‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 564 sur 864 · TEO · texte numérisé non relu

TEO

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adopta le système de Kant, qu’il avait d’abord voulu combattre, publia les Opinions des disciples de Socrate sur l'immortalité de l'âme, Iéna , 1788, un Système de la philosophie platonicienne, Leipzig, 1792-94, des traductions des œuvres de Plume, de Locke, et de V Histoire comparée des systèmes de philosophie, par de Gérando, fut nommé en 1798 professeur extraordinaire de philosophie à l’université d’Iéna, et succéda à Tiedemann, en 1804, comme professeur ordinaire. Son ouvrage capital est une Histoire de la philosophie, Leipzig, 1798-1819, 11 vol. in-8°. Supérieure pour l’intelligence et la critique à celle de Brucker, elle a le défaut , néanmoins, d'exposer et de juger tous les systèmes de la philosophie ancienne et moderne au point de vue étroit et exclusif de la doctrine de Kant, et de leur prêter souvent ses formules et sa terminologie. Tennemann en donna lui-même un abrégé sous le titre de Manuel de l’histoire de la philosophie, 1812, dont M. Cousin a publié une traduction française, Paris, 1829, 2e édition, 1839, 2 vol. in-8°. La 3e et la 4e édition allemandes ont été complétées par M. Amédée Wend, 1820-24.

TENNESSEE, riv. des Etats-Unis, naît en Virginie, traverse l’Etat de son nom , puis le N. de l’Alabama et l’O. du Kentucky, et se jette dans l’Ohio, àl20kil. de Nashville, après avoir baigné, dans son cours de 1,050 kil. , les villes de Ivnoxville et de Florence. Elle reçoit à Knoxville la Petite-Tennessee, qui a 230 kil. de cours.

Tennessee, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, au centre, entre ceux de Virginie, de Kentucky et d’Illinois au N., de Missouri et d’Arkansas à l’O., de Mississipi, d’Alabama et de Géorgie au S. de la Caroline du Nord à l’E. ; entre 35° et 36° 40' lat. N., 8ciu et 92° long. O.: 113,643 kil. carr.i, 1, 109,847 hab. , dont 275,784 es> laves avant 1863. Ch.-lieu, Nasliville. Sillonné par les munts Cumberland, arrosé par la Tennessée qui lui donne son nom, et par le Mississipi qui le limite à l’O. ; très-fertile en blé, maïs, pommes de terre, coton , tabac, canne à sucre. Mines de cuivre (30,000 tonnes par an). Elève de chevaux et de bétail. Climat tempéré. Au S.-E., vit la tribu indigène des Cherokees. — Donné par Charles II, en 1664, au comte de Clarendon et à quelques autres propriétaires , ce pays ne fut sérieusement colonisé qu’en 1765 par des émigrants de la Caroline du Nord et de la Virginie. Détaché de la Caroline en 1790, il ne fut admis dans l’Union qu’en 1796. Le pouvoir exécutif est confié à un gouverneur, élu pour 2 ans par le peuple. La législature se compose d’un Sénat de 25 membres, et d’une Chambre des représentants de 75 membres, élus tous pour 2 ans. Tout citoyen blanc libre et en résidence dans l’Etat depuis plus de 6 mois, est électeur et éligible. L’Etat envoie au Congrès 2 sénateurs et 8 représentants. B.

TENNIS. V, Tenez.

TENNSTADT, v. des Etats prussiens (Saxe), à 20 kil. N.-E. de Langensalze; 3,000 hab. Source sulfureuse et bains. Patrie de J. -A. Emesti.

TENOCHTITLAN. V. Mexico.

TÉNOS, auj. 'fine ou Tino, île de la mer Egée, une des Cyclades, entre Micone et Andros. On la nommait aussi Hydrussa et Ophiusa. Elle produisait de bon vin.

TENQUIN (GROS-). V. Gros-Tenquin.

TENSA. V. Thensa.

TEN-SIO-DAI-TSIN , dieu du Japon , créa le monde et la terre, et régna 25,000 ans. C’est de lui que descendent les dynasties qui ont régné sur le Japon. Dans son temple d’Icié, il a pour symbole un miroir.

