SOUVERAINS DE LA TOSCANE
1° Marquis de Tuscie.
Boniface 1er ou II. . . . 828
Adalbert Ier 845
Adalbert II 890
Gui 917
Lambert 929
Boson 931
Humbert 936
Hugues le Grand .... 961
Adalbert III 1001
Regnier 1014
Boniface II ou IM . . . . 1027
Frédéric 1052
Béatrix 1054
Mathilde 1076-1125
Plusieurs républiques indépendantes.
2° Les Médicis à Florence, d'abord sans titre perpétuel.
Jean le Banquier, gon-
falonier 1421
Cosme le Magnifique. . 1429
Pierre Ier. . i 1464
Laurent et Julien. . . . 1469
Laurent seul 1478
Pierre II 1492-1494
3° Les Médicis ducs , puis
grands-ducs de Toscane.
Alexandre Ier, duc . . . 1531
Cosme Ier, duc 1537
grand-duc 1569
François Ier Marie... 1574 Ferdinand Ier ..... . 1587
Cosme II 1608
Ferdinand II 1621
Cosme III 1670
Jean-Gaston... 1723-1737 4° Maison de Lorrains- Autriche.
F rançois II ( empereur,
Léopold ( empereur en
Ferdinand III. . . 1790-1801 5° Pois d' Etrurie.
Louis Ier de Parme.. . 1801
Louis II 1803-1807
6° Réunion à la France.
Elisa, gr.-duchesse de
Toscane 1809-1814
7° Maison d'Autriche.
Ferdinand III , pour la
2« fois 1814
Léopold II '. . . . 1824
TOSCANELLA , anc. Tuscania, v. des Etats de l’Eglise, à 22 kil. O. de Viterbe; 3,000 hab.
TOSCANELLI (Paul del Pozzo) , astronome, né à Florence en 1397 , m. en 1482 , partagea les idées de Marco -Polo sur le prolongement excessif de l’Asie vers l’E. , et ne la croyait éloignée que de 120 degrés de l’Europe occidentale. Il communiqua à Alphonse V, roi de Portugal , puis à Christophe Colomb , un plan pour aller par l’Ü. dans l’Inde ; mais il ne soupçonnait pas l’existence de l’Amérique sur la route des navigateurs. En 1468 , il établit un gnomon solsticial sur le dôme de la cathédrale de Florence , et s’en servit pour déterminer les points solsticiaux , les variations de l’écliptique, et pour corriger les Tables alphonsines, employées jadis par les astronomes à représenter les mouvements solaires et la quantité de l’année tropique.
TOSCOLANO, brg du roy. d’Italie, est situé dans la province et à 36 kil. N.-E. de Brescia, à l’embouchure d’une rivière de son nom daus le lac de Garda ; 3,000 hab. Nombreuses papeteries.
TOSIA, Docea , ville de la Turquie d’Asie, eyalet et à 40 kil. S.-E. de Kastamouui; 6,000 hab. Récolte de riz aux environs.
TÜSTA, riv. de l’Amérique centrale (Nicaragua) , se jette dans l’océan Pacifique, à 18 kil. de Realejo.
TOSTANA , v. d’Espagne (Murcie), à 17 kil. N.-E. de Lorca ; 8,900 hab. Elle est divisée en 2 parties , dites Sevilla et Triana. Fabr. de poterie, salpêtre, toiles peintes et ordinaires.
TOT, terminaison géographique venant du saxon et de l’islandais to , topl et loft , pelouse, bosquet, enclos (tofta en latin du moyen âge ) : Hau tôt , Bohe tôt , Ec tôt , SasseTOT, en Normandie; RoberTOT , Vatle tôt, en Angleterre.
TOTES, ch.-l. de canton (Seine-Inférieure) , arr. et à 28 kil. S. de Dieppe ; 701 hab.
TOTH , dieu égyptien. V. Thoth.
TOTILA , roi des Ostrogoths en Italie , 541-552 , avait
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été d’abord due de Frionl pendant les régnés d’Hildibald , son oncle, et d’Eraric. Jeune, prudent et courageux, il reprit aux Grecs Cumes , Naples , Bénévent , Spolète , Pérouse , Plaisance , Florence et Rome ; mais il se les laissa enlever par Bélisaire, 545-548, qu’on avait rappelé de la guerre de Perse. La disgrâce de ce général permit aux Ostrogoths de reprendre l’avantage : Totila put pénétrer jusqu’en Sicile. Mais Narsés, arrivant avec des forces supérieures, 551, le délit complètement à 'Pagina |auj. Lentagio) ; Totila mourut de ses blessures quelques jours après. B.
