‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 60 sur 864 · LEMAISTRE DE SACY. V. SÀCY · texte numérisé non relu

LEMAISTRE DE SACY. V. SÀCY

LEMAN (lac). V. Genève (lac de).

léman, département du 1er Empire français, entre ceux du Simplon à l’E. , du Mont-Blanc au S. , de l’Ain et du Jura àl’O. , le lac Léman et la Suisse au N. ; ch.-l., Genève. Il fut formé, en 1801 , de la ville et du territoire de Genève, et de la partie N. de la Savoie ; il comprenait 3 arrond. : Genève, Bonneville et Thonon.

léman (Canton du), nom que porta, depuis 1798 jusqu’en 1815, le canton de Vaud.

LEMANIS portes, nom latin de Lyme-regis. LEMARE (Pierre-Alexandre), grammairien , né en 1766 à Grande-Rivière (Jura) , m. en 1835 , fut à 19 ans professeur de rhétorique et principal du collège de S'-Flour, embrassa l’état ecclésiastique , et était principal du collège de Sl-Claude en 1789. Il se jeta avec ardeur dans la Révolution , fut nommé en 1793 membre de l'administration du Jura , protesta contre le 18 brumaire, vint fonder à Paris l’Athénée de la jeunesse , fut compromis dans des intrigues contre Napoléon Ier, alla étudier sous un faux nom la médecine à Montpellier, devint chirurgien-major dans la campagne de Russie, et, pendant les Cent- Jours , servit d’agent aux Bourbons dans les départements de l’Est et du Midi.

Il a composé plusieurs ouvrages didactiques pour l’enseignement des langues latine et française, parmi lesquels on distingue : Cours théorique et pratique de langue latine , 1804, 3 vol. in-8°; Cours de langue française, 1807 , 2 vol. in-8° ; Dictionnaire français par ordre d'analogie, 1820, in-8°. Lemare s’était occupé de physique ; il inventa le caléfacteur qui porte son nom.

LEMARROIS (Jean-Léonard-François, comte), né en 1776 à Briquebec (Manche), m. en 1836, fut élève de l'Ecole de Mars en 1794 , aide de camp du général Bonaparte , se distingua aux batailles de Lodi et de Roveredo , et apporta au Directoire les drapeaux conquis sur les Autrichiens à Arcole. Il était aux côtés de son général lors du 18 brumaire. Colonel à Marengo , général de brigade en 1802, général de division après Austerlitz, gouverneur d’Ancône, de Fermo et d’Urbin en 1806, grièvement blessé à léna, il comprima ensuite l’insurrection de Torgau, reçut le gouvernement de Stettin et celui de Varsovie en 1807, fut élu, la même année, membre et vice-président du Corps législatif, eut le gouvernement de Rome en 1809, et le commandement du camp de Boulogne pendant la campagne de Russie , fit la campagne de 1813 à la grande armée , défendit glorieusement Magdebourg, resta sans emploi pendant la lre Restauration, fut nommé pair de France et commandant des 14e et 15e divisions militaires pendant les Cent-jours, et fut mis à la retraite après le retour dé-

finitif des Bourbons. On lui a érigé une statue dans son lieu natal. B.

LEMBERG ou LÉOPOL , v. cap. du royaume de Gallicie, Lodomérie et Bukowine (Etats autrichiens) , sur le Peltew, à 630 kil. E.-N.-E. de Vienne, 300 E. de Cracovie, par le ehem. de fer de Vienne sur Cracovie; 70,000 liab., dont 20,000 juifs. Ch.-l. de cercle. Résidence de 3 archevêques, catholique, grec-uni, arménien, d’un surintendant évangélique, et d’un grand-rabbin. Siège du commandement militaire de la Galicie; cour d’appel, tribunaux; université célèbre, fondée en 1784, et restaurée en 1817; bibliothèque; séminaires, gymnase, école d’agriculture. Ville assez bien bâtie, où l’on remarque surtout la cathédrale catholique, le palais de l’archevêque arménien, et le couvent des Dominicains, dont l’église renferme le mausolée de la mère des comtes Borkouski, œuvre de Thorwaldsen. Fabriques de draps et tissus de coton; papeteries, distilleries d’eau-de-vie; transit très-important pour Odessa et les autres ports de la mer Noire, dont elle est en même temps l'entrepôt pour le commerce avec Vienne et l’intérieur de l’Allemagne. — Lemberg , qui s’était défendue contre les Russes en 1656 , fut mise à contribution par les Turcs en 1671, et prise d’assaut en 1704 par Charles XH , qui y fit sacrer roi de Pologne Stanislas Leczinski , né dans ses murs.

LEMBEYE , ch.-l. de cant. (B.-Pyrénées ) , arr. et à 30 kil. N.-E. de Pau ; 1,025 hab.

LEMÈNE ( François de ) , poëte italien , né à Lodi en 1639, m. en 1704, voulut surtout décrire les jeux badins des enfants, des nymphes et des bergers ; en cherchant la grâce et l’ingénuité, il tombe quelquefois dans la recherche. Il a chanté aussi les mystères de la théologie et de la foi. Ses Poésies diverses ont été publiées à Milan et à Parme, 1698 , 2 vol. in-12.

