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TAN

TAMERLAN (Timour-Leng , Timour le boiteux , Timour- Beyg , Timour le prince, ou Emir-Timour prince de fer) , fameux conquérant tartare, né à Kech, près de Samarkand, en 1336, m. en 1405, descendait de Gengis-khan par les femmes. 11 devint , en 1360 , apres la mort de son oncle Seif-Eddyn , chef de la tribu de Berlas et prince de Kech, sous la suzeraineté de Toglouk -Timour, khan du Djaggathaï. Ce prince étant mort, 1363 , Tamerlan s’unit à son beau-frère Hussein pour renverser le fils de Toglouk, et reçut dans cette guerre deux blessures qui le rendirent manchot et boiteux. Après le succès, laissant le vain titre de khan à Khaboul-Aglen , il partagea avec Hussein le pouvoir. Deux ans «après, il se brouilla avec lui : prétendant avoir reçu d’un descendant de Mahomet (le seid Bereké) un tambour etun étendard, symboles de la souveraineté, il assiégea Hussein dans Balkh, le força de se rendre, se débarrassa de lui ainsi que du khan, et régna seul, 1370. Après avoir transporté le siège de son empire à Samarkand, il soumit la lvhowaresmie et le Kachgar. En 1380, il se jeta sur le Khoraçan et la Perse, y fit massacrer les habitants des villes qui tombaient en son pouvoir, saccagea le Séistan en 1383 , réduisit Tauris en 1386, et, passant l’Araxe, prit Kars et Tiflis. De là, il appesantit ses armes sur les Turcomans dArménie, et surtout sur les Perses rebelles. Traversant ensuite les deux Arménies, il reparut en Géorgie, 1395, s’avança dans le S. de la Russie, et détruisit Azov. De retour à Samarkand, il leva une année pour la conquête de l’Inde. En 1398, il francnit le Sind ; avant de livrer bataille à Mahomet IV sous les murs de Delhi , il fit égorger 100,000 esclaves qui l’embarrassaient; vainqueur du sultan, il fut bientôt maître de tout l’Hindoustan, qu’il couvrit de ruines. Revenant alors vers l’O., il enleva la Syrie au sultan d’Egypte, 1400, détruisit Bagdad, 1401, attaqua Bajazet, sultan des Ottomans , à Ancyre, et le fit prisonnier, 1402. Il se dirigeait vers la Chine avec plus de 200,000 hommes, quand il mourut à Otrar (khanat de Khokand ) , sur les bords du Sihoun. Tamerlan fut un prince sanguinaire et fanatique ; il érigea à Bagd«ad un obélisque avec 90,000 têtes coupées ; dans l’Inde , il fit écraser par sa cavalerie 1,000 enfants envoyés pour le fléchir. Cependant, il aimait les sciences, fonda une école à Kech, et rédigea le Tufukat ou règlement sur l’organisation de l’armée et sur l’administration. Il existe aux Archives impériales de Frapce une lettre de Tamerlan , écrite en persan, et adressée au roi Charles VI. C. P.

TAMÈSE. V. Tamase.

TAMESIS, nom anc. de la Tamise.

TAMIATHIS, nom anc. de Damiette.

TAMIED , abbaye de l’ordre de Citeaux, en Savoie. Elle possède une bibliothèque riche en manuscrits.

TAMISE, anc. Tamesis, en anglais Thames, riv. d’Angleterre, se forme à Lechdale ( Berks ) par la réunion de plusieurs ruisseaux sous le nom d’Isis, sépare les comtés d’Oxford, Buckingham, Middlesex et F.ssex, de ceux de Berks, Surrey et Kent, reçoit à Oxford la Charwell, à Dorehester la Thames, dont elle prend le nom, passe à Reading, Marlow, Windsor, Staines, Kingston, Brendford, Richmond, Londres, Greenwich, Woolwich, Sherness, Margate, et se jette dans la mer du Nord par un large estuaire, après un cours de 400 kil. de l’O. à l’E. Navigable presque jusqu’à ses sources, et d’un cours très-lent , elle n’est cependant qu’un petit fleuve, qui ne prend d’importance qu’à Londres, où il est considérablement grossi par la marée, et porte alors des navires de 800 tonneaux : les grands vaisseaux de guerre peuvent le remonter jusqu’à Deptford , un peu au-dessous de Londres. Les rives de la Tamise sont fort belles. Un Canal de la Tamise et de la Severn unit ces deux cours d’eau par sa jonction avec le canal do Stroud.

tamise, en flamand Temsche, v. de Belgique (Flandre orientale), sur la rive g. de l’Escaut, à 20 kil. N.-E. de Termonde; 8,000 liab. Filatures de coton; fabr.- de siamoises, mouchoirs, toile à voiles ; raffineries de sel , savonneries, brasseries, tanneries. Pêche active.

TAMOULS, peuple de la famille malabare, dans l’anc. Kaniatic. Il a sa langue particulière, dont on emploie souvent les caractères pour le sanscrit.

TAMPICO , dite aussi Sanla-Anna de Tampico, Tampicode Tamavlipas, et Pueblo-Nvevo, v. et port du Mexique ( Tamaulipas), à 400 kil. N. de Vera-Cruz, sur les bords d’un lac ou lagune qui communique avec le Panuco par une issue navigable pour les gros navires; 8,000 hab. Fondée en 1824, elle est auj. le principal port du Mexique sur la côte orientale. Exportation de cochenille, vanille, cuir, bois de teinture, sucre, coton, laine, etc. — Victoire de

Santa-Anna et des Mexicains sur les troupes espagnoles, en 1829.

