‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 556 sur 864 · TC H · texte numérisé non relu

TC H

idiots , aliénés , vagabonds , femmes , enfants , réunis là e i des quartiers séparés. C’était un hôpital pour les vieillards et les infirmes, mais un lieu de correction et de pénitence pour tous les autres : la nourriture fut mauvaise , il n’y eut plus de famille , et la misère fut traitée comme le crime. La taxe fut de 5,526,400 liv. sterl. en 1835 ; de 4,717,620 liv. en 1836; de 4,044,741 en 1837. Bientôt cependant le work-house devint plus humain ; mais alors il ne tarda pas à être encombré. On en revint aux anciens secours : le work-house resta comme une exception , et le secours à domicile , sans travail , fut la règle. Le paupérisme reparut. En 1848 , plus de 2 millions de pauvres étaient nourris par la taxe paroissiale ou les sociétés de bienfaisance. B.

TAXIARQUE, officier athénien qui commandait l’infanterie d’une tribu. Il marquait les camps , dirigeait les marches, rangeait les soldats en bataille, pourvoyait aux subsistances, etc.

TAXILA, anc. ville de l’Inde, au N. , sur l’Indus, capitale des Etats de Taxile. Auj. Attocl;.

TAXILE , roi de l’Inde comprise entre l’Indus et l’Hydaspe , fut vaincu par Alexandre le Grand , qui lui enleva ses Etats, tout en le traitant avec honneur.

taxile , général de Mithridate, secourut Archélaüs en Grèce contre les Romains , et fut ensuite vaincu par Muréna , lieutenant de Sylla.

TAXIS. V. Tiu’Genhofen.

TAY, Tavus , riv. d’Ecosse, naît dans les monts Grampians, coule à l’E., puis au S. , et de nouveau à l’E., arrose Dunkeld et Perth , traverse le Loch Tay , un des plus beaux lacs du pays , et se jette dans la mer du Nord, au golfe du Tay ; cours de 155 kil.

TAYA. V. Tiiaya.

TAYEF, v. murée d’Arabie (Hedjaz), à 110 kil. S.-E. de la Mecque. Sa mosquée, où est le tombeau d’Abdallahibn-Abar, secrétaire de Mahomet, est un but de pèlerinage.

TAYGETE, Taygelus, Taygela, auj. Pentadaclylon, Taygelcte ou Monte di Maina , chaîne de montagnes du Péloponese, dans la Laconie occidentale , se liait vers le N. aux monts d’Arcadie , et , se dirigeant au S. , bornait à l’O. la vallée de l’Eurotas ; son principal sommet était au S. de Sparte ( 2,409 mèt. de hauteur). Les Spartiates célébraient sur le Taygète les mystères de Bacchus , et précipitaient dans ses gouffres les enfants chétifs, infirmesou contrefaits.

TAYLOR (Brook), géomètre anglais, né en 1685 à Edmonton (Middlesex) , m. en 1731 , débuta en 1708 par un Mémoire sur les centres d’oscillation , qui parut plus tard dans les Transactions philosophiques. En 1712, il fut nommé membre de la Société royale de Londres , et présenta trois Mémoires , l’un sur l’ascension de l’eau entre deux surfaces planes, le' 2e sur les centres d’oscillation, et le 3e sur le problème des cordes vibrantes. L’ouvrage le plus important de Taylor a pour titre : Melhodus incrementorum directa et inversa, Londres, 1715-1717 ; c’est là que se trouve la formule au moyen de laquelle s’obtient le développement en série d'une fonction, suivant les puissances de l’accroissement donné à la variable. Taylor, qui était habile dans le dessin et la peinture , a publié des Principes nouveaux de perspective linéaire, 1715. On lui doit enfin des études sur les attractions magnétiques et la dilatation des liquides renfermés dans les thermomètres. V.

taylor (Thomas) , né à Londres en 1758 , m. en 1830 , tour à tour maître d’école et commis dans une maison de banque , s’adonna aux lettres et à la philosophie , et , tout en écrivant de nombreuses traductions pour vivre, composa de savantes dissertations sur les mystères d’Eleusis , sur la philosophie de Platon et celle d’Aristote , etc. Il a traduit en anglais les œuvres complètes de Platon , 1804 , 5 vol. in-4°, et d’Aristote , 9 vol. in-4°, ainsi qu’une partie de celles de Plotin et de Proclus.

taylor ( Zacharie ) , général et homme d’Etat de l’Union américaine , né en 1786, m. en 1850 , se fit connaître dans une foule de combats contre les indigènes de la Floride et des territoires de l’Ouest, eut un commandement dans la guerre contre le Mexique en 1846 , remporta alors deux succès à Palo-Alto et à Reseca-de-la-Palma , prit Matamoras et Monterey , et défit Santa-Anna en personne à Buenavista. Elevé à la présidence des Etats-Unis en 1849, il montra dans les relations internationales beaucoup de loyauté et un sincère amour de la paix , et improuva hautement la tentative du général Lopez contre l’ile de Cuba.

TCHAD ou OUANGARA, lac de l’Afrique, dans la Nigritie centrale ou Soudan, entre le Bournou à l’O. et au S., et le Kanem au N. et à l’E. ; par 12° 30’-14° 25' lat. N., etl5°65’-19° 10’ long. O.; 380 kil. sur 225. Eaux douces et très-poissonneuses. Récolte de natrou sur ses bords. Il

reçoit le Chary au Sud, le Yeou à l’O., et a plusieurs îles, habitées par des indigènes féroces nommés Iiidoumahs. Denham et Clapperton ont, les 1ers, reconnu ce lac, en 1823 ; il est situé à 252m au-dessus du niveau de l’Océan.