LEMERCIER ( Jacques) , architecte , né à Pontoise vers 1590 , m. en 1660 , fut chargé par le cardinal de Richelieu d’élever la Sorbonne et le Palais-Cardinal , depuis Palais- Royal. Il construisit aussi les portails des églises de Rueil et de Bagnolet , acheva l’église de l’Oratoire de la rue SHIonoré, à Paris, commencée parMetezeau, bâtit celle de l’Annonciade à Tours , et le château de Richelieu. Il n’eut pas le temps de terminer l’église de Sl-Roch, commencée en 1653. On lui doit enfin l’aile du Louvre à droite du pavillon de l’Horloge, et la partie supérieure de ce pavillon. En général, son style est lourd ; cependant il y a souvent de l’imagination et de la grandeur dans ses compositions. B.

lemercier ( Népomucène-Louis) , poëte, né à Paris en ! 1771, m. en 1840, était fils d’un secrétaire des commandej ments de la princesse de Lamballe, et, dès l’âge de 17 ans, composa une tragédie de Méléagre, où il y avait déjà quelque talent. A la Révolution , il en embrassa les principes, mais avec une ardeur tempérée par la raison , et ne se mêla jamais aux événements politiques; sa vie fut toute littéraire, et très-laborieuse : poëte tragique, comique et lyrique, il donna au théâtre 16 tragédies, 15 comédies ou drames, presque tous en 5 actes en vers, et publia plus de 50 chants de poëmes héroïques, héroï-comiques ou satiriques. Esprit novateur et hardi , bizarre par système, il fut souvent malheureux au théâtre, sans jamais se décourager, ni faire au public la moindre concession. Ses principales tragédies sont : le Lévite d’Ephraïm, en 3 actes, 1796 ; Agamemnon, en 5 actes, 1797; Frédégonde et Brunehaut, en 5 actes, 1820 ; Richard III et Jeanne Sltore, en 5 actes, 1823 ; les Martyrs deSouli, en 5 actes, 1825, etc. Parmi ses comédies ou drames, on distingue : le Tartufe révolutionnaire, en 5 actes en vers, 1795, comédie dirigée contre les terroristes; Pinto, ou la Journée d'une conspiration, drame historique, en 5 actes en prose, 1805, dont le sujet est la révolution de Portugal qui donna le trône au duc de Bragance ; Plaute, ou la Comédie latine, en 3 actes, 1808; l’Ostracisme, en 3 actes, 1828 , ingénieuse imitation de la comédie grecque moyenne ; Richelieu , ou la Journée des dupes, en 5 actes en vers, 1804, comédie d’intrigue et de caractère, écrite avec verve, etc. Le génie de Lemercier ne s’éclipse jamais en entier : on rencontre d’excellentes choses , et des scènes de premier ordre, dans ses plus faibles ouvrages. Rarement il soigne son style, et souvent il prend le bizarre et le trivial pour le naturel. Ce mélange de bon et de mauvais se retrouve aussi dans ses poëmes les plus importants, qui sont : les Ages français, eu 15 chants, 1803 ; T Allantiade , ou la Théogonie newtonienne, en 6 chants, 1812, composition bizarre, où il imagine une mythologie nouvelle, dont les divinités sont l’oxygène, le calorique, le phosphore, la gravitation, etc.; la Mérovcide, ou les Champs catalauniques , poëme badin en 14 chants, 1818 ; la Panhypocrisiade , ou le Spectacle infernal du xvie siècle, 1819, longue comédie épisodique, qui tient à la fois de

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l'épopée et de la satire, et dans laquelle, à côté d’une verve bizarre et bouffonne, étincelle souvent une raison supérieure et une observation profonde. Lemercier a donné un Cours analytique de littérature générale, 4 vol. in-8», 1820, recueil des leçons qu’il fit à l’Athénée de Paris, de 1811 à 1814, livre sagement composé, mais où l’on ne retrouve pas l’esprit novateur qui distingue ses ouvrages de poésie. Lemercier était un poète de génie, mais d’un goût peu sûr. Il fut le précurseur de l’école romantique, qu’il reniait cependant , et contre laquelle il ne cessa de lutter dans l’Académie Française, dont il était membre depuis 1810. Sa place est sur la limite des deux écoles, et ses deux meilleurs ouvrages la lui marquent : Agamemnon, très-belle tragédie classique, son chef-d’œuvre, et Pinto , tragédie par j le sujet, drame plein d’intérêt, et comédie charmante par la forme. Lemercier occupera toujours un rang élevé dans j la littérature du commencement du XIXe siècle; mais il ; sera plus célèbre que lu , parce que le bizarre et le mau- : vais sont , chez lui , trop souvent mêlés au bon. Il n’existe ! pas de collection de ses œuvres.

