TIM
l’Abba-Jaret (4,547 met. ) , avec de belles et fertiles vallées. Il est infesté de léopards, d’hyènes, et de reptiles.
TIGUR1NS, Tigurini , un des quatre grands peuples de l’Helvétie au temps de César, à l’E. des Urbigènes, habitaient le pays de Zurich (anc. Tigurum ).
TIJUCO ( SANTO-ANTONIO-DE- ) , v. du Brésil ( Minas-Geraësl, la principale du district Diamantin, dans les monts Espinhaço, à 550 kil. N. de Rio-Janeiro; 6,000 hab.
TI-KANG, dieu chinois, qui règne aux Enfers.
T1KHVIN, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 190 kil. N. de Novogorod, sur la Tikhvinka; 5,000 hab. Grand commerce avec Sl-Pétersbourg.
T1LAVEMPTUS et TILAVENTUM , nom ancien du Tagliamento.
T1LBURGH ou T1LBURG (Egidius Van), peintre, né à Bruxelles, florissait vers 1658. Il imitait la manière de Téniers, que l’on croit avoir été son maître. 11 représenta des marchés, des corps de garde, des fêtes de village, et composa avec beaucoup d’esprit : sa couleur chaude et légère est excellente. Quelques-uns de ses tableaux sont presque dignes d’Adrien Brauwer. A. M.
T1LBURG, v. du royaume de Hollande (Brabant septentrional), à 24 kil. S.-O. de Bois-le-Duc; 16,800 hab. Fabr. considérables de draps.
TILESIUS, nom latinisé de Telesio.
TILLEMONT (Sébastien Le Nain de), historien, né en 1637 à Paris, d’un maître des requêtes, m. en 1698, fut élevé dans les petites écoles des solitaires de Port- Royal, et eut Nicole pour maître de logique. Dès cette époque, il avait lu Tite-Live et Baronius, et pris du gofit pour les études historiques; il s’appliqua néanmoins à la théologie et à la connaissance des Pères. Il reçut la prêtrise en 1676, alla vivre, après la dispersion des solitaires de Port-Royal, 1679, à Tillemont, petit domaine dont il avait pris le nom, et situé entre .Montreuil et Vincennes, fit un voyage en Hollande en 1681 pour visiter Arnauld et les autres réfugiés, et, de retour en France, partagea ses loisirs entre les exercices de la piété et la culture des lettres. Il a travaillé àdiversécritsd’Arnauldjd’Hermant, de DuFossé,etc. On a de lui : Histoire des empereurs et des autres princes qui ont régné durant les six premiers siècles de l’Eglise, 1690-1738, 6 vol. in-4°; c’est le guide le plus sûr des faits et des dates pour l’histoire des empereurs, le style en est d'une précision sévère qui approche un peu de la sécheresse ; Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles , 1693-1712, 16 vol. in-4°, le plus grand et le plus savant travail qui existe sur cette époque ; l’ouvrage s’arrête à l’an 513; Vie de St Louis, recueil de matériaux amassés pour Lemaistre de Sacy, exploités par Filleau de la Chaise, et publiés par la Société de l’histoire de France, 1847. Les œuvres de Tillemont sont exactes, pleines d’érudition, mais faibles de style. B.
TILLOTSON (Jean), prédicateur anglais, né dans le Yorkshire en 1630, m. en 1694. Elève de Cambridge, il avait été élevé dans le calvinisme; il l’abandonna en 1661, devint partisan déclaré de l’anglicanisme, chapelain du roi, et prêcha le premier de ses beaux sermons en 1663 ; les précédents, entachés de puritanisme, avaient peu réussi. Mal vu de Charles II et de sa cour, Tillotson soutint avec chaleur le bill d’exclusion contre le duc d’York. La révolution de 1688, qu’il avait appuyée, le mit en faveur. Doyen, puis prébendaire de S'-Paul de Londres, secrétaire du cabinet du roi en 1689, il accepta l’archevêché de Cantorbéry en 1691. L’édition la plus complète de ses Œuvres est celle que donna Warburton, 12 vol. in-8'J. Ses sermons, accusés de socinianisme à cause de ses efforts pour concilier sa raison et sa foi , et de ses relations avec Locke et Jean Leclerc , sont des modèles d’élocution et de raisonnement. Ils ne sont pas exempts de toute enflure puritaine, ni de quelque sécheresse. Barbeyrac en a traduit une partie en français. A. G.
TILL.Y ou T1LLI (Jean Tzericlaes, comte de), célèbre général allemand, né au château de Tilly ( Brabant) en 1559, m. en 1632, abandonna l’ordre des Jésuites pour prendre les armes, se forma à l'école d’Alexandre Farnèse, et se signala en Hongrie contre les Turcs. En 1609, il commanda l’expédition contre Donauwerth. Au début de la guerre de Trente-Ans, il reçut le commandement des troupes de Maximilien, duc de Bavière et chef de la ligue catholique, secourut l’empereur Ferdinand II contre les Bohémiens, 1620, enleva au comte Ernest de Mansfeld, un des soutiens des protestants, les places de Pilsen et de Thabor, 1621, et battit le margrave de Bade à Wimpfen, puis Christian de Brunswick à Hœchst, 1622, et à Stadtloo, 1623. Quand les Danois intervinrent en faveur des protestants, il les défit à la bataille décisive de Lutter, 1626, et,
habile diplomate, fut envoyé pour traiter de la paix de Lubeck, 1629. Après la disgrâce de Wallenstein, Tilly fut mis à la tête de toutes les forces de l’Empire. Il eut à combattre Gustave-Adolphe, assiégea Magdebourg, et, l’ayant prise, la saccagea en 1631, acte qui souleva contre lui l’indignation générale; vaincu à Leipzig par Gustave - Adolphe, il perdit, sur les bords du Lech, 1632, une 29 bataille, où il fut blessé mortellement, et mourut quelques jours après , à Ingolstadt. C’était un homme sévère et rude, et que sa ponctualité avait fait surnommer par Gustave-Adolphe le vieux caporal. B.
tilly-sur-sedlles , ch.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 20 kil. O. de Caen; 424 hab. Fabr. de dentelles.