, TOTMA, v. de la Russie d’Europe , gouvernement et à 204 kil. N.-E. de Vologda, sur la rive g. de la Soukhona , à son confluent avec la Totma ; 3,000 hab. Ch.-l. de district. Salines abondantes. C’était autrefois une étape du commerce avec l’Asie et la Chine ; l’architecture a conservé jusqu’à présent ^empreinte du goût chinois.
TOTNESS, brg et paroisse d’Angleterre ( Devon), petit port sur la Dart , à 45 kil. S.- S.- O. d’Exeter; 3,993 hab. Restes d’un anc. château. Jolie église de Ste-Marie. Manuf. de lainages.
TOTONICAPAN , v. de la république de Guatémala , ch.-l. de département, à 186 kil. N. de Guatémala; 10,000 hab. Eaux minérales. Fabr. de poterie et lainages.
TOTT (François, baron de) , né en 1733 à Chamigny prés de La Ferté-sous-Jouarre, d’un gentilhomme hongrois, m. en 1793, servit dans le régiment de Berchiny , fut employé à l’ambassade française de Constantinople , 1757-63, où il se rendit familières la langue turque et les principales institutions du pays , puis devint consul de France en Crimée , 1767 , et sut y amener entre la Russie et la Turquie une rupture que le gouvernement français désirait. Appelé en Turquie auprès de Mustapha III , il réforma les pontons et l’artillerie, défendit les Dardanelles contre la flotte russe qui, sous les ordres d’Oiloff, vint menacer Constantinople en 1770, indiqua, l’année suivante, les moyens de mettre à couvert les frontières turques du côté d’Otchakov et do la Crimée , établit une fonderie de canons, et forma des artilleurs. Dégoûté de l’antipathie des Turcs pour les améliorations, il revint en France, en 1776 , et reçut, à son départ, des distinctions honorables de la Porte. Le ministre de la marine le chargea, en 1777, d’inspecter les consulats dans les Echelles du Levant, en Egypte, et en Barbarie. Maréchal-de-camp en 1781 , commandant de Douai en 1787 , il émigra en 1790 , et résida successivement en Suisse , à Vienne , et en Hongrie , où il mourut. On a de lui des Mémoires sur les Turcs et les Tartares , 1784, 4 vol. in-8°, traduits en plusieurs langues. Ce fut le premier livre qui commença de faire connaître en France la politique, l’histoire, les moeurs et les préjugés des Turcs. B.
TOUARlKSouTOUAREGHS, peuple berbère, répandu dans le Sahara entre le pays de Touat au N., Tombouctou au S., le Niger à l’O., et leFezzan à l’E. Ils prétendent descendre des Turcs, et méprisent les Arabes. Ils sont grands, sveltes, robustes, agiles et braves; leur religion e.-t l’islamisme. Armés de longues lances et de sabres à deux tranchants, ils font acheter leur protection par les caravanes; ils donnent la chasse aux nècres des bords du Niger, et es vendent; ils trafiquent aussi de poudre d’or, de peaux, de défenses d’éléphants, de plumes d’autruche, sur les marchés du Sahara, à Aghlaby, etc.
TOUAT , grande oasis du Sahara marocain, à 500 kil. S.-E. des frontières du Maroc, au S. de l’Algérie, entre 23° et 25" lat. N., 2» long. O. et 3° long. E. ; 400 kil. sur 100. On y compte, dit-on, 300 villes ou villages; les principaux centres de population sont Timimoun, Aoulef, Insâlah, Agabli, Bouda. Habitants hospitaliers; sol tertile et bien arrosé. Commerce avec Tombouctou et le Maroc.
TOUCH ET-( Marie ) , fille d’un apothicaire d’Orléans, née en 1549 , fut la maîtresse de Charles IX , dont elle eut Charles , duc d’Angoulême , et qui ne cessa jamais de l’aimer. Quatre ans après la mort du roi, en 1578 . elle épousa François de Balzac d’Entragues, gouverneur d’Orléans , et mit au monde deux filles, la marquise de Verneuil et la marquise d’Entragues, maîtresses, l’une de Henri IV, l’autre de Bassompierre. Elle se retira de la cour à l’avénement de Louis XIII , et termina sa vie dans la retraite.
