‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 567 sur 864 · TERRE D’OTRANTE. V. OTRANTE · texte numérisé non relu

TERRE D’OTRANTE. V. OTRANTE

TERRE DES PATOUS. V. PATOUASIE.

TERRE-SAINTE. TERRE PROMISE. V. PALESTINE, j

TERRES ANTARCTIQUES et ARCTIQUES. V. Arctiques, et, au Supplément , Antarctiques.

TERREUR (La), nom donné au régime qui pesa sur la France, pendant la Révolution, depuis le 31 mai 1793, date de l'arrestation des Girondins, jusqu’au 9 thermidor ( 27 juillet 1794), jour de la chute de Robespierre. Les principaux actes du pouvoir, qui appartint durant cette période au parti de la Montagne et au Comité de salut public, furent : la promulgation de la Constitution de 93 ( V. ce mot), la loi des Suspects ( V. ce mot), l’établissement du culte de l 'Être suprême (F. ce mot ) et de la Raison ( V . ce mot). Les principales victimes des proscriptions de cette époque furent : la reine Marie-Antoinette, M“« Elisabeth, les Girondins, le duc d’Orléans (Philippe-Égalité). Danton, Desmoulins, Bailly, M«' Roland, Lavoisier, etc. V. Mortimer-Termaux, histoire de la Terreur, Paris, 1864 4 vol, in-8°.

TERRIBLE (Mont), ou mieux Terri, montagne de Suisse (Berne), au S.-fc . do Porentruy ; 746 met. de hauteur. — Sous la lre République française, on forma des principautés de Montbéliard et de Porentruy un département du Uont- Terrible, ch.-l., Porentruv. En 1814, il a formé une partie du canton suisse de Berne et de l’arrond. français de Montbéliard. *

TERRIER, registre tenu par les seigneurs féodaux, et qui contenait les noms de ceux qui relevaient de leur terre avec les cens et rentes qu’ils devaient. J

TERRIERS (Chambre des). V. Chambre.

TERRIPAVIUM. V. Tripudium.

TERRITOIRES, nom donné, dans les Etats-Unis, aux nouvelles provinces acquises par achat, cession ou conquête. Les territoires envoient au Congrès, jusqu’à l’époque de leur admission dans la Confédération, des délégués ]) 0111 Pas 'e droit de voter. Quand un Territoire a 11 peut êfre érigé en Etat. Il y a auj. (1868) 10 territoires dans l’Union américaine, sans compter le lerntoire Indien (K. le mot suivant ).

territoire indien ou occidental, vaste pays situé dans 1 Amérique du Nord, à l’O. des Etats-Unis, et destiné par le gouvernement de ce p iys à servir de refuge aux tribus indiennes expulsées de tous les Etats et Territoires adnerant a 1 Union; 70 à 80 tribus environ occupent main-

tenant ce Territoire; elles se gouvernent librement; le gouvernement des Etats-Unis n’intervient qu’en cas de guerre intérieure ou de désordres sur les frontières. Le climat est généralement sain et le sol productif. Des missions chrétiennes sont établies sur plusieurs points. Les principales de ces tribus sont les Chickassaws, les Creelcs, les Cherokees, les Osâmes : une partie des derniers est nomade, mais les autres sont agriculteurs, et les Chickassaws ont un gouvernement représentatif.

TERRORISTES, partisans ou agents du régime de la Terreur. ( V. ce mot. )

