‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 487 sur 864 · SÉVÈRE (SULPICE-). V. SULPICE · texte numérisé non relu

SÉVÈRE (SULPICE-). V. SULPICE

sévère (sainte-), ch.-l. de canton (Indre), sur la rive dr. de l’Indre, arr. et à 15 kil. S.-S.-E. de La Châtre ; 602 hab. Autrefois fortifiée.

SÉVERIE, anc. duché qui dépendait delà Pologne, dans la Russie centrale ; arrosé par la Desna , la Séma et laSoula; v. princip. : Tchemigov, Novogorod-Séverskoï (la Sévérienne) , Péréislav. Il fait auj. partie des gouvernements de Tchernigov et de Poltava.

SÉYERIN (Saint ), abbé d’Agaune en Valais, m. en 507, vint à la cour de Clovis, et guérit ce prince d’une dangereuse maladie. Fête , le 11 février.

séverin (Saint) , solitaire, m. à Paris en 555. Fête, le 24 novembre.

séverin , pape en 640, succéda à Honorius, et ne gouverna l’Eglise q,ue 2 mois.

SEVER1NA iSANTA-) , anc. Siberena , v. du royaume d’Italie, dans la province et à 48 kilom. N.-E. de Catanzaro; 1,293 hah. Archevêché. Ancien duché. Cette ville fut ruinée par le tremblement de terre de 1783.

SEVERINO ( Marc-Aurèle) , médecin, né en 1580 à Tarsia (Calabre), m. de la peste en 1656, combattit les traditions que l’expérience no confirmait pas , devint chirurgien en chef de l’hôpital des Incurables à Naples, substitua aux lenteurs de la médecine expectante l’emploi du fer et du feu, et, par ses innovations, s’attira la haine '

de ses confrères, qui le firent destituer, et même emprisonner comme bourreau des malades. Il finit par triompher de ses ennemis , et obtint la chaire de médecine et d’anatomie à l’Université de Naples. On a de lui : De Abcessuum recondilâ naturâ libri viii , Naples, 1632 , in-8° ; Zootomia democritea, idesl Anatome generalis totius animanlium opijicii, 1545 , in-4°, bon ouvrage d’anatomie comparée ; de E/Jicaci medicinâ libri ni, Francfort, 1646, in-fol. , trad. en français , Genève , 1668 , in-4°, où il traite de l’emploi du feu, dont il fait presque un remède universel , etc.

severino (san-), ville du royaume d’Italie, province et à 24 kilomètres S.-O. de Macerata; 14,526 hab. Evêché.

SEVERN ou SAVERNE, Sabrina, fleuve d’Angleterre, naît dans le pays de Galles, sur les confins des comtés de Cardigan et de Montgomery, coule au S., puis au S.-O., passe à Shrewsbury, Worcester, Gloucester, reçoit le Liddon à droite, la Stour et l’Avon à gauche, et se jette par un large estuaire dans le canal de Bristol ; cours de 330 kil. A cause de ses grands circuits et de ses bas-fonds, un canal assez profond pour les grands vaisseaux de mer a été creusé de Berkeley à Gloucester.

SEVERO (SAN-), v. du royaume d’Italie, province et à 27 kil. N. -O. de Foggia; 16,385 hab. Evêché.

sévéro-vostokhnoï , cap de Sibérie, est la pointe la plus septentrionale de l’Asie.

SEVERUS. V. Sévère, Cassius Sévérus et Cornélius Sévérus.

SÉVIGNÉ (Marie de Rabutin- Chantal, marquise de), célèbre auteur de Lettres qui lui ont fait une place parmi les écrivains parfaits du xvne siècle, née à Paris le 5 février 1626, m. en 1696, était fille de Celse-Bénigne de Rabutin-Chantal , duelliste disgracié par Richelieu, et tué dans l’ile de Ré en 1627, et de Marie de Coulanges, morte en 1632. Orpheline à six ans , elle passa 4 ans chez son aïeul maternel à Sucy en Brie, compagne de jeux de son jeune cousin, le gai Coulanges de sa Correspondance; puis elle fut placée sous la tutelle d’un frère de sa mère, l’abbé de Livry, Christian de Coulanges, qu’elle a rendu immortel sous le nom du « Bien-Bon. » Son éducation fut l’objet des soins les plus éclairés : Chapelain et Ménage (qui plus tard s’éprit d’elle un instant) lui apprirent le latin, l’italien et l’espagnol. Recherchée, dès son entrée dans le monde, pour sa beauté, son esprit, et sa grande fortune , elle fut mariée , en 1644 , au marquis Henri de Sévigné, noble breton, parent du célèbre de Retz, et qui, vers 1645, devint lieutenant de Fougères. Grand seigneur, fastueux et déréglé, le marquis estimait sa femme, en était aimé malgré ses défauts, mais la négligea très-souvent. Les premières années du mariage se passèrent soit aux Rochers (terre des Sévigné, près de Vitré, en Bretagne), soit à Paris dans la société la plus brillante : M111® de Sévigné parut dés lors, 1644-1648, à l’hôtel de Rambouillet ; mais elle ne le fréquenta assidûment qu’après la Fronde, 1654, aux jours de deuil de la marquise (F. Rambouillet). Mère, en 1646, d’une fille qui fut Mme de Grignan, et, en 1648, d’un fils qu’elle a rendu célèbre, elle fut mêlée aux deux Frondes par la parenté de M. de Sévigné avec de Gondi et le chevalier Renaud de Sévigné, commandant du régiment de Corinthe; pendant la lre Fronde, elle resta seule à Paris, Sévigné ayant accompagné le duc de Longueville en Normandie ; au commencement de la 2e, elle se lia avec Mmes de Longueville et de Chevreuse. C’est l’époque de ses premiers rapports avec les Jansénistes, dont elle admira toujours les vertus, sans adopter leurs opinions. La mort du marquis de Sévigné, tué en duel, 1651, par le chevalier d’Albret, à la suite d’une intrigue, la laissa veuve à 25 ans , avec deux enfants et une fortune considérable, mais en désordre. Aidée par ses oncles, l’abbé de Livry et Coulanges Saint- Aubin , elle consacra la première année de son veuvage à rétablir cette fortune, reparut à Paris après 8 mois d’absence, mais s’y mêla peu aux partis nombreux entre lesquels mourait la seconde Fronde. Femme du plus grand monde, elle eût pu choisir un second époux parmi de nombreux soupirants : elle aima mieux renoncer au mariage dans l’intérêt de ses enfants. Elle partagea son temps entre leur éducation dans l’hôtel Carnavalet ( V . ce mot ) et ses relations suivies avec la meilleure société. Elle sut y vivre, au milieu d’un monde galant, entourée d’admiration et de respect. Alors , comme du vivant de son mari , elle repoussa les hommages intéressés des plus grands personnages, Conti, Turenuc, Noirmoutiers, Servien, du Lude, le chevalier de Méré, Rohan, Bussy, son cousin, et le surintendant Fouquet. Libre, vive, spirituelle, elle sut toutefois conserver leur amitié par la sûreté de la sienne. On

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