TENSYFT ou OUED-MAIIAKCH, riv. de l’empire du Maroc, sort de l’Atlas, coule au S.-O., puis au N.- O., passe non loin de Maroc, et se jette dans l’Atlantique à 32 kil. S. de Safi ; cours de 400 kil.

TENTUGAL, brg de Portugal ( Beïra), à 17 kil. O.-N.-O. de Coimbre; 2,000 hab. Titre de comté appartenant à la maison de Cadaval.

TENTYRA ou TENTYRIS. V. Dendekah.

TENZEL ( Guillaume-Ernest) , philosophe et numismate, né en 1659 à Arnstadt en Thuringe, m. en 1707, fit ses études à Wittemberg, devint en 1685 professeur au gymnase de Gotha, puis conservateur du cabinet des médailles et du musée de cette ville et historiographe de Saxe. Outre des dissertations insérées dans les Acta eruditorum de Leipzig, on a de lui : Exercilaliones selectæ, Leipzig, 1692, in-4°; De ritu leclionum sacrarum , Wittemberg, 1685 , in-4° ; Entretiens mensuels , en allemand , Leipzig, 1689-98, 10 vol. in-8», le plus ancien , dit-on , des journaux littéraires de l’Allemagne; Saxonia numisrnatica, Francfort, 1705, 8 part. in-4°, en latin et on allemand, etc.

TEOCALLIS, nom de pyramides analogues à celles d:Egypte et que l’on trouve en Amérique. Les principales

sont celles d’Otumba, de Palenque, de Mitla, de Cholula, de Téotihualcan , etc. La base, élevée sur un plan carré, est en pierres et quelquefois en briques revêtues d’un enduit solide, poli et ferrugineux. Le soubassement présente sur ses faces un ou plusieurs escaliers fort larges, par lesquels on arrive à une surface étendue. Le sommet est occupé par la cella ou maison de Diet; , devant la porte de laquelle se faisaient les sacrifices humains à la vue de la population.

TEOS , auj. Sedchidchili , ville et port de l’ancienne Asie- Mineure (Ionie) , sur la côte S.-E. de la presqu’îlo de Clazomène. C'était une des 12 cités de la confédération ionienne. Patrie d’Anacréon.

TÉOTIHUALCAN, v. du Mexique (dép. de Toluca), à 36 kil. N.-E. de Mexico ; 4,000 hab. A 2 kil. de là, on voit un leocalli (V. ce mot) qui occupe une superficie de 3,600 mèt. car. , et entouré de 200 plus petits.

TEPASA. V. Tipasa.

TÉPHRAMANCIE , divination par la cendre du feu qui avait consumé les victimes d’un sacrifice.

TEPHR1CE, appelée aussi Nicopolis , v. de Cappadoce, fondée par Pompée, sur le Lycus; auj. Devrighi.

TEP1C, v. du Mexique (Xalisco) , à 200 kil. N.-O. de Guadalaxara; 10,000 hab.

TÉP1DAIRE, Tepidarium. F. Bains chez les Romains.

TÉPLITZ. V. Tceplitz.

TÊPLYARES , peuple de l’Oural , formé du mélange de diverses tribus ouraliennes et tchérémisses, et refoulé des pays de Kazan et d’Astrakhan par la conquête russe.

TEPOSCOLULA. V. au Supplément.

TER, ane. Alba, riv. d’Espagne, prend sa source dans les Pyrénées, coule au S., puis au N.-E., passe à Girone , et se jette dans la Méditerranée à 35 kil. E de cette ville ; cours de 180 kil. Sur ses bords, le maréchal de Noailles battit les Espagnols, en 1694.

TERAMO, anc. Interamna ou In teramnum Prœtutiorum, v. du royaume d’Ilalie, ch.-l. de la prov. de son nom, à 24 kil. S.-E. d’Ascoli, 343 kil. N. de Naples, au confluent du Vezzola et du Trontino; 16,236 hab. Evêché. Cour criminelle, tribunal civil Ruines romaines, tanneries, fabr. de crème de tartre. V. le Supplément.

teramo (Jacques de). V. palladino.