LÉMERY (Nicolas), chimiste célèbre, né à Rouen en \ 1645, m. en 1715. Elève en pharmacie, il fut d’abord adressé à Glazer, qui le rebuta par son caractère dur et mystérieux. Il se mit alors à voyager, et débuta avec succès à Montpellier, comme professeur de chimie. Ramené à Paris en 1672, il y professa 25 ans avec une vogue inouïe, et compta parmi ses auditeurs Tournefort et le grand Condé. Le premier, il parla chimie en français, professa une science sage et réservée, qui tient tout ce qu’elle promet, et qui ne promet que ce qu’elle peut tenir. En 1675, il publia son Cours de chimie, dont la meilleure édition fut donnée par Baron, 1756, in-4° ; ce livre fut traduit dans toutes les langues. Forcé, comme protestant, d’abandonner son pays en 1681, Lémery se réfugia en Angleterre. Il revint en France en 1683, et, après 3 ans de misère, embrassa le catholicisme. Dès lors il reprit tous ses droits : il publia son Traité des drogues simples et sa Pharmacopée universelle, 1697, in-4°. En 1699, il entra à l’Académie des Sciences. Son dernier ouvrage, le Traité de l'antimoine , est encore consulté. G — R.

LEMGO, v. de la principauté de Lippe-Detmold , à 11 kil. N. de Detmold; 4,600 hab. Gymnase de la principauté ; chapitre luthérien de dames nobles ; château princier de Lipperhof ; curieux hôtel-de-ville gothique. Ancienne ville hanseatique et impériale, Lemgo est encore une ville très-industrielle; toiles, cuirs, lainages; pipes, dites d’écume de mer.

LEMIERRE (Antoine-Marin), poëte tragique et descriptif, né à Paris en 1721, m. en 1793. Enfant d’une famille pauvre qui lui fit faire de bonnes études, quelques essais poétiques lui valurent, au sortir du collège, la protection du fermier-général Dupin , qui le prit pour secrétaire, en lui laissant tous les loisirs nécessaires à la culture des lettres. Lemierre concourut d’abord pour les prix de poésie de l’Académie Française, et en remporta plusieurs. Mais le théâtre l’attirait : eu 1758, il y donna Hypermnestre, tragédie en 5 actes, qui obtint beaucoup de succès, et est demeurée son meilleur ouvrage. Dans l’espace de plus de 30 ans, il fit jouer 9 tragédies, qui, à l’exception à’ Hypermnestre, de Guillaume Tell, 5 actes, 1766, et de la Veuve du Malabar, 5 actes, 1770 , sont à peu près oubliées, malgré quelques beautés de détail. On a encore de Lemierre la Peinture, poëme didactique en 3 chants, 1769, imité, en partie, du poëme latin de l’abbé de Marsy sur le même sujet; et les Fastes, ou les usages de l’année, poëme descriptif en 16 chants, 1779. Ces deux ouvrages sont fort défectueux ; on y trouve cependant des morceaux bien écrits, et qui sont d’un vrai poëte. Lemierre entra à l’Académie Française en 1781. Sa réputation est celle d’un poëte médiocre, dont le style manque presque toujours d’élégance, de correction, et surtout d’harmonie. On a recueilli ses OEuvres en 3 vol. in-8°, Paris, 1810.

LEMIRE (Noël), graveur au burin, né à Rouen en 1724, m. à Paris en 1801, élève de Lebas, eut plus d’esprit , mais moins de correction que son maître. Le Gâteau des rois ou le Partage de la Pologne est son œuvre principale. Outre des vignettes pour les Contes de La Fontaine, les Métamorphoses d’Ovide et le Temple de Gnide, il a laissé : la Mort de Lucrèce, d’après André del Sarto ; Jupiter et Danaé, d’après le Carrache ; les Nouvellistes flamands, d’après Téniers.

LEMIP.E (AUBERT-). V. AUBERT.

LEMNISQUE, Lemniscus, bandelette ou ruban de pourpre, dont les anc. Romains se servaient pour attacher les couronnes de feuillage et de fleurs qu’ils portaient dans les festins, et les couronnes de laurier réservées aux triomphateurs et aux empereurs. Les extrémités du nœud étaient

découpées en deux pointes, et on les ramenait le long dt» cou pour les faire pendre devant l’épaule. O. D — y.

LEMNO , anc. Myrina, v. de la Turquie d’Europe, ch.-l. de l’ile de Stalimène ou Lemnos, sur la côte O.; 2,000 h"b.

