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TEL

TEM

Ulysse composa un emplâtre avec la rouille de la lance d’Achille. Télèphe, par reconnaissance, passa du côté des Grecs. On lui rendit les honneurs divins à l’ergame et sur le mont Parthénion en Arcadie. B.

TÉLÉPHONTE. V. Polyphonte.

TELESIA, auj. Télésé , v. de l’Italie ancienne (Samnium 1, près du Vulturne.

TÉLÉSILLE, femme d’Argos, célèbre par son courage et son talent pour la poésie, sauva sa patrie, attaquée par Cléomène, roi de Sparte, 514 av. J.-C., en faisant une sortie à la tête des femmes armées. Il ne nous reste de ses poésies que quelques fragments insérés dans les Poetriarum octo fragmenta et elogia de Wolf, Hambourg, 1734, in-8°, dans les Poetœ eteyiaci de Schneidewin , 1839. et dans les Poetæ lyrici de Bergk, 1843. V. Neue, de Telesillæ reliquiis, Dorpat, 1843.

TELESIO ( Bernardino ) , philosophe, né en 1508, à Cosenza (Calabre), d’une famille illustre, m. en 1588. Ses études furent dirigées par son oncle, homme instruit et savant humaniste ; mais, dégoûté de la physique à la mode, il résolut de fonder une science de la nature plus réelle que celle d’Aristote. Dans ce but, il forma une société savante, qui fut nommée Academie de Telesio, ou Académie de Cosenza. Quelque temps auparavant, il avait composé un traité de Naturd rerum fur la propria principia, en 2 livres in-4°, 1565 , et qui fut plus tard en neuf, 1586. Telesio critique Aristote, lui reprochant de ne donner que des hypothèses, et de négliger l’expérience. Il fut un précurseur de Bacon, qui l'a nommé le premier d’entre les modernes. V. C. Bartholmess, de Bernardino Telesio , Paris, 1819, broeh. in-8. R — t.

TEEESPHORE (S1), pape de 128 à 139, Grec de naissance, souffrit le martyre, pendant le règne d’Adrien.

télesphore, dieu des convalescents chez les anc. Grecs. On le représentait en jeune homme, et quelquefois en enfant, couvert d’un grand manteau fermé, sans manches, tombant jusqu’au-dessous des genoux, et muni d’un capuchon ramené sur sa tète. Télesphore accompagne assez souvent Esculape, mais en enfant.

TEI.1GNY ( Louis de), gendre de l’amiral de Coligny, fut un des principaux chefs du parti calviniste en France, et périt dans le massacre de la S'-Barthélemy.

TELIGÜUL (Golfe de) , golfe formé par la mer Noire, sur la côte du gouv. russe de Kherson , à 35 kil. N.-E. d’Odessa.

TELINGA ou TELINGANA, anc. royaume de l’Hindoustau, comprenait les prov. des Circars du Nord, d'Haiderabad, de Balaghat, et de Karnatic. Il est partagé auj. entre l'Ilindoustan anglais et le Nizzam. Ses habitants, les Télingas , de la famille malabare, ont dominé jusque dans l’ile de Java ; leur langue se parle encore entre Gandjam et Palikate.

TEI.IS, nom latin du Tet.

TELL (Guillaume), un des chefs de la révolution suisse en 1307 , né à Burglen (Uri), m. en 1354, avait épousé la fille de Walter Furst. Ayant refusé de saluer un chapeau qu’Hermann Gessler, gouverneur de la Suisse pour le duc d’Autriche, avait fait élever sur la place publique d’AItorf, il fut saisi, et condamné à mourir, à moins qu’il n’abattît d’une flèche une pomme placée sur la tête de son fils. Il réussit, et fut néanmoins retenu prisonnier. Comme Gessler le conduisait lui-même à travers le lac de Lucerne au château de Kussnacht, une tempête s’éleva: Gessler effrayé délia son captif, pour qu’il prit le gouvernail et sauvât la barque. Guillaume Tell rama vers le rivage, et, quand il en fut tout près, repoussant du pied la barque, sauta sut une plate-forme appelée encore auj. Saut de Tell. Il alla s’embusquer sur la route de Kussnacht, et tua Gessler d’un coup de flèche. En 1315, il combattit à Morgarten, et mourut à Bingen, receveur de l’église de ce bourg. L’histoire de la pomme a été vivement contestée; on la retrouve , en effet , dans les légendes du Danemark. Guillaume Tell est le héros d’un roman de Florian, d’une tragédie de Lemierre, d’un drame de Schiller, et d’un des plus beaux opéras de Rossini. Depuis le xive siècle, la mémoire de Guillaume Tell a toujours été très-vénérée en Suisse.

tell (du latin tellus, terre labourable), nom donné, en Algérie, à la partie labourable du pays, par opposition au Sahara ou désert. Depuis l’expédition de 1857, conduite par le maréchal Randon, et pendant laquelle la Kabylie a été conquise, tout le Tell algérien (14,009 hectares), versant incliné vers la Méditerranée, est soumis à la France.

TELL1 î ou THELLE (Le), petit pays de l’anc. France (Beauvaisis et Vexin français), compris auj. dans les arrondissements de Beauvais et de Seulis (Oise).