TERATOSCOPIE, divination par l’apparition des monstres, des prodiges, des spectres et des fantômes.

TERBURG (Gérard ) , peintre de portraits et de genre, né en 1608 à Zwoll (Over-Yssel) , de parents distingués, m. en 1681. Son père, peintre d’histoire , qui avait habité quelque temps Rome, lui donna les premières leçons de peinture. Il alla ensuite à Harlem continuer l’étude de son art, puis visita l’Allemagne, l’Italie , l’Espagne , l’Angleterre , et la France , laissant partout des preuves de son talent comme portraitiste et comme peintre d’intérieurs. Les négociations pour la paix européenne l’ayant attiré à Munster en 1646, il réunit dans un grand tableau, qui appartient auj. au comte Demidoff, les images de tous les plénipotentiaires; Jonas Suiderhoef a très-habilement gravé ce morceau. L’ambassadeur d’Espagne au congrès emmena Terburg à Madrid : le roi et beaucoup de grands seigneurs posèrent devant lui. Il quitta 1 Espagne pour Londres, puis vint passer quelque temps à Paris; enfin, fatigué de son existence errante, il retourna dans l’Over-Yssel , épousa une de ses nièces, et devint bourgmestre de Deventer. Il peignait le portrait avec une rare élégance : ses scènes d’intérieur , d’une couleur pleine de vigueur et d’harmonie , nous introduisent toujours dans de riches maisons ; il excellait à peindre les étoffes , et principalement le satin blanc et le velours. Le Louvre possède quatre tableaux de sa main. A. M.

TERCEIRE, île du groupe des Açores, au N.-O. de San-Miguel; 590 kil. car.; 40,000 hab. Ch.-l. , Ang,ra. Sol montagneux, mais bien arrosé , et fertile en céréales, lin, vin. Fréquents tremblements de terre. Près d’Angra est le mont Bràzil , ancien cratère volcanique. Sources d’eaux chaudes. Victoire navale de Santa-Cruz sur Philippe Strozzi, 1582.— Terceire fut, de 1829 à 1833 , pendant l’usurpation de Don Miguel, le siège du gouvernement de Dona Maria.

TERCERO (RIO-), riv. du Rio-de-la-Plata, naît à 90 kil. S.-O. de Cordova, coule au S.-E. , et se jette dans leParana, en se réunissant au Carcarana , à 100 kil. au-dessous de Santa-Fé; cours de 750 kil.

TÉRÉDON ou TÉRIDOTIS, anc. ville de Chaldée, près de l’embouchure de l’Euphrate , à peu de distance du lieu où eet auj. Bassorah.

TÉRÉE , roi de Thrace. V. Philomèle.

TÉREK, riv. de Russie ( région Caucasienne) , naît au mont Kasbek dans le Caucase central, coule au N.-O.,

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puis de l'O. à l’E. dans toute la partie S. et E. du gouvernement de Stavropol , baigne Wladikaukas , Iekaterino • grad, Mozdok, et sejette par plusieurs branches dans lamer Caspienne , prés de Kizliar ; cours de 500 kil. V. le Supp.

