‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 563 sur 864 · V. Dupuy, Traités concernant l histoire de France · texte numérisé non relu

V. Dupuy, Traités concernant l histoire de France

in-4°; le P. Lejeune, Histoire apologétique des Templiers , 1789, 2 vol. in-4°; Raynouard, Monuments relatifs à la condamnation des chevaliers du Temple et à l'abolition de leur ordre, Paris, 1813, in-8°; Procès des Templiers, publié par M. Michelet, 2 vol. in-4°, dans Documents inédits sur l'Histoire de France; Rohrbacher, Histoire de l'Eglise, liv. 77; Maillard de Chambure, Règles et statuts secrets des Templiers, précédés de l'histoire de l'établissement, de la destruction et de la continuation moderne de Tordre du Temple , Dijon, 1841, in-8°; Wilken, Histoire de l'ordre des Templiers, en allemand, Leipzig, 1826-35, 3 vol. in-8®, etc. F — t.

TEMPLEUVE, brg de Belgique (Hainaut), arr. et à 7 kil. N.- O. de Tournai ; 4,000 hab. Fabr. de toiles. Comm. de miel, cire, beurre.

templeuve, brg (Nord), arr. et à 18 kil. S.-S.-E. de Lille; 980 hab. Etoffes pour meubles et nouveautés, fabr. d’huile et de sucre indigène, briqueteries.

TEMPLIN, v. des Etats prussiens (Brandebourg), sur un lac de même nom, à 75 kil. N. de Potsdam ; 3,400 hab. Distilleries, bonneterie, comm. de bois.

TEMPS (Les QUATRE-). V. Quatre-Temps.

temps (Le), divinité allégorique. V. Saturne.

TEMPSA. V. Temesa.

TEMSCHE, v. de Belgique. V. Tamise.

TÉMUDJ1N. V. Gengis-Khan.

TENAILLEMENT , anc. supplice qui consistait à tirer et déchirer la peau du patient avec des tenailles rougies au feu. 11 n’était guère usité que pour les criminels de lèsemajesté au premier chef.

TENANCIER, homme qui tenait ou possédait une terre de roture, dépendante d’un fief. Le franc tenancier était celui qui avait racheté le cens et les autres droits.

TÉNARE (Cap), auj. Malapan, au S.-O. de la Laconie, près d’une ville de même nom. On y voit auj. des ruines et des grottes curieuses, dont l’une était sans doute une des entrées aux Enfers. Une partie des murs de l’église d’Asomato paraît être le reste du temple de Neptune Ténarien. Cette localité semble avoir été le siège d’un des premiers établissements phéniciens sur la côte du Péloponèse.

TENASSERIM, v. de l’Inde tra-sgaugé tique anglaise, dans la prov. de son nom, dont elle fut jadis la capitale, sur le Tenasserim (affluent du golfe de Bengale), à 70 kil. S.-O. de Merghi. Appartenant d'abord aux Siamois, elle fut prise ensuite par Alompra, empereur birman, et, depuis ce temps, elle est en ruines. — La prov. de Tenasserim, entre le royaume de Siam à l'E. et le golfe de Bengale à RO., dépend de la présidence de Birmanie; 371,400 hab. Sol montagneux, arrosé par le Tavoy, et fertile en canne à sucre, poivre, cachou, cacao, riz, indigo, coton, tabac. Les forêts contiennent les bois d’aigle, de sandal, de sapan, de tek. Beaucoup d’éléphants et de rhinocéros dans les djongles. Mines d'étain et de houille; sel, salpêtre. Côtes très-découpées. Ce pays appartient aux Anglais depuis 1826.

TEN ÂY, vge (Ain) , arr. et à 24 kil. N.- O. de Belley ;

l, 498 hab. Comm. considérable de toiles de chanvre. Filature de soie.

TENBY, brg d’Angleterre (Galles), dans le comté et à 14 kil. E. de Pembroke , sur la baie de Carraarthen ; 2,300 hab. Restes d'un château et d’anc. murs. Bains de mer. Pêche d’huitres renommées. Comm. de houille.