LEMNOS, auj. Lemno ou Stalimène, île de la mer Egée, au N., à peu près à égale distance de la côte d’Asie et de celle de Grèce. La partie E. est stérile; là se trouve le mont Mosychlos des anciens, volcan éteint auj., mais qui avait fait donner à l’ile le nom d ’Ælhalie (brûlante), et y placer le séjour ordinaire de Yulcain et des Cyclopes. La partie O. et S. est plus fertile et bien arrosée : on y trouve des figuiers, des noyers, des amandiers, quelques oliviers et des hêtres ; les bestiaux y sont nombreux. On y récolte en abondance du vin , des céréales et des légumes. C’était aussi de Lemnos que l’on tirait la terre sigillée, fameuse dans l’antiquité, et auj. encore parmi les Grecs et les Turcs, par ses vertus médicinales; elle guérissait, dit-on , de la morsure des serpents. Lemnos avait deux villes, d’où lui venait le nom de Dipolis ; l’une à l’E., près du mont Mosychlos, Hephœstia, la ville de Vulcain, auj. Cochino, avec un beau port; l’autre, sur la côte O., Myrina, auj. Stalimène ou Lemno. Elle était célèbre par sou labyrinthe, dont il ne reste plus de traces. Les premiers habitants de Lemnos sont appelés Sinthiens, et représentés comme d’origine thrace ; c’étaient sans doute des Pélasges. La tradition leur attribuait la première idée de forger des armes : ainsi s’explique la légende de Yulcain , qui avait établi ses ateliers dans l’ile. Les Lemniennes, poursuivies par la vengeance de Vénus, immolèrent, pendant les fêtes de Bacchus, tous les hommes, et choisirent l’une d’elles, Hypsipyle, pour reine. Mais bientôt les Argonautes débarquèrent à Lemnos, et de leur union passagère avec les Lemniennes naquit une race qui prit le nom de Myniens. Les Myniens dominèrent jusque vers l’an 1160, époque où l’ile fut conquise par une autre tribu de Pélasges, les Tyrrhéniens, chassés de l’Attique pour avoir outragé les jeunes filles d’Athènes. Les Myniens furent forcés d’émigrer dans le Pélopouèse, et les Pélasges Tyrrhéniens occupèrent Lemnos j usqu’en 510, époque où les Athéniens, sous la conduite de Miltiade, s’emparèrent de l’ile. Conquise bientôt après par les Perses, elle fut reprise par les Athéniens après la bataille de Salamine, fut enlevée à ceux-ci par Lysandre en 405, et recouvrée par Conon en 396. La population pélasgique avait été expulsée, ou s’était confondue avec les nouveaux colons Athéniens. Après la guerre Lamiaque, 322, Lemnos passa sous la domination des rois de Macédoine, revint à Athènes après la défaite de Persée, 168, mais lui fut enlevée pour jamais par la conquête romaine, 146. Elle appartint à l’empire d’Orient jusqu’à la 4= croisade: alors elle passa aux Vénitiens, puis, au xive siècle, avec Lesbos et d’autres îles, à la famille génoise des Gateluzi , que Mahomet II dépouilla en 1462. Mais les Vénitiens s’étaient emparés de l’ile; ils ne la cédèrent aux Turcs qu’en 1478. Elle leur est demeurée depuis cette époque, si ce n’est en 1656, où elle fut pendant un an au pouvoir des Vénitiens. C. P .

LEMOINE (Jean), né à Cressy (Ponthieu), m. à Avignon en 1313, docteur en théologie de l’Université de Paris, se rendit à Rome, y fut nommé par Boniface VIII auditeur de Rote, évêque de Poitiers, cardinal, légat auprès de Philippe le Bel, chercha à rétablir la paix entre le pontife et le roi, et assista au conclave de Pérouse pour l’élection de Clément V. Il a fondé , à Paris, rue S1- Victor, n» 76, un collège qui porta son nom jusqu’à la Révolution. B.

lemoine (François), peintre d’histoire, né à Paris en 1688, m. en 1737, remporta le grand prix de peinture en 1711, mais ne put se rendre à Rome à cause de la guerre. Il devint académicien, en 1718, et premier peintre de Louis XV. Ses plus importants travaux sont le plafond de la chapelle de la Vierge à S*-Sulpice, restauré en 1780 par Callet, et le plafond du salon d’Hercule à Versailles. 11 a donné le signal de la décadence de l’art en France, en cherchant la grâce, et ses élèves, Boucher, Natoire, Nonotte, n’ont fait qu’exagérer cette tendance. B.

lemoine ( Edme-Marie- Joseph ) , né à Essoies (Champagne) en 1751, m. en 1816, abandonna le barreau pour se consacrer à l’éducation , vint à Paris enseigner les ma thématiques et la physique , et y fonda une Institution polytechnique. On a de lui : Traité élémentaire de mathématiques, 1778, in-8»; Principes de géographie , Paris, 1780, 1784, in-12; Traité du globe, ibid-, in-12 ; Principes d'arithmétique décimale, 1801 et 1804, in-12.

LEMONES ou LIMONES, c.-à-d. qui cultivent le miel; nom que prenaient collectivement les Piclones et les Lemovices ( V. ces mots).

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LEMONNIER (Pierre), né en 1675 à S*-Sever, près de Vire, m. en 1757, professa la philosophie au collège d’Harcourt à Paris , et devint membre de l’Académie des Sciences. On a de lui : Cursus philosophies , 1750, 6 vol. in-12, ouvrage qui a été classique dans les écoles.

LEMONNIER (Pierre-Charles ), astronome, fils du précédent, né à Paris en 1715 , m. en 1799, débuta, à 16 ans, par des observations sur l’opposition de Saturne. Il prit part, avec Clairaut et Maupertuis, à la mesure d’un degré septentrional du méridien, détermina les changements des réfractions en hiver et en été , introduisit en Franco l’instrument des passages et plusieurs instruments qu’il avait appréciés dans ses relations avec les astronomes d’Angleterre. Lemonnier entra à l’Académie des Sciences en 1736 ; il fut professeur au Collège de France, un des premiers maîtres de Lalande, et membre de l'Institut. Ses princi- j paux ouvrages sont : Histoire céleste, 1741, in-4° ; Théorie des comètes, 1743, in-8°; Institutions astronomiques, 1746, in-4°; I Observations de la lune, du soleil et des étoiles fixes, in-fol., ! 1751, 1754, 1759, 1775; Nouveau zodiaque réduit à l’année 1755, Paris, 1755, in-8°; Astronomie nautique lunaire, 1771, in-8° ; Essais sur les marées et leurs effets, 1774, in-8°; Description et usage des principaux instruments d'astronomie, 1774, in-fol. V.