TERENCE, Publius Terenlius Afer, poëte comique latin, né à Carthage en 192 av. J.-C. , m.' vers 159. Enlevé trèsjeune par des pirates, il fut venducomme esclave, et amené à Rome. Son maître , le sénateur Térentius Lucanus , l’affranchit, et lui lit donner une éducation libérale. A 26 ans , Térence présenta aux édiles une comédie, qui fut jouée aux jeux Mégalésiens , et dont le succès excita la jalousie de quelques poètes. Scipion Emilien et Lélius admirent le jeune auteur dans leur intimité; on prétendit même qu'ils travaillaient à ses ouvrages : Térence, dans le prologue d’une de ses comédies, les Adelplies , relève cette accusation comme un éloge. Après avoir donné en sept ans 6 comédies , qui toutes réussirent , sauf une que le peuple abandonna pour des funambules , puis pour des gladiateurs , Térence alla faire un voyage d’étude en Grèce. 11 y recueillit des manuscrits de Ménandre . et composa même quelques pièces nouvelles; mais le vaisseau qui portait ses trésors littéraires fit naufrage , et le poëte perdit tout; il éprouva un si vif chagrin , qu’il tomba malade , et mourut à Leucade ou à Stympha. Nous avons encore les 6 comédies qu’il fit jouer; ce sont : l'Andrienne, son début, représentée l’an 587 de Rome, V66 av. J.-C., et imitée par Baron; VHécyre (belle-mère), 588 de Rome; l’Heautonlimorumenos (l’homme qui se punit lui - même ) , 590 de Rome; Phormion , 592 de Rome, beaucoup imitée par Molière dans les Fourberies de Scapin; l’Eunuque, même année que la précédente ; et les Adelplies , 593 de Rome , dont Molière tira l 'Ecole des Maris. Le talent de Térence se ressent de la société aristocratique qu’il fréquentait; mais il manque de verve et de force comique : c’est ce qui l’a fait appeler par César Demi - Ménandre. Son grand mérite est la vérité des caractères et des mœurs la pureté et l’élégance du style. Il a presque toujours imité d’assez près Ménandre, mais souvent en fondant plusieurs pièces en une seule : de là une double intrigue, et une complication d’incidents qui prouve moins le talent que le manque d’invention. Térence a été très-goûté chez les modernes. Les principales éditions de ses comédies sont celles de Venise, 1471; de Milan, 1481; des Juntes, Florence, 1505, 1517, 1585; des Aides, Venise, 1507, 1521, 1575 ; de Robert Estienne, Paris, 1541 ; Ad usum Delphini, Paris, 1675; de Bentley , Cambridge, 1726 ; de Barbou, Paris, 1753; de Westerhovius, Zeune, et Bruns, Halle, 1801 ; de Bothe , Berlin , 1816 ; de Perlet, Leipzig, 1821, 3 vol. in-8°; de Rossio, Milan, 1822, 3 vol. in-8»; de Lemaire , dans sa Bibliothèque latine , 1828 , 3 vol. in-8°. Elles ont été traduites en prose par Lancelot, Nicole, et Lemaistre de Sacy , 1647 ; par Roger Sibour, Strasbourg, 1684, in-12 ; par Mme Dacier, 1688 ; par Lemonnier, 1771, reproduit dans le Théâtre des Lalins de Duval, 1820, 3 vol. in-8“; par M. Alf. Magin, traduct. aussi fidèle qu’élégante, dans la collection Nisard, gr. in-8°; nouvelle édit. 1845, in-12; par Amar, dans la Bibliothèque latine-françnise de Panekoncke, 1830-31, in-8°; par M. Collet, Paris, 1845, in-12; en vers, par Dnchesne, 1806. 2 vol. in-8“; par Bergeron, 1834, 2 vol. in-8“. V. Brix, de Plauli et Terentii prosodia, Breslau, 1841, iu-8°. D — r.

TERENTE, Terentum , endroit du Champ-de-Mars de l’anc. Rome , où l’on célébrait une partie des Jeux Séculaires. Il était dans la partie N., au bord du Tibre.

TÉRENT1A, dame romaine, épousa Cicéron vers l’an 676 de Rome, 77 av. J.-C., et en eut Tullia. En engageant , dit-on , son époux à déposer contre Clodius, accusé d’avoir violé les mystères de la Bonne Déesse , et le poussant à punir de mort les complices de Catilina , elle souleva contre lui les inimitiés dont il fut plus tard victime. Femme hautaine , ambitieuse, prodigue, Cicéron divorça d’avec elle en l’an 46 , parce qu’il reconnut qu’elle avait dissipé les biens de la communauté. L’année même de ce divorce, Térentia épousa l’historien Salluste, puis, à la mort de Salluste , l’orateur Messala Corvinus , et , après lui , Vibius Rufus , qui fut consul sous Tibère. Elle mourut à 103 ans, ou même , selon quelques-uns , à 117 ans.

