‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 61 sur 864 · LE N · texte numérisé non relu

LE N

LEN — 1577

mandie. Il fit paraître, en 1790, la Normandie anciennement pays d' Etals. A. G.

lenoir (Nicolas) , architecte , né à Paris en 1726 , m. en 1B10, élève de Blondel, remporta le grand prix d’architecture, et alla étudier en Italie les monuments de l’art antique. A son retour, il fut chargé de construire plusieurs des édifices que Voltaire élevait à Ferney. C’est lui qui a bâti à Paris le théâtre de la Porte-S'-Martin en 70 jours, la salle du Prado, et le marché Beauvau. B.

lenoir (Jean-Pierre-Charles), magistrat, né à Paris en 1732, m. en 1607, fut lieutenant-criminel au Châtelet en 1759, maître des requêtes en 1765, et membre de la commission chargée du procès de La Chalotais, enfin appelé au poste de lieutenant-général de police à Paris en 1774. Dans ce dernier poste , il prévint par sa prudence beaucoup de désordres , contribua à l’abolition de la torture, à l’assainissement de la capitale , à l’amélioration des hôpitaux et des prisons. On lui doit la suppression du cimetière des Innocents, la construction de plusieurs halles, l’éclairage perpétuel des lues, la création du Mont-de- Piété. Il quitta la police en 1785 , fut nommé bibliothécaire du roi et président de la commission des finances, donna sa démission en 1790 , se retira en Suisse, puis à Vienne, refusa les offres de Paul Ier qui l’appelait en Russie, rentra en France en 1802, et obtint de Napoléon pr une pension de 4,000 fr. sur le Mont-de-Piété. Il a laissé : Détails sur quelques établissements de la ville de Paris , 1780, in-8°. B.

lenoir (Etienne), habile constructeur d’instruments de mathématiques, né en 1744 à Mer (Loir-et-Cher), m. en 1832, exécuta le cercle de réflexion inventé par Borda, fut chargé de la confection des instruments nécessaires aux explorations de La Pérouse , de D’Entrecasteaux et de Baudin , fabriqua ceux que Méchain et Delambre employèrent pour mesurer un arc du méridien , ceux aussi qu’emportèrent les marins et les savants de l’expédition d'Egypte , et enfin le fanal à miroir parabolique de la to-ur de Cordouan. B.

LENOiR-LAROCiiE ( Jean- Jacques, comte), né à Grenoble en 1749, m. en 1825, entra dans le barreau, où il fut l’élève et l’ami de Servau, siégea à l’Assemblée constituante, écrivit dans plusieurs feuilles politiques, osa élever la voix en faveur de Louis XVI, parvint à échapper aux terroristes, professa la législation à l’Ecole centrale du Panthéon , fut appelé un instant par le Directoire au ministère de la police, entra au conseil des Anciens, concourut à la révolution du 18 brumaire, devint sénateur, adhéra à la déchéance de Napoléon Ier, et, sous la Restauration, reçut la pairie. B.