lemonnier (Louis-Guillaume) , frère du précédent, né en 1717, m. en 1799, fut attaché, en 1738, à l’infirmerie de S'-Germain-en-Laye, devint ensuite professeur de botanique au Jardin du Roi, médecin en chef des armées, et premier médecin de Louis XVI. On a de lui : Leçons de physique expérimentale, 1742, in-8° ; Observations sur l'histoire naturelle, 1744, in-4° ; des articles dans V Encyclopédie; des Mémoires dans le recueil de l’Académie des Sciences.

lemonnier ( Guillaume-Antoine ) , né à St-Sauveur-le- Vicomte en 1721, m. en 1797, fut nommé chapelain de la Ste-Chapelle en 1743 , obtint ensuite une cure en Basse- Normandie, et refusa le serment à la Constitution civile du clergé ; incarcéré en 1793, il dut la liberté à la journée du 9 thermidor, et fut nommé, en 1794, bibliothécaire du Panthéon ( Ste-Geneviève ) . Il a laissé une traduction fidèle et élégante de Térence, 1770, 3 vol. in-8°; une autre des Satires de Perse, 1771, in-8°, très-estimée aussi; des Fables, Contes et Epitres, 1773, in-8°, etc., qui l’ont fait distinguer parmi les fabulistes français.

lemonnier ( Anicet-Charles-Gabriel) , peintre, né à Rouen en 1743, m. en 1824, élève de Vien, remporta le grand prix en 1770, et fit le voyage de Rome. Reçu académicien en 1789, il devint peintre du cabinet de l’École de médecine, 1794, et directeur des Gobelins, 1810. Ses tableaux se recommandent par le goût de la composition, l’expression des personnages , et la fermeté du pinceau. On cite surtout : Si Charles Borromée parmi les pestiférés de Milan, au musée de Rouen; Cléombrote ; une Soirée chez Mme Geoffrin, tableau exécuté pour l’impératrice Joséphine ; les Envoyés romains demandant à l'Aréopage les lois de Solon; l’allégorie du Commerce, dans la salle des séances de la Chambre de commerce à Rouen ; François les rece. vaut un tableau de Raphaël; la Présentation des notables de Rouen à Louis XVI; Louis XIV à l'inauguration de la statue du Puget. B.

LEMONTEY (Pierre-Edouard), né à Lyon en 1760, m. en 1826, suivit la carrière du barreau et celle de la littérature, et obtint deux prix de l’Académie de Marseille pour les Eloges de Peyresc, en 1785, et de Cook, en 1788. Lors de la convocation des Etats-Généraux, il se fit remarquer par quelques éevits politiques. Député du Rhône à l’Assemblée législative, il en fut élu président plusieurs fois. Il prit part à la défense de Lyon contre les troupes de la Convention, 1793, échappa à la mort en se réfugiant en Suisse, revint en 1795, fut nommé, en 1804, chef de la commission de censure dramatique, et entra à l’Académie Française en 1819. On a de lui , entre autres ouvrages : Etude littéraire sur la partie historique du romast de Paul et Virginie, 1823, in-8°; Eloge historique de Vicq d’Azyr, 1825, in-4»; Essai sur l’établissement monarchique de Louis XIV, 1818, in-8°, ouvrage plein de recherches curieuses, puisées dans les archives de l’Etat ; Histoire de la régence et de la minorité de Louis XV, 1832, 2 vol. in-8°, ouvrage non moins intéressant que le précédent. Ses Œuvres complètes forment 7 vol. in-8«, 1829-31. B.

LEMOS (Pedro-Juan , comte de) , homme d’Etat espagnol, né en 1564, m. en 1634, se signala par sa bravoure au siégo d’Ostende en 1604, fut nommé président du conseil des Indes en 1609, et vice-roi de Naples en 1611. Ami des lettres, il protégea Cervantès , Saavedra-Faxardo, de Villegas les frères Argensola, etc.

LEMOT (le baron François-Frédéric) , sculpteur, né à

Lyon en 1775 , m. à Paris en 1827 , élève de Dejoux, remporta le grand prix en 1790 , et alla étudier successivement à Rome, à Naples et à Florence. De retour en France, 1795, il eut de nombreuses commandes de tous les gouvernements qui se succédèrent. Il entra à l’Institut en 1805, et remplaça Chaudet comme professeur à l’Ecole desBeaux- Arts en 1810. Ses principaux ouvrages sont : le modèle en plâtre de la statue de Numa Pompilius , pour la salle du conseil des Cinq-Cents ; la statue en marbre de Cicéron , pour la salle du Tribunat au Palais-Royal ; le modèle en plâtre d’une statue de Léonidas , et un bas-relief en pierre de liais, pour le palais du Sénat; les statues de Lycurgue et de Brutus, pour le Corps Législatif sous l’Empire, et un bas-relief à la tribune ; les figures de la Victoire et de la Paix en plomb doré , pour accompagner le quadrige du ! Carrousel ; un grandiose bas-relief au fronton du Louvre , du côté de Sl-Germain-1’ Auxerrois ; la statue de Murat en ! costume de grand-amiral ; les sculptures de l’arc de triomphe ! de Châlons-sur-Marne , qui fut détruit par les étrangers en 1814; le buste colossal de Jean Bart; la statue de Henri IV, sur le Pont-Neuf; la statue équestre de Louis XIV, sur la place Bellecour à Lyon ; une Hébé versant. le nectar; une Femme couchée. Il a enfin publié, sous le voile de l’anonyme, pn Voyage pittoresque dans le Bocage de la Vendée, Paris, 1817 , in-4». B.