TELLER (Guillaume-Abraham), théologien protestant, né à Leipzig en 1734, m. en 1804, pasteur et professeur de théologie à Helmstædt depuis 1764, fut destitué comme hérétique en 1769, et alla s’établir à Berlin, où il devint membre du consistoire, 1er pasteur de l'église St-Pierre, et membre de l’Académie des sciences. On a de lui : Doctrine de la foi chrétienne , Helmstædt et Halle, 1764, in-8°; Dictionnaire du Nouveau-Testament, 6e édit., Berlin, 1805, Morale pour tous les états, ibid. , 1797 , 2 vol. in-8»; La plus ancienne Théodicée, ou l’ Explication des 3 premiers chapitres du livre de l'histoire des temps antérieurs à Moïse, ibid., 1802. La plupart de ces ouvrages sont écrits avec une hardiesse répréhensible et dangereuse.

TELLEZ (Frère Gabriel) , ou Tirso de Molina, comme il se fit appeler de son vivant, auteur dramatique espagnol, né en 1570, m. en 1650. Carme et prieur du couvent de Soria, il devint chronologiste de la communauté. Nous avons de lui 60 drames, d’une action extravagante et enchevêtrée, où il se moque des moines et des gens de cour. C’est lui qui a trouvé le fameux sujet de Don Juan. Molière a imité son Convivado de Piedra dans son Festin de Pierre. Gilles de la culotte verte se joue encore à Madrid. On a aussi de lui les Vergers de Tolède, recueil de romans, où il établit sa théorie dramatique, opposée à toutes les règles ; la bibliothèque Mazarine en a un exemplaire. Les oeuvres dramatiques de Tellez ont été recueillies pour la première fois à Madrid, 1844-46, 10 vol.

tellez (Eléonore). F. eléonore.

TELLIANE ou TELLINE (République), nom d’une des trois républiques établies momentanément en Suisse en 1798. — Telline était un des noms de la Valteline.

TELLIER |le P. Le). V. Letellier.

TELLITCHERY, v. de l’Ilindoustan anglais ( Madras ), sur la côte de Malabar, à 80 kil. N.-N.-O. de Calicut, à 8 kil. N. du comptoir français de Mahé ; 6,000 hab. Comm. de bois de sandal, poivre, épices. — Les Anglais s’y établirent dès 1683.

TELMESSUS ou TELMISSUS, auj. Méis, anc. v. d’Asie» Mineure (Lycie, au S. -O.), avait un beau port (auj. Macri) à l’embouchure du Glaucus dans la mer Intérieure.

TELO MARTIUS ou TELON1S PORT US , v. de la Gaule (Narbonnaise IIe ), chez les Commoni, prés du Citharistes porlus (auj. Toulon). Fondée, selon quelques auteurs, dès le xvne siècle av. J.-C., et seulement au ive siècle de l’ére chrétienne, d’après les autres.

TELOS, auj. Piskopia, ile de la mer de Carpathos, l’une des Sporades.

TELTSCH, v. des Etats autrichiens (Moravie), à 28 kil. S.-S. -O. d’Iglau, sur la Thaya; 3,000 hab. Fabr. de draps.

TEMENDFUST (Cap). V. Matifou.

TÉMÉNUS, un des chefs Héraclides qui firent la conquête du Péloponèse à la tête des Doriens, 1190 ou 1104 av. J.-C., reçut en partage l’Argolide.

TÉMÈS ou TÉMESCII, riv. des Etats autrichiens, soi t des Karpathes, coule à l’E., puis au N.-E., au S. -O. et au S., arrose le district régimentaire du Bnnat vainque, les. comitats de Krasso, de Témesvar, et de Torontal dans la Hongrie, et le district régimentaire du Banat allemand, baigne Karansebes, Lugos, Témesvar, Pancsova, et se jette dans le Danube; cours de 450 kil. Ses affluents sont la Sébès, la Bisztra, la Bega, le Bogoniez. 11 donne son nom au comitat de Témès ou Témesvar.

TEMESA ou TEMPSA , auj. Torre di Norera, ville de l’Italie anc. (Brutium, sur la côte O.), près de l’embouch. du Sébéthus, était célèbre par ses mines de cuivre.

TÉMESVAR, anc. Tibiscus, v. forte de Hongrie, ch.-l. du cercle de son nom, sur la Bega et la Témè , au milieu de marais, à 355 kil. S.-E. de Bude, par 45° 42' 27” lat. N., et lb° 54' 2" long, E.; 22,507 hab. Ch.-l. du comitat de son nom et de la partie de la Hongrie dite Banat de Temeswar. Evêchés catholique et grec ; cour de justice; séminaire; gymnase; collège; arsenal; lazaret. Ville bien bâtie, où l’on remarque la cathédrale gothique catholique et la cathédrale grecque, la synagogue , le palais épiscopal catholique, l’hôtel-de- ville , celui du comitat, etc. Industrie et commerce actifs: draps, toiles, laines, soies, peaux, vins, bois, fer, etc. Climat malsain. Prise par les turcs en 1551, cette ville fut occupée par eux jusqu’en 1716. Le prince Eugène de Savoie la leur enleva alors. Le traité de Passarowitz, en 1718, l’assura à 1 Autriche. Un traité y fut conclu entre l’Empire et les Turcs, en 1662.

temeswar ( Banat de). V. banat. ,

TEMNUS, anc. v. d’Asie-Mineure (Ionie), près du golfe

de Smyrne. x» i?

TEMPÉ , vallée délicieuse de la Thessabe, au JN-fc.

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