triumvirs épulons. V. épulons
3. triumvirs monétaires, Triumviri monetales, officiers chargés de faire fabriquer la monnaie. On les institua l’an 507 de Rome, et les comices par tribus les élisaient.
4. triumvirs nocturnes, Triumviri nocturni, magistrats qui veillaient à la police de Rome pendant la nuit, et réprimaient les incendies. Leur institution est antérieure à l’an 55 de la ville.
5. triumvirs POUR LE PARTAGE DES TERRES, Triumviri agro dando, commissaires chargés de la conduite, de l’établissement, et de l’organisation d’une colonie romaine. Les comices par tribus les élisaient, et fixaient la durée de leur pouvoir, qui était quelquefois de plusieurs années.
6. triumvirs mensaires, Triumviri mensarii, intendants de finances, créés pendant la 2e guerre punique, pour aviser aux moyens de faire face aux dépenses publiques par des emprunts ou des atermoiements. Ce triumvirat dura au moins six ans.
7. TRIUMVIRS POUR ORGANISER LA REPUBLIQUE, Triumviri reipublicæ constituendœ , association de citoyens influents et puissants, qui , à deux époques différentes,
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s’emparèrent du gouvernement de la république. Le 1er de ces Triumvirats fut celui de Pompée, César, et Crassus, qui, l’an 693 de Rome, 60 av. J.C., se firent donner, par les comices, les provinces les plus importantes à gouverner, avec des pouvoirs extraordinaires. La désunion éclata bientôt entre eux, et causa une guerre civile qui finit par le triomphe de César, l’an 705. — Le 2° triumvirat se constitua après le meurtre de César, l’an 710 de Rome, 43 av. J.-C., entre Antoine, Octave, et Lépide, qui se partagèrent l’empire romain. La guerre civile éclata aussi entre ces trois hommes, et se dénoua par la bataille d’Actium, l'an 722, qui donna l’empire au jeune Octave, depuis, l’empereur Auguste.
8. triumvirs pour choisir le sénat, Triumviri senatüs legendi , commissaires extraordinaires , nommés par l’empereur Auguste, pour réviser la liste des sénateurs, quand il le jugeait utile. C. D — y.
TRIVANDERAM, ville de l’Hindoustan (Deccan méridional), sur la côte de Malabar, à 226 ldi. S.-S.-E. de Coehin, près de la mer des Indes. Capitale du royaume üe T ravancore.
TBJVENTO, anc. Treventum, v. du roy. d’Italie (Campobasso), près du Trigno, à 37 lui. N. -O. de Campobasso; 5,201 lmb. Evêché.
T Ri VIER- DE-COURTES (SAINT-), cb.-l. de canton (Ain), arrond. et à 31 lui. N. -O. de Bourg; 804 hab.
TRI VIER-SUR-MOIGN ANS (saint-), ou Saint-Trivier-en- Dombes , ch.-l. de canton (Ain', arr. et à 20 kil. N.-E. de Trévoux, au milieu de marais; 650 hab.
TRIVIUM, nom anc. de Trévoux.
trivium, v. de l’Italie ancienne (Samnium), dans le pays des Hirpins; aujourd’hui Trivico , dans le royaume d’Italie ;Prov. d’Avellino).
trivium et quadrivium, noms de deux cours d’études au moyen âge; le 1er comprenait la grammaire, la rhétorique, et la dialectique; le 2e, l’arithmétique, la géométrie, la musique, et l’astronomie. C’étaient les sept arts libéraux.
TR1VORTIUM, nom latin de Trévoux.
TRIVULCE (Jean-Jacques), seigneur milanais, né en 1447, m. en 1518, servit d’abord Louis XI, roi de France, sous les ordres de Galéas Sforza, combattit ensuite dans les troupes du duc de Milan et du pape contre les Vénitiens en 1483, se vit éloigné des affaires par l’ambition de Ludovic le More, et alla prendre du service à Naples. Quand Charles VIII attaqua la maison d’Aragon, 1494, Trivulce fut soupçonné de trahison pour avoir rendu Capoue après une faible résistance, et ne tarda pas à se déclarer pour les Français. Il eut une grande part à la conquête du Milanais par Louis XII, 1499, en fut nommé gouverneur, et, par les vengeances qu’il exerça, provoqua une révolte des habitants et le retour de Ludovic. Il répara sa faute en comprimant l’insurrection, et en faisant prisonnier, près de Novare, Ludovic et son neveu Jean- Galéas, 1501. Il figura encore dans la guerre de la ligue de Cambrai contre Venise, 1509, succéda dans le commandement - général de l’armée française à Chaumont d’Amboise, 1511, aida de ses conseils Gaston de Foix, après la mort duquel il perdit le Milanais, 1512, contribua à la victoire de Marignan, 1515, mais ne put prendre Brescia, et tomba dans la disgrâce de François Ier. B.
trivulce (Théodore), neveu du précédent, eut parta la guerre de Naples sous Louis XII, se distingua aux batailles d’Aignadel, 1509, et de Ravenne, 1512, commanda les Vénitiens tant qu’ils furent alliés de la France, fut chargé du gouvernement de Milan, qu’il évacua lors de la captivité de François Ier, et reçut alors, avec le bâton de maréchal, le gouvernement de Gênes. Obligé de rendre cette ville à Doria, il fut nommé gouverneur de Lyon, où il mourut en 1531. B.