TÉKENT1ANUS MAURUS, poëte didactique latin , né en Afrique, vivait sans doute sous Nerva et Trajan. Il a laissé un poème en 4 livres sur les lettres de l’alphabet, les syllabes , les pieds , et les mètres ( Carmen de lUteris , sijllabis, pedibus et metris ), publié pour la lre fois à Milan par G. Merula, 1497 , inséré dans le Corpus potlarum de Maittaire, dans les Grammatic. lat. auctores antiqui de Putschius, et édité séparément à Francfort, 1584, in-8», et par D.-J. Van Lennep , Trêves, 1825, in-4°. Térentianus

I y parle de chaque mètre dans ce mètre même, réunissant | ainsi l’exemple et le précepte; il manie, avec un art qui ne manque pas d’élégance, un sujet aussi sec, et semble avoir eu beaucoup de crédit chez les Anciens. Les auteurs de métriques et de grammaires renvoient fréquemment à lui. D— R.

TÉRENT1LLUS ARSA (Caïus), tribun du peuple de l’anc. Rome, l’an 292 de la ville, 461 av. J.-C., voulant faire cesser l’arbitraire des juges patriciens et les incertitudes de la jurisprudence, demanda que dix hommes fussent nommés pour rédiger et publier un Code de lois. Après une vive et longue opposition du sénat, cette proposition fut adoptée, et trois commissaires furent envoyés à Athènes, ou peut-être seulement dans les villes grecques de l’Italie, où ils recueillirent les meilleures lois, que dix magistrats, sous le nom de Décemvirs, mirent en ordre et soumirent à l’approbation des comices, 450. O.

TERGESTE, anc. v. de l’Istrie ; auj. Trieste.

TERGLOU (Mont), le point culminant des Alpes Juliennes 1 3.398 mèt.), à leur jonction avec les Alpes Carniques, dans les Etats autrichiens (Carniole), à 20 kil. S. de Villach.

TER-GOES. V. Goes.

TER-GOUW. V. Gouda.

TERGOVIST ou TIRGOVIST, v. de Valachie, ch.-l. du district de Dumbovitza, à 90 kil. N.- O. de Bukharest; 5,000 hab. Résidence des waivodes de Valachie avant 1698.

TÉRIM, ville d’Arabie (Hadramaout), à 400 kil. E. de Sana. Fabr. de châles.

TÈR1NE, Térina, anc. ville d’Italie (Brutium), sur un golfe de son nom ; auj. Sanla-Eufemia.

TERLIZZI, Turricium, v. du royav*ne d’Italie (Prov. de Bari), à 20 kil. S.-E. de Trani, 28 de Barletta; 10,000 hab. Evêché. Vieux château.

TERLON (Hugues de), diplomate, né à Toulouse, au commencement du xvne siècle, fut gentilhomme de la maison de Mazarin. Chargé d’une mission vers Charles X, roi de Suède, il devint ambassadeur à Stockholm, 1655-62, sur la demande du roi, travailla à la paix entre la Suède et le Danemark en 1658 et 1660, et excita Frédéric III de Danemark à se débarrasser de la noblesse. Il fut chargé d’une seconde ambassade en 1664; le marquis de Pomponne lui fut associé en 1666, et ils ne réussirent qu’à obtenir la neutralité de la Suède. Nommé ensuite ambassadeur à Copenhague, il y resta jusqu’à la fin de 1675. On a de lui des Mémoires, Paris, 1681, 2 vol. in 12, comprenant ses négociations de 1656 à 1661 ; quoique mal écrits, ils sont importants. A. G.

TERM AGANT , nom donné, au moyen âge, à une idole qu’on croyait adorée des mahométans , et invoquée par les enchanteurs.

TERME, Terminus, Dieu latin, protecteur des limites. Originairement, son image était un bloc de pierre brut; plus tard, on lui donna la forme d’un pilier à tête humaine, quelquefois avec des bras. Numa fit placer, le premier, des bornes dans les champs pour séparer les propriétés, et les consacra à Jupiter Terminus; on les appelait Termes, et souvent ce n’était qu’un tronc d’arbre. Quand Tarquin le Superbe voulut bâtir à Jupiter un temple sur le Capitole, les statues de Terme et de la Jeunesse résistèrent à tous les efforts qu’on fit pour les enlever : les augures interprétèrent ce présage, en disant que la jeunesse de Rome serait étemelle, et que ses frontières ne reculeraient jamais. On célébrait tous les ans la fête du dieu Terme ( V. l'art, suivant). B.