lenoir (Alexandre), né à Paris en 1762, m. en 1839, étudia la peinture sous Doyen, et la cultiva jusqu’en 1790. La suppression d'un grand nombre de couvents et d’églises lui inspirant alors des craintes pour les monuments des arts qu’ils renfermaient, il obtint de l’Assemblée constituante que ces monuments fussent réunis dans le vieux cloître des Petits-Augustins, et fut nommé conservateur de la collection qu’on appela le Musée des monuments français, ou Musée des Petits-Augustins. Il rassembla plus de 500 objets d’art, tombeaux, statues, etc., les restaura, et les classa par siècles dans des salles distinctes. Dans un jardin attenant au cloître , il confia à des sarcophages de sa composition les restes de Turenne, de Molière et de La Fontaine. Il alla exhumer à Nogent-sur-Seine les dépouilles mortelles d’Abélard et d’Héloïse, et fit construire, pour les déposer, une chapelle gothique avec les débris du Paraclet. En 1793, il sauva de la destruction les mausolées de Louis XII, de François Ier et de Henri H, dans la cathédrale de St-Denis. Quand le gouvernement consulaire établit, en 1800 , dans le jardin de Mousseaux , une succursale du Musée des Augustins, Lenoir en fut encore nommé administrateur. En 1816, le Musée fut supprimé, en vertu d’une ordonnance royale qui rendait aux édifices religieux leurs anciens monuments. Lenoir eut alors l’administration des monuments de l’église de St-Denis. Ses principaux ouvrages sont : Description historique et chronologique des monuments de sculpture réunis au Musée des Petits- Augustins, 1795, in-8°; Musée des monuments français, 1800- 22, 8 vol. in-8°, avec 258 planches gravées au trait; Histoire des arts en France , prouvée par les monuments, 1811, in-4°, et atlas de 164 pl. ; Nouvelle explication des hiéroglyphes, 1809-22, 4 vol. in-8° et 88 pl. ; Description du Musée royal, 1820-22, 8 vol. in-8° ; Observations scientifiques et critiques sur le génie des peintres, 1821, in-8° ; Atlas des monuments et des arts libéraux, formant un corps de doctrine, 1820- 1827, hi-fol.; la Vraie Science des artistes, 1823, 2 voulûmes iu-8°; Observations sur les comédiens et sur les mas-

ques à l'usage du théâtre des Anciens, 1825, in-8°. B.

LENOR.MAND (Marie-Anne), célèbre devineresse, née en 1772 à Alençon, m. en 1843, fut élevée chez les bénédictines de sa ville natale, y commença son rôle de propliétesse, vint à Paris en 1790, se mit à prédire l’avenir en tirant les cartes, et fut consultée par l’impératrice Joséphine et d autres personnages de distinction. La vogue Lai resta sous la Restauration. Elle a publié : la Sibylle au congrès d’ Aix-la-Chapelle , 1818; Mémoires historiques et secrets de l’impératrice Joséphine , 1820, 3 vol. in-8°.

LENOTRE (André), célèbre architecte, dessinateur de jardins et de parcs, né à Paris en 1613 , m. en 1700, renonça à la peinture , qu’il avait étudiée dans l’école de Vouet, pour créer un genre dans lequel il n’eut ni modèles, ni imitateurs. L’essai de son talent au château de Vaux lui fit confier par Louis XIV la direction de tous ses parcs et jardins. Il fut anobli, décoré de l’ordre de Sl-Michel , et nommé contrôleur général des maisons et manufactures royales. On lui doit les parcs de Versailles, de St-Cloud, de Meudon, les jardins des Tuileries, de Marly, de Chantilly, de Clagny, de Sceaux, la magnifique terrasse de Sl-Germain, le parterre du Tibre â Fontainebleau. Partout il a introduit des portiques, des labyrinthes, des grottes, une disposition d’arbres artificielle; ses plans sont beaux, ses ordonnances simples et variées, ses inventions heureuses; toutefois la régularité majestueuse avec laquelle il disposait les gazons, les arbres , les eaux , nuit quelque peu au charme et à la beauté irrégulière de la nature champêtre. Lenôtre fut appelé en Angleterre, où il dessina les parcs de Greenwich et de St- James. B.

LENOX ou LENNOX, Elgovia, Levina, anc. pays d’Ecosse, au N. de la Clyde, auj. partagé entre les comtés de Stirling et de Dumbarton. Jadis comté, puis duché, le Lenox appartint à une branche de la famille des Stuarts, fut réuni à la couronne par le mariage de Darnley avec Marie Stuart , et passa au duc de Richmond , fils naturel de Charles II.

lenox , v. des Etats-Unis ( New-York ) , à 290 lcil. N. -O. de New-York, sur le canal Erié; 5,500 hab.