TCHADIR-DAGH, c.-à-d. montagne de la tente , anc. Trapezos, montagne de la Russie d’Europe (Tauride), dans le S. de la Crimée, à 26 kil. S.-E. de Simphéropol ; 1,580 met. de hauteur.

TCHAGA1NG, v. de l’empire birman (Ava) , et sa capitale de 1760 à 1764, sur l’Iraouaddy, en face d’Umerapura. Forteresse en ruines. Fabr. d’idoles pour tout l’Empire. Entrepôt et commerce de coton.

TCHAGATAI. V. Djagataï.

TCHAI, dans les dénominations chinoises, désigne un poste fortifié, une citadelle placée sur la frontière; c’est aussi le sens des mots Tai, Pao, Ouei, etc.

TCHAJKISTEN (District ou Bataillon de). V. Csajkistes.

TCHAKTARS , tribu mongole de l’empire chinois (Mongolie ), au N. de la grande Muraille et de la province de Chan-si.

TCHAKTCHAK ou TCHAKTCHAKIAN ( Le P. Manuel), né à Gumuschkhané, près d’Erzeroum, en 1770, m. en 1835, savant mékhitariste de Venise, prosateur et poëte distingué, connaissait à fond les langues latine, italienne, française, grecque, allemande, anglaise. Ses ouvrages les plus importants sont : Dictionnaire italien arménien-turc, Venise, 1804; Dictionnaire- arménien -italien, Venise, 1834-1837, 2 gr. vol. in-4°; une belle traduction en prose du poëme de Gessner, la Mort d'Abel, 1825, 1 vol. in-12; une traduction du Télémaque, 1826, 1 vol. in-8°; une traduction de l’ouvrage du cardinal Bona, intitulé : Manuduclio ad cœlum; une Géométrie, et une Algèbre inédites, etc. C — a.

TCHALDIR ou TCHALDERAN, plaine de l’Aderbaïdjan, au N.-O. de Tauris; célèbre par la victoire du sultan Sélim 1” sut Ismaël-Sophi, en 1514.

TCHAMITCHIAN (le P. Jacques), mékhitariste de Venise, né en 1724 à Constantinople, m. en 1806, érudit en astronomie et en chronologie, rendit un grand service à sa nation en commençant la publication d’un almanach arménien, comparé avec ceux des autres nations. Cet almanach continue, depuis 1751, à paraître chaque année dans l’imprimerie de Saint-Lazare à Venise. C — a.

TCHAMITCHIAN (le P. Michel ), frère du précédent, né à Constantinople en 1738, m. en 1823, entra à l’âge de 23 ans au couvent des Mékhitaristes de Venise. Malgré de longs et pénibles travaux de missionnaire accomplis avec éclat, il a pu composer un très-grand nombre d’ouvrages. Les principaux sont : Grammaire arménienne ,1 vol. gr. in-8°, Venise, 1779; Histoire arménienne universelle , depuis le commencement du monde jusqu’à l’an 1784, Venise, 1784- 86, 3 gros vol. in-4°, ouvrage original et aussi remarquable par le naturel du style et l’impartialité des jugements que par l’érudition; Commentaires sur les Psaumes, Venise, 1816-1823, 10 vol. in-8° ; Homélie pour les fêtes de la Vierge, 1805, in-8°, etc. C — a.

TCHANAK-KALESSI , v. de la Turquie d’Asie (Kodawendiguiar), à 53 kil. S. -O. de Gallipoli, sur les Dardanelles; 4,000 hab.

TCHANARGAR, v, de l’Hindoustan anglais (Allaliabarll, sur le Gange, à 32 kil. S. de Bénarès; 15,000 hab.

TCHANDALAS, nom donné, dans l’Inde, à ceux qui sont nés d’un soudra et d’une brahmane, ou d’un kcliatrya et d’une soudra. Ils sont regardés comme impurs, et l’on recrute parmi eux les bourreaux.

TCHANDEIRI ou TCHENDARI, v. de l’Hindoustan (Sindhyah), dans le Malwah, à 100 kil. N.-E. deSeroudje, sur la rive dr. de laBetwa; 70,000 hab.

TCHANDElîKOUNAH, v. de l’Hindoustan anglais, présid. et à 110 kil. O. de Calcutta; 18,000 hab. Fabr. de cotons et soieries.

TCIIANDERLI, anc. Pitane, brg de la Turquie d’Asie (eyalet d’Aïdin), sur le golfe de son nom (ancien golfe de Smyrne), à 65 kil. N.-O. de Smyrne.

TCHANDRA ou bUMA, dieu de la lune chez les Hindous, produit les eaux et la verdure, préside aux herbes médicinales, et donne aux mortels l’opulence et la santé.

TCIIANG, c.-à-d. milieu en langue chinoise : tchanglioué, royaume du milieu, nom que les Chinois donnent à leur Empire.

TCIIANG-CHA, v. de Chine, ch.-l. de la province de Ilou-nau, sur le Heug-Kiang , à 1,390 kil. S. -S. -O. de Pékin.

TCHANG-KIA-KHEOU. V. Ciiang-kia-kiieod.

TCHANG-TCHÉOU. V. Chang-tchéou.

Page 1