TERMINALES , Terminalia, fête du dieu Terme chez les ane. Romains. On la célébrait dans les champs; les Termes ou bornes agraires servaient d’autels, où l’on offrait des gâteaux de froment, des grains, des fruits, des rayons de miel, et un agneau ou une jeune truie. Les Terminales revenaient annuellement le vii des calendes de mars (23 février) ; leur institution remontait au roi Numa. C. D — y.

TERMINI, anc. Hiwerenses Thermœ, v. forte de Sicile, port à l’embouchure de la riv. de son nom dans la mer Tyrrhénienne, à 39 kil. S.-E. de Païenne; 25,793 hab. Belle cathédrale, collège royal, école de navigation. Eaux thermales. Pêche d’anchois et de sardines. Commerce de fruits, blé, amandes, cantharides, etc. Aux environs, sur le mont Calogero, sont quelques vestiges de l’anc. Himère.

TERMONDE ou DENDERMONDE, ville de Belgique (Flandre Orientale), au confluent de la Demlre et de l’Escaut, à 26 kil. E. de Gand; 18,500 hab. Trib. de lre instance et de commerce, collège, académie de dessin, bibliothèque. Fabr.de lainages, toiles, cordages, papier, savon, huile, etc. Commerce de graines oléagineuses, chanvre, lin. La citadelle, très -forte, fut en vain assiégée par le»

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Français dans l’invasion de 1667, mais ils la prirent en 1745.

TERMYLES. V. Lycie.

* TERNATE , île de la mer et de l’archipel des Moluques, près de la côte O. de Gilolo, par 0° 18’ lat. N., et 124° 59' 45” long. E.; 18 kil. sur 9; ch.-l., Maleya. Un sultan indigène la gouverne, sous la suzeraineté de la Hollande, qui en a fait le ch.-l. d’une résidence comprenant sous sa dépendance les îles de Halmahera, Makian , Kayo, Batchian, Morotay, Motir, Mysol, Ouby, Xulla, Salouatty, Waygaun, et partie des Célèbes. 95,184 hab. Sol très-fertile, avec un volcan en activité, qui a fait de grands ravages en 1840.

TERNAUX (Guillaume-I.ouis), célèbre manufacturier, né à Sedan en 1765, m. en 1833. Chef, à 16 ans, d’une fabrique de draps où son père avait éprouvé des pertes, il répara le mal à force de talent et d’activité. Officier municipal à Sedan, en 1792, il se trouva compromis lorsque l’Assemblée nationale voulut faire arrêter La Fayette, et il émigra en Allemagne. Rentré en France après la chute de Robespierre, il s’occupa du tissage des laines et de la fabrication des draps, créa de grands établissements à Sedan et à Louviers, dota l’industrie française des cachemires que l’on a appelés Cachemires-Ternaux, introduisit en France les chèvres du Thibet, et fit à SMDuen, près Paris, des expériences, qui réussirent peu, pour la conservation des blés dans des silos. Il fut député de Paris en 1818 et en 1817. Sa fortune, compromise en 1823 par une loi qui imposait les matières premières venant de l’étranger, éprouva encore de graves atteintes à la révolution de 1830, et il mourut après avoir perdu toute son opulence.

TERNES ou THERNES, village autrefois dépendant de Nenilly (Seine), et réuni à Paris en 1860.

TERNEUSE, % forte du royaume de Hollande (Zélande), sur un bras de l’Escaut, au S.-E. de Middelbourg; 1,200 hab. Un canal la joint à Gand depuis 1829.

TERNI, anc. Inleramna, v. du roy. d'Italie (Pérouse), sur une île de la Néra, à 28 kil. S. -S. -O. de Spolète; 12,818 hab. Evêché. Restes- d’un ancien amphithéâtre, de temples et de bains. Commerce de vins, et de raisins secs. On remarque aux environs la belle cataracte de la Marmora, formée par le Velino , et tombant d’une hauteur de 165 mètres.

