paris, 1785 , etc.

SECONDIGNY , ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), arr. et à 18 kil. S.-O. de Parthenay ; 543 hab. Ruines des murs d’enceinte et du château. Fabr. de lainages; haras de baudets.

SECOUSSE (Denis-François), historien, né à Paris en 1691, m. en 1754, étudia d’abord le droit, et se fit recevoir avocat au Parlement en 1 710, puis se livra à l’étude de l’histoire. Admis, en 1722, à l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, il fut désigné par Daguesseau, en 1728, pour continuer la collection des Ordonnances des rois de France commencée par Laurière; il acheva le 2e vol., et publia les suivants jusqu’au 9e, en les accompagnant de préfaces, de dissertations , et de notes pleines de recherches utiles et curieuses. L’excès du travail lui fit perdre la vue. Il a laissé encore : divers Mémoires dans le recueil de l’Académie ; Mémoires pour servir à l’histoire de Charles II , roi de Navarre , dit le Mauvais, Paris, 1755-58, 2 vol. in-4°, etc.

SECOVIUM , nom latin de Seckau.

SECRÉTAIRES D’ÉTAT, officiers de la couronne sous l’anc. monarchie française, appelés d’abord clercs du secret, secrétaires des commandements. Ils faisaient directement au roi le rapport des affaires de leur département, et recevaient de lui-même les ordres en vertu desquels ils expédiaient les arrêts , lettres - patentes , brevets , mandements, etc. Leur nombre varia fréquemment. Henri II, par une ordonnance de 1547, érigea en titre d’offices les places de secrétaires d’Etat, qui n’avaient été jusque-là que de simples commissions. Ce fut sous Charles IX qu’ils commencèrent à signer pour le roi. Depuis 1588, ils prêtèrent serment entre les mains du roi. Une charge de secrétaire d’Etat conférait la noblesse, transmissible au 1er degré. Les secrétaires entraient chez le roi et dans ses conseils, vêtus de leurs habits ordinaires et l’épée au côté ; ils recevaient, comme notaires, les contrats de ma-

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