TAMWORTH, v. et paroisse d’Angleterre (Stafford et Warwiek), à 14 kil. S.-E. de Lichfield, au confluent de la 'l ame et de l'Anker; 10,202 hab. Jadis résidence des rois de Mercie. Fabr. de lainages, tanneries, imprimeries sur coton , brasseries.

IAMYNES, anc. v. d’Eubée, près de la côte occidentale, non loin d’Erétrie.

1ANA , riv. de Norvège, sépare le Finmark et la Laponie russe, passe à Tana, et se jette dans l’océan Glacial arctique, à un golfe de son nom ; cours de 350 kil. Beaucoup de saumons.

PANAGRE, Tanagra, auj. Scamino, anc. v. de Béotie, à PE., sur l’Asopus ; célèbre par les coqs de combat qu’on y dressait. On y voyait le tombeau de Corinne. Près de là, les Spartiates et les Béotiens défirent les Athéniens et les Argiens, en 457 av. J.-C.; deux ans après, les Athéniens prirent Tanagre, et la rasèrent.

TAN ALS , nom anc. du Don. — Il y avait une ville du même nom à son embouchure, dans la Sarmatie.

TANAN AR1VE , TATANE-ARRIV O U ou ERMINÉ, v. de Pile de Madagascar, vers le centre, capitale du royaume des Howas; par 18° 56’ lat. S., et 45“ 57’ long. E.; 50,000 hab. Fortifications et résidence royale à l’européenne. On remarque le temple de Jankar (le bon génie), et le mausolée du roi Radama. Les petites bourgades qui forment cette ville lui donnent un aspect très-pittoresque. Les missionnaires y ont établi une imprimerie madécassc.

TANAQUIL, née à Tarquinies, femme de Tarquin l’Ancien, était habile dans l’art divinatoire, et détermina son mari à aller s’établir à Rome, en lui prédisant une brillante fortune. Après la mort déTarquin, 578 av. J.-C., elle contribua à faire reconnaître pour roi son gendre Servius Tullius, dont elle avait présagé les brillantes destinées.

TANARGUE (Plateau de la), ramification des Cévennes, au S. du département de l’Ardèche. 11 y a des traces d’anciens volcans.

TANARO, anc. Tanarus, rivière du roy. d’Italie, naît à la limite des Aines maritimes et de l’Apennin , dans le S. O. de l’arrond de Mondovi, coule au N.-N.-E., sur 250 kil., passe à Leva, Cherasco, Alba, Asti (où il devient navigable ), et Alexandrie, et se jette dans le Pô, rive dr., à 15 kil. N.-E. de cette dernière ville. Il reçoit la Borniida à droite et la Stura à gauche, et est navigable sur 130 kil., depuis Ormea. Une armée franco-espagnole battit les Austro-Piémontais sur ses bords, en 1745. Napoléon Ier avait donné le nom du Tanaro à un département français; ch.-l. , Asti.

TANASSERIM. V. Tenasserim.

TANAT1S. V. Taliata.

TANCARVILLE (Jean II, vicomte de Melun, comte de), vaillant chevalier du xiv“ siècle, fit ses premières armes en Prusse dans les rangs des chevaliers Teutoniques, combattit ensuite contre les Maures en Espagne, et contre les Anglais en Angoumois et en Normandie, et fut fait prisonnier au siège de Caen. Rendu à la liberté, il fut nommé, 1352, grand- chambellan et grand-maitre de France par Jean le Bon , qui le chargea de négocier le mariage de Philippe de Bourgogne avec l’héritière de Flandre. Pris une 2“ fois par les Anglais à la bataille de Poitiers, 1356, il ne revint en France qu’en 1358 ; sa présence contint à Paris le parti de Marcel et de Charles le Mauvais. Après le traité de Brétigny, auquel il avait pris une grande part, il fut nommé grand-maitre des eaux-et-forêts. Il conserva son crédit sous Charles V, et mourut, en 1382, gouverneur de Champagne, de Bourgogne et de Languedoc.

tancarville, vge ( Seine-Infér.), arr. et à 30 kil. E. du Havre, sur une hauteur qui domine la rive dr. de la Seine; 400 hab. Deux châteaux en ruines, l’un qui fut la résidence des comtes de Tancarville, l’autre bâti par Law.

TANCRÈDE, prince sicilien, était petit-fils de Tanorède de llauteville par sa mère, neveu de Robert Guiscard, et cousin de Bohémond de Tarer.te. Il conduisit, avec ce dernier, les Normands de Sicile et du midi de ITtalie à la lre Croisade, débarqua en Epire, battit les Grecs au passage du Vardar, se distingua au siège de Nicée, puis à la prise de Tarse, en vint aux mains avec Baudouin , qui lui disputait cette ville, et participa au siège d’Antioche. Il planta, le premier, son étendard sur les murs de Jérusalem, 1099, contribua à la victoire d’Ascalon , reçut de Godefroy de Bouillon, dans le partage de la Terre-Sainte, la principauté de Galilée ou de Tibériade, mais la résigna dès l’annce suivante, à l’avénement de Baudouin , son ennemi. De 1104 à 1111, pendant l’absence de Bohémond , il

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