TERNOIS (Le ) , Terganensis ou Tarnensis pagus, petit pays de l’anc. France, compris auj. dans le département du Pas-de-Calais.

TERNOVA. V. Tirnaya

TÉROUANNE. V. Théroeanne.

TERPANDRE , poète et musicien grec, né dans l’ile de Lesbos vers l’an 676 av. J.-C., ajouta 3 cordes à la lyre, qui jusqu’alors n’en avait eu que 4, fut plusieurs fois vainqueur aux Jeux Olympiques, apaisa par ses chants une sédition à Sparte, fixa le chant convenable aux poésies d’Homère , introduisit de nouveaux rhythmes dans la poésie, et inventa, dit-on , la scolie ou chanson de table. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu.

TERPSICHORE, c.-à-d. qui charme par la danse, Muse qui présidait à la danse et au chant du chœur. On la représentait couronnée de guirlandes ou d’un diadème, et tenant une lyre.

TERRACINE, anc. Anxur, ville des Etats de l’Eglise, port de pêche sur le golfe de son nom formé par la Méditerranée, à l’extrémité S.-E. des Marais-Pontins, à 100 kil. S.-E. de Rome; 5,00 > hab. Evêché. On remarque la cathédrale, bâtie sur les ruines d’un temple d’Apollon , un palais bâti par Pie VI, le palais épiscopal, et les ruines d’un palais de Théodoric. C’est la dernière ville des Etats romains sur la route de Naples. Elle fut bâtie par les Volsques, et prise par les Romains en 406 av. J.-C. Les flottes romaines y stationnaient , quand le mauvais temps les chassait de Misène. Prise par les Français en 1798. — Le canal de Terraeine fait communiquer le canal Pie des Marais-Pontins avec la Méditerranée.

TERRAGE , droit qu’avaient les seigneurs féodaux de prendre en nature une partie des fruits provenus sur les terres de leur dépendance.

TERRANüVA, v. de Sicile, dans la prov. et à 61 kil. S. -S.- E. de Caltanisetta, port à l’embouchure de la riv. de son nom dans la Méditerranée; 10,400 hab. Ch.-l. d’arrondissement. Belles églises. Commerce actif : grains, fruits, huile, etc. Fondée au xme siècle par Frédéric II.

tkrranova , ville du royaume d’Italie (Province de Regg o), à 22 kil. N -O. de Gerace; 883 hab. Ruinée par le tremblement de terre de 1783.

terranova ou civita , anc. Olbia, v. de l’île de Sar daigne, à 36 kil. E. de Tempio; 2,000 hab. Evêché, dit de Civita-et-Ampurias.

TERRASSüN (l’abbé Jean), littérateur, né à Lyon en

1670, m. en 1750, fut nommé en 1721 professeur de philosophie grecque et latine au Collège de France, et fit partie de l’Académie Française, 1732, et de l’Académie des Sciences, 1707. Dans la querelle sur la prééminence des anciens et des modernes, il prit parti pour ces derniers. Le système de Law, en faveur duquel il écrivit, l’enrichit d’abord et le ruina ensuite. Sur la fin de sa vie, il perdit la mémoire. On a de lui , entre autres écrits : Trots lettres sur le nouveau système de finances, 1718, in-4»; Séthos, Histoire ou Vie Urée des monuments-anecdotes de T anc. Egypte, 1731, 3 vol. in-12, espèce de roman politique et moral, médiocre, sans intérêt , mais où l’on trouve quelques belles pages et des détails curieux sur les Egyptiens. — Ses deux frères, André, né en 1668, m. en 1723, et Gaspard, né en 1680, m. en 1752, tous deux Oratoriens, eurent de la réputation comme prédicateurs; les Sermons du premier furent publiés en 1726, 4 vol. in-12, et ceux du second en 1749, 4 vol. in-12.

terrasson (Mathieu), cousin des. précédents , né à Lyon en 1669, m. à Paris en 1734, travailla pendant 5 ans au Journal des Savants, se fit un nom comme jurisconsulte, et donna des consultations qui lui valurent le surnom de Plume dorée. Ses OEuvres ont été publiées en 1737, in-4».

