‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 6 sur 864 · K AL · texte numérisé non relu

K AL

trahison des satrapes, Kakig put se retirer à Bizou (Asie Mineure où il fut assassiné par les Grecs après 35 ans d’exil, 1080. La dynastie des Bagratides avait duré 221 ans, 859-1080. C— A.

KAKÜND1, v. delà Nigritie occidentale (Sénégambie), chez les Nalous, à 280 kil. N. de Sierra-Leone.

KAKONGO. V. Cacongo.

KAKORO , riv. de la Sénégambie, dans le Fouladou, afflue au Sénégal. Cours de 400 kil.

KALABAR. V. Calaear.

KALAFAT, v. des Principautés-Unies (Valachie), sur la rive g. du Danube, en face de Widdin; 6,000 habit. En 1854, Ômer-Pacha l’a fortifiée pour arrêter les Russes sur la route de Servie.

KALAMAl ou IvALAMATA. V. Calamata.

KALARASCM, v. des Principautés-Unies (Valachie), appelée aussi Likorescht; ch.-l. du district de Jalomnitzn, à 10 kil. N.-E. de Silistrie : 3,500 hab.

KALAVRYTA. V. Calavrtta.

KALB (Jean, baron de), né près de Nuremberg en 1732, m. en 1780, servit d'abord en France, où il devint brigadier des armées du roi, et fut chargé par le duc de Choiseul d’une mission en Amérique. Plus tard , il se lia avec Franklin, et accepta, avec d’autres officiers, des brevets dans l’armée américaine. Il partit avec La Fayette en 1777, fut nommé major -général, et se rangea sous les ordres de Gates, général de l’armée du Sud , dont tout son courage ne fit que retarder la défaite à Clermont par lord Cornwallis. Blessé grièvement pendant l’action, il succomba peu après. Le Congrès américain lui a fait élever un monument à Annapolis.

KALBE , v. des Etats prussiens (Saxe), sur la Saale, à 27 kil. S.-S.-E. de Magdebourg; 5,000 hab. Fabr. importante de lainages.

KALCKREUTH (Frédéric-Adolphe, comte de),néà Elisleben en 1737, m. en 1818, entra au service dans les gardesdu-corps prussiens en 1751, gagna tous les grades jusqu’à celui de général dans la guerre de Sept Ans, dirigea le siéire de Mayence en 1793, contribua au succès remporté à Kaiserslautern par Mœlleudorf sur le général Hoche, fut nommé, en 1806, gouverneur de Dantzick, qu’il défendit , l’année suivante, contre le maréchal Lefebvre, fut un des signataires de la paix de Tilsitt, et, dans ses dernières années, reçut le gouvernement de "Berlin. B.

KALDEN, vge de Prusse (Hesse), à 10 kil. de Cassel ;

1.000 hab. Château électoral de Withelmsthal , bâti au xviii* siècle. Victoire du duc de Brunswick sur les Français, le 24 juin 1762.

KALED. V. Khaled.

KALENBERG , anc. principauté, auj. dépendance du royaume de Prusse, dans la prov. de Hanovre ; bornée par les principautés de Lunebourg et de Hildesheim, le duché de Brunswick, la principauté de Lippe-Detmold , la Hesse-Électorale, la principauté de Schaumbourg-Lippe, et le comté de lloya. Superficie, 242,000 hectares. Pop.,

180.000 hab. Pays sablonneux ; marais et bruyères. Un en tire de la houille, du plâtre, de la chaux et de la brique. Peu d’industrie. Il est arrosé par le Wéser au S.-O. et la Leine au N.- O. — La principauté tira son nom du château de Kalenberg, situé à 20 kil. S.-E. de Hanovre. Au moyen âge, elle faisait partie du duché de Lunebourg; de 1473 à 1634, elle appartint à la maison de Brunswick- Wolffenbuttel , échut ensuite de nouveau à la maison de Lunebourg, en 1688 à la maison de Celle, et, après l’extinction de la ligne mâle de cette dernière, 1705, à l’électeur Ernest-Auguste de Hanovre.

KALGOUEV, île de la Russie d’Europe (Arkhangel), dans l’océan Glacial arctique, par 68° 44’-69° 27’ lat. N., et 45° 50’-46° 20' long. E. ; 90 kil. sur 60. Habitée par quelques Samoyèdes , qui font commerce de duvet , de plumes, de peaux de cygnes, d’oies salées, de peaux de renards.

KALI, riv. de l’Ilhidoustan, naît dans l’Himalaya, arrose le Népaul et le district d’Oude, et se jette dans la Gograh, affluent du Gange. Cours de 450 kil.

KAL1ANI, v. de l'H.ndoustan anglais, présidence et k 49 kil. N.-E. de Bombay, sur la rive g. de l’Houlas.

KAL1B-TCHÉLÈBI. V. Hadji-Kiialfa.

KALICH. V. Kalisch.

KALIDAÇA ou CALIDAÇA, poëte indien, auteur du drame intitulé: la Reconnaissance de Sakountala , ou l'Anneau fatal (trad. en frnnç. par Chézy, avec le texte sanscrit, Paris, 1830), et de plusieurs poèmes, vivait à la cour brillante de Vikramaditya, vers 56 av. J.-C. Il fut, par conséquent , contemporain de Virgile et d’Horace. La tendresse des sentiments et la puissance de l'invention lui

assurent un rang éleve parmi les poètes de tous les pays. On peut juger de l’attrait de ses descriptions par le charmant drame de Vikrama et Urvasi , par le poème des Saisons, et par le Nuage messager (Meghadouta), où il a peint les transports qu’excite, après une longue sécheresse, le premier nuage qui annonce la saison des pluies.