TENCE, cu.-l. de canton (Haute-Loire), arr. et à 16 kil. E. d’Issengeaux , sur le Lignon ; 1,182 hab. Comm. de dentelles et blondes , bois , bestiaux.

TENC1N (Pierre Guérin de), né à Grenoble en 1680,

m. en 1758 , fut d'abord prieur de la maison de Sorbonne , puis grand-vicaire de Sens et abbé de Vézelay, s enrichit par l’agiotage au temps de Law , fut le conclaviste du cardinal de Rohan qu’il accompagna â Rome en 1721, et resta dans cette ville comme chargé d’affaires de France. Archevêque d’Embrun en 1724, il prit part à la condamnation de Soanen, évêque de Senez , en 17 27, et se trouva depuis, en butte aux attaques du Parlement, des philosophas et des Jansénistes. 11 obtint le cardinalat en 1739, l'archevêché de Lyon en 1740, fut nommé ministre d’Etat, en 1712, un peu avant la mort du cardinal de Fleury, et quitta la cour en 1751. 11 dut sa fortune à sa sœur. B.

TENCiN (M‘llc Claudine-Alexandrine suérin de), soeur du précédent, née à Grenoble en 1681, m. à Paris en 1749, une des femmes les plus célèbres de la Régence. Belle, ambitieuse, et peu scrupuleuse, elle voulut se faire un nom, et y réussit. Elle débuta, après cinq ans de profession , par rompre avec la vie rel.gieuse, à laquelle sa famille l’avait contrainte. Grâce à l’amitié du duc d'Orléans et du cardinal Dubois , elle fit de son frère , l’abbé de Tenein , un

TEN

TÉN

archevêque et un cardinal ; avec celle de Law , elle se fit riche ; avec celle de Fontenelle , de Montesquieu , dont elle défendit l'Esprit des Lois , et de la plupart des écrivains de cette époque , dont elle sut s’entourer, et qu’elle appelait familièrement sa ménagerie et ses bêles , elle se fit auteur, philosophe , même théologienne , et entretint correspondance avec le pape Benoit XIV. Enfin Mme de Tencin eut du chevalier Destouches-Canon un héritier de sa gloire littéraire , à défaut de son nom ; ce fils, qu’elle abandonna à l’adoption d’une vitrière , fut Dalembert. Mœe de Tencin a écrit quelques romans, que distinguent un style élégant jusqu’à la recherche, et une peinture vive, attachante, et souvent passionnée, des sentiments tendres ; ils sont d’ordinaire imprimés avec ceux deMrae de La Fayette; ce sont le Comte de Comminges et le Siège de Calais. On lui doit aussi les Malheurs de l’amour . et les Anecdotes de la cour d’Edouard II, achevé par Elle de Beaumont, G. L.

tencin, vge (Isere), arr. et à 25 kil. N.-E. de Greuoble ; 1,086 hab. Scierie de planches.

TENCTÈRES, Tencleri , peuple de la Germanie , à l’O., sur les bords du Rhin et de la Lippe, au S. des Mattiaques et au N. des Marses. Uni aux Usipiens , il voulut envahir la Gaule, et fut défait par J. César, en 56 av. J.-C. Il n’habita pas toujours le même pays, et finit par se confondre avec les Franks.

TENDE ( René de Savoie , comte de) , fils naturel de Philippe II, duc de Savoie, m. en 1525, reçut de son frère , le due Philibert le Beau , la charge de lieutenantgénéral, et un acte de légitimation, que Charles-Quint, grâce aux intrigues de Marguerite d’Autriche , 2e femme de Philibert , refusa de confirmer. Il se retira alors auprès de la duchesse d’Angoulême, sa sœur, et , déclaré criminel de lèse-majesté en Savoie , privé de ses biens , entra au service de la France. Il se signala aux batailles de Mari gnan et de la Bicoque , et mourut des blessures qu’il reçut à celle de Pavie. B.

tende (Claude de savoie, comte de), fils du précédent, né eu 1507 , m. en 1566 , entra de bonne heure dans la carrière militaire, fut pris à la bataille de Pavie , 1525, fut nommé , après sa délivrance , colonel des Suisses , accompagna Lautrec dans son expédition contre Naples, 1527-28, devint gouverneur et sénéchal de Provence , repoussa avec vigueur les attaques de Charles-Quint contre eette province, et , lors des premiers troubles de religion , sévit également contre les huguenots rebelles et les catholiques ambitieux. Suspendu de ses fonctions par les intrigues de ses ennemis, rétabli dans sa charge par Henri II, il fut définitivement révoqué, en 1563. B.