terrasson (Antoine), fils du précédent, né à Paris en 1705, m. en’1782, fut d’abord avocat, puis censeur royal, avocat du clergé de France, professeur de droit canon au Collège de France. On a de lui, entre autres écrits, une Histoire de la jurisprudence romaine, son origine et ses progrès jusqu'à présent, Paris, 1750, in-fol., qui eut du succès quoique médiocre. Il était passionné pour la musique, et écrivit une dissertation historique sur la vielle, 1741, in-12, réimprimée dans ses Mélanges d'histoire, de littérature, de jurisprudence et de critique, 1768, in-12.

terrasson, ch.-l. de canton (Dordogne), arr. et à 32 kil. N. de Sarlat, sur la Vézère; 1,700 hab. Exploitation de houille; commerce de truffes.

TERRAY (l’abbé Joseph-Marie), contrôleur- général des finances, né à Boen ( Forez) en 1715 , m. en 1778 , fit ses études au collège de Juilly, et devint conseiller- clerc au parlement en 1736. Une vie calme et laborieuse le fit considérer au palais ; mais, un oncle lui ayant laissé un opulent héritage , il changea de mœurs et de caractère. D’un extérieur ignoble et repoussant, il avait en revanche une santé de fer et beaucoup d’esprit. Lors de la démission des membres du parlement , 1755 , il s’acquit la protection de Mmo de Pompadour, en séparant sa cause de celle de ses collègues, et en travaillant ensuite à la ruine des Jésuites. Dès lors, songeant à devenir contrôleurgénéral, il ne seconda L’Averdy et Maynon d’Ynvau, dont il convoitait la place , que pour mieux faire apercevoir à Louis XV les fautes de ces ministres; il plut beaucoup au roi en prenant une grande part au fameux arrêt du conseil de 1764, qui autorisait l’exportation des grains à l’étranger, espèce de monopole accordé à une compagnie de capitalistes cupides dont il faisait partie ; enfin sa popularité illégitime le fit arriver en 1769 au contrôle des finances. Aussi embarrassé, mais moins probe que ses prédécesseurs, il porta la main sur la caisse d’amortissement, et, avec une impudence et une audace de pirate , tomba sur les fermiers-généraux, les banquiers, les rentiers viagers, et les pensionnaires de l’État, supprima la compagnie des Indes, et puisa jusque dans les tontines du peuple. Après le coup d’Etat frappé par Maupeou sur les parlementaires, Terray put faire enregistrer sans opposition les lois fiscales qui soumettaient à une imposition toutes les charges, même celles de la Maison du roi , et qui révoquaient les remboursements des aliénations du domaine royal. Au milieu des banqueroutes , des suicides, et d’un mécontentement général , il insultait encore à la misère publique par le plus cynique langage et le luxe le plus effréné. Il révoqua en 1770 l’autorisation d’exporter les grains à l'étranger, mais ne créa pas cette entreprise qu’on a nommée le Pacte de famine (F. Famine — Pacte). A l’avénement de Louis XVI, il tomba avec Maupeou et les autres ministres, 1774, et dans sa retraite, s’occupa surtout de la spéculation sur les grains. Terray avait plusieurs des talents d’un habile ministre des finances; mais sans moralité, sans probité, sans honneur d’aucune espèce, il ajouta encore au scandale, aux hontes et aux misères du règne do Louis XV. On a sous son nom des Mémoires , rédigés par Coquereau, Londres, 1776, 1 vol. in-8®. V. P. Clément, Portraits historiques, Paris, 1856.

TERRE (La), Tellus , divinité des anc. Grecs ev des anc. Romains, identifiée par quelques auteurs avec Cybèle, était la femme d’Uranus ou le Ciel , et la mère de l’Océan,

TER

TES

des Titans, des Géants, des Cyclopes, de Japet, de Rhéa, de Thémis, do Mnémosyne, de Tétbys, de Cronos ou Saturne.

TERRE (La BASSE-). V. BASSE-TERRE.

terre d’allemagne, anc. pays de France (Alsace), compris auj. dans le départ, du Bas-Rhin.

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