TOUCH1 ou TCHOUCHI, un des fils de Gengis-Khan, fut envoyé pour faire la guerre en Europe, battit les Polovtses entre* le Don et le Danube, gagna sur les Russes la bataille de la Khalka en 1224, puis alla attaquer les Abases et les Tcherkesses. Il fut le père de Batou.
, QU LS , riv. de France (Orne et Calvados) , passe
a Lisieux, où elle devient navigable, puis à Pont-l’Evêque et se jette dans la Manche; cours de 120 kil.
| toucques, vge (Calvados), arr. et à 9 kil. N.-O. de Pont-l’Evêque , sur la rive dr. de la Toucques et à 4 kil, de son embouchure; 1,100 hab.
TOUCY, ch.-l. de canton (Yonne), arr. et à 25 kil. O.- S.- O. d’Auxerre , sur l’Ouanne; 1,738 hab. Anc. baronnie relevant de l’évêché d’Auxerre. Fabr. de lainages. Aux environs est une source d’eau minérale ferrugineuse.
TOUGH , mot turc désignant une queue de cheval atta- I chée à la partie supérieure d’un long bâton , terminé par un croissant et une boule d’or ou d’argent. Cette marque distinctive de la dignité des pachas et des généraux est portée devant eux lorsqu’ils vont en voyage ou à la guerre. Les pachas qui ont le rang de vizir ont droit à 3 queues de cheval. Voici , d’après les Musulmans , l’origine de l’adoption du Tough par l’armée turque. Un de leurs généraux, dans un combat contre les Francs, perdit son étendard; voyant ses soldats prendre la fuite , il imagina , pour les rallier, de couper la queue d’un cheval et de l’attacher au haut d’une lance. Cet expédient lui réussit; les Musulmans, reprenant courage , vinrent se ranger autour de cet étendard improvisé , et battirent complètement leurs ennemis. Pour consacrer le souvenir de cette victoire, le Tough est devenu l’enseigne des escadrons turcs. D.
TOUGOL’RT. V. Tuggukt.
TOUKA, eu Flèche d'Arabat, langue de terre, longue, étroite et basse, qui sépare le Sivasch ou mer Putride de la mer d’Azov, avec laquelle elle communique par l’étroit canal d’Yénitski. A l’endroit où elle se relie à la Crimée, à la presqu’île de Kertch, se trouve l’anc. forteresse d’Arabat, construite par les Tartares.
TOUL, Tullum ou Tullium Leucorum , s.-préf. (Meurthe), à 24 kil. O. de Nancy, dans une plaine fertile, sur la rive g. de la Moselle, qui y forme une grande île, et sur le chemin de fer de Paris à Strasbourg; 6,430 hab. Place de guerre de 3e classe. Tribunal de lr® instance, collège, bibliothèque. On remarque une belle cathédrale gothique bâtie du x® au xve siècle, l’anc. palais épiscopal, maintenant hôtel-de-ville, et un beau pont de pierre. Comm. de vins, eaux-de-vie, faïence, broderies. — Ville très-ancienne, capitale des Leuci, prise par les Romains, fortifiée sous Valentinien 1er, elle devint siège d’évêché au vie siècle. On la comprit dans le royaume d’Austrasie. Sous ses murs, en 611, Théodebert II, roi d’Austrasie, fut vaincu par son j frère, Thierry II, duc de Bourgogne. Toul devint ville impériale, fut d’abord gouvernée par des comtes, puis par ses évêques, 1261, qui lui accordèrent une commune. En 1552, Toul et tout le pays des Trois-Evéchés | V. ce mot ) furent conquis par Henri II, mais ne furent assurés à la France que par le traité de Westphalie, 1648. Vauban fortifia Toul en 1700. Cette ville fut assiégée par les Prussiens en 1815. Patrie de S1 Loup, de S1 VVaast, de Gouvion-Saint-Cyr, du baron Louis, de l’amiral de Rigny.
todl (Gouvernement de), un des 8 petits gouvernements de l’anc. France, se composait de la ville de Toul et de l’évêché.
