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KAK
Ntuton et de Leibnitz, en allemand, 1740 , in-4», trad. en français par Gautier de Saint-Blancliard, La Haye, 1744; Corpus juris publier, 1744-45, 2 vol. in-8°.
KAHLENGEBIRGE , ane. Celius mons, chaîne de mont, des Etats autrichiens , est un chaînon des Alpes Noriques qui s’étend, sur une longueur de 100 kil., le long de la rive g. du Danube, depuis la Carniole jusqu’au N. -O. de Vienne, et forme le Wienerwald (forêt de Vienne). A l’extrémité orientale sont les cimes élevées du Josephsberg et du Kahlenberg, par où Sobieski arriva au secours de Vienne assiégée par les Turcs en 1683.
IvAIAGA. V. Gai, am.
K AJ AMIENS ou KAIANIDES (de Kaï , grand), 2e dynastie persane, fondée par Kaï-Kobad. On connaît surtout parmi ses successeurs : Kaï-Kaous (Astyage); Kaï-Kosrou (Cyrus), 536 ; Lohrasp (Cambyse) , 530 ; Gouchtasp (Darius, fils d’Hystaspe) , 521; Xercès , 486; Ardechir- Dirar-Dest ( Artaxercès Longue-main) , 471 ; Xcrcès II et Sogdien,424; Darab (Darius II Nothus), 423 ; Artaxercès Mnémon, 404 ; Artaxercès Ochus, 362; Arsès, 338 ; Darab (Darius in Codoman), 336. L’histoire de cette dynastie tient de l’épopée et du roman par les hauts faits et les aventures amoureuses qui la remplissent , et notamment par les exploits miraculeux de Roustem. Elle offre deux grands événements : l’apparition de Zoroastre et la chute de l’empire des Perses, conquis par Alexandre en 331 av. J.-C. D.
KAIEM. V. Ivaim.
KAIFFA, v. de Syrie. V. Caïffa.
KAI-KAOUS. V. Kaianiens et Konièh.
KAI-KOBAD. V. Kaianiens.
KAI-KOSROU. V. Kaianiens et Konièh.
KAIM-BIAMRILLAH , 2e Mahdi de la dynastie des Fatimites , succéda ‘à son père Obéidallah en 936 , et régna en Afrique jusqu’en 945. Abou-Zéyd, son chancelier, se révolta contre lui, et l’obligea de se renfermer et de se fortifier dans le château de Mahdyya. Mais la mort du chancelier, 945 , lui rendit la liberté. Son fils Al-Mançour-Ismail , qu’il avait déclaré son successeur, le vengea de l’affront que lui avait fait souffrir Abou-Zéyd. D.
kaïm-biamrillah , 26e calife abbasside, fils de Kâder- Billah, auquel il succéda en 1031, attaqué par Mostancir, calife fatimite d'Egypte , appela à son secours Togrul- Beg, fondateur de la dynastie des Seldjoukides, qui venait de conquérir la Perse. Togrul entra dans Bagdad en 1055, s'empara de la personne et de la place de l’Emir-Al- Omara. La dynastie des Bouïdes s’éteignit en la personne de ce ministre, nommé Melik-Errahim ; celle des Seldjoukides lui succéda. Kaïm jouit paisiblement du khalifat, sous la tutelle d’Alp-Arslan et de Mélik-Chah, jusqu’à sa mort, 1075. Vertueux et honnête, il protégea les lettres, et cultiva la poésie. D.
KAIMES ( Lord). V. Home.
KAINARDJI (Koutchouk-) . v. de la Turquie d’Europe, eyalet et à 7 kilom. Sud de Silistrie. Un traité qu’y signèrent, le 2 juillet 1774, Abdul-Hamid et Catherine II, donnait à la Russie le pays situé entre le Dniéper et le Boug, les villes d’Azov, Iénikalèh, et Kertch, lui ouvrait la mer Noire , et déclarait indépendants les Tartarcs de Crimée et du Kouban ; la Porte s’engageait à protéger dans ses Etats la religion chrétienne et ses églises , ce qui impliquait pour la Russie , au dire de cette puissance , un droit de surveillance.
KAINSK , v. forte de la Sibérie, gvt et à 420 kil. O. -S. -O. de Tomsk; 4,000 hab. Bâtie pour contenir les Ifalmouks et les Kirghiz. Comm. de fourrures.
KAIOR ou CAYOR, Etat de la Nigritie, chez les Gliiolofs, le long de l’océan Atlantique jusqu'au delà du cap Vert; gr. comm de mil et d’arachides avec S'-Louis.
KAIOUK ou GAIOU-KHAN, 3e grand-khan des Mongols, petit-fils de Gengis-Khan et fils d’Octaï, né en 1205, m. en 1248, succéda, après un assez long séjour en Hongrie, à son père, 1246. Il continua avec succès la guerre contre la Chine, et força le roi de Corée à payer tribut. Mais il ne put résister à la douleur que lui causa la mort do sa mère, et mourut à l’age de 43 aus. C’était un prince tolérant envers les chrétiens.
KAIR-EDDYN. V. Barberousse.
KAIRA, v. forte de l’Hindoustan anglais (Bombay), ch.-l. d’un district de même nom, à 180 kil. N. -N .-O. de Surate.