TILŒE ou DJELDŒE, île de Norvège, sur la côte du Norrland, dans le golfe de Salem. On a voulu y voir l’anc. Thulé.
TILSITT, v. des Etats prussiens (Prusse), sur le Niémen et laTilse, à 60 kil. N. -N. -O. de Gumbinneu; 15,400 hab. Ch.-l. de cercle. Gymnase; bureau principal de douanes. Fabr. de draps et de toiles, tanneries, brasseries, distilleries, raffineries de sucre. Comm. de grains, bois, bestiaux. — Dans cette ville, fondée en 1512, fut conclu, le 7 juillet 1807, un célèbre traité entre la Russie et la Prusse d’une part, la France de l’autre : Napoléon 1er enlevait les provinces de la Prusse à l’O. de l’Elbe et eu Pologne; le tzar Alexandre Ier reconnaissait Joseph Bonaparte roi de Naples, Louis, roi de Hollande, et la nouvelle Confédération du Rhin. B.
TIMACUS, nom anc. du Timok.
TIMAGÈNE, historien grec, né à Alexandrie, d’un banquier de Ptolémée Aulète, fut fait prisonnier quand le préteur romain Gabinius s’empara de cette ville, en 54 av. J.-C., et fut vendu comme esclave à Faustus, fils de Sylla. Bientôt affranchi, mais sans moyens d’existence, il fut tour à tour cuisinier, porteur de litière, et rhéteur, il gagna l’amitié d’Asinius Pollion et la faveur d’Auguste ; puis il la perdit à cause de quelques sarcasmes contre le prince, qui le renvoya, après l’avoir averti plusieurs fois. Timagène, irrité de sa disgrâce, jeta au feu une Histoire d’Auguste qu’il avait composée. Il mourut à Dabanum eu Osrhoène. Il avait aussi écrit une Histoire des Gaules, à laquelle Ammien Marcellin a fait des emprunts , une Histoire des rois, c.-à-d. d’Alexandre et de ses successeurs, dont Quinte-Curce parait s’être servi, et un Périple de la mer, en 5 livres. Ces ouvrages sont perdus. Quintilien a dit de Timagène , qu’à défaut de tout autre mérite , il faudrait lui reconnaître celui d’avoir été le restaurateur de l’histoire. V. Bonamy, Recherches sur l'historien Timagène, (Mém. de l’Acad. des Inscr., t. xm ) . P — T.
TIMANNÏ, royaume de la Nigritie occidentale, sur la côte de Sierra-Leoue.
TLMANTHE, illustre peintre grec, né à Cythnos, l’une des Cyclades, ou à Sicyone, vers 400 av. J.-C., fut le rival de Parrhasius. Son chef-d’œuvre était le Sacrifice d’Iphigénie, qu’on voyait encore à Rome du temps d’Auguste; désespérant d’exprimer la douleur d’Agamemuon, il l’avaii peint le visage caché d’un pan de sa robe. Ün citait aussi le Cyclope endormi , petit tableau où, pour faire juger de l’immense stature du cyclope, il avait représenté des Satyres mesurant avec un thyrse la longueur de son pouce. B.
TIMAR, c.-à-d. en turc bénéfice militaire, concession de terres faite par le sultan, en faveur d’un soldat turc, à la charge par ce dernier de les faire valoir, de fournir autant de cavaliers qu’il possède de fois 3,000 aspres de rente annuelle , et de se rendre lui-même à l’armée , en cas d’appel; abolis par Mahmoud qui indemuisa les Timarioti par une pension viagère. I).
TIMAVO, anc. Timavus, rivière des États autrichiens (Littoral), naît à 12 kil. S. de Goritz, et se jette dans l’Adriatique, au N. du golfe de Trieste, après un cours de 5 kil. seulement, mais tout entier navigable.
TIMBO ou TIMBOU, v. de la Sénégambie, ch.-l. du Fouta-Djalo, par 10° 25’ lat. N. et 12° 54’ long. O.; 9,000 hab.
TIMBRE, terme de blason. V. Blason.
TIMEE de Locres, philosophe pythagoricien, florissait au commencement du ive siècle av. J.-C., et remplit les principales magistratures dans sa patrie. Suidas cite de lui un Traité de mathématiques , une Vie de Pythagore, et uu livre Sur la nature, qui est peut-être celui que nous avons sous le titre de Traité de l’dme du monde et de la nature. Cet ouvrage en 6 chapitres, écrit en dialecte dorien, est une analyse précise et méthodique du système de l’idéalisme. Quelques savants le regardent comme un simple abrégé du Timée de Platon. Il a été publié, avec traduction