SES
ee premières noces Junius Brutus, et en secondes Décimus Junius Silanus. Elle entretenait, dès son premier mariage, des relations coupables avec Ccsar, à qui l’on attribue la paternité de Marcus Brutus , qui fut un de ses meurtriers.
SERV1LIUS, nom de deux genles de l’ancienne Rome : l'une, patricienne, à laquelle appartenaient les Priscus et les Cæpion ; l’autre , plébéienne , d’où sortirent les Casca, les Rullus et les Vatia. Le surnom d' A ha la ou Axilla (aisselle) , donné à quelques membres de la première, venait d’un défaut qu’ils avaient dans les épaules.
servilius priscus IPublius), consul l’an 258 de Rome, 495 av. J.-C., gagna la faveur populaire en se déclarant l’antagoniste d’Appius Claudius, son collègue. Les Volsques ayant envahi le territoire de la République, il eut assez d’intluence pour entraîner le peuple, qui ne voulait pas s’enrôler, et promit de faire droit à ses demandes. Mais, après la défaite de l’ennemi, il fut désavoué par le sénat. B.
servilius structus (Spurius) , consul l’an 277 de Rome, 476 av. J.-C., fut chargé de combattre les Yéiens, et, entraîné par son ardeur, aurait tout compromis, si Virginius, son collègue, ne l’eût secouru. Cité sous ce prétexte devant les tribuns, mais en réalité parce qu’il s’opposait aux lois agraires, il échappa à une condamnation par sa défense courageuse. B.
servilius structus ahala (Caïus), maître de la cavalerie sous le dictateur Cincinnatus , l’an 315 de Rome, 438 av. J.-C., perça de son épée, au milieu même du peuple, Spurius Mélius ( V. ce nom]. Quatre ans après, mis en cause pour ce meurtre, il fut exilé ; mais le peuple ne tarda pas à le rappeler et l’élut consul, l’an 326. B.
servilius géminus (Cnéus), consul avec Flaminius, l’an 536 de Rome, 217 av. J.-C., céda le commandement à Fabius Maximus après la défaite du lac Trasimène, alla prendre à Ostie le commandement d’une flotte chargée de surveiller les Carthaginois, s’opposa à la bataille de Cannes, et y fut tué, l’gn 537. B.
servilius cæpion ( Cnéus), décemvir des sacrifices l’an 641 de Rome, édile curule l'an 548, préteur de Rome l’an 549, consul l’an 550, ou 203 av. J.-C., vainquit Annibal sur le territoire de Crotone, s’attribua la gloire de l’avoir chassé de l’Italie, et mourut de la peste l’an 579.
servilius cæpion (Quintus), petit - fils du précédent, consul l’an 613 de Rome, 140 av. J.-C., fut envoyé dans l’Espagne Ultérieure, où son frère Fabius Servilianus venait de conclure la paix avec Viriathe. Il désapprouva ce traité, le rompit, et recommença la guerre ; mais, désespérant de vaincre le chef lusitanien, qui lui échappait toujours, il gagna deux de ses officiers, qui l’assassinèrent pendant son sommeil. Peu de temps après, il termina la guerre d’Espagne, et demanda le triomphe; mais le sénat le lui refusa. B.
servilius cæpion (Quintus), consul l’an 647 de Rome, 106 av. J.-C., fut envoyé ^u Gaule contre les Cimbres, prit Toulouse, où il se déshonora en pillant un temple, fut battu par l’ennemi, destitué, incarcéré, envoyé en exil, et se retira à Smyrne.
servilius vatia ( Publius ), questeur l’an 665 de Rome, 88 av. J.-C., édile curule l’an 668, préteur l’an 670, fut envoyé contre les pirates de Cilicie, remporta de brillants succès dans l’ile de Rhodes, en Lycie et en Pamphylie, força les passages du Taurus pour pénétrer en Isaurie, s'empara d’Isaura, et reçut le surnom d’ Isauricus. B.
SERV1N I Louis), avocat-général au parlement de Paris sous Henri IV, se retira avec cette compagnie à Tours lors du triomphe des Seize dans la capitale. Il montra toujours dans l'exercice de ses fonctions un grand zèle patriotique, une fermeté invincible, un attachement inviolable au roi. En 1626 , Louis XIII ayant tenu un lit de justice pour faire enregistrer des édits bursaux , il fit d’énergiques remontrances; la colère et les menaces du monarque lui causèrent une si vive impression, qu’il mourut sur la place. On a de lui : Actions notables et Plaidoyers, 1631,in-4°; Vindi • iæ secundum libertatem Ecclesiæ gallicanœ, et Defensio régit status (en faveur de Henri IV), Tours, 1590 ; Pro liberlale stalûs et reipublicœ Venelorum, 1606 ; Plaidoyer contre les Jésuites, 1611.
