‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 580 sur 864 · TI F · texte numérisé non relu

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1813 la moyenne atteignit 80 fr. A partir de 1801 le paie- ! ment des rentes fut repris en numéraire. Le Tiers conso- ' lidé, augmenté successivement par divers emprunts, fut coté à la Bourse sous le titre de Cinq pour cent consolidé jusqu'à la fin d’avril 1829: depuis cette date la cote n’a plus porté que Cinq pour cent, réduit à 4 1/2 en 1852. L.

TIERS-ETAT, ou, par ellipse, le Tiers, nom donne, dans fane, monarchie française, au 3e ordre de la nation, lequel, réuni à la noblesse et au clergé, formait les Etats- Généraux ( V. ce mot). Le Tiers-Etat ne comprenait pas tous ceux qui n’étaient ni nobles ni prêtres, mais seulement la bourgeoisie ( V. ce mol ) ; les roturiers des campagnes, les paysans, les serfs, étaient en dehors des trois ordres. Dès le temps de Louis le Gros, certains représentants des communes furent admis à des assemblées dites des Trois Etats , mais ils n’eurent voix délibérative qu’aux Etats-Généraux de 1302, sous Philippe le Bel. En 1788, aux derniers Etats - Généraux , Louis XVI consentit au doublement du Tiers, c.-à-d. à ce qu’il eût un nombre de députés égal à celui de la noblesse et du clergé réunis. Le nom de Tiers-Etat disparut l’année suivante, lorsque les Etats-Généraux prirent le nom d 'Assemblée nationale. Le Tiers-Etat a été l’auxiliaire puissant de la royauté pour constituer l’unité de la France, et, par son initiative dans les Etats-Généraux , il a provoqué une foule de réformes heureuses dans l’administration et les finances. Au xvme siècle, il s’est séparé de la royauté, quand elle n’eut plus souci ni de la gloire, ni de l’intérêt du pays, et c’est du Tiers-Etat qu’est sorti la Révolution de 1789. V. Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers-état ? janv. 1789 ; nouvelle édit., 1822, in-8°; Aug. Thierry, Essai sur l’histoire de la formation et des propres du Tiers-Etat, 1853, 2 vol. in-12.

TIERS-ORDRE, nom donné aux séculiers, même mariés, qui s’attachaient à certains ordres religieux (Franciscains , Augustins, Dominicains ) et en suivaient la règle, autant que leur état le permettait, sans renoncer à la vie civile. On les appelait aussi Tiercelins et Tierliaires.

TIERTIAIRES. V. Tiers-Ordre.

TIES5IN. V. Teschen.

TIETE ou ANHEMBI, riv. du Brésil (San-Paulo), naît dans la Serra-tlo-Mar, coule au N. -O., et se jette dans le Parana. rive g., après un cours de 750 kil. Navigation difficile.

TIFERNAS (Grégoire), helléniste, né vers 1415 à Città-di-Castello (anc. Tifernum), m. à Venise vers 1466, enseigna le grec à Naples, à Milan, et à Rome", où, à la demande du pape Nicolas V, il acheva la version latine de Strabon commencée par Guarino , qui en avait fait les 10 premiers livres, et traduisit le traité de Regno de Dion Chrysostôme.

TIFERNUM, v. de l'Italie ancienne (Ombrie) , sur le Métaure, chez les Sénons; auj. San-Angelo-in-Vado. — v. du pays des Samnites, célèbre par trois victoires des Romains, en 305, 297 et 295 av. J.-C. — nom anc. de Ciltadi-Castello.

TIFERNUS, auj. Tiferno, riv. de l’Italie ancienne (Samnium ), naît à l’O. de Bojano, et, après un cours de 90 kil., se jette dans l’Adriatique à 6 kil. S.-E. de Buca (Termoli).

TIFFAUGES, vge (Vendée), arr. et à 52 kil. N.-E. de Napoléon- Vendée, sur la Sèvre- Nantaise ; 960 hab. Fabr. de papier. — Il fut détruit en 1793, et n’a été qu’en partie reconstruit. Belles ruines d’un château-fort, d’origine romaine, rebâti par les vicomtes de Thouars au xiie siècle, et qui appartint au célèbre Gilles de Retz;1?! fut démantelé sous Louis XIII. Eglise du xne siècle.

TIFL1S ou TÉFLIS, en géorgien Thilis-Kalakhi, c.-à-d. ville aux eaux chaudes, v. forte de la Russie d’Asie, ch.-l. de la lieutenance de la Caucasie et du gvt civil de Tifiis ou de Géorgie, sur les deux rives du Kour, jointes par un pont de pierre, à 2,380 kil. S.-E. de Sl-Pétersbourg, à 272 S.-E. de la mer Noire ; par 41° 42' de lat. N., et 42° 30' 16" long. E. ; 60,770 hab., y compris 10,000 hommes de garnison. Résidence du lieutenant de la Caucasie et du gouvernement civil. Siège d’une section du S*-Synode dirigeant; archevêchés grec et arménien; exarchat ecclésiastique. Tribunal; gymnase; école arménienne. Arsenal, hôtel des monnaies. Fabriques d’armes et de soieries. Bams d’eaux thermales sulfureuses. Ville bâtie à l’asiatique, avec des rues étroites, dont une seule est pavée, et des maisons misérables, construites en briques crues ; <>n y remarque cependant 13 églises, 2 mosquées, des bazars, et 7 caravansérails. Beau ciel, bon climat, vie à bon marché. Commerce très -actif à cause de sa position sur 1 un des passages par terre de l’Europe dans les Indes par la Perse. — Fondée vers 489 par Vakhtang, Tifiis était, au ixe siècle, l’une des villes les plus commerçantes

