TAY
l’Himalaya, s’étend du N. au S. depuis le 27° jusqu’au 13° ou 12°. C. P.
TAUSEN (Jean), né en 1494 à Birkinde , dans l’ile Fuhnen (Danemark), m. en 1561 , fut un des apôtres du luthéranisme dans les Etats danois, et le 2e évêque luthérien de Ripen. 11 a laissé plusieurs ouvrages de controverse.
TAUSS , v. des Etats autrichiens (Bohême), à 31 kil. O. de Klattau, sur la Rubrina ; 6,000 hab. Rubans de fil et de laine.
TAUSTE , brg d’Espagne (Aragon), prov. et à 75 kil. N.- O. de Saragosse, sur le Riguel; 4,000 hab. Fabr. de salpêtre.
TAUVES, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 65 kil. S.-O. d’Issoire; 686 hab.
TAVA1-POUNAMOU. V. Zélande (Nouvelle-).
TAVANNES (Maison de Saulx de), la plus ancienne famille de Bourgogne, que l’on dit remonter au vne siècle ; au xiixe, elle se divisa en 4 branches, dont la 4e a produit les personnages suivants :
tavannes (Gaspard de saulx, seigneur de), né à Dijon en 1509, m. en 1573, page de François Ier, fut avec lui fait prisonnier à Pavie. 11 paya une forte rançon, revint en France, détermina la prise d’Yvoi, en 1542, força La Rochelle, 1543, et contribua beaucoup à la victoire de Cérisoles, 1544. Commandant de l’armée qui envahit les Trois-Ëvêchés, il fit ouvrir les portes de Metz, 1553, et assura le gain de la bataille de Renti , 1554. Il alla en Italie au secours du pape, et, après son retour, il concourut, dans son gouvernement de Bourgogne, avec une ardeur sans égale, à toutes les mesures prises contre les protestants. Du moins , il eut la loyauté d’avertir secrètement Coligny et Condé, que Catherine de Médicis l'avait chargé d’arrêter. Il dirigea le duc d’Anjou (Henri III) aux batailles de Jarnac et de Moncontour, 1569 , fut récompensé de ses services en 1570 par le bâton de maréchal, prit, dit Brantôme, une part odieuse au massacre de laSt-Barthélemy, reçut le gouvernement de Provence, et mourut au château de Sully près d’Autun. Trés-habile homme de guerre, prudent, ferme, désintéressé, il a laissé Quatre avis au Boi , écrit remarquable joint aux Mémoires publiés par son fils. J. T.
tavannes ( Guillaume de saulx, seigneur de ), fils ainé du précédent, né en 1553, m. en 1633, attaché comme son père à la cause royale, se signala sous ses ordres à la bataille de Jarnac, devint en 1574 lieutenant du roi en Bourgogne, sut conserver cette province à Henri III et à Henri IV, et prit une part brillante au combat de Fontaine-Française en 1595. Retiré bientôt dans ses terres, il écrivit des Mémoires des choses advenues en France et guerres civiles depuis l’année 1560 jusqu’en 1596, Paris, 1625, reproduits dans les collections de Mémoires sur l’histoire de France. J. T.
tav \nnes ( Jean de saulx , vicomte de ), frère du précédent, né en 1555, m. vers 1630, fut élevé dans la haine des protestants. Il suivit le duc d’Anjou ( Henri III ) en Pologne, puis s’engagea chez les Moldaves, fut prisonnier des Turcs, et revint en France en 1575. Ligueur acharné, il reçut du duc de Mayenne, en 1592, le bâton de maréchal et le gouvernement de la Bourgogne. Il ne se soumit à Henri IV qu’en 1595, refusa d’aller au siège d’Amiens en 1597, fut enfermé à la Bastille, s’échappa, et vécut dans ses terres jusqu’à sa mort. Dans sa retraite, il écrivit les Mémoires ou plutôt la Vie du maréchal de Tavannes, son père, ouvrage d’un homme qui a eu bien des mécomptes , mais qui intéresse par les particularités qu’il raconte ; malheureusement, il est plein de hors-d’œuvre. Ces Mémoires, qui se trouvent dans les collections de Mémoires relatifs à l’histoire de France, ont été imprimés à Lyon, 1657, in-ful. J, T.
tavannes (Jacques de saulx , comte de) , petit-fils du précédent, né en 1620, m. en 1683, suivit le grand Condé daus ses campagnes, devint lieutenant-général et grandbailli de Dijon. On lui doit des Mémoires sur la Fronde, de 1650 à 1653, Paris, 1691, in-12. J. T.
TAVAS1EHU8, v. de la Russie d’Europe (Finlande), ch.-l. du gvt de sou nom, sur un lac, à 135 kil. N.-O.' d’Helsingfors ; 2,600 hab. Arsenal. Fondée en 1650, elle fut la capitale d’un petit pays dit Tavaslie. — Le gvt de Tavastehus, entre celui de Wasa au N., celui d’Abo à l’O., de Nyland au S., et de Saint-Michel à l’E., a 18,007 kil. carrés, et 166,660 hab. Récolte de lin, chanvre, céréales. Elève de bétail. Beaucoup de lacs.
TAVDA riv. de la Sibérie (Tobolslt) , se forme par la réunion de la Sosva et de la Losva, coule au S.-E., et se jette dans le Tobol ; cours de 400 kil.