LENS, Lenlium , Lendum , Helenœ vicus? ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), arr. et à 20 kil. S.-E. de Béthune, sur le Souchez; 4,506 hab. Autrefois place forte. Fabr. de toiles, dentelles, huile, savon , sucre indigène, genièvre, eau-devie de grains. — Lens reçut une charte de commune en 1209. Le maréchal de Gassion fut tué sous ses murs en 1647, et, en 1648 , Condé y vainquit les Espagnols.

lens, brg de Belgique (Hainaut), sur un bras de la Dendre , à 13 kil. N.-N.-O. de Mons ; 1,800 hab. Beau château. Calcaire à chaux et à construction.

lens (André-Cornélis) , peintre, né à Anvers en 1739, m. en 1822, eut pour maîtres Eyckens et Beschey. A 16 ans, il remporta le 1er prix àl’ Académie d’Anvers. Quoique le style de Boucher et la manière de Vanloo fussent alors en vogue, il ne les imita point : il s’éprit, au contraire, de l’antique , et essaya de réformer la peinture. Pendant son séjour en Italie, les statues païennes et les œuvres de Raphaël occupèrent exclusivement son attention. Revenu dans sa ville natale vers la fin de 1768, il fut nommé professeur de dessin à l’Académie; mais il avait une étroite manière de comprendre les anciens, qui ne pouvait exercer une influence heureuse. Tous ses personnages sont du plus beau rose , ont des fronts bas , des nez raides et des yeux microscopiques. En 1781, il alla habiter Bruxelles; il y fit un grand nombre de morceaux de chevalet, retraçant tous des scènes mythologiques. Il a publié deux ouvrages estimables : le Costume des peuples de l'antiquité prouvé par les monuments, Liège, 1770, in-8°; nouvelle édit., corrigée, rectifiée , et considérablement augmentée par Martini , Dresde, 1785, in-4°, 57 pl.; Essai sur le bon goût en peinture, Bruxelles, 1811. in-4°. A. M.

LENTAG10, brg du roy. d’Italie, près de Ravenne et de Noeéra. Victoire de Narsès sur Totila, roi des Ostrogotlis , en 552.

LENTIA , nom latin de Linz.

LENTINI ou LEONTINI , anc. Leontium , v. de Sicile, près d’un lac de son nom, à 35 kil. N.-O. de Syracuse; 7,373 hab. Ruinée par un tremblement de terre en 1169.

LENTULUS, nom d’une des branches les plus illustres de la gens Cornelia , ainsi appelée parce qu’un de sas membres était né avec une lentille sur le visage , ou peut-être parce qu’elle cultivait particulièrement ce légume.

lentulus sura ( P. -Cornélius ) , l’un des principaux complices de Catilina, fut successivement questeur, édile curule , préteur et consul. Les livres sibyllins annonçant que C., C. et C. devaient régner à Rome, il se crut destiné, après Cinna et Cornélius Sylla , à réaliser, lui troisième ,

LEO

LÉO

la prophétie, et se jeta dans la conspiration de Catilina. Il était alors préteur pour la seconde fois, l’an 690 de Rome, 63 av. J.-C. Ayant tenté d’entraîner dans la conjuration les députés des Allobroges, Cicéron , averti de ses menées, le dénonça au sénat, le fit arrêter et étrangler dans la prison publique. .0.

lentulus suintiier ( P. -Cornélius ) , édile l’an 690 de Rome, 63 av. J.-C., demanda l’an 696, comme consul, le rappel de Cicéron exilé. Lors de la rupture entre César et Pompée , il embrassa le parti de ce dernier.

LENZBURG , v. de Suisse (Argovie), sur la rive dr. de l’Aa, à 11 ldi. E. d'Aarau; 2,000 hab. Ane. château des comtes de Leuzburg. Ecole normale cantonale d’instituteurs primaires.

LEO (Léonard) , célèbre compositeur de musique, né à Naples en 1694, m. en 1756, professeur au Conservatoire de Santo-Onufrio , fut l’un des chefs de l’école napolitaine du xviii® siècle; il eut pour élèves Traetta, Piccini et Jommelli. Dans la musique d’église, il n’a pas moins de majesté que Durante, et possède plus de charme ; son Miserere à deux chœurs est un chef-d’œuvre. Les ouvrages dramatiques de Léo ont au plus haut degré le caractère expressif; on distingue Sofonisbe, 1718; Caio Graccho, 1720; Tamerlane, 1722; Timocrate, 1723; Olimpiade, 1724; Demofoonte, 1725; Catone in Utica, 1726; la Clemenza di Tito , 1735; Ciro riconosciuto , 1739; Achille in Sciro , 1740; Vologese, 1744; et l’oratorio de Santa-Elena al Calvario. B.

leo (san), v. du roy. d’Italie, prov. de Pesaro-et-Urbino; 1,200 hab. Evêché. Maison de détention.