TOULA, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de son nom, au confluent de la Toulitza et de l’Ûupa, à 197 kil. S. de Moscou et 973 kil. S.-S.-E. de S1 Pétersbonrg; 58,305 hab. Evêché; cour d’appel; école pour les fils de nobles pauvres. Arsenal pouvant armer plus de 100,000 hommes. Célèbre manufacture impériale d’armes blanches et d’armes à feu, fondée en 1712 par Pierre le I Grand, et occupant 8. 000 ouvriers; 3 fonderies de canons, 600 forges. Ville grande et bien bâtie , industrie trèsactive : soieries, quincaillerie, cuirs, cordes, savon, tan- ' neries, fonderies de cire et de suif, etc. Commerce de grains et de chanvre. Toula, fondée en 1509, fut souvent agitée, pendant le xvt* siècle, soit par les invasions des i Tartares, soit par des prétentions d’imposteurs, et ne commença à fleurir qu’à la fin de tous ces troubles, vers 1613. — Le gouv. de Toula, dans la Grande-Russie, entre ceux de Moscou au N., de Kalouga à 10., d’Orel et de Voronèje au S., de Tambov et de Riazan à l’E., a 30,415 kil. carr., 230 kil. sur 180, et 1,172,249 hab. Sol légèrement accidenté, peu fertile, mais bien arrosé et bien cultivé Belles forêts. Mines de fer. Elève d’abeilles.
TOULA , riv. de l’empire chinois (Mongolie), coule au S.- O., puis au N.-O., et se jette dans l’ürkhou , cours de 500 kil.
TOULDJA, v. de Turquie. V. Toultscita.
TOULLIER ( Charles-Bonaventure-Marie) , illustre jurisconsulte, né en 1752 à Rennes, mort en 1835, était, dès 1779, agrégé à la Faculté de droit de Rennes; cette position lui faisait un devoir de se consacrer à la jurisprudence, et, afin de l’étudier aux sources originales, même chez les auteurs modernes, il apprit l’acglais et l’i t tv-
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lien; puis il visitâtes universités d’Oxford et deCambridge, ' pour connaître les méthodes d’enseignement qu’on y suivait. Quand la Révolution éclata, Toullier en adopta les principes ; il tut administrateur du district de Rennes, juge au tribunal du département d’Ille-et-Vilaine après la Terreur, puis se fit avocat. A la réorganisation des écoles de droit, 1803, il lut nommé professeur de droit civil à Rennes, sans l’avoir sollicité, et, peu après, doyen de la Faculté. La Restauration le priva du décanat, qui ne lui fut rendu qu’aprés la révolution de 1830. Toullier s’est fait un nom par un grand ouvrage qui résumait ses cours : le Droit civil français suivant l'ordre du Code, 1811-20, 9 vol. in-8°; fie édit., 1829-31, 15 vol. in-8» ; il le conduisit jusqu’aux 1 ,581 premiers articles du Code civil ; M. Duvergier l’a complété. Dès que ce Commentaire parut, on y admira la franchise et la profondeur des solutions, l’harmonie qui existe entre elles, et la netteté des arguments. Toullier, faisant découler de la philosophie la science du droit, préfère toujours la raison aux autorités. Comme écrivain , il occupe un des premiers rangs parmi les jurisconsultes : son style est chaleureux, varié, plein de charme ; avec plus de précision et d’élégance que Pothier, il a autant de lucidité. Toutes les parties de son livre n’ont pas un égal mérite, surtout les premières; cependant, quoique la science ait progressé depuis, il n’en restera pas moins un des beaux monuments de la jurisprudence moderne.