TRIVULTIUM, nom latin de Trévoux.
TROADE , Troas, petite contrée de l’Asie -Mineure, au N.- O., entre l’Hellespont, la mer Egée et la chaîne de l’Ida ; capitale, Troie. Arrosée par le Siruoïs et le Xanthe ou Scamandre.
TROARN, ch.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 15 kil. E. de Caen, près delà Dives; 877 hab. Comra. de beurre, fromages, volailles, cidre. Il y eut une abbaye de Bénédictins.
TROCADÉRO. V. Cadix.
TROCHUS, jeu des anc. Grecs et des anc. Romains, pour les enfants et pour les hommes. C’était un cercle d’airain, d’un mèt. de diamètre environ : le joueur le posait sur son épaule gauche, l’abaissait vers la droite, à peu près horizontalement, puis, au moyen d’une petite verge de fer crochue, l’enlevait au-dessus de sa tète et le
faisait tourner vivement. Le cercle était garni de 8 anneaux d’airain que la rotation faisait bourdonner. C. D — y.
TROCÎ1ES, Trocmi, un des trois peuples gaulois de la Galatie , à l’E. et au-delà de l’Halys, sur les confins du Pont et de la Cappadoce; v. princip. : Tavium.
TROGEN, v. de Suisse, cant. et au N.-E. d’Appenzell, ch.-l. des Rhodes extérieures, à 120 kil. E.-N.-E. de Berne, sur le Goklbach et au pied du Gàbris; 2,932 hab. Ecole supérieure cantonale , école industrielle et agricole. Arsenal; bibliothèque. Eaux minérales aux environs.
TROGHIR, nom slave de Trau.
TROGLODYTES, peuple de l’anc. Afrique orientale, auS.-E. de l’Egypte, le long du golfe Arabique. Leur nom veut dire habitants des grottes ; peut-être avaient-ils des demeures souterraines.
TROGUE-POMPÈE. V. Pompée.
TROIE, Troja, v. d’Asie-Mineure (Troade) , près de la côte de l’Hellespont, fut d’abord bâtie sur le versant O. de l’Ida, et appelée Pergame. On lui donne pour premiers rois: Scamandre, 1614 av. J.-C.; Teucer, 1590; Dardanus, 1568; Erichthonius , 1537, Tros, 1462. Ilus, 1402, gardant Pergame comme une citadelle où restèrent, jusqu’à la prise de la ville par les Grecs, le temple de Pallas- Athéné et le palais des rois, bâtit, au pied même de la montagne et près de la source du Scamandre, la ville de Troie proprement dite, qui, de son nom, fut aussi appelée Ition. Ses fortes murailles, dont la légende attribuait la construction à Apollon et à Neptune, étaient percées de portes, dont les plus célèbres, placées en face du camp des Grecs, étaient les portes Scées. Elle était encore peu puissante sous Laomédon, père de Priam, puisque Hercule , avec 6 vaisseaux seulement et un petit nombre d’hommes, s’en rendit maître pour s'emparer des chevaux du roi, ou, d’après une autre tradition, parce que ce roi l’avait frustré de la récompense qu’ü avait méritée en délivrant Llésione exposée à un monstre marin. Mais il en laissa la souveraineté au fils de Laomédon , Priam , qui étendit sa domination depuis les côtes méridionales en face de Lesbos jusqu’à l’Hellespont, et qui compta dans ce pays 8 ou 9 principautés vassales. Les Troyens étaient une tribu pélasgique, comme l’indiquent le culte de Pallas- Athéné, les murailles mêmes de la ville, le caractère pastoral des habitants, et' le voisinage des Lélèges et des Pélasges, qui vinrent au secours des Troyens. Pâris, fils de Priam, ayant enlevé Hélène, femme de Ménélas, roi de Sparte, toute la Grèce s’arma sous la conduite d’Agamemnon, et, après un siège de dix ans, la ville fut prise et détruite, 1270 ou 1183 av. J.-C. D’après la tradition ordinaire, ce fut par les conseils et les stratagèmes d’Ulysse , d’après une autre version , elle fut livrée aux Grecs par les Dardanieiïs