LEOBEN, v. des Etats autrichiens (Styrie), sur la Muhr, à 12 kil. O.-S.-O. de Briick; 3,000 hab. Evêché suffragant de Salzbourg. Mines considérables de houille et de fer ; forges et fabr. de quincaillerie. Direction et tribunal des mines de la Styrie. — Le général Bonaparte et l'archiduc Charles y signèrent, le 29 avril 1797, les préliminaires du traité de Campo-Formio.

LEOBSCHUTZ , v. des Etats prussiens (Silésie), à 49 kil. S. d’Oppeln , sur la Zinna ; 5,700 hab. Gymnase catholique. Fabr. de toiles , draps , bonneterie, cuirs.

LEOBURGUM , nom latin de Lauenbourg.

LEOCATA , nom latin de Leucate.

LÉOCHARÈS, sculpteur grec du ive siècle av. J.-C., travailla au tombeau de Mausole , exécuta , en or et en ivoire , les statues des rois Philippe et Alexandre le Grand, d’Olympias , d’Eurydice , et , en bronze , celle d’Isocrate. On citait comme ses chefs-d’œuvre un Ganymède enlevé par l’aigle de Jupiter, et un Jupiter tonnant, placé depuis au Capitole.

LEODEGARIUS. V. Léger (Saint).

LEODIA, LEODICUM , LEODIUM , noms latins de Liège.

LÉOGANE, v. de l’ile d’Haïti, prov. de l’Ouest, à 26 kil. O. de Port-au-Prince , sur un petit affluent du golfe de Léogane ; 2,800 hab. Saccagée par Dessalines. Elle fut pendant quelques années le siège de l’anc. gouvernement colonial, jusqu’à ce que Port-au-Prince en fut déclaré capitale. — Le golfe de Léogane ou de Gonave , formé par la mer des Antilles sur la côte O. de l’ile d’Haïti , a 200 kil. de large sur autant de profondeur, reçoit l’Artibonite , et renferme les îles de Gonave et des Cayemites.

LEOMANIA , nom latin de la Lomagne.

LEOMINSTER , v. et paroisse d’Angleterre , comté et à 18 kil. N. de Hereford , sur la Lug; 6,000 hab. Tanneries; fabr. de gants , chapeaux , etc.

LÉON, Legio septima getnina des Romains, v. d’Espagne, ch.-l. de l’anc. royaume et de la prov. actuelle de son nom , à 334 kil. N.-O. de Madrid, 115 N.-O. de Valladolid , au confl. du Torio et de la Bernesga ; pop. de la commune : 9,866 hab. Evêché. On remarque : une magnifique cathédrale gothique; l’église S'-Isidore, du xie siècle, mais réédifiée dans quelques parties , et qui renferme les tombeaux d’un grand nombre de rois et de princes ; l’église S'-Marc , et le couvent du même nom, qui appartenait à l’ordre de St-Jacques, et qui est approprié auj. à un établissement d’instruction publique; la maison consistoriale; les palais de Guzman et de Luna. Fabr. de toiles, lainages, gants , bonneterie. Cette ville fut fondée par les Romains au ier siècle après J.-C. ; conquise sur les Mores par Pélage eu 722, elle devint au xe siècle la cap. du royaume de Léon. — La province ou intendance de Léon , division administrative du royaume d’Espagne (Vieille-Castille), formée d’une partie de l’ancien royaume de Léon , entre celles des Asturies au N., de Lugo à l’O., de Zamora au S., et de Palencia à l’E., a 15,971 kil. carr. ; 286,333 li.ab. en 1849; 340,250 en 1860. Sol couvert au N. par le versant méridional des monts Cantabres, au S. par la Sierra

de Gata. Climat sec et sain; riches forêts , récolte abondante de céréales , élève de moutons. B.