KAIROUAN ou KAIRWAN, ane. Viens Augusti, v. d’Afrique (Barbarie), dans l’Etat et à 140 kil. S.-E. de Tunis ; par 35» 36’ lat. N., et 7° 37’ long. E.; 12,000 hab. X ille forte dans l’intérieur des terres, fondée par les Arabes à la fin du vu® siècle, et ch.-l. des possessions des anciens
I khalifes en Afrique. Belle mosquée. Commerce de dattes, peaux de bœufs et de chèvres ; fabr. de maroquin jaune. A l’O. de la ville, les monts Uselet sont habités par une population guerrière. — Kairouan fut la capitale des Agla bites, 789-909, des Fatimites, 909-972, des Zeirites, 972- 1150, puis des Almohades, et passa, au xme siècle, sous la domination des princes de Tunis.
KAISAKS. V. Kirghiz.
KAISARIEH , ane. Mazaca, puis, sous Tibère, Cœsarea, v. de la Turquie d’Asie, au centre, près du mont Ardjich, et sur le Kara-sou, affluent du Kizil-Ermak, avec un pont bâti par Sélim; dans l’eyalet de Bozoq, 140 kil. S.-E. de Juzghat; par 38° 40’ lat. N., et 32° 58’ long. E.; 75,000 hab. (elle en avait 400,000, quand elle fut prise et pillée par Sapor). Métropolitain grec orthodoxe; collège grec. Vastes bazars. Comm. de coton; fabr. de maroquin jaune, d’étoffes de soie et de coton. Ruines de deux châteaux, l’un turc, l’autre génois.
kaisariÈh, anc. Cœsarea Palestinœ , v. de la Turquie d’Asie (Syrie) , à 22 kil. S. d’Acre, 95 N.-O. de Jérusalem, sur la Méditerranée. Elle est eu ruines.
KAISER, empereur en allemand, dérivé du latin Cœsar : IvAiSERstodC ville impériale.
KAISERSBERG, ch.-l. de cant. (Haut-Rhin), arr. et à 14 kil. N.-O. de Colmar, sur la Weiss; 3,065 hab. Vins estimés. Filatures de laine, coton, chanvre ; tanneries, blanchisseries, distilleries de kirsehwasser. Ruines d’un château fort. — Fondée par l’empereur Frédéric Barberousse , qui la fit ville libre et impériale ; cédée à la France en 1648.
KAISERSLAUTERN , Cœsarea -Lutra , v. forte de la Bavière rhénane, à 50 kil. N.-O. de Spire, sur le mont Ilaard, près d’un lac formé par la Lauter; 12,000 hab. Elle domine la route des Vosges à Mayence et à Landau. Ecole latine ; école d’agriculture ; mines de fer ; manufatures d’indiennes et de bas; papeteries, tanneries. Prison bâtie sur l’emplacement d’un magnifique palais de Frédéric Barberousse. Défaite du général Hoche par le duc de Brunswick, les 28-30 nov. 1793. Les Français y battirent les Prussiens, les 22 mai, 15 juillet et 20 septembre 1794. De 1795 à 1814, elle fut le ch.-l. d’un arr. du dép. du Ment Tonnerre.
KAISERSMARKT. V. Kæsmarkt.
KAISERSTUHL, anc. Forum Tiberii, v. de Suisse (Argovie), sur le Rhin, à 31 kil. N.-E. d’Aarau; 385 hab., catholiques. Ruines et antiquités romaines.
kaiserstdhl, mont d’Allemagne (grand-duché de Bade), àl’O. deKenzigen; 2 kil. et demi détour; entièrement isolé ; traces volcaniques ; bous vins et beaucoup de fruits. Le Kaiserstuhl proprement dit est un petit plateau nommé Tête de mort, rendez-vous de chasse de Rodolphe de Habsbourg, quand il était campé à Vieux-Brisach.
KAISERSWERTH , v. des Etats prussiens ( Province rhénane), près de la rive dr. du Rhin, à 9 kil. N.-O. de Dusseldorf; 1,554 hab. Fabr. de rubans de soie et de velours, de tabac, et de vases de porcelaine. Le pasteur Fliedner y a fondé, en 1836, un pénitencier, un hospice pour les fous, une maison d’orphelins, une salle d’asile, un hôpital , une école normale pour former des diaconesses à l’éducation. Quelques ruines d’un château bâti par Pépin d’Héristal.
KAKHÉTI , pays de la Russie d’Europe ( Région caucasienne), dans l’anc. Géorgie, entre le Caucase au N., le pays des Lesghiz à l’E,, le Karthli et le Somkheth à l’O. ; 200 kil. sur 100; 90,000 hab.; villes princ. : Thélavi et Sinak. Sol fertile en céréales, fruits, vin, garance. — Il appartient, depuis 1802, aux Russes, et fait partie du gvt de Tiflis.
KAKIG Ier, roi d’Arménie, de la dynastie des Bagratides, 989-1019, succéda à son frère Sernpad II. L’armée se révolta contre lui. Une femme prétendant que Sempad était vivant dans son tombeau, Kakig se vit obligé de l’exhumer, le montra à l’armée, qu’il apaisa, délivra l’Arménie de ses ennemis, et se consacra tout entier à sa prospérité. Il embellit Ani , éleva une magnifique église en l’honneur de S* Grégoire l’Illuminateur, tandis que la reine faisait achever la cathédrale commencée par Sempad IL C — a.
kakig ii , dernier roi Bagratide , succéda à son oncle Jean , à l’âge de 16 ans, 1042. Quoique plein de courage et de fermeté, il ne put délivrer l’Arménie de ses ennemis, à cause des dissensions de ses ambitieux satrapes , qui en vinrent jusqu’à demander à l’empereur grec, Constantin Monomaque, qu’il exigeât de Kakig la cession d’Aui. Sur son refus, il fut appelé à Constantinople , et jeté en prison. Constantin s’étant rendu maître de la ville par la