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la Medway, à 22 kil. S.-O. de Maidstone, 43 S.-E. de Londres; 10,400 hab. Fabr. de tournerie et de poudre à tirer. Comm. de bestiaux et de bois de construction. Aux environs, eaux minérales ferrugineuses.
TONDA, vge de l'Hindoustan anglais (Calcutta), dans l’anc. Bengale, à 70 kil. N. de Mourchidabad. C’était jadis une grande ville, capitale du Bengale et du Béhar de 1564 à 1592.
TUNDERN, v. des Etats prussiens (prov. de Slesvig- Holstoin), ch.-l. de cercle, dans la régence et à 132 kil. N.-O. de Slesvig; 3,000 hab. Maison de détention. Fab. déchue de dentelles.
tondern , nom allemand de tongres.
TONDJA. V. Tunja.
TONDU (Pierre-Henri-Marie), dit Lebrun-Tondu , né à Noyon en 1754, m. en 1793, renonça aux ordres sacrés pour entrer dans un régiment d’infanterie, déserta au bout ds deux ans, se fit ouvrier imprimeur, puis journaliste, dans le pays de Liège, rédigea à Herve le Journal général de l'Europe , se rendit à Paris en 1790, entra, par la protection de Dumouriez, dans les bureaux du ministère des affaires.étrangères, et devint lui-même ministre des relations extérieures après la journée du 10 août 1792 ; l’année suivante, sa modération le fit envelopper dans la proscription du parti des Girondins, et il périt avec eux. B.
TONÉ (Théobald-Wolf ), né à Dublin en 17fi3, m. en 1798, embrassa la cause des catholiques d’Irlande, bien que né dans l’anglicanisme, fut porté par les whigs au parlement, fonda l’association des Irlandais-unis, et, pour éviter les poursuites du gouvernement anglais, dut se réfugier en France. Il se concerta avec le général Hoche sur les expéditions de la baie de Bantry et du Texel, servit comme adjudant-général dans l’expédition du général Hardy, fut pris par les Anglais, condamné à la potence, et se tua dans sa prison. B.
TONG, c.-à-d. est, oriental, en chinois: Tong -kong, palais orientai.
TONGA (Archipel de) ou ILES DES AMIS, groupe d’iles de l’Océanie I Polynésie), par 17°-22°lat. S., et 176°- 178° long. O., au S.-O. des îles Fidji; 2,500 kil. carr. environ; 50,000 hab. Il se compose d’une centaine d’iles ou îlots, répartis en groupe de Tonga au S. (Tonga-Tabou, Eoua , etc.), groupe de Hapaï au centre (Lefouga, Namouka , etc.), et groupe de Hafoulou- Hou au N. (Vavaou , etc.). La végétation y est très-riche : le cocotier, le bananier, l’arbre à pain, le bois de sandal, toutes les productions des régions équatoriales, s’y mêlent avec les végétaux d’Europe, apportes par les missionnaires. Beaucoup de perroquets et de pigeons. Poisson en abondance. Les habitants, de race malaise, sont grands, robustes, doux et industrieux ; les missionnaires ivesleyens les ont convertis au christianisme. Chaque île est gouvernée par un chef indépendant. — L’archipel de Tonga, découvert par Tasman en 1643, fut revu en 1773 par Cook, qui l’appela Archipel des Amis, à cause de l’accueil que lui firent les habitants. B.
ïonga, vge de Nubie. V. dongoi.aii (vieux-).
tonga-tabou , île principale du groupe de Tonga, la plus grande et la plus peuplée; 100 kil. de tour; 18,000 hab. Sol très fertile. Beaucoup de reptiles. Elle est partagée entre trois chefs. — Tasman la nomma Amsterdam.
TONGOUSES. V. Toungouses.
