‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 498 sur 864 · SID · texte numérisé non relu

SID

SIÉ

roc vers le Sahara ; capitale , Talent. Ses habitants sont industrieux , agricoles , marchands et guerriers. L’Etat de Sidi-Hescham est l’entrepôt du commerce entre Tombouctou et Maroc.

SIDI-mohammed , empereur du Maroc , de la dynastie des Chérifs , 1757-83 , chercha à civiliser ses Etats , se mit en paix avec toutes les puissances européennes, 1760 , et ouvrit avec elles des relations commerciales en vue de rétablir ses finances. Il fonda Mogador, prit Mazagan aux Portugais en 1769, et tenta, mais eu vain, d’enlever Mélilla aux Espagnols, 1774. Plus tard, ayant renoué avec l’Es pagne , il ferma ses ports aux Anglais lors du siège de Gibraltar, 1782 , et mit le port de Tanger à la disposition des flottes française et espagnole. Il mourut à l’âge de 80 ans.

SIDICINS, Sidicini, peuple del’anc. Campanie, au N., sur les confins du Samnium ; ch.-l. , Teanum Sidicinum. C’était un démembrement des Ausones. Attaqués par les Samnites, en 343 av. J.-C. , ils implorèrent le secours de Capoue ; cette ville , menacée à son tour, appela les Romains , et ce fut l’origine de la fameuse guerre du Samnium ( F. ce mot). Les Sidicins furent livrés aux Samnites lors de la paix, l’an 412 de Rome , 341 av. J.-O. Ils s’armèrent contre Rome en 337 , et furent réduits en 334.

SID1LOCUM, nom latin de Saulieu.

SIDMOUTH, v. d’Angleterre (Devon), port presque ensablé sur la Manche , à 20 kil. E.-S.-E. d’Exeter ; 3,309 hab. dans la paroisse. Bains de mer très-fréquentés.

SIDNEY (Sir Henri), homme d’Etat anglais , né dans le comté de Surrey en 1513 , m. en 1586, fut employé par Edouard VI , Marie et Elisabeth , comme diplomate et capitaine. Il fut avec honneur gouverneur du pays de Galles, chevalier de la Jarretière , et député d’Irlande. Ce pays lui doit des Statuts , qui ont été imprimés.

sidney (Sir Philippe), homme d’Etat et écrivain, fils du précédent, né en 1554 à Penshurst (Kent), m. en 1586. Après une brillante et précoce éducation, il parcourut l'Europe , assista à la Sl-Barthélemy , connut à Francfort Languet, avec qui il commença une correspondance littéraire publiée à Amsterdam en 1646 , étudia le français, l’italien et l’espagnol, et revint en 1575 à la cour d’Elisabeth. Quoiqu’il n’eût que 22 ans, cette reine l’envoya en ambassade près de l’empereur Maximilien 11, et forma par son aide une ligue protestante contre le pape et V’Espagne. 11 osa, en 1579, s’opposer dans une lettre au mariage d’Elisabeth avec le dnc d’Anjou, mariage dont le projet n’était pas sérieux de la part de la reine. En 15:10, une querelle avec le duc d’Oxford (Edouard Vere) l’éloigna de la cour. Il composa alors V Arcadie, roman pastoral, imité de celui de Sannazar, et que sa belle-sœur, la comtesse de Pembroke, acheva et publia après sa mort, Londres, 1591. Chevalier en 1582, envoyé à la Chambre des Communes par le comté de Kent, il écrivit au milieu des affaires sa Déjense de la poésie, Londres, 1595. Il était à Plymouth prêt à partir en Amérique avec sir EL Drake, quand Elisabeth refusa de perdre, dit Camden , le plus beau joyau de son règne; elle ne lui permit pas non plus d’accepter la couronne de Pologne qui lui était offerte. Gouverneur de Flessingue et général de cavalerie pendant la guerre de Flandre , il reçut une balle à Zutphen , et mourut à Arnheim. On a de lui, outre les ouvrages déjà cités , une collection de sonnets et de chants sous le nom i’Astrophel et Stella. Sidney est le premier bon prosateur de l’Angleterre. F. Zouch , Mémoires sur la vie et les écrits de sir Ph. Sidney , 1808, in-4». A. G.

sidney (Algernon), 2e fils de Robert, comte de Leicester, né à Londres vers 1617, m. en 1683, suivit son père dans son ambassade en Danemark, 1632, dans celle de France, 1636, et dans son gouvernement d’Irlande. En 1643, il abandonna la cause de Charles Ier pour celle du Long-Parlement, fut nommé colonel, et bientôt lieutenant général dans l’armée de Fairfax, puis gouverneur de Du- j blin et de Douvres, devint membre de la haute- cour qui jugea le roi , mais refusa de siéger le jour où la sentence fut prononcée. Républicain exalté, il ne voulut pas non plus servir sous le protectorat des deux Cromwell, rentra au Long-Parlement après l’abdication «le Richard Cromwell, négocia en 1659 la paix entre le Danemark et la Suède, refusa, lors de la restauration des Stuarts, le bénéfice de l’acte d’oubli et d'immunité accordé par Charles II, et resta 17 ans en exil. Elu membre de la Chambre des communes en 1678, il soutint avec ardeur le bill d’exclusion proposé contre le duc d’York. Impliqué plus tard dans le complot de Rye-house, il fut condamné a mort par un jury que présidait Jeffery,et subit sa sentence avec courage. Sa culpabilité est loin d’être avérée}

mais il est certain qu’il était ennemi invétéré de la famille royale. On a de Sidney des Discours sur le gouvernement , 1698 et 1704, in-fol., et 1773, in-4°, trad. en français par Samson, La Haye, 1702, 3 vol. in-8°, espèce de code du républicanisme le plus exalté. B.

Page 1