tende (Honorât de Savoie, comte de villars et de), frère du précédent , né en 1509 , m. en 1580 , défendit Hesdin en 1553 contre Emmanuel-Philibert de Savoie, y fut pris , reçut une grave blessure à la bataille de S'-Quentin en 1557, s’enferma néanmoins dans Corbie, qu’il sauva des Espagnols, et, nommé lieutenant-général du Languedoc en 1560 , se fit révoquer à cause de ses rigueurs contre les calvinistes. Pendant les guerres de religion , il combattit à S'-Denis , 1567 , et à Moncontour, 1569 , reçut la lieutenance-générale de Guyenne en 1570 , le bâton de maréchal en 1571, et la charge d’amiral après Coligny, 1572. B.

tende, v. du royaume d’Italie, dans la province et à 35 kil. S. -E. de Coni ; 1,500 hab. Jadis titre d'un comté indépendant, qui passa par échange, des Lascaris de Vintimille, dans la maison de Savoie.

tende (Col de), passage des Alpes, à 9 kil. N. de Tende, entre Nice et Coni ( altitude : 1,795 mèt. ) ; défendu par les forts de Tende et de Saorgio.

TÉNÈBRES, nom donné, daifs l’Eglise catholique, à l’office de Matines et Laudes des trois derniers jours de la Semaine-Sainte, non parce qu’on le dit la veille au soir de chacun de ces jours, mais parce qu’à la fin on y éteint toutes les lumières de l’église.

TÈNÉDOS, Bokhtcha-Adassi des Turcs, île de l’Archipel, à 24 kil. S.-S.- O. de l’entrée des Dardanelles : 9 kil. sur 5 ; 7,000 hab. Ch.-l. , Ténëdos , autour d’une petite anse sur la côte N , défendu par un fort. Riches vignobles. — Primitivement appelée Leucophrys, cette île servit de retraite aux Grecs quand ils voulurent se cacher pour surprendre Troie. Donnée en 1376 aux Génois par Andronie Paléologue , et, peu après , aux Vénitiens par Calo-Jean, elle fit éclater, par suite de cette double concession , la guerre de Chiozza.

TENÈRIFFE, anc. Nivalia, île espagnole de l’océan Atlantique, en Afrique, la plus grande des Canaries, par 280-28» 36’ lat. N. et 18® 26’-19® 18’ long. O. ; 2,280 kil. car. ; 80 kil. sur 40; 93,700 hab. Ch.-l. , Santa-Cruz ; villes principales : Icod , Orotava , Laguna , Garachico , Palmas, etc. Beau climat. Sol montagneux. C’est dans cette

île qu’est le célèbre pic de Teyde ou de Téuériffe , haut de 3,808 mèt. , et qu’on aperçoit, par un beau temps , de 180 kil. en mer. Il est volcanique ; sa dernière éruption date de 1798. Fertilité très-grande; récolte des vins dits de Malvoisie, froment, millet, orge. Côtes très-poissonneuses, d’accès difficile. Comm. important en grains, vins, soude renommée, soie, orseille, poisson salé. — Cette île fut conquise au xvi« siècle par Fernandez de Lugo et les Espagnols sur les Guanches , qui furent tous exterminés.

TENEZ ou TENNIS, Apollinis promonlorium , cap d’Algérie, à 32 kil. N.-E. d’Oran , par 36° 34’ lat. N. et 0° 54’ long. O.

tenez, anc. Cartenna, v. d’Algérie, prov. et à 160 kil. O. d’Alger, petit port sur la Méditerranée ; 6,964 hab. Commerce de céréales. Beaucoup d’antiquités romaines. Mines de cuivre. Occupée par les Français en 1843, érigée eu commune en 1854, et en commissariat civil en 1858.

1E-NGAN , v. de Chine (Hon-pé), à 100 kil. N. -N. -O. de Vou-tchang. Ch.-l. de département.