LÉMOVICES , Lemovices , peuple de la Gaule ( Aquitaine lre), entre les Bituviges-Cubiens au N. , et les Cadurces au S.; ch.-l. , Augustoritum ou Lemovices (auj. Limoges ). Du nom de ce peuple vint plus tard celui de Limousin, donné au pays qu’il habitait. — Des Lémovices armoricains ou maritimes habitaient dans la 2e Aquitaine , au S. et près de l’embouchure de la Loire, dans les arrond. actuels de Nantes et de Paimbœuf ; il y a encore en cette région un lieu nommé La Limousinière.

LEMOYNE (Pierre) , poète, né en 1602 à Chaumont- I en-Bassigny , m. en 1671 , entra dans l’ordre des Jésuites j à l'âge de 18 ans. Il s’adonna successivement à l’enseignement de la philosophie , à la prédication , à la poésie , à l’histoire, et à la polémique contre les jansénistes. Se j croyant appelé à doter la France d’une épopée nationale, il choisit le sujet de Saint Louis ou la Sainte Couronne recon- ! quise sur les infidèles , qu’il traita en 18 chants, dont les sept premiers parurent en 1651 , et la totalité en 1653. Ce | poème ne manque pas d’imagination ; mais il n’a ni suite 1 dans la fable , ni intérêt dans les épisodes , ni noblesse : dans la diction, déparée par l’abus du style figuré et les : alliances de mots les plus bizarres. Les autres poésies de Lemoyne, recueillies en 1672, sont : le Triomphe de j Louis XIII; la France guérie dans le rétablissement de la \ santé du roi; les Hymnes de la sagesse et de l'amour de Dieu; les Peintures morales , en prose et en vers , vivement attaquées, par Pascal à la fin de la XIe Lettre provinciale. En prose, il a composé la Galerie des femmes fortes , 1647 ; la Dévotion aisée, 1652 , que Pascal proclame moins propre à donner du respect que du mépris pour la religion ; un : Traité de l’Histoire; et enfin une Histoire du cardinal de Richelieu , qui a été perdue. F. B.

lemoyne (Jean-Louis) , sculpteur, né à Paris en 1665 , j m. en 1755 , élève de Coysevox, a laissé deux Anges adora- \ teurs dans l’église des Invalides , et une Diane dans le parc j de la Muette. — Son fils, Jean-Baptiste , né en 1704 , m. en , 1778 , eut une réputation beaucoup plus grande , et fut spécialement protégé par Louis XV. Dédaignant l’antique, il mit, dans ses ouvrages , des expressions fausses et exagérées , des poses théâtrales, quelque chose de tourmenté et de guindé. Il a fait le mausolée du cardinal Fleury, les tombeaux de Mignard et de Crébillon, un grand nombre de portraits, et la statue équestre de Louis XV pour la ville de Bordeaux. B.

lemoyne (Jean-Baptiste motne , dit), musicien , né en 1751 à Eymet (Périgord ), m. en 1796 , alla étudier en Allemagne sous Graun et Kirnberger, et , de retour en France , chercha à imiter successivement Gluck et Piccini. Deux de ses opéras réussirent, Phèdre, 1786, et les Prétendus, 1789.

LEMPRlERE (John) , littérateur anglais, né dans l’île de Jersey , m. en 1824, dirigea des écoles à Abingdon et Exeter, et devint en 1811 recteur de Meeth (Devonshire). On a de lui : Dictionnaire classique des noms propres mentionnés dans les auteurs anciens, 1788, in-8°, traduit en français par Christophe, 1804, ouvrage extrait en grande partie du Dictionnaire des auteurs classiques de Sabbathier; Biographie universelle , 1808 , in-4°.

LEMPS (Le GRAND-j. V. Grand-Lemps.

LEMPTA, brg d’Afrique. V. Lebida.

LEMUET (Pierre), architecte, né à Dijon en 1591,

LEN

LEN

m. en 1669, fortifia plusieurs villes de Picardie, construisit le Val-de-Grâce avec François Mansard , donna les plans de l'église des Petits-Pères, à Paris, et des châteaux de Luynes, de Laigle, et de Beauvilliers. On a de lui : Traité des cinq ordres d’architecture , traduit de Palladio , Paris , 1626 et 1641 , in-8° ; la Manière de bien bâtir, 1625, 1663, in-fol. ; les Règles des cinq ordres d'architecture de Vignole , 1632 , in-4». B.

LÉMURES ou LARVES, nom donné par les ancieus. Romains aux âmes des hommes méchants, qui reviennent, après la mort, tourmenter pendant la nuit les vivants. On qualifiait de même tous ceux qui avaient péri de mort violente, ou n’avaient pas reçu les honneurs de la sépulture.