KALIFES. V. Califes.

KALIL-ASCHRAF, sultan d’Egypte, 1290-93, succéda à son père Kélaoun , saccagea Damas, et soumit presque toute la Syrie. Devenu odieux à ses sujets par ses cruautés, il périt assassiné.

kai.il— p acha, grand-vizir d’Amurat n , s’éleva des derniers rangs de l’armée au commandement suprême, et gagna sur les Hongrois, 1444, la bataille de Varna, où périt leur roi Ladislas. Sous Mahomet H , il contribua à la prise de Constantinople, 1453, puis fut éloigné peu à peu des affaires, et mourut dans* l’obscurité.

KALIOUGA, c.-à-d. âge noir, âge de fer, ère des Hindous, marquant le commencement de leur histoire authentique, et que l’on rapporte à l’an 301 av. J.-C.

KALISCH ou KALISZ, v. de la Russie d’Europe (Pologne), ch.-l. del’ex-waiwodie de ce nom, sur la rive dr. de la Prosna, à 224 kil. O.-S.-O. de Varsovie; 12,000 hab. Murs et tours; églises et monastères en pierre; maisons en bois. Bibliothèque, collections scientifiques; son ancien collège de Jésuites était célèbre. Fabr. de lainages, toiles; cordonnerie, ganterie. En 1706, les Russes y battirent les Suédois. En 1813, le roi de Prusse et le tzar y signèrent un traité d’alliance contre Napoléon I«. — L’ex-waiwodie de Kalisch, entre celles de Mazovie au N.-E., de Sandomir à l’E., de Cracovie au S.-E., et les États prussiens àl’O., a 200 kil. sur 90, et 590,000 hab. Sol arrosé par la Warta; elle est aujourd’hui comprise dans le gvt. de Varsovie.

KAI.KA (La). V. Kiialka.

KALKAR, v. des Etats prussiens. V. Calcar.

KALKAS (Les). V. Khalkas.

KALKBRENNER (Christian), compositeur de musique, né en 1755 à Munden (Hanovre), m. en 1806, fut attaché à la reine de Prusse, puis au prince Henri , frère du grand Frédéric, vint à Paris en 1799, et obtint une place de chef de chant à l’Opéra. Il a laissé quelques opéras (la Veuve du Malabar, Olympie, Saül , etc.), des œuvres instrumentales, une Histoire de la musique, 1802, 2 vol. in-b°, et publié le Traité d’harmonie et de composition de Richter.

kalkbrenner (Frédéric), pianiste et compositeur, fils du précédent , né à Berlin en 1784, enlevé par le choléra à Paris en 1849, eut pour maîtres Catel , Haydn et Clementi. Il se livra à l’enseignement en Angleterre et en France : son école est le dernier développement de celle de Clementi ; il interdit tout effort musculaire des bras, et se renferme dans l’action libre et indépendante des doigts. Mme Pleyel est son élève. Kalkbrenner a publié 187 ouvrages pour le piano. On estime sa Méthode de piano, et son Traité de composition pour les pianistes.

KALLINGER, v. de l’Hindoustan anglais (prov. Nord- Ouest), à 135 kil. S.-O. d’Allahabad, sur une montagne. Sa forteresse et ses fortifications , prises par les Anglais en 1813, ont été détruites en 1820.

KALLUNDBORG, v. et port de Danemark, sur la côte O. de l’île de Seeland, à »9 kilom. O. de Copenhague; 2,587 hab. Commerce de grains et bestiaux. Le château, construit autrefois contre les pirates, est devenu prison d’Etat; Albert , roi de Suède, et Christian II y ont été enfermés; il a été ruiné en 1658 par les Suédois.

KALMAR, v. de Suède. V. Calmar.

KALMINA, v. de Guinée. V. Calmina.

KALMOUKS , peuple de race mongole, habitant l’Asie et l’Europe orientale, et divisé en 4 hordes principales: 1° les Khokhots, au nombre de 40,000 familles, qui sont dans le pays du Khou-khou-noor et le Thibet oriental; 2° les Dzoungares, formant 20 à 30,000 familles qui habitent laDzoungarie ( V. ce. mot); 3° les Torgcuts, tribu primitive de Dzoungarie, tributaire des Russes depuis 1616, établie en 1662 entre le Don et le Volga, et de retour en Dzoungarie depuis 177] par suite des vexations des agents do la Russie ; 4° les De i bets, Durbets ou Tchoros, qui allèrent de la Dzoungarie sur le Tobol supérieur en 1621, y devinrent vassaux de la Russie, et sont établis, depuis la xvme siècle , au nombre de 15,000 familles , dans la steppe qui est entre le Don et le Volga. Les Kalmouks sont petits, maigres, laids, ont la figure plate, les yeux étroits, le nez comprimé, les pommettes saillantes, les lèvres épaisses, la barbe rare, le teint brun. Ils sont paresseux sales, mais intelligents, rusés, de mœurs douces et hospitalières, et possèdent une vue extraordinairemeut perçante, une mémoire prodigieuse. Ils vivent sous la tente,

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