ROIS SÉLEUCIDES DE SYRIE
lre Période.
Séleucus Ier, NicatorIeT. 311 Séleucus IV, Philopalor. 186
Antiochus 1“, Soler... 281 Héliodore 174
Antiochus II, Théos 1er. 260 Antiochus IV, Epiphane. 174
Séleucus II, Callinique.. 247 Antiochus V, Eu-
Séleucus III, Cérau-nus. . 225 pator 164-162
Antiochus III, le Grand. 222
2» Période ( cinq usurpateurs).
Démétrius I«, Soler 162-149
Alexandre Ier [Data] 150-144
Démétrius II, Nicator 149-143, 140-139, 130-125
Antiochus VI , Théos II 143-140
Tryphon ou Diodote 140-133
Antiochus VU, Sidèle 139-130
Alexandre II (Zébina) 125-121
Séleucus V 124-123
3» Période ( la Syrie partagée entre 2 souverains). Antiochus VIII, dit ÀntiochusIX,de Cy-
Grypus 123-97 zique 114
Séleucus VI, N ica- Antiochus X, le Pieux. 94
tor II 97-93
Philippe, seul ouavec Sélène, veuve d' Antio-
ses 3 frères 93-80 chus X 80
Antiochus XI ... . 93-90
Démétrius III, Eu-
cher
Antiochus XII, Bacchus
Tigrane, roi d'Arménie.
Antiochus XIII , l’A- 83 sialique, fils d’ Antiochus X 69-64
La Syrie, devenue province romaine , eut toujours pour capitale Antioche , et fut fréquemment exposée aux invasions des Parthes, en 53 après la mort de Crassus, en 52 pendant le gouvernement de Bibulus, et en 42, où V entidius battit et tua Pacorus, leur général. Donnée par Antoine à un fils qu’il avait eu de Cléopâtre, elle fit retour à l’Empire après la bataille d’Actium, 31 av. J.-C., et, dans le partage entre Auguste et le sénat, elle forma une province impériale , à laquelle l’empereur annexa la Phénicie. Dans l’étendue de la province se trouvaient quelques pe ■ tits Etats qui avaient conservé leur autonomie intérieure, leurs souverains particuliers, sous la protection de l’Empire, tels que la Comagène, les principautés de Palmyre et d'Emèse, diverses tétrarchies le long de la côte et dans l’intérieur du Liban. La Syrie s’accrut, l’an 6 ap. J.-C., de la moitié de la Palestine, et, sous Claude, de la Palestine tout entière, administrée par un chevalier romain dépendant du gouverneur de Syrie. Mais Vespasien fit de la Palestine une province spéciale appelée Syrie - Palestine. Adrien en détacha la province appelée Syrie-Phénicie, avec Tyr pour métropole; au ive siècle, la Syrie propre fut divisée elle-même en trois provinces : Syrie I re ou Consulaire, capitale Antioche; Syrie IIe ou Salutaire, capitale Apamée ; Syrie Euphratésienne, capitale Hiérapolis. Toute l’ancienne Syrie dépendait alors du diocèse, de la préfecture, et de l’empire d’Orient. Tranquille du côté des Parthes pendant les deux premiers siècles de l’Empire, grâce aux négociations d’Auguste , et aux victoires de Trajan et de Septime-Sévère , la Syrie parvint à cette époque au plus haut degré de prospérité. La longue domination des Séleucides et l’attrait tout-puissant de l’hellénisme en avaient fait comme une seconde Grèce, presque aussi brillante que la première par les monuments des arts et la richesse des villes. C’est de cette époque que datent les grands édifices de Baalbelc et de Palmyre. La Syrie donna aussi à Rome toute une famille de princes , .appelés les empereurs syriens, depuis Septime jusqu’à Alexandre Sévère. L’élévation de l’empire des Perses sur les ruines de celui des Parthes, 226, attira de nouveau la guerre sur la Syrie : Sapor, après avoir vaincu Valérien, en 26U, s’avança jusqu’à Antioche, dont il emmena les habitants en captivité, et ravagea toute la province. Odénath, prince de Palmyre , et ensuite Zénobie , forcèrent les Perses à repasser l’Euphrate, et les victoires d’Aurélien, de Dioclétien et de Julien assurèrent jusqu’au vie siècle la tranquillité de la Syrie. Elle fut de nouveau troublée par les invasions de deux rois sassanides, Chosroès Ier, en 537 et 575, et Chosroès H, en 610. Les victoires d'Héraclius n’arrachèrent la Syrie aux mains des Perses que pour la laisser tomber entre celles des Arabes, qui l’envahirent dès 633, et l’avaient entièrement conquise en 638.
Damas devint, à partir de 661, la capitale des califes Ommiades, et , lors même qu’elle fut remplacée par Bagdad, 762, sous les Abbassides, la Syrie n’en conserva pas moins une grande importance par sa position centrale entre les provinces de l’empire arabe dans la Haute-Asie, et les parties occidentales comme l’Egypte et l’Afrique. Au IXe et au xe siècle, la mollesse des Abbassides ayant amené le démembrement de l’Empire, la Syrie, enlevée d’abord aux califes par les Toulounides en 869, reconquise en 905, fut partagée entre les deux principautés de Damas, où régnèrent tour à tour les deux dynasties égyptiennes des Ikhchidites, 935, et des Fatimites, 969, et d’Alep, occupée successivement par les Hamanides, 934, et les Mardaschides ou Kélabites, 1014. Ceux-ci furent remplacés à Alep par les Turcs Seldjoucides, 1084, qui s’emparèrent aussi de Damas, 1095, et réunirent ainsi toute la Syrie proprement dite sous leur domination , pendant que, dans la Palestine, le royaume de Jérusalem, fondé en 1082 par les Ortocides Turcomans, tombait, 1095, au pouvoir des Fatimites d’Egypte. Telle était la Syrie au moment de la lre Croisade, qui en changea profondément la situation. La côte tout entière, depuis l’Amanus jusqu’à l’Egypte, et de la Méditerranée à l’Anti-Liban et au Jourdain , forma des principautés chrétiennes; au S., le royaume de Jérusalem , ayant pour vassaux le prince de Tibériade ou de Galilée, les seigneurs de Ramla, Jaffa, Naplouse, Césarée, Ptolémaïs, Beyrouth, Tyr; au centre, le comté de Tripoli ; au N., la principauté d’Antioche, et le comté d’Edesse. Les lois, le langage et les mœurs des Francs furent adoptés dans toute cette partie de la Syrie. Mais les Seldjoucides
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