LEMURIES , Lemuria , fête funèbre chez les anc. Romains , pour écarter des maisons les lémures. Elle consistait en certaines conjurations , pendant lesquelles on jetait des fèves noires aux lémures, et on frappait sur des vases d’airain pour les éloigner. Les Lémuries revenaient annuellement le 3 des ides de mai ( 13 mai ) , et duraient 3 jours , avec un jour d’intervalle entre chacun. On les célébrait la nuit , et nul mariage ne pouvait être contracté à cette époque. Suivant une tradition , Rémuries aurait été le nom de cette fête, instituée par Romulus pour apaiser les mânes de Rémus, errantes sur les bords du Styx. C. D — y.

LENA, c.-à-d. paresseuse , rivière de la Russie d’Asie ; source dans le gvt d’Irkoutsk (Sibérie orientale), sur le versant N. -O. des montagnes du Bailcal; cours lent et sinueux de 2,700 kil. , navigable sur 2,500 ; coule au N.-E. jusqu’à Iakoutsk, puis au N.; embouchure dans l’océan Glacial arctique par 8 bras principaux.

LE NAIN DE TILLEMONT. V. Tillemont.

LENCLOITRE, ch.-lieu de cant. (Vienne), arr. et à 17 kil. O. de Châtellerault ; 1,114 hab.

LENCLOS (Ninon de), l’Aspasiedu siècle de Louis XIV, née en 1616 à Paris, m. en 1705. Fille d’un gentilhomme de Touraine, maîtresse d’elle-même à 15 ans, assez riche pour vivre indépendante, elle préféra au mariage la liberté d’une vie épicurienne, mais en couvrant ses faiblesses par des qualités capables d’imposer à son siècle l’admiration et même le respect. Tandis que les Condé, les Longueville, les d’Estrées, les La Rochefoucauld, les Sévigné, les La Châtre, les Villarceaux, se succédaient auprès d'elle, devenant ses amis quand ils n’étaient plus ses amants, Mmes de Sully, de La Fayette, de La Sablière, lui donnaient le nom d’amie, et Mœe de Maintenon et la reine Christine essayaient tour à tour, mais en vain, de se l’attacher. Ninon sacrifia le séjour de Versailles à sa petite cour de la rue des Tournelles, au Marais, dont elle avait fait l’école du bon goût et du bon ton, et où elle put régner jusqu’à plus de 80 ans, toujours belle, toujours spirituelle, généreuse et dévouée à ses amis. Après avoir été la conseillère de Molière, elle devina le génie de Voltaire enfant, et lui légua en mourant 2,000 fr. pour acheter des livres. Il reste de Ninon quelques Lettres, dans les Œuvres de Saint-Evremond. Les Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné, Paris, 1752, 2 vol. in-12, et sa Correspondance secrète avec M. de Villarceaux et Mme de Maintenon, 1789, sont supposées. Bret a écrit des Mémoires sur Ninon, 1751. in-12. G. L.

LEND1NARA, brg du royaume d’Italie (Vénétie), à 15 kil. O. de Rovigo, sur l’Adigetto; 6,000 hab.

LENÉES (du grec lènos, pressoir), fêtes athéniennes en l’honneur de Bacchus. C’était pendant leur célébration qu’avaient lieu les concours dramatiques.

LENFANT (Jacques), ministre protestant, né en 1661 à Bazoche (Beauce), m. en 1728, étudia à Saumur et à Genève, passa, en 1684, à Heidelberg, où il fut chapelain de l’électrice douairière et pasteur de l’église française, dut s’éloigner lors de l’invasion des Français dans le Palatinat, 1688, et se retira à Berlin, où il fut admis à l’Académie des Sciences, et nommé prédicateur de la reine. On a de lui : Histoire du concile de Constance, Amst., 1714, in-4°, et 1727, 2 vol. in-4° ; — du concile de Pise , 1724, 2 vol. in-4° ; — du concile de Bâle, 1731, 2 vol. in-4° ; Poggiana , ou Vie, caractère et sentences de Pogge, 1720, 2 vol. iu-8°. B.

lenfant ( Alexandre-Charles-Anne ), prédicateur célèbre, né à Lyon en 1726, m. en 1792, entra chez les jésuites, professa la rhétorique à Marseille, prêcha dans les principales villes de France, se fit une grande réputation par ses Oraisons funèbres du Dauphin et de M. de Belzunce, s’éloigna lors de l’expulsion de son ordre, devint prédicateur de l’empereur Joseph H, rentra en France sous Louis XVI, refusa le serment à la Constitution civile du clergé en 1791, fut enfermé à l’Abbaye après le 10 août

1792, et périt dans les massacres de septembre. Ses Sermons ont été publiés en 1818, 8 vol. in-12. B.

LENGEFELD, brg du royaume de Saxe, à 20 kil. N.-E. de Plauen; 3,000 hab. Tissus de coton, mouchoirs en fil, bonneterie.

LENGERICII , v. des Etats prussiens ( Westplialie), à 27 kil. N. -N.-E. de Munster; 1,365 hab. Les préliminaires du traité de Westplialie y furent signés en 1648.

LENGIACENSIS ager, nom latin du Langadais.