de l’Asie, et la capitale de la Géorgie. Mais Gengis-Klian la prit et la détruisit. Les Turcs, qui s’en emparèrent en 1576, y bâtirent une citadelle; soumise ensuite à la Perse, elle commençait à refleurir, quand elle fut de nouveau dévastée par Aga-Méhémet-Khan en 1795. Son dernier roi, George, la céda à la Russie en 1801. En 1814, un traité y fut conclu entre la Russie et la Perse, sous la médiation de l’Angleterre. — Gvt de Tifiis. V. Géorgie.

TIGELL1N , Sofenius Tigellinus, fameux favori de Néron, d’une naissance obscure, dut son élévation à ses débauches scandaleuses. Sa faveur commença après la mort de Burrhus et la retraite de Sénèque ; préfet du prétoire, il devint tout-puissant sur le jeune empereur, en achevant de le corrompre, et l’animant contre les gens de bien. Il fit périr Sylla et Plautius, encouragea la passion de Néron pour Poppée, et calomnia la vertu d’Octavie. Lors de la conspiration de Pison, il déploya une telle activité à punir les coupables, que l’empereur lui décerna le triomphe et deux statues. Après la mort de Néron, Galba lui envoya l’ordre de mourir, et il se coupa la gorge avec un rasoir, en 69. B.

TIGILLUM SORORIUM, c.-à -d. soliveau de la sœur, nom donné, dans l’anc. Rome, au lieu où Horace, vainqueur des Curiaces , expia le meurtre de sa sœur. C’était une petite nie , débouchant du quartier des Carènes , au bas du Cœlius ; on avait scellé, en travers de la rue. un soliveau, sous lequel le meurtrier fut obligé de passer, comme sous un joug. C. D — Y.

TIGINO, nom moldave de Bender.

TIGRANE ou DICRAN Ier, roi arménien de la dynastie Haïganienne, 565-520 av. J.-C., succéda à son père Ervant. D’après Mar-Abbas et Moïse de Khoren , il s’allia avec Cyrus et les Perses contre Astyage, roi des Mèdes, et concourut plus tard à la prise de Babylone, 538. Il a fondé Dicranaguerd (Tigranocerte). C — a.

tigrane il, dit aussi Valarsace, roi d’Arménie de la dynastie des Arsacides, 118-95 av. J.-C., succéda à son père Valarsace Ier, attaqua son parent Mithridate II, roi des Parthes , soumit le Pont , la Cappadsce et le pays des Lazes, aida les Parthes à combattre les Séleucides, encouragea l’agriculture , donna des lois à ses sujets , et fit recueillir les monuments historiques de l’Arménie. Il fut assassiné par un de ses généraux.

tigrane ni le Grand, roi d’Arménie, fils du précédent, 95-60 av. J.-C., réprima une révolte des troupes, et épousa Cléopâtre, fille de Mithridate le Grand, roi de Pont. D’après les historiens romains, plusieurs rois captifs le servaient à table, et, lorsqu’il sortait, quatre d’entre eux couraient devant lui. Il envahit la Cappadoce en 83, se rendit en Syrie, en 70, et en chassa Antioch us XIII. Attaqué paT Lucullus, pour ne lui avoir pas livré Mithridate , il fut battu à Artaxata, 69, et à Tigranocerte, 68. Pompée l’obligea de céder aux Romains la Syrie, la Cappadoce et la Cilicie, et de payer 6,000 talents (33,360,000 fr.), en 64. Enfin Tigrane se vit enlever la Sophène par sou propre fils, que soutenaient les Perses. C — a.

TIGRANOCERTE, c.-à-d. ville de Tigrane, v. de l’Arménie ancienne (Gordyène), sur une montagne, fondée, en 78 av. J.-C., par Tigrane III, qui la peupla de 300,000 prisonniers faits en Asie-Mineure, et abandonna Artaxata pour y résider. Lucullus la prit en 68, et depuis elle ne fit que décliner. On croit la retrouver auj. dans Sert, quelques-uns pensent que c'est Kura-Amid ou DinrbeUir.

TIGRE, Tigris, fleuve de la Turquie d’Asie, naît sur le versant méridional des monts d’Arménie, de deux branches : le Tigre occidental, dans l’eyalet et à 30 kil. S. de Kharbout, et arrose Diarbelcir; le Tigre oriental , dans l’eyalet et à 50 kil. S.-E. de Van, rejoint l’autre branche à environ 180 kil. E. de Diarbelcir. 11 arrose ensuite Mossoul, Bagdad, Kornah, reçoit le Khabour, la Diala, les deux Zab, le Touz, et, après un cours de 1,250 kil., se joint à l’Euphrate par la rive gauche, avant de se jeter dans le golfe Persique sous le nom de Chat-el-Arab. Dans l’antiquité, il passait à Amida, Ninive, Ctésiphon, Séleucie et Apamée. Son cours est très-rapide, d’où est venu son nom, qui, en zend. signifie flèche. En plusieurs endroits, ses rives sont bordées de sources de naphte. B.

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