TERTULLIEN, Quintus Septimius Florens Terlullianus , docteur de l’Eglise, né à Carthage vers 160, m. vers 245, était païen, quand, touché de la constance des martyrs, il embrassa tout à coup le christianisme, dont il défendit la cause avec force et dignité dans une admirable Apologétique ( Apologeticus ). Pendant un séjour à Rome, vers 204, témoin des jeux que fit célébrer l’empereur Septime-Sévère, il composa un traité contre les spectacles ( de Spectaculis ), et, par son rigorisme, déplut au clergé romain. De retour en Afrique, il tomba dans l’hérésie des Montanistes, et, bravant les censures de l’Eglise, porta le pallium ou manteau des philosophes. Quoique séparé de l’Eglise, il ne cessa de la défendre par ses ouvrages. Quand il quitta le montanisme, il fonda une secte nouvelle. Tous les ouvrages de Tertullien sont écrits en latin ; nous avons de lui 32 traités, et on en a perdu au moins 18, dont quelques-uns écrits en grec. Le style de Tertullien est plein d’énergie, de vivacité, d’éclat et d’élévation , mais dur, et hérissé de locutions africaines. Outre l’Apologétique, traduite en français par Meunier, 1822, jn-12, et le Traité des spectacles, on distingue encore parmi ses ouvrages deux livres contre les Gentils (4d Nationes), réfutation solide en faveur des chrétiens ; un traité contre les Juifs (Adversus Judæos) , modèle de controverse; cinq livres contre Marcion ( Advenus Marcionem ), composés depuis sa chute, un des trésors de l’ancienne théologie, etc. La meilleure édition de ses OEuvres complètes est celle de Rigault, Paris, 1628 et 1664, ou Venise, 1746, in-fol. V. Charpentier, Elude historique et littéraire sur Tertullien, Paris, 1839, in-8°.

TÉRUEL , v. d’Espagne (Aragon), ch.-l. de la prov. de son nom , près du confluent du Guadalaviar et de l’Alfambra, à 220 kil. E. de Madrid, 168 S. de Saragosse; 10,430 hab. Evêché suffragant de Saragosse. On y remarque la cathédrale, et les restes d’un aqueduc romain. Fabr. de lainages, toiles, chaussures, poterie ; teintureries, tanneries. Alphonse II enleva cette ville en 1171 aux Maures, qui en avaient fait une place importante. Elle fut pillée par Pierre le Cruel en 1365. — La prov. de Téruel, entre celles de Huesca au N., de Saragosse au N.-O., les capitaineries-générales de Valence à l’O., au S. et au S.-E., et de Catalogue à l’E., a 238,628 hab. Traversée par la Sierra de Albaraein, et arrosée par le Guadalaviar et le Guadalupe; superf., 14,229 kil. carrés.

TERUNCIUS, petite monnaie d’argent des anciens Ro mains. Elle valait un quart d’as, et finit par n’être plus qu’une monnaie de compte.

TESCATLIBOCHTLI ou TLALOCH, dieu des Mexicains, était le vengeur des crimes, le dispensateur de tous les fléaux. Son idole, d’un granit noir et luisant, parée de rubans, le représentait avec des anneaux d’or et d’argent à la lèvre inférieure, un gros lingot d’or sur la poitrine, des chaînes d’or aux bras, une émeraude sur le nombril, 4 flèches dans la main droite, et un miroir d’or orné de plumes dans la gauche. Trois fois par an, on lui sacrifiait des victimes humaines.

TESC1IEN ou TIESSIN, v. des Etats autrichiens (Silésie autrichienne 1, sur l’Olsa et la Bobrek, à 220 kil. N.-E. de Briinn; 6,700 hab. Ch.-l. de cercle; surintendance luthérienne. Ecole latine; gymnase; bibliothèque. Comm. de cuirs, laines, dr >ns, vins, miel , cire. C’était jadis h; ch.-l. d’une principauté de même nom. 11 y fut conclu, le 13 mai 1779, entre Marie-Thérèse et Frédéric II, et sous la médiation de la France, un traité de paix qui mit fin à la guerre de la succession de Bavière. — Le cercle de Teschen, entre la Prusse au N., la Galicie à l’E., la Hongrie au Sud., la Moravie à l’O., a 200,000 hab. Sol montagneux, arrosé par l’Oder et ses affluents.

TES1N. V. Tessin.

TESSÉ ( René de Froulat , comte de ) , né dans le Maine en 1650, m. en 1725, dut à la protection de Lou vois, avant de s’être signalé par aucune action d’éclat, le titre de maréchal-de-camp, 1688, le gouvernement d’ Ypres, 1691, et les grades de lieutenant général et de colonel-gé néral des dragons, 1692. Il servit sous Catinat en Italie

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