LENGLET-DUFRESNOY (Nicolas), savant ecclésiastique, né à Beauvais en 1674, m. en 1755, fit ses études à Paris , fut nommé , en 1705 , secrétaire pour les langues latine et française à la cour de l’électeur de Cologne , revint à Paris pendant la minorité de Louis XV, aida le ministère à découvrir le complot de Cellamare en 1718 , refusa les offres du prince Eugène qui voulait l’attacher à sa personne, et se fit emprisonner à Strasbourg, à \ incennes, et 5 fois à la Bastille, pour avoir rétabli, dans ses écrits, des passages supprimés par les censeurs royaux. Il mourut, en tombant endormi dans le feu. Il avait une mémoire immense et une vaste érudition ; mais il manqua de goût, de critique et de bonne foi ; ses livres ne doivent être lus qu’avec défiance. Les principaux sont : Traité du secret inviolable de la confession, 1708, in-12 ; Méthode pour étudier l’histoire, 1713, 2 vol. in-12; Méthode pour étudier la géographie, 1716, 4 vol. in-12, ouvrage successivement augmenté, et porté à 10 vol. dans l’édition de 1768; De l'usage des romans , 1734 , 2 vol. in-12 , publié sous le nom de Gordon de Percel; Principes de l’histoire, 1735-37, 6 vol. in-12; 1 Histoire justifiée contre les romans, 1735, in-12; Histoire de la philosophie hermétique, 1742, 3 vol. in-12 ; Tablettes chronologiques de l’histoire universelle , sacrée et profane, 1744, 2 vol. in-8°, et 1808, 3 vol. in-8°; Traité sur les apparitions, 1751, 2 vol. in-12 ; Histoire de Jeanne d’Arc, 1753, 3 part, in-12 ; Plan de l'histoire générale et particulier » de la monarchie française, 1754, 3 vol. in-12, ouvrage inachevé. On lui doit, en outre, des éditions de Cl. Marot, de Comines, de L’Estoile, du Roman de la Rose, etc. B.

LENGNAU , vge de Suisse ( Berne) , au pied du Jura, à 6 kil. N. de Buren; 820 hab. Combat entre les Français et les Suisses, 1798.

LENNAPE (Famille), grande nation indigène de l’Amérique du N., à l’E. des monts Alleghany, depuis Cap- Breton jusqu’au cap Hatteras, a progressivement diminué depuis l’arrivée des Européens. Elle comprend maintenant les Illinois, les Lenni-Lennapes ou Delawans, les Algonquins, les Chippeivays, les Knisleneaux , etc.

LENNEP (Jean-Daniel Van) , helléniste, né à Leeuwarden en 1724, m. à Aix-la-Chapelle en 1771, occupa, de 1752 à 1768, la chaire de littérature grecque et latine à Groningue, puis à Franeker. On lui doit des éditions de Coluthus, Leeuwarden, 1747, in-8°, et des Lettres de Phalaris, 1777 ; des Observations sur l’analogie de la langue grecque, suivies d'étymologies grecques, Utrecht, 1790, 3 vol. in-8°.

lennep (David-Jacques van) , né à Amsterdam en 1774, m. en 1849, professeur à l’Athénée de sa ville natale dès 1799 , accepta ensuite la chaire d’éloquence à l’université de Leyde. II a laissé de bonnes éditions des Héroïdes d’Ovide, Amst., 1807, et 1812, et de V Anthologie grecque, Utrecht, 1795-1822, 5 vol.; une traduction en vers hollandais d 'Hésiode, 1823, etc.

lennep, v. des Etats prussiens (province du Rhin), sur la rivière de son nom, régence et à 34 kil. E. de Dusseldorf; 5,800 hab. Ch.-l. de cercle. Draps, casimirs, quincaillerie; poudrerie. Comm. de vins et de bois.

LENNOX (Charlotte), née à New-York en 1720, m. en 1804, vint à Londres dès l’âge de 15 ans , et y vécut de ses travaux littéraires. Elle a publié : Mémoires d’Henriette Stuart, 1751 ; le Don Quichotte femelle, 1752, trad. librement en français, Lyon, 1772, 2 vol. in-12; Sliakspeare éclairci, 1753-54, 3 vol. in-12; Henriette, roman, 1758, traduit en français par Monod, 2 vol. in-12; Sophie, 1763, traduit en français par La Flotte, 1778, 2 vol. in-12; Musée des dames, 1771, 2 vol. in-8°, etc. Elle traduisit en anglais les Mémoires de Sully, et le Théâtre des Grecs du P. Brumoy.

lennox , région d’Ecosse. V . lenox.

LENO, ville du royaume d’Italie , située dans la province et à 19 kilomètres Sud de Brescia ; 3,879 hab. Lin estimé.

LENOIR ( Jacques-Nicolas), bénédictin de SCMaur, né à Alençon en 1721, m. à Paris en 1792, s’occupa de l’histoire de la Normandie, vint à Paris, à l’abbaye de Sl-Germain-des-Prés, fouiller pendant plus de 25 ans le dépôt de la Chambre des comptes de Normandie, dépouilla ou copia plus de 100,000 titres. Il avait publié, en 1760, un Mémoire relatif au projet d’une histoire générale de la Nor-

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