TONGllES, Tungri , peuple de la Gaule belgique (Germanie IP ), entre les Atuatiques au S.- O. et les Ubiens au N.-E. Ils étaient venus de la Germanie, pour occuper le territoire des Eburons exterminés par César, et s’étaient ensuite étendus dans la forêt des Ardennes, entre le Rhin et l'Escaut; capitale, Adualuca ou Tungri (auj. Tongres).
tongres, en allemand Tondern. en flamand Tongeren , anc. Adualuca, v. de Belgique (Limbourg), sur le Geer, à 18 kil. N.-O. de Liège ; 6,500 hab. Blanchisseries de toiles et de cotons, tanneries. Eaux minérales ferrugineuses. Ville importante sous les Romains, siège d’évêché dès le IVe siècle, elle fut pillée par Attila en 450, détruite de nouveau par les Normands en 881, et par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne , en 1468. Prise en 1672 par les Français, qui la démantelèrent en 1673, la reprirent en 1677, et la saccagèrent.
TONKAT, v. du Turkestan russe (ancien khanat de Khokand), sur le Sir-Daria, à 100 kil. S. de Turkestan ou Hazret. Gengis Khan y tint, en 1221, une assemblée où vinrent les députés de tous les pays qui étaient ses tributaires; elle est auj. presque ruinée.
TONKIN ou ANNAM SEPTENTRIONAL , en chinois Tong-king, dit aussi Drang-ngat , c.-à-d. royaume du dehors (par opposition à la Cochinchine ou Drang- trong, royaumo
du dedans), l’une des trois grandes divisions du royaume de Cochinchine ou d’Annam , et autrefois royaume indépendant, entre la Chine au N., le golfe de Tonkin à l’E., la Cochinchine au S., et le Laos à l’O.; par 18»-24° lat. N., et 101O-106» long. E.; 700 kil. sur 700 ; 8,000,000 hab. Capit., Kécho. Sol montagneux au N. et à l’O., arrosé par le Sangkoï, dont les inondations le fertilisent. Dans l’intérieur, il y a de grandes pluies depuis mai jusqu’en août; le littoral est souvent ravagé par des ouragans et des typhons. L’hiver est froid et brumeux, l’été très-chaud. Mines d’or, d’argent (6,000 kilog. par an), de fer, d’étain. Récolte de riz, maïs, patates ; il y a beaucoup de cocotiers, d’aréquiers, de cannes à sucre, et un peu de thé. Dans les forêts, on trouve le tek, l’ébénier, le bois de rose, le bois d’aigle, le gutticr-gommier : elles sont habitées par l’éléphant , le tigre, le léopard , l'ours et le rhinocéros. Fabr. de soieries, toiles de coton , ouvrages en laque. Comm. actif avec la Chine et la Cochinchine ; les ports sont fermés aux Européens. La langue des habitants est dérivée du chinois; en religion, ils sont bouddhistes; on compte environ 130,000 chrétiens. — Le Tonkin fut d’abord une dépendance de l’empire chinois: libre de 968 à 14I4:, il obéit successivement à 4 dynasties, retomba sous le joug des Chinois de 1414 à 1428, fut ensuite gouverné parla dynastie indigène des Lé jusqu’en 1788, et fait partie de la Cochinchine depuis 1802. B.
tonkin (Golfe du), golfe formé par la mer de Chine, entre l’Annam à l’O., la Chine au N., et l’ile d’Haï-nan à l’E.
TONLIEU , droit seigneurial qui se payait pour les places où l’on étalait dans un marché.
TONNAGE et PONDAGE, droits perçus en Angleterre, le 1er sur les vins importés, le 2e (12 deniers par livre) sur toute marchandise importée ou exportée. Ces impôts furent un des motifs de querelle entre Charles Ier et le Parlement.
TONNAY-BOUTONNE, ch.-l. de canton ( Charente-Inférieure I, sur la Boutonne, arr. et à 18 kil. N.-O. de Sl-Jean-d’Angély ; 678 hab.
tonnay-chakente, ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), port sur la rive dr. de la Charente, arr. et à 8 kil. E. de Rochefort, et à 20 kil. de la mer; 2,164 habitants. Bourse de tomin rce. Commerce de vins, eaux-de-vie, esprits, grains, fromages façon de Hollande, etc. Magnifique pont suspendu. Ancienne seigneurie, puis principauté, il appartint aux ducs de jMortemart.