TENG-TCHÉOU, v. de Chine (Chan-toung) , port sur le golfe de Tché-li ; l’une des stations de la flottille impé riale. Ch.-l. de département.

TÉNIAH (Col du). V. Mouzaïa.

TÈNIERS ( David), dit le Vieux , peintre flamand, né à Anvers en 1582 , m. en 1649, fut d’abord élève de Rubens, puis passa dix ans à Rome , et composa de grands tableaux qui eurent quelque succès. S’étant lié à Rome avec Elzheimer, il s’adonna au même genre que ce peintre, et ne fit plus que des figures de petites proportions. On a de lui des réunions de charlatans , de buveurs , de fumeurs , des intérieurs de ménages rustiques, des scènes villageoises, où l’on trouve la naïveté grotesque des mœurs flamandes.

téniers ( David ) , le Jeune , fils du précédent , et peintre de genre aussi , né à Anvers en 1610 , m. eu 1685. Son père lui enseigna les premiers éléments de la peinture ; Rubens le perfectionna , mais ne put l’entraîner dans sa route ; Adrien Brauwer fut plutôt son modèle. Les ouvrages de Téniers , si différents des productions alors à la mode, n’eurent point de succès dans les commencements ; l’artiste était forcé d’aller les offrir lui-même aux amateurs de Bruxelles. Mais le goût public s’éclaira bientôt, et les commandes lui affluèrent de toutes parts. L’archiduc Léopold-Guillaume le nomma son peintre officiel, puis son chambellan, et surintendant de sa collection de tableaux. Quelques-unes de ses œuvres , transportées en Espagne , charmèrent le roi , qui fit construire une galerie spéciale pour exposer celles qu’il achetait. Christine de Suède lui offrit son image suspendue à une chaîne d’or. Don Juan d’Autriche voulut apprendre la peinture sous sa direction. Téniers méritait ces faveurs par son talent extraordinaire : jamais on n’a peint les mœurs rustiques et les scènes de cabaret , les kermesses , avec plus de finesse et de vérité. Il peignait avec une merveilleuse facilité , et souvent commençait et finissait un tableau dans la même journée. Il était fort laborieux, et gagna une fortune considérable. Le musée du Louvre a 15 tableaux de lui , entre autres : l’Enfant prodigue à table avec ses courtisanes , une Tentation de St- Antoine, un Intérieur de cabaret, le Fumeur, la Chasse aù héron, le Joueur de cornemuse , la Fête de village, etc. Une partie de son œuvre a été publiée sous le titre de Tlieatrum pictorium, Anvers, 1658, 1660, 1684(245 planches), et en français sous le titre de G rand cabinet de tableaux , 1755, in-fol. Lebas a beaucoup gravé d’après ce maître. Téniers lui-même grava à l’eau-forte quelques-uns de ses tableaux. A. M.

TENISON (Thomas), théologien anglican , né en 1636' à Cottenham (Cambridge), m. en 1715, montra un grand attachement à la cause des Stuarts, fut nommé en 1665 curé de la paroisse S*-André-le-Grand à Londres, et fit preuve d’un rare dévouement pendant la peste de 1666, ainsi que d’une grande charité durant l’hiver et la disette de 1683. Evêque de Lincoln en 1691, et archevêque de Cantorbéry en 1694, il couronna George Ier. On a de lui des Sermons , des Lettres, un Examen de la foi de Hobbes, 1 b70, et un Baconiana, 1679, précieux pour l’histoire du célèbre Bacon.

TENNANT (Smithson), chimiste, né dans le comté d’York en 1761, m. en 1815, professeur à Cambridge, fut un des premiers à adopter la théorie antiphlogistique, et paraît avoir entrevu les effets de l’électricité voltaïque. On lui doit l’analyse de l’acide carbonique, 1791, et la découverte de l'osmium et de l’iridium, 1804. Il n’a laissé que des Mémoires, insérés dans les Transactions philosophiques, dans le Journal de Nicholson , etc.

TENNEMANN (Wilhelm-Gottlieb) , philosophe allemand, né en 1761 à Brembach, près d’Erfurt, m. en 1819,

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