LÉON (royaume de) , une des 15 grandes divisions anciennes de l’Espagne , entre les Asturies au N., la Vieille- Castille à l’E. , l’Estramadure au S., la Galice et le Portugal à l’O ; par 40» 10’-43° 5’ lat. N. et 7°-9° 30’ long. O. On en a formé 3 intendances , Léon au N. , Zamora au centre , et Salamanque. — Le royaume des Asturies ou d’Oviédo prit en 913 , au début du règne d’Ordogno II , le nom de Léon, sa nouvelle capitale. Dix rois le gouvernèrent depuis cette époque jusqu’en 1037 , où la défaite et la mort de Bermude HI sur les bords du Carrion le livrèrent à Ferdinand Ier, qui régnait déjà sur la Castille, indépendante vers 960, royaume depuis 1033 :

Ordogno II 913-23 Sanche I le Gros. . 955-67

Froïlall 923-24 Ramire HI 967-82

Alphonse IV 924-27 Bermude II 982-99

Ramire II 927-50 Alphonse V 999-1027

Ordogno IH 950-55 Bermude III 1027-37

Dans cette période , les chrétiens de Léon , après avoir» dans la première moitié du xe siècle , poussé parfois leurs courses jusqu’au Tage, rasé Talavera, 914, démantelé Lisbonne, 953, virent dans la seconde , leur capitale détruite par Almanzor, pour ne se relever que 20 ans plus tard, 996-1016, leurs acquisitions perdues jusqu’à la chaîne Asturique , et leur roi Bermude II réduit à se replier sur Oviédo. Il fallut, pour rétablir la fortune du pays, un instant compromise par les succès des Musulmans , la grande victoire de Calatanasor, 1002. Deux fois encore, le royaume de Léon fut séparé de celui de Castille : 1° de 1065 à 1072, sous Alphonse VI , qui ne tarda pas à les réunir, mais pour en détacher, en 1094 , le comté de Portugal , transformé bientôt en royaume, 1139; 2® de 1157 à 1230 , sous Ferdinand II et Alphonse IX ( V. Castille). Lors de la réunion définitive , en 1230 , le royaume de Léon avait atteint depuis un siècle les limites qu’il a conservées depuis. II correspondait à peu près à l’ancien pays des Asturés , des Vaccéens, des Vettons, traversé en partie plutôt que conquis par Annibal, 220 av. J.-C. , et soumis successivement, avant l’invasion arabe, par les Romains (192 à 178 ; 26 à 21 pour les Astures) , par les Suèves , 409 ap. J.-C. , et par les Wisigoths, 467-585. R.

LÉON (Ile de) , anc. Cotinussa ou Erythea, ile de l’océan Atlantique , sur la côte d’Espagne ( prov. de Cadix ) ; séparée du continent à l’E. par un canal de 2 kil. de large, dit Sanli-Petri , et au N. par la baie de Cadix; elle renferme les villes de Cadix et de San-Fernando. — C’est le seul point de l’Espagne que Napoléon Ier n’a pas occupé ; la Révolution de 1820 y prit naissance , et le duc d’Angoulcme s’en empara en 1823.

LÉON, v. de l’Amérique centrale et capitale de la république d’e Nicaragua, à l’extrémité S.-O. d’un lac de son nom, à 550 kil. S.-E. de Guatemala-la-Nueva , par 12" 90' lat N. et 88° 36' long. O. ; 38,000 hab. Evêché; belle cathédrale. Université fondée en 1812. — L’origine de cette ville remonte à 1523.

lèon (nouveau-), dép. du Mexique (divis. de Mont erey) ; ch.-l., Montere y; entre ceux de Cohahuila au N., au N -O. et à l’O., de San-Luis de Potosi au S., et de Tamaulipas au S.-H. et à l’E.; 270 kil. sur 180; 135,000 hab.

léon, v. du Mexique, dans le dép. et à 57 kil. O.-N.- O. d.e Guanaxuato; 6,500 hab.

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