TAB
TAAS, v. d’Arabie (Yémen), dans l’imamat et à 140 kil. S. de Sana. On trouve, aux environs, la caverne des Sept-Donnants.
TAASINGE ou THORSENG, île du Danemark, auS.-E. de Fionie: 70 kil. car.; 14 kil. sur 7 ; 3,800 hab. Ch.-l., Transes. Elève de bestiaux.
TAB, anc. A rosis ou Oroales , riv. de Perse, naît dans la chaîne de l’Elvend, coule au S.-O. en séparant le Ivhousistan du Farsistan, passe à Zehtoun et Eudieu, et tombe dans le golfe Persique; cours de 280 kil.
TABAGO, une des Petites-Antilles anglaises, à 25 kil. N.-E. de la Trinité, dont la sépare le canal de la Trinité ; par 1 1°-15° lat. N., et 63° long. O. ; 486 kil. carr. ; 50 kil. sur 19, 15,393 hab., en grande partie nègres. Ch.-lieu, Scarbrrough. Sol généralement fertile, bien arrosé, et bien cultivé. Chaleurs plus tempérées que dans les autres Antilles, et ouragans moins violents. Le tabac, qui y fut découvert en 1560, et dont cette île fournit beaucoup, lui a donné son nom. Comrn. de sucre et de rhum. — Découverte par Christophe Colomb en 1498, elle reçut une colonie hollandaise en 1632, appartint alternativement aux Anglais et aux Hollandais de 1666 à 1781, aux Français de 1781 à 1793, et est restée depuis ce temps à l’Angleterre. g
PABAK BOLGRAD, brg des Principautés-Unies (Moldave), à, environ 10 kil. du Pruth, à 25 kil. de Reni, de "■ ilia et d Ismail, à l'embouchure de l’Yalpouk dans un lac de ce nom; 400 hab. Colonie agricole russo-bulgare. Aux environs, mine de sel gemme, et ruines d’un palais bâti par un khan de Crimée ; était à la Russie avant 1856.
TABAL1A, nom latin deTAFADLA.
TABARAKA ou TABARCA, île de la Méditerranée, sur la cite N. de Tunis, près de la Calle (Algérie), par 36° 56’ 15” lat. N. et 6° 22’ 45” long. E. Cette île, qui appartenait aux Génois, fut acquise en 1768 par la Compagnie française de La Calle, qui faisait la pêche du corail et la conserva jusqu’en 1814.
TABARAUD ( Mathieu - Mathurin ) , oratorien, né à Limoges en 1744, m. en 1832, professa la théologie dans divers séminaires, fut supérieur des collèges de Pézénas et de Limoges, se prononça contre les innovations de la Révolution, émigra en Angleterre, revint en France en 1801, et fut, en 1811, censeur de la librairie. Presque tous ses ouvrages manifestent des tendances jansénistes. Les principaux sont : Truité historique de T élection des évêques. Paris, 1792, 2 vol. in-8°, à propos de la Constitution civile du clergé; Histoire critique du philosophismc anglais , 1806, 2 vol. in-8», très-bon ouvrage; Principes sur la distinction du contrat et du sacrement de mariage , Limoges, 1803, in-8°, 2e édit., 1816; Histoire de Pierre de flérulle, cardinal, fondateur de l'Oratoire, 1817, 2 vol. in-8°, etc.
TABARCA, île de la Méditerranée. V. Tabaraka.
TABARD , anc. manteau rond et court , avec demimanches élargies par le bas.
TABARI | Abou-Djafar-Mohammed-ben-Djerir, surnommé! , historien arabe, né dans le Tabaristan, m. en 932, est auteur d'un livre fort estimé des Orientaux et intitulé Kamel (parfait); il embrasse tous les faits, de la Création à 924 ap. J.-C. D’interminables citations des autorités rendent sa lecture fatigante. La conquête de la Perse par les Arabes y est surtout traitée avec un grand soin, ainsi que l’avénement des ALbassides. La Chrouique de Tabari a été traduite en français par M. Dubeux, Paris, 1836.
TABARIEH, anc. Tibériade, v. forte de la Turquie d’Asie (Syrie), dans le livah et à 65 kil. S.-E. d’Acre, sur la rive O. du lac de son nom; 4,000 hab. Archevêché grec. Cette ville fut prise par les Français en 1798. Un tremblement de terre, le 1er janvier 1837, en a fait un monceau do ruines. V. Tibériade.