TONNE1NS, Tonnesium, ch.-l. de canton (Lot-et-Garonne), arr. et à 18 kil. E.-S.-E. de Marmande, sur la rive dr. de la Garonne; 4,952 hab. Manufacture impériale de tabacs. Commerce de cordages, chanvre, vins, eauxde-vie, prunes sèches. Beau pont suspendu. Autrefois divisé en deux villes et seigneuries, dites, d’après leur position, Tonneins-üessus et Tonneins-Des^ous ; toutes deux embrassèrent la Réformation; un synode national protestant s’y tint en 1614. Louis XIII les prit en 1622, et les détruisit; elles se relevèrent pour ne plus former qu’une seule ville, qui fut érigée en duché-pairie, en 1758, en faveur d’Ant. -Paul-Jacques de Quélen, comte de La Vauguyon. Patrie de Mm« Cottin.
TONNERRE, Tornodurum, s.-préf. (Yonne), à 28 kil. N.-E. d’Auxerre, sur la rive g. de l’Armançon- et près du canal de Bourgogne ; 3,944 hab. Tribunal de lre instance, collège. Ou remarque l’église Sl-Pierre, bâtie sur un rocher élevé, celle Notre-Dame, la fontaine dite Fosse-Dionne , et l’hôpital , dont l’église renferme le mausolée de Marguerite de Bourgogne. Récolte de vins rouges et de vins blancs estimés. Comm. de bois, grains, pierres de taille, andouillettes, escargots. — Ville très-ancienne, Tonnerre eut, au moyen âge, le titre de comté; elle appartint aux comtes de Nevers, de Châlons, de Clermont-Tonnerre, et dépendit du duché. de Bourgogne; elle reçut une charte d'affranchissement en 1174. Louvois acheta le comté de Tonnerre en 1684. La ville fut prise par les Anglais en 1359, par Jean-sans-Peur en 1414, et incendiée en 1556. Patrie du chevalier d’Eon.
tonnerre ( Montf, anc. Mons Jovis, en allemand Dot tnersberg , montagne de la Bavière rhénane, donna son nom , sous le 1er Empire français, à un département, dont le ch.-l. était Mayence.
TONNESIUM, nom latin de Tonneins.
TONNINGEN, ville de Prusse, dans la prov. et à , 50 kil. O. -S -O. de Slesvig, petit port a l’embonchure de l’Eider; 3,069 hab. Elle communique par un canal avec Rendsbourg. Ecole de navigation. Distilleries, corderies, teintureries, briqueteries, blanchisseries de cire : chantiers de construction.
TOR
TONQUÉDEC, vge (Côtes-du-Nord), arr. et à 13 kil. S.-E. de Lannion; 256 hab. Restes d’un remarquable château, démantelé sous Louis XIII.
TONQUIN. V. Tonkin.
TONSBERG , v. de Norvège ( Iarlsberg-et-Laurvig ) , petit port de commerce sur le Tonsberg-fjord, à 21 kil. N.-N.-E. de Laurvig; 2,000 hab.
TONSTRINE , Tonstrina , boutique de barbier ou tondeur dans l’anc. Rome. C’était le rendez-vous des oisifs et des nouvellistes. On venait s’y faire raser, épiler, couper les cheveux; il y en avait pour la plèbe, il y en avait aussi pour les citoyens d’une condition plus relevée. C. D — y.
TONTI (Lorenzo), banquier italien, vint se fixer en France vers 1650, et imagina les emprunts en rentes viagères, qui furent appelés de son nom tontines , et dont les extinctions profitent aux survivants, jusqu’au dernier. La lr' tontine fut établie par Mazarin en 1653.
TOOKE (William), littérateur, né en 1744 à Islington, m. en 1820, fut ministre de l’Eglise anglicane à Kronstadt en Russie, et, de 1774 à 1792, chapelain de la factorerie anglaise de Sl-Pétersbourg. Ds retour à Londres en 1792, il publia : la Russie, ou Tableau historique de lou'es les nations qui composent cet Empire, 1780, 4 vol. in-8° ; Variétés littéraires, 1795, 2 vol. iu~8«; Vie de Catherine II, 1797, 3 vol. in-8° ; Tableau de l’Empire russe sous le règne de Catherine II, 1799, 3 vol. in-8°; Histoire de la Russie jusqu'à l’ avènement de Catherine II, 1800, 2 vol. in-8°.