‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 560 sur 864 · TEL · texte numérisé non relu

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TÉHÉRAN, TEHRAN ou TEHRAUN, capitale du royaume de Perse, et ch.-l. de la prov. de l’Irak-Adjémi, au pied du mont Élbourz, à 2,000 kil. E.-S.-E. de Constantinople, par 35° 40’ lat. N. et 49° 2’ long. E.; 140,000 liab. Résidence du Chah, dont on admire le palais et les jardins, qui occupent au N. environ 1/4 de la ville. Le climat de Téhéran, peu salubre , est d’une chaleur excessive en été, et force la plupart des habitants à aller demeurer, de mai à septembre, sous des tentes dans la plaine de Sultanièh. Le Chah réside alors dans un château bâti sur une colline des environs. La ville est entourée d’un mur épais et flanqué de tours. Les rues sont étroites et irrégulières, les maisons très-basses, bâties en briques, et entourées de jardins. Fabr. de tapis et d’ouvrages en fer. — Jadis peu importante, et détruite par les Afghans après la bataille de Salman-Abad, Téhéran fut relevée au milieu du dernier siècle par Kérim-khan, qui en fit, au lieu d’Ispahan , la capitale de la Perse. Aux environs , on voit quelques ruines de l’anc. Rhagès.

TEHUACAN, v. du Mexique, dans le dép. et à 95 kil. S.-E. delà Puebla. Coinm. de farine. C’était jadis un séjour vénéré des Aztèques.

TEHUANTEPEC ou TEHUANTEPETL, v. du Mexique, dans le département qui porte son nom, sur la côte S. d’un golfe de même nom formé par l’océan Pa< ifique, et à l’embouchure du Tehuantepec. L’entrée du port est obstruée p r une barre dangereuse; 12,000 hab. — L’isthme de Tehuantepec, entre le golfe de ce nom et celui deCampêche, n’a que 260 kil. de large. — Le département a pour. ch.-l. Suclii.

TÉIA ou TEIAS, dernier roi des Ostrogoths en Italie, élu en 552 après la mort de Totila, fut vaincu et tué par Narsès à Nocera, 553.

TEIGNMOUTH, brg et paroisse d’Angleterre i Devon ), à 20 kil. S. d’Exeter, et à l’embouchure de la Teign dans la Manche; 5,700 hab. Bains de mer. Chantiers de construction. Pêche. Exploit, de granit et de terre à pipe et à poterie.

TEILLEUL (Le), ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 16 kil. S.- E. de Mortain; 728 hab.

TEINITZ, v. des Etats autrichiens (Bohême), à 24 kil. N. -O. de Klattau ; 2,500 hab. Château et haras du prince de Trautmannsdorf.

TEISSIER (Antoine), laborieux littérateur, né en 1632 à Montpellier, m. à Berlin en 1715, étudia la théologie et la jurisprudence, puis s’adonna aux belles lettres. Il fut appelé, en 1692, par l’électeur de Brandebourg, qui le nomma son historiographe. Il a écrit un grand nombre d’ouvrages , dont le plus remarquable est intitulé : les Eloges des hommes savants, tirés de l’Histoire de M.de Thou, Leyde, 1715, 4 vol. in-12. C — s.

TEISSHOLZ, brg de Hongrie, comitat et à 45 kil. N.-O. de Gœmœr, sur la Rima; 3,200 hab. Carrières de marbre blanc. Sources ferrugineuses acidulés. Comm. de fromages estimés. Forges à fer aux environs.

TE.JO, nom portugais du Tage.

TÉKÉDEMPT ou TAGDEMPT, v. d’Algérie, prov. et à 140 kil. E.-S.-E. d’Oran, à 260 S.-O. d’Alger, près des sources du Chélif. Cette ville, qui est peut-être le Uadaum castra des Romains, fut détruite en 975 par les Fatimites de Kaïrouan, et, plus tard encore, par les Turcs. Abd-el- Kader la releva en 1836, et en fit sa capitale; les Français l’ont occupée en 1841.

TÉKEL1 (Emeric), magnat hongrois, né en 1658, m. en 1705, fut, malgré sa grande jeunesse, un des chefs de l’insurrection hongroise contre l’Autriche en 1676. Avec une armée de simples volontaires, il résista pendant trois ans aux armées impériales. A la fin, Tékéli et les Hongrois appelèrent les Turcs à leur secours, et le sultan Mahomet IV leur envoya une armée de 220,000 hommes. Le rand-vizir, Kara-Mustapha, fut complètement défait, 683, et rejeta les désastres de cette campagne sur Tékéli ; ce dernier, qui montra dans cette guerre une cruauté féroce contre tous les sujets autrichiens, ayant perdu les places d’Lperiès et de Cassovie, 1685, fut enfermé pendant deux ans aux Sept-Tours. Nommé, en 1690, par Soliman III, xvaivode de Transylvanie et roi de Hongrie, il défit le général autrichien lleister, et prit Hermanstadt; mais n’ayant que des forces insuffisantes, il fut réduit par le prince de Bade à ne plus faire qu’une guerre de partisans en Esclavonie et en Servie. Il assista encore à la bataille de Zentha, où les Ottomans furent défaits, et, comme il n’obtint à la paix de Carlowitz, 1699, que la permission de se retirer en Turquie, le sultan Mustapha II lui donna, auprès de Nicomédie, une belle retraite, où il mourut complètement oublié. B

| TE Kl N (ALP-), esclave turcoman, devint gouverneur du Khoraçan pour Al-Mançour, prince Samanide, se révolta en 960, prit Gazna, y fonda la dynastie des Gaznévhles, et mourut en 975.

