SID
elle valait le quart de l’as; mesure, 1 actus 1/4 (52 centiares ) ; poids, le quart de l’once ou 6 scrupules ( 79 gram.).
SICIN1US BELLUTUS (Caïus), Romain, d’une famille plébéienne, engagea les plébéiens à se retirer sur le mont Sacré, l’an 260 de Rome, 493 av. J.-C., et fut un des cinq tribuns du peuple alors élus.
sicinius (Caïus) , fils du précédent , fut nommé tribun lorsque les légions, soulevées par Virginius contre les Décemvirs, se retirèrent sur le mont Aventin, l’an 304 de Rome, 449 av. J.-C.
sicinius dentatus (Lucius), brave centurion romain, qui avait assisté à 120 batailles, reprit la loi agraire d’Ieilius, entraîna le peuple, fut nommé tribun, et fit condamner deux consuls à l’amende, l’an 299 de Rome, 454 av. J.- C. Les Décemvirs, qu’il attaqua ouvertement dans l’armée, redoutant son influence sur les soldats, le firent assassiner, 449.
sicinius (Lucius), tribun du peuple, proposa la loi d’après laquelle la moitié des Romains devait aller s’établir à Yéies, et que Camille fit rejeter, l’an 363 de Rome, 390 av. J.-C.
sicinius, tribun du peuple, l’an 677 de Rome, 76 av. J.-C., entreprit, soutenu par César, de rétablir la puissance tribunitienne. Le consul Curion, qu’il avait exposé aux risées du peuple en le comparant à un acteur ridicule, le fit assassiner. O.
S1CINNE, Sicinnts, danse sacrée chez les anc. Grecs et les anc. Romains. En Grèce, elle était pratiquée par les Phrygiens, dans les fêtes de Bacchus. A Rome, elle était dansée par des chœurs de Satyres, dans la procession des Jeux Romains. C’était une danse comique, et des danseurs de Sicinne figuraient aussi dans la pompe des funérailles somptueuses.
SICINUS, auparavant OEnoé, île située entre le Péloponèse et la Crète ; auj. Sikino.
SICLE ( de l’hébreu sekel , peser ) , poids et monnaie des Hébreux. Poids, il valait 4 drachmes, ou 93 décigrammes et demi ; monnaie d’argent , il valait 2 fr. 06 centimes selon les uns, ou 1 fr. 26 c. selon les autres. Il y eut aussi des sicles d’or.
SICORIS, quelquefois Sicanus et Sicorus, nom ancien de la SÈGRE.
SICULES , Siculi , peuple pélasgique qui passa de la Dalmatie dans l'Italie, et que l’invasion des Rasènes ou l’hostilité des Aboi-igènes poussa dans l’ile de Sicanie; cette île en prit le nom de Sicile.
SICULIANA, v. de Sicile, prov. et à 15 kil. O.- N.- O. de Girgenti, port à l’embouchure de la Canna; 6,000 hab. Comm. de céréales et de soufre.
SICULUM fretum, nom anc. du Phare de Messine.
SIC GLUS FLACCUS, géomètre romain du temps de Donatien. On a de lui : de Conditionibus agrorum, et nomina agrorum et limitum, imprimés dans les Scriptores rei agrariœ de Goesius; et les Agrimensores, Berlin, 1648.
SICUM, anc. v. de Dalmatie, sur le golfe Adriatique; auj. Castel-Vecchio ou Sebenico.
i SICYONE, v. de l’anc. Grèce, au N. du Péloponèse, fut d’abord bâtie dans une plaine, sur l’Asopos, non loin du golfe de Corinthe, et appelée Egialé, puis Mécone. Démétrius Poliorcète, s’en étant emparé, la fit transférer plus prés de l’Acropole, sur une hauteur, et elle porta quelque temps les noms de Nouvelle-Sicyone et de Démèlrias , sans cesser d’avoir son port à l’embouchure de l’Asopus. Les traditions rapportaient la fondation de Sieyone à un roi autochthone, Egialeus, c.-â-d. qu’elle avait été fondée par les Pélasges Egialéens, qui avaient donné à toute cette côte le nom d’Egialée. A l’invasion des Hellènes, elle tomba, au pouvoir des Ioniens, assujettissement que les traditions ont déguisé , en représentant le conquérant Ionien, Sicyon, comme venant au secours du roi du pays et recevant de lui la main de sa fille. Après le retour des Héraclides, un prince des Héraclides d’Argos, Phalcès, fils de Téménos, s’empara de Sieyone, et le pays fut compris dans l’Argolide. A l’ancienne royauté héroïque succéda un gouvernement aristocratique. Sieyone, alarmée des progrès de Sparte, s’unit avec Argos contre cette ville dans la lre guerre de Messénie. Vers 676, Andréas ou Orthagoras y fonda la tyrannie des Orthagorides, qui, continuée par son fils Myron et son arrière-petit-fils Clisthène, jeta un grand éclat à Sieyone par la protection que ces tyrans accordèrent aux arts. En 616, les Doriens recouvrèrent leur ascendant. Dans la guerre Médique, les bicyoniens fournirent un contingent de 3,000 hoplites, ^ PU^S 15 galères à Salamine; lors de la guerre
du I éloponèse, .T s se déclarèrent pour les Lacédémoniens, qu ils secoururent aussi dans leurs guerres contre Corin-