TABAR1N, célèbre bateleur du commencement du xvn* siècle, courut la ville et la province comme valet ou associé du charlatan Mondor. 11 débita longtemps ses quolibets sur le Pont-Neuf à Paris. On a de lui, entre autres vecueils de grossières plaisanteries : Inventaire universel des
oeuvres de Tabarin, contenant ses fantaisies, dialogues, paradoxes, farces, subtilités tabariniques , etc., Paris, 1622, in-12.
TABARISTAN ou TABÉRISTAN, prov. de la Perse, au N., entre celles du Mazendéran au N., du Khoraçan à l’E., du Kouhistan au S.-E., de l’Irak-Adjémi au S. et au S.-O.; 18,000 kil. car.; 400 kil. sur 100; 130,000 hab. Ch.-L, Demarend. Sol peu fertile, sillonné par la chaîne de l’Hindou-Kho septentrional, dont le plus haut sommet, le volcan Demavend, a 4,572 mèt. Arrosé par le Demavend et le Dalai-Sourgh. On le divise en Dmnghan ou Kommis à l'E., et Tabaristan propre ou Demavend à l’O. Exploit, de soufre et élève de bétail. — Dans ''antiquité, ce pays était occupé par les Tapurims ou Tnpyres.
TABAS, v. de l’anc. Empire des Perses (Perside), sur la route de Pasargades à Ecbatane. On l’identifie auj. avec Abadali, ou avec Savah (Irak-Adjémi ), ou avec Tabs ou Tebbes.
TABASCO, dite aussi Villa-Hermnsa de Tabasco ou Villa de San-Juan-Bautista, v. du Mexique, ch.-l. du dépu tera, de son nom, sur une ile formée par le Tabasco, port à son embouchure dans le golfe du Mexique, à 360 kil. E.-S.-E. de Vera-Cruz, par 18° 34’ lat. N., et 94° 36’ long. O.; 7,000 hab. Commerce actif. Coï tez y remporta, en 1519, une victoire qui fit appeler cet e ville par les Espagnols Nuestra Senora délia Viltoria (Notre-Dame de la Victo.re). — Le dép. de Tabasco, à l’extrémité S.-E. du Mexique, entre celui de Ver i-Cruz à l’O., le golfe du Mexique au N., l’Yucatan à l’E., et le dép. de Chiapas au S., a 4 ',030 kil. carr., 380 sur 120, et environ 71,000 hab. Climat peu salubre, à cause des marais et des pluies. Sol peu fertile, produisant cependant beaucoup de cacao. Forêts remplies d'animaux féroces.
TABLLLA1KES, Tabetlarii , messagers publics, chez les anc. Romains ; c’étaient des courriers porteurs des lettres expédiées ou reçues par les gouverneurs de provinces. Ils se chargeaient aussi , par occasion , des correspondances particulières. Des voitures disposées sur les routes les transportaient. — Vaisseaux légers servant comme d’éclaireurs à la Hotte qui transportait d’Afrique les blés pour l’Annone de Rome. — Nom donné à diverses lois portées pendant le vu" siècle de Rome, pour prescrire le vote par tablettes dans les comices , au lieu du vote par acclamation. C. D— y.
TABET.LICUM, nofn latin de Taili.ebocrg.
TABELLIONS. V. Notaires. V. Barabé, Recherches historiques sur le tabellionage royal de France, Rouen, 1850, in-8°.
TABERISTAN. V. Tabaristan.
TABERNACLE, mot qui signifie tente. Les anciens patriarches habitaient dans des tabernacles. Les Juifs, dans le désert, érigèrent, sous le nom de Tabernacle, un temple portatif, divisé en deux parties, le Saint , ou lieu des sacrifices, et le Saint des Saints, ou Sanctuaire, qui renfermait l’Arche d'alliance. Le Tabernable, carré oblong*, de 30 coudées de longueur, sur 10 de largeur et de hauteur, était posé de manière que l’entrée regardât l’orient, et le sanctuaire le couchant. 11 n’était permis qu’aux pi ètres de pénétrer dans le Saint, et qu’au grand-prêtre d’entrer dans le Sanctuaire, le jour de Pâques seulement. — La fête des Tabernacles, une des grandes fêtes des Hébreux, se célébrait au mois de septembre, durait 7 jours, et était destinée à rappeler le séjour du peuple de Dieu sous des tentes dans le désert après la sortie d’Egypte. L — il.
TABERN.K MOSELLAN1CÆ ou RIGUÆ, anc. v. de la Gaule (Belgique Ire ) ; auj. Berncastel.
tabernæ RHENANÆ , v. de la Gaule (Germanie Ir*), chez les Némétes; auj. Rhein-Zabern.
tabernæ tri boccorüm, v. de la Gaule (Germanie Ir«) chez les Triboqucs ; auj. Saverne.
TABERNAltUM castellum , nom latin de Beuk-