TOULON-SUR-MKR, anc. Telo-Martius ou Telonis portus , s.-préf. (Var) , à 80 kil. S.-O. de Draguignan et 840 kil. S.-S.-E. de Paris, sur la Méditerranée, au fond d’une baie, dont une presqu’île ferme presque l’enceinte, et au pied du mont Pharon; par 43° 7’ 28” lat. N., et 3° 55’ 37" long. E. ; 77,126 liai). Place forte de lre classe-, 2e port militaire de France. Ch.-l. du 5e arrond maritime. Directions d’artillerie et des douanes, tribunal maritime, consulats ; trib. de lre inst. et de comm., chambre de commerce, collège; écoles d’hydrographie, navale, et de pyrotechnie; observatoire; hôtel-de-ville avec de belles cariatides de Pujet sous le balcon ; théâtre, bibliothèque de la ville et de la marine, musée maritime, jardin botanique ; bagne. Il y a 3 magnifiques arsenaux : celui du Mourillon, qui ne date que du règne de Louis-Philippe; celui de Castigneau, pour la marine à vapeur, qui est une création de Napoléon III, dont un décret a agrandi l’enceinte des fortifications et presque doublé l’étendue de la ville. On remarque aussi le bassin de carénage, la corderie, longue de plus de 300 mèt. , les cales couvertes, le grand hôpital de la marine, le parc d’artillerie, la place du Champ-de-Mars, la colonne rostiale d’Alger, le lazaret, les églises Notre-Dame et S1- Louis. Le port se compose de deux bassins qui communiquent par un chenal, la Darse-Vieille pour les navires marchands, la Darse-Neuve pour la marine militaire, mais qui ont aussi chacun une entrée directe dans la rade, qui est très-sûre et peut contenir de nombreuses escadres. Comm. de vins, eaux-de-vie, huiles, figues, câpres, fruits secs, écorces à tan, etc. Succursale de la Banque de France; chemin de fer sur Marseille. — On croit que cette ville fut fondée par les Romains au ive siècle; elle obtint, en 1319, une charte de commune; Louis XII fit construire la grosse tour, achevée sous François Ier; Henri IV éleva le mur d’enceinte; enfin Louis XIV fit bâtir par Vauban les forts de l’Eguillette, de bte-Catherine, et de Sl-Antonin. A partir de cette époque, Toulon acquit une véritable importance. Les Impériaux y étaient entrés en 1524 et en 1536 ; mais, en 1707, le prince Eugène et le comte de Savoie l’attaquèrent en vain. Le 28 août 1793, les royalistes livrèrent Toulon aux Anglais; la même année, le 19 décembre, après un blocus de six semaines, pendant lequel Bonaparte, commandant d’artillerie, se distingua pour la première fois, les Anglais furent expulsés; avant de partir, ils incendièrent tous les établissements maritimes et la plupart des vaisseaux français. La ville fut alors nommée Port-la- Montai/ne. En 1798, Bonaparte s’y embarqua pour l’expédition d’Egypte. Toulon fut réparé sous le 1er Empire français. Patrie de Truguet.
toulon-sur-arroux, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), arr. et à 36 kil. N.-N.-O. de Charolles; 1,195 hab.
TOULONGEON (François Emmanuel, vicomte de), né au château de Champlitte en 1748 , m. en 1812, renonça à l’état ecclésiastique, auquel on le destinait, pour suivre la carrière des armes, et devint colonel. Passionné pour la philosophie, la littérature et les arts, il renonça, pour s’y livrer, à ses chances d’avancement. Député aux Etats-Généraux de 1789, il fut un des premiers parmi, les nobles à se réunir au Tiers-Etat , et prit part à l’organisation nou- ! velle de l’armée, des ponts-et-chaussées, et de l’instruc- ] tion publique. Il fut député du département de la Nièvre i
au Corps législatif en 1802 et 1809. On a de lui : Principe » naturels et constitutifs des assemblées nationales, 1788, in-8°; Manuel révolutionnaire, ou Pensées morales sur l'état politique des peuples en révolution, Paris, 1796; Histoire de France depuis la révolution de 1789, ibid., 1801-1810, 4 vol. in-4» ou 8 vol. in-8°, ouvrage médiocre, mais recommandable par les détails militaires; une traduction assez fidèle des Commentaires de César, 1813, 2 vol. in-12, etc. Il était membre de l'Institut (classe d’histoire et de littérature ancienne). B.
TOULOUBRE, Cœnus, rivière de France (Bouches-du- Rhône), communique avec la Durance par le canal de Craponne, et se jette dans l’étang de lierre, près et au S.-S.-E. de Sl-Chamas; cours de 60 kil.