TEKKE-1LI, samljakat de la Turquie d’Asie (Caraman), entre ceux d’Hamid-Ili au N., de Mentesche à l’O., d* Beischehe à l’E., et la mer Méditerranée au S. 150 kil. sur 130; ch.-l., Adalin. Il tire son nom de l’émir Tekké, qui y fonda un petit État seldjoucide, lors du démembrement de l’empire de Roum, en 1294.

TELAMON , fils d’Eaque , roi d’Egine, tua d’un coup de disque Phocus, son frère aîné, et dut partir pour l’exil. Il se rendit à Salamine chez le roi Cychrée, dont il épousa la fille Glaucé, et régna sur l’ile après lui. Plus tard, il se maria avec Péribée. Ami d’Hercule, il l’accompagna à Troie, et reçut de sa main une 3e femme, Hésione. Il prit part â la chasse du sanglier de Calydon , à l’expédition des Argonautes, et envoya au siège de Troie ses deux fils Teueer et Ajax. Le premier, étant revenu seul , fut maudit par son père, et alla fonder Salamine dans l’ile de Gypre. Quant à Télamon, il se vengea d’Ulysse, vainqueur d’Ajax dans la contestation relative aux armes d’Achille, en attirant, par des fanaux perfides, ses navires sur des écueils où ils se brisèrent. B.

TELAVI , v. de la Russie d’Asie (région Caucasienne), dans le gouvernement et à 110 kil. N.-E. de Tiflis ; 7,000 iiab. Jadis plus importante. Le dernier roi de Géorgie y résida.

TELCHINES, un des peuples primitifs de l’anc. Grèce, adonnés aux travaux des mines et de la métallurgie, habitèrent d’abord le Péloponèse, surtout SicyoneetlaCrète, puis l’ile de Rhodes, qui prit d’eux le nom de Telchinie, et où on leur attribuait la fondation de Camiros, d’Ialysos et de Lindos. On en fit des génies mystérieux, aux ordres de Vulcain ; ils avaient inventé , disait-on , la médecine, fabriqué les premières statues des Dieux , la faux de Saturne, le trident de Neptune, etc. Enchanteurs malfaisants, ils faisaient pleuvoir, neiger ou grêler, détruisaient les moissons et tuaient les troupeaux, en arrosant la terre avec un philtre composé de soufre et d’eau du Styx, etc. B.

TÉLÉARQUE, officier de l’anc. Thèbes, chargé de la propreté de la ville.

TÉLÉBOIDES (Iles). V. Taphies.

TÉLÉGONUS, fils d’Ulysse et de Circé ou de Calypso. Chassé par sa mère de l’ile d’Æa , sa patrie , il fut jeté par une tempête sur les côtes d'Ithaque ; le besoin l’ayant forcé de ravager le pays, il tua, sans le connaître, Ulysse qui était accouru pour le repousser. Ainsi s’accomplit un oracle qui avait prédit au roi d’Ithaque qu’il mourrait de la main de son fils. Télégonus épousa ensuite Pénélope, dont il eut Italus. On lui attribuait la fondation de Tusculum et de Préneste. B.

TELEMANN (Georges-Philippe), compositeur de musique, né à Magdebourg en 1681, m. à Hambourg en 1767, se forma par l’étude des œuvres de Lully. Il fut si fécond, qu’il ne pouvait lui-même indiquer tous les titres de ses ouvrages ; on compte 44 opéras , plus de 600 ouvertures et symphonies, des milliers de pièces pour l’église, un nombre immense de morceaux de chant et d'instruments.

TÉLÉMAQUE, fils d’Ulysse et de Pénélope, était en bas âge quand son père partit pour le siège de Troie. La 20e année de l’absence d’Ulysse, il se mit à sa recherche; Minerve, sous les traits de Mentor, lui servait de guide. Il visita les Etats de Nestor et de M ' îélas. De retour à Ithaque, il évita les assassins apostés par les prétendants à la main de Pénélope, trouva son père chez Eumée, et l’aida à reprendre le pouvoir. Un oracle ayant déclaré qu’Ulysse périrait de la main de son fils , Télémaque s’exila; la prophétie fut néanmoins accomplie par Télégonus ( V. ce mot). Télémaque épousa ensuite Circé, et en eut un fils, Romus , ou une fille, Roma. On lui attribuait la fondation de Clusium. Fénelon a fait de lui le héros d’un poème en prose. B.

TÊLÉOUTE8 ouTÉLENGOUTES, peuple de la Sibérie ( Tomsk ) , dans l’ Altaï, aux environs du lac Altyn. Ils se livrent à l’agriculture et à la chasse , et paient aux Russes un tribut en pelleteries. Ils appartiennent à trois religions différentes, le chamanisme, l’islamisme et le christianisme.

TELEPE ou T ELI PTÉ. r. Tiiala.

TÈLËPHE, fils d’Ilercule et d’Augé, fut exposé à sa naissance, et nourri, dit-on, par une biche. Teuthras, roi de Mysie , l’ayant adopté , il conduisit les Mysiens au secours de Troie contre les Grecs, et fut blessé par Achille dans les plaines du Calque. Un oracle ayant déclaré que le fer seul qui avait fait la blessure pouvait la guérir,

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