TÀX
TAVEL, vg-e (Gard), arr. et à 30 kil. E. d’Uzès ; 1,314 hab. Vins rouges renommés.
TAVERNA, Tabernæ , Très Tabernte , ville du royaume d'Italie , dans la province et à 17 kil. N. de Catanzaro; 2,730 hab. Les environs fournissent la pierre spéculaire et la pierre plombée. — Fondée par Nicéphore Fhocas. Patrie du peintre Preti.
TAVERNES, ch.-l. de canton (Var), arr. et à 27 kil. N. de Brignoles ; 1,116 hab. Fabr. d’huile.
TAVERNIER (J.- B.), voyageur, né à Paris en 1605, m. à Moscou en 1686, était fils d’un marchand de cartes géographiques d’Anvers, réfugié en France. Après avoir parcouru une grande partie de l’Europe , dont il parlait presque toutes les langues, il partit pour l’Asie, 1636, où il fit six voyages dans l’espace de trente ans. Il rapporta de la Perse et des Indes tant d’étoffes , de pierreries , et de diamants , qu’il en vendit à Louis XIV seul pour plus de trois millions. Anobli par ce prince pour les services qu’il avait rendus au commerce de la France pendant ses voyages , il acheta la baronnie d’Aubonne en Suisse , qui passa ensuite au célèbre Duquesne. Nommé directeur d’une compagnie que l’électeur de Brandebourg voulait établir dans les Indes , il mourut en route. Il a laissé des Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes, rédigés par Chappuzeau et La Chapelle , souvent réimprimés , et dont la meilleure édition est celle de 1679, 3 vol. in-8° ; ils sont* pleins de détails curieux , et passent pour très-véridiques.
TAVERNY. V. Leu-Taverny (Saint-).
TAVIRA, Balsa , v. de Portugal (Algarve), port à l’embouchure de la Segua dans l’Atlantique, à 275 kil. S.-E. de Lisbonne; 9,000 hab. Pêche active. Commerce de vins, figues, amandes. Marais salants.
TAV1STOCK, v. et paroisse d’Angleterre (Devonshire), sur la Taff, à 57 kil. E.-3.-E. d’Exeter; 8,804 hab. Usines à fer. Mines de cuivre et de fer et eaux minérales aux environs. Patrie de Fr. Drake.
TAVIUM ou TAVIA, anc. ville d’Asie-Mineure (Galatie), capitale des Trocmes. Aujourd’hui Nefeskeuy.
TA VOLA , nom ancien du Golo.
TAVOLARA, Hermæa, ile inhabitée de la Méditerranée, sur la côte N.-E. de la Sardaigne; 8 kil. sur 5. Beaucoup de chèvres sauvages.
TAVOY ou TAVAY, province de l’Indo-Chine anglaise, dépendant de la présidence de Calcutta, et autrefois de l’empire birman, entre celles de Yé au N., de Tenasserim au S., le golfe du Bengale à l’O. , et le royaume de Siam à l’E. ; 18,000 kil. carrés, environ; 20,000 hab. Ch.-l., Tavoy ou Tavay, sur une riv. de même nom.
TAVROVSKAIA , brg de la Russie d’Europe , gouvernement et à 13 kil. S. de Voronèje, sur la Tavrovka , 1,000 hab. Important par ses établissements maritimes à l’époque de Pierre le Grand.
TA VUS , nom latin du Tay.
TAYVASTEHUS. V. Tavastehus.
TAWNTON. V. Taunton.
TAWI-TAVVI , île de l’archipel de Soulou ( V. ce mot ).
TAXE DES PAUVRES, Poor-rale, taxe établie par un statut d’Elisabeth, reine d’Angleterre, en date du 19 décembre 1601, et souvent remanié depuis. Le système d’assistance établi par cet acte repose tout entier sur l’obligation imposée aux paroisses de venir en aide à leurs pauvres par des taxes personnelles , destinées à fournir du travail à domicile aux indigents valides , et des secours en argent ou en nature , i domicile ou dans des maisons spéciales , aux pauvres invalides. La taxe des pauvres eut, en Angleterre, des raisons d’être toutes spéciales. D’abord , l’aristocratie territoriale, maîtresse de toute la richesse du sol, souveraine dans la Chambre des Lords, prépondérante dans celle des Communes , n’avait jamais payé que la plus faible partie des taxes générales : elle pouvait consentir à payer la taxe des pauvres , dont elle dirigea d’ailleurs l’application, et qu’elle entoura de mille obstacles. Ensuite l’industrie manufacturière y trouva un moyen de diminuer sans péril les salaires des ouvriers, et d’arriver ainsi, par la réduction incessante du prix de revient , à la conquête de tous les marchés du globe : elle s’exonéra aux dépens «le la propriété territoriale. Les premières prescriptions de la taxe ne furent pas exactement suivies, et on la laissa devenir une prime à la paresse. Elle fut : en 1695 , de 665,362 liv. sterl. ; en 1801 , de 4 millions de liv. ; en 1813 , de 6,656,105 liv. ; en 1818 , de 7,890,148 liv. Après une enquête du Parlement anglais en 1833 , la législation en cette matière fut remaniée en 1834. La taxe paroissiale fut maintenue ; mais on remplaça tous les anciens modes de secours par la maison de travail forcé, work-house , imposée à tous les indigents , vieillards, infirmes , incurables ,