TOULOUSE, Tolosa, ch.-l. du département de la Haute- Garonne, dans une plaine sur la rive dr. de la Garonne et le canal du Languedoc, à sa jonction avec le canal latéral, et sur le chemin de fer de Bordeaux à Cette; à 690 kil. S. de Paris; par 43° 36' 47" lat. N., et 0° 52' 29" long. O. ; 126,936hab. Archevêché. Eglise consistoriale calviniste. Temple des juifs. Cour impériale : trib. de lre instance et de commerce. Ch.-l. de la 12e division militaire et de la 13e légion de gendarmerie. Succursale de la Banque de France. Direction des douanes. Académie universitaire. Facultés des lettres, des sciences, et de droit. Deux séminaires. Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie, lycée, avec cour d’entrée du temps de la Renaissance ; institution de sourds-muets ; école normale primaire. Ecoles d’artillerie, d’équitation, de dessin, vétérinaire, de musique. Académiedes sciences, inscriptions et belles-lettres; Académies des jeux floraux, de peinture, de sculpture, d’architecture. Société de médecine ; Sociétés archéologique, d’agriculture et d’horticulture. Musée d’antiquités et de tableaux, dans l’anc. couvent des Augustins ; bibliothèque; Observatoire, Jardin des plantes. Manuf. de tabacs, fonderie de canons, forges pour la fabrication des projectiles, poudrerie, arsenal de construction. Toulouse est une grande et riche ville, très -importante par son admirable position comme centre de la France méridionale, et par l’activité de son industrie et de son commerce. On y remarque : sur une magnifique place, le Capitole ou hôtel-de-ville, dont la façade est du xvme siècle, et dans lequel est renfermé le Grand-Théâtre; la cathédrale de SŒtienne, commencée sur un plan magnifique, mais inachevée', l’église Sl-Sernin , en très-beau style roman; les églises de la Dalbade, de la Daurade, et du Taur; l’hôtel de la préfecture ; les quais de la Garonne; le Château - d’Eau , qui alimente les fontaines publiques; le pont qui joint la ville au faubourg de S1 -Cyprien, et dont la tète, eu forme d’arcde-triomphe, a été élevée sur les dessins de Mansart; le pont suspendu de S'-Michel ; l’hôtel d’Assezat, bâti sur les dessins du Primatice ; les moulins à eau du Basacle et du Château - Narbonnais; les trois hospices; la place Louis-Napoléon. Fabriques de pâtes d’Italie, faux, limes, quincaillerie, carrosserie, maroquins, passementerie, couvertures de laine et de coton, chapeaux, pianos, papiers, cardes de filature, machines à vapeur, instruments aratoires ; fonderie de fer ; pâtés renommés de foies de canards. Toulouse est l’entrepôt des fers de l’Ariége et de l’Aveyron, et des marchandises qui se rendent de la Méditerranée dans les ports de l’Océan , et de la France en Espagne. — Ville ancienne, capitale des Volces Tectosages, Toulouse s’allia de bonne heure aux Romains, qu’elle trahit pour les Cimbres en 106 av. J.-C. Reprise par Cépion, qui s’appropria la dépouille des temples, elle retomba bientôt au pouvoir des Cimbres. La défaite de Cépion fut regardée comme une punition du ciel ; de là l’expression avoir de l’or de Toulouse, pour indiquer une richesse qui porte malheur. S1 Saturnin fut le 1er évêque de "ette ville. On la voit successivement capitale du royaume des Visigoths en 419, siège du duché d’Aquitaine en 631, et capitale du comté de Toulouse créé par Charlemagne en 778, jusqu’à l’année 1271, époque de la réunion du comté de Toulouse à la couronne de France. Elle devint alors la capitale de la province du Languedoc, jusqu’à la division de la France en départements. Elle eut, pendant le moyen âge, ses institutions municipales, tradition de l’ancienne Rome, et ses magistrats particuliers appelés Capitouls. En 1218, Simon de Montfort fut tué sous ses murs. L’Université et l’Ecole de médecine de Toulouse étaient célèbres. En 1302, Philippe le Bel y établit un parlement. Les guerres de religion y causèrent de grands maux. Le 10 avril 1814, le maréchal Soult, n’ayant que des forces inférieures, fut attaqué par le duc de Wellington devant Toulouse, et livra une bataille qui resta indécise; une colonne en briques a été élevée sur le lieu do
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l’action. Patrie de Cujas (dont on y voit la statue en bronze devant le palais de la Cour impériale), de Fermât, Dnranti, Goudouli, Pibrac, Maynard, Palaprat, Ricard, Calas, Bertrand de Molleville, de Villèle. B.
Toulouse (Comté de), créé en 778 par Charlemagne, et compris dans le royaume d’Aquitaine. Au xe siècle, il était un des h grands fiefs de la couronne; les comtés de Querey, d’Alby, de Carcassonne, de Nimes, de Béziers, de Foix, en relevaient. Au xi® siècle, le marquisat de Provence y fut ajouté. Le mariage de Jeanne, fille de Raymond VII, avec Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX, amena la réunion du comté à la couronne de France. F. Moline de Saint-Yon, Histoire des comtes de ToulouseParis, 186U, iu-8°.