SERVITES, dits aussi Serviteurs de la Vierge, parce qu’ils professaient une dévotion particulière pour la Mère de Dieu ; ordre religieux fondé vers 1232 à Florence, et qui prit la règle de S* Augustin en 1239. Ils portaient des manteaux blancs. Cet ordre, qui subsista longtemps en Italie, fut aboli en France dès 1274, et l’on donna aux Guillemites l’église des Blancs - Manteaux , qu’ils possédaient à Paris.
SERVIUS TULLIUS, 6« roi de Rome, 175-219 de la
ville, 578-534 av. J.-C. Fils d’une captive latine (d’où son nom de Serviusl, il plut à la femme de Tarquin l’Ancien, Tanaquil, qui, selon la tradition, l’avait vu endormi sur les degrés de la demeure royale, la tête environnée d’une auréole de feu, et avait auguré de là sa grandeur future. Instruit dans les sciences grecques, il devint le gendre et le successeur de Tarquin. Pendant 20 ans de guerres contre les Etrusques, il fut, dit- ou, constamment vainqueur. Il forma une confédération de 30 villes du Latium, et resserra l’alliance de Rome avec elles par l’institution des Fériés latines. 11 passe aussi pour avoir, le premier, fait marquer la monnaie romaine. Ce règne est plus important encore par les institutions politiques : Servius créa 12 centuries de chevaliers plébéiens, divisa la plehe en tribus, établit le cens, qui servit de base à une réorganisation de tous les citoyens en classes, et institua les comices par centuries ( V. Classes, Tribus, Comices, CenturiesI. Ce fut aussi ce roi qui, après avoir agrandi Rome , l’entoura d’une forte muraille , qui est demeurée l’une des enceintes les plus historiques de la ville. Les patriciens accusèrent Servius de vouloir établir la république. Servius périt victime de l'ambition de Tarquin le Superbe, son gendre, et de sa propre fille Tullie ( V. Tab- Qüin, Tullie ). B.
servius maurus honoratus, grammairien du v* siècle, a laissé des Commentaires sur Virgile, ouvrage estimé, mais tellement mutilé par les copistes , qu’il est difficile de reconnaître ce qui lui appartient en propre. Les éditions les plus recherchées sont celles de Venise, 1475, in-fol.; de Paris, 1532, in-fol.; de H.-A. Lion, Gœttingue, 1825-26, 2 vol. in-8°. On a de lui quelques autres opuscules, imprimés dans le recueil des anciens grammairiens de Putschius, et un Centimetrum ou Ars de centum metris, publié par Klein, Coblentz, 1825.
SÉSAC ou SÉSONCHIS, roi d’Egypte au Xe siècle av. J.-C. Jéroboam, poursuivi par la colère de Salomon, se réfugia auprès de lui. Sous Roboam, Sésac envahit le royaume de Juda, et pilla Jérusalem. Il est peut-être le même que l’Asychis d’Hérodote.
SESAMUS. V. Amastris.
SESIA, anc. Sessites, riv. du royaume d’Italie (Novare); source au versant 5. -E. du mont Posa; cours, au S.-S.-E., de 170 kil . , par Varallo et Verceil; elle se jette par deux bras dans le Pô, à 11 kil. E. de Casai, après avoir reçu lef ervo et la Sessera. Un canal la fait communiquer avec la Doire- Baltée. Elle a donné son nom, de 1801 à 1814, à un département français, entre ceux de l’Agogna à l’E. et au N., de la Doire à l’O., et de Marengo au S.; ch.-l., Verceil. SÉSONCHIS. V. Sésac.
SESOSTRIS, en égyptien Bamsès, le plus célèbre des rois de l’ancienne Egypte, succéda à son père Aménophis. Diodore de Sicile raconte qu'il fut élevé avec tous les enfants nés dans le royaume le même jour que lui, et que ces enfants formèrent plus tard sa garde. Du vivant de son père, il subjugua les tribus nomades situées entre le Nil et la mer Rouge, puis le pays des Ethiopiens. Parvenu au trône, il envoya une flotte dans la mer Erythrée pour recevoir la soumission des côtes méridionales de l’Asie, et, partant lui -même avec une armée de terre par l’isthme d’Egypte, traversa la terre de Chanaan, la Syrie, la région du Tigre et de l’Euphrate, poussa jusqu’à l’Inde, remonta vers la Scythie, parcourut la Bactriane, la Médie, les régions caucasiennes, l’Asie-Mineure, les Cyclades, et rentra en Egypte, après 9 ans d'absence, manquant de vivres selon les uns, mais rappelé, selon les autres, par une révolte de son frère Armais à Péluse. Ces vastes conquêtes ne sont pas authentiques ; du moins, il est certain que Sésostris alla dans les régions de l’Asie les plus voisines de l’Egypte : longtemps après , Hérodote y vit encore les colonnes érigées par le monarque égyptien, pour perpétuer le souvenir de son passage. Sésostris ramena, dit-on, dans ses Etats beaucoup de rois captifs, et il les faisait atteler à son char. On lui attribue la division de l’Egypte en 36 nomes, la première idée d’un canal de jonction entre le Nil et la mer Rouge, et la construction d’un grand nombre de monuments. Il paraît qu’il devint aveugle dans sa vieillesse, et qu’il se donna la mort pour échapper à cette infirmité. Les savants placent son avènement à diverses époques, en 1643 av. J*-C., en 1491, et même en 1365; ils ne sont pas plus d’accord sur la durée de .an règne, qui aurait été de 66, de 50 ou de 33 ans. B.
SESSA , anc. Suessa Aurunca ( V. ce nom], v. du royaume d’Italie (Prov. de Caserta), à 38 kil. N. -O. de Capoue; 19,013 hab. Evêché. Cathédrale bâtie sur l’emplacement d’un temple de Mercure. Gonsalve de Cordoue porta le I titre de duc de Sessa, qu’il transmit à ses descendants.
SÉT - 2468 - SEV
SESSITÈS, nom ancien de la Sesia ( V. ce nom).
SESTERCE, Seslerlius, petite monnaie d’argent, la plus usuelle chez les anc. Romains. Elle valait originairement 2 as 1/2, et valut 4 as ou 1/4 de denier depuis l’an 536 de Rome. Sa valeur en monnaie de franc fut, de l’an 485 à i 510, de 41 centimes ; de l’an 510 à 513, de 22 c.; de l'an 513 à 707, de 20 c.; sous César, de 28 c.; sous Tibère, de 25 c.; sous Claude, de 26 c.; sous Néron, de 20 c.; de Galba aux Antonins, de 25 c. On trouve dans les auteurs deux sigles différents pour exprimer le nom de cette monnaie; ce sont IIS, c.-à-d. duo semis, sous-entendu le mot os ( 2 1/2 as), ou HS, corruption évidente du sigle précédent. C. D — y
SESTERTIUM , monnaie fictive ou de compte des anc. Romains; elle valait 1,000 sesterces. Souvent sesterlium seul, génitif contracté du pluriel sesterlia, signifie 100,000 sesterces.
SEStertium, champ situé à 2 milles 1/2 à l’E. de l’anc. Rome ( 3 kil. 700 mèt.), hors de la porte Esquiline, et sur lequel on exécutait les citoyens condamnés à mourir par la hache, et les esclaves, sur la croix. C. D — y.
SESTOS, auj. Bovalli-Kalessi, anc. v. de Thrace, sur I’Hellespont et en face d’Abydos (K. ce mot).
SESTRABEK, v. de la Russie d’Europe, à 26 kil. N.- O. de St-Pétersbourg, à l’embouchure de la Sestra dans le golfe de Finlande; 1,400 hab. Forges pour la marine, et manuf. d’armes établies par Pierre le Grand en 1716.
SESTRI- DI -LEVANTE, Segesta Tiguliorum, brg du royaume d’Italie, à 48 kil. S.-E. ile Gênes, port sur le golfe de Gênes; 8,484 hab. Cabotage important, pêche de la sardine, fabr. de savon et de bougie.
SESTri-di-ponente, brg du royaume d’Italie, à 6 kil. O. de Gênes, sur le golfe de Gênes; 5,988 hab. Carrières d'albâtre.
SESTUM , nom anc. de Saracena.
SÉSUVIENS, Sesuvii, peuple gaulois de la Celtique, habitaient notre département de l’Orne ; villes principales : Aregenuœ (Argentan), Oximus (Exmes), etc.
SETABIS. V. Sætabts.
SÉTARAH. V. Satarah.
SE-TCHOUAN. V. Szu-tchouan.
SETEIA, nom anc. de la Dee.
SETH , fils d’Adam et d’Eve, naquit Tan du monde 130, et vécut 912 ans. Il fut chef de la race des saints, des Enfants de Dieu, comme dit l’Ecriture , par opposition aux Enfants des hommes, ou descendants de Caïn. Il engendra Enos. Certains hérétiques de la fin du ne siècle, dits Séthèens ou Séthiniens, rendirent un culte à Seth, prétendant que le Christ n’était autre que ce patriarche revenu sur la terre.
SETHIA, Cythœum, v. de T lie de Candie, sur la côte N., à 80 kil. E.-S.-E. de Candie; 1,200 hab. Évêché grec.
SÉTHOS, prêtre de Phtha à Memphis, usurpa le trône d’Egypte après l’expulsion de la dynastie éthiopienne, vers 713 av. J.-C. Les guerriers refusant de le défendre contre Sennachérib, roi d’Assyrie, il pria le dieu dont il était le ministre, et, suivant Hérodote, une foule de rats, s’introduisant de nuit dans le camp des Assyriens, rongèrent toutes les cordes des arcs et les attaches des boucliers ; Sennachérib dut se retirer. Une statue de Séthos le représentait tenant un rat à la main, avec cette inscripscription : « Apprenez par mon exemple à respecter les Dieux. » B.
SETIA ou SETINUM, v. du Latium Nouveau, près et au N.- O. des Marais-Pontins, sur une hauteur, était renommée pour ses vins. Elle fut réduite en colonie Tan 371 de Rome. Quelques-uns y font naître Valérius Flaccus. Auj. Sezza, où Ton ne récolte plus que des vins médiocres.
setia, v. d’Hispanie (Tarraconaise) ; auj. Exea.
SETIÉR (du latin sextarius , 6e partie du conge) , anc. mesure française de capacité. Il y en avait ordinairement 16 ou 17 au muid, quelquefois 18 ou 22. A Paris, le setier de blé était de 12 boisseaux ( 1 hectol. 59 lit. ) ; le setier de vin, de 7 lit. 44 centil. Le demi-setier n’avait pas de rapport avec cette mesure : c’était la moitié d’une chopine ou le quart de la pinte (26 centilitres ) . On nommait setier de terre la portion de terre labourable nécessaire pour y semer un setier de blé.
SÉT1F, anc. Sitifis, v. d’Algérie, prov.étà 130 kil. S.- O. de Constantine, 83 S.-E. de Bougie, sur un plateau à 400 mèt. au-dessus de la mer; 3,813 hab. Ch.-l. de subdivision militaire. Climat très-salubre. Comm. de fruits, chevaux, bestiaux, étoffes, sel. Nombreuses ruines romaines, vastes forêts de cèdres. — Occupé par les Français en 1839, Sétif a été érigé en commune en 1854, et s.-préf. en 1858, supprimée en 1867,
SETINUM, ville du Latium Nouveau. V. Setia.
SET» v ,je ja Gaule (Narbonaise Ire) . au; Celte.
SETLEDJE ou SU TLEDJE, Hysudrus, riv. de l’Hindoustan, naît dans le Thibet, au lac Manassarovar, à 5^300 mèt. au-dessus de la mer, coule au S.- O., traverse 1 Himalaya, sépare le Pendjab propre des provinces Nord- Ouest, arrose le Moultan, reçoit la Beyah, et se joint au Djelem pour se jeter dans le Sind; cours de 1,200 kil.
SET1ALA (Louis), Septalius , célèbre médecin, né à Milan en 1552, m. en 1663, professa à Pavie et à Milan, et, pendant la peste de 1628, rivalisa de dévouement avec S* Charles Borromée. On a de lui : In librum Hippocratis de aere, aquis et locis commentarii v, Cologne, 1590, et Francfort, 1645, in-fol.; In Aristotelis problemata commentarii, Francfort, 1607, et Lyon, 1632, 2 vol. in-fol.; Animadversionum et cautionum libri vu, Milan, 1614, et, avec augmentations, ibid. , 1629, in-8° ; de Peste et pesliferis adfectibus libri v, ibid., 1622, in-4°; de Morbis ex mucronati cartilagine eeenientibus , 1628; Compendio di chirurgia, 1646; de Ratione instituendœ et gubernandœ familiœ libri v. 1626, in-8», etc.
SE TTE-COMMUNI. V. Sept-communes.
SËTUBAL ou SÉ1UVAL, Celobriga , v. du Portugal ( Estramadure ) , à 36 kil. S.-E. de Lisbonne, bon port sur ^c/ riTe <^ro**‘e ^ l’embouchure du Sadao dans la baie de
Sétubal; 18,000 hab. Nombreuses salines, vins muscats et oranges, dont l’exportation est considérable. C’est le troisième port de Portugal par rang d’importance. Société archéologique, formée en 1850. Letremblement de terre de 1755 détruisit cette ville en partie. Les environs sont remplis de ruines antiques. B.
SÊTUCES , Setuci, v. de la Gaule (Belgique 2e); auj. Cayeux.
SEUDRE, rivière de France (Charente-Inférieure), naît près de Plassac (arr. de Jonzac), coule au N. -O., et se jette dans l’Atlantique, vis-à-vis l’ile d’Oléron; cours de 80 kil. En 1851, il a été décidé que son embouchure serait considérée comme un bras de mer.
SEU-D’URGEL. V. Urgel.
SEURRE, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 30 kiL E. de Beaune, sur la rive g. de la Saône ; 2,807 hab. Collège. Eglise paroissiale du xive siècle. Château, avec parc. Commerce de blé, colza, navette, maïs, foin, bois, charbon, vins communs. Fabr. de vinaigre et de moutarde ; construction de bateaux. — Cette ville obtint une charte de commune en 1278; elle fut érigée en duchépairie, sous le nom de Bellegarde, en 1619; à l’extinction de cette pairie, 1646, elle reprit son ancien nom. Elle embrassa le parti de la Fronde, et fut prise par les royalistes en 1650 et 1652.
SEVANGA, dit aussi Siean ou Goultlcha (e.-à-d. bleu), lac de la Russie d’Asie, dans le gvt et à 45 kil. N.-O. d’Erivan ; 65 kil. sur 22. Il verse ses eaux dans l’Aras par le Zenghi.
SÉVASTOPOL. V. Sébastopol.
SÉVÉCHOS, roi d’Egypte. V. Sua.
SE VELIN GÉS ( Charles - Louis de), littérateur, né à Amiens en 1767, m. en 1831, émigra à la Révolution, servit dans l’armée de Condé, rentra en France en 1802, et ne s’occupa plus que de travaux littéraires. Traducteur du Werther de Goethe, de l’Histoire de la guerre de l'indépendance américaine par Botta, 1812-13, 4 vol. in-8», et de divers autres ouvrages, il a encore publié : Histoire de Schinderhannes et autres chefs de brigands, 1810, 2 vol. in-12; Mémoires secrets et Correspondance inédite du cardinal Dubois, 1814, 2 vol. in-8°, etc., et donné un assez grand nombre d’articles à la Biographie universelle de Michaud.
SEVEN-CHURCH. V. Clonmacnois.
SEVEN-OAKS ou SEVENUKE, brg et paroisse d’Angleterre (Kent), à 28 kil. S.-O. de Maidstone, près de la Darent; 4,900 hab. Belle église S*-Nicolas. Près de là est Knowle-Park, château des comtes de Plymouth.
SEVER (SAINT-), s.-préf. (Landes), à 16 kil. S. de Mont-de-Marsan, sur la rive g. de l’Adour; 2,230 hab. Tribunal de lre instance, collège. Cette ville doit son origine à une célèbre abbaye de Bénédictins, fondée, en 982, par Sanche, duc de Gascogne ; au xn° siècle, elle fut fortifiée; les Anglais s’en emparèrent en 1296, Charles VII la reprit en 1426; elle souffrit beaucoup des guerres de religion. Après avoir été longtemps la capitale de la Gascogne, elle devint celle de la Chalosse. On y remarque l’église de l’ancienne abbaye, et le palais de justice. Près de la ville, sur le coteau de Morlane, on voit les ruines d’un édifice romain, désigné sous le nom de Castrum Cœsaris ou Paleslrion. Comm. de vins, huile, grains, jambons, oies grasses, chevaux, faïence. Exploit, de marbre, pierres