the, 394, et Thèbes, 371. Mais, lorsqu’en 369 Epaminondas pénétra pour la 2« fois dans le Péloponèse, Euphron, avec l’aide des Arcadiens et des Argiens, renversa le gouvernement aristocratique, allié de Sparte, et s’empara de la tyrannie. Détrôné peu de temps après, il fut remplacé par d’autres tyrans, Aristratos, qui se mit à la solde de Philippe, et Epicharès. Dans la guerre Lamiaque, Sieyone s’allia avec les autres Grecs contre la Macédoine,
322 ; soumise par Cassandre, elle fut délivrée de son joug par le fils de Polysperchon, Alexandre, à la mort duquel sa femme Cratésipolis s’empara de la toute-puissance, 314, et livra la ville à Ptolémée, 308. Démétrius Poliorcète la lui enleva, 303, et, après lui, elle tomba au pouvoir de tyrans qui la gouvernèrent pendant 50 ans : enfin Aratus délivra sa patrie, en 252, et la fit entrer dans la ligue Achéenne ; elle partagea le sort de cette confédération, et tomba sous la domination romaine après la ruine de Corinthe, 146. Sieyone était célèbre dans l’antiquité par l’éclat de ses écoles de peinture et de sculpture, et le disputait à Corinthe dans l’art de la fonte et de la ciselure des métaux. Ses ruines (restes d’un théâtre et d’un stade taillés dans le roc, fondations d’un petit temple, aqueducs souterrains, etc.) se trouvent auj. près du village de Basilico, dans le royaume de Grèce (nome d’Argolide, éparchie de Corinthe). — Le territoire de Sieyone ou Sicyonie était borné au N. par le golfe de Corinthe ; à l’E., vers la Coriuthie, par le fleuve Néméa; àl’O., vers l’Achaïe, par le fleuve Sythas, et, au S., elle était séparée des territoires de Phlioute et de Cléones par les monts Titane et Tricranon. Outre Sieyone, les villes étaient : Phœbia, Titané, Epœcia, Déré, Ephyra et Donussa. Arrosée par l’Asopus, l’Hélisson, le Selléis, la Sicyonie possédait sur le bord de la mer une plaine fertile, appelée Asopide, auj. Bocha , qui produisait des olives et des vignobles renommés. C. P.
SICYONIS, île de la mer Egée, en face d’Epidaure. Minerve y avait un temple.
S1DDIM , vallée de la Palestine , remplie de puits d’asphalte, et qui , selon la Genèse, occupait l’emplacement où s’étendit ensuite le lac Asphaltite.
S1DDONS (Sarah Kembue, mistriss), célèbre tragédienne anglaise, née à Brecknock (Galles) en 1755, m. en 1831, sœur de l’acteur J. Kemble, débuta sur les théâtres de diverses grandes villes d’Angleterre , puis sur celui de Drury-Lane à Londres en 1782, et quitta la scène en 1799. On la surnomma la Beinc de la tragédie ; le rôle de lady Macbeth était son triomphe ; elle jouait aussi avec uue grande supériorité ceux de Catherine d’Aragon et de lady Beverley.
SIDE, v. de Pamphylie, sur la côte, fondée par de» Eoliens de Cymé , était consacrée au culte de Minerve , qui, sur les monnaies de cette ville, est représentée tenant à la main une grenade (en grec side). Side partagea le sort du reste de la province , et , dans les dernières divisions de l’empire romain , elle devint le ch.-l. de la Pamphylie Ire. Les Turcs la nomment auj. Eski-Adalia , dans le livah d’Adalia ou de Téké (eyalet de Caraman). C. P.
SIDÉROMANC1E (du grec sidèros , fer, et manteia , divination ), genre de divination qui se faisait avec un fer rouge, sous lequel on plaçait de petites paillettes. Les devins annonçaient les événements d’après les figures, les écarts, les étincelles que faisaient ces paillettes en brûlant.
S1DERS ou SIERRE, vge de Suisse (Valais), sur la rive dr. du Rhône, à 19 kil. E.-N.-E de Sion; 950 hab. Mines de nickel.
S1DI, mot arabe , le même que cid ou seid, signifie seigneur.
si di -beu -abbés, v. d’ Algérie, prov. et à 82 kil. S. d’Oran; 6,458 hab. Fondée en 1856, elle a de belles rues. Commerce actif. Ch.-l. de subdivision militaire.
siDi-Bou-SAÏD , vge de la régence de Tunis, à 24 kil. N.-E. de Tunis, sur le sommet du Cap-Carthage. On y voit le tombeau de S‘ Louis.
sidi-braiiim , marabout situé à 15 kil. §. de Djemma- Ghazouat ( Algérie | ; 450 Français y furent surpris et massacrés par 3,000 Arabes, le 22 septembre 1845.
sidi-ferruch , en espagnol Torre-Chica, petite baie et presqu’île sur la côte de l’Algérie, à 26 kil. O. d’Alger, défendue par un fort. Les Français y débarquèrent lors de leur dernière expédition contre Alger, et y gagnèrent leur lre victoire, le 14 juin 1830. Un monument rappelle ce fait d’armes. i
sidi hescham , Etat de l’Afrique , dans le Maghreb, fut formé, en 1810 , aux dépens du Maroc , par Hescham, fils du chérif Ahmed-ebn-Mousay. Il se compose d une partie du pays de Sous , et s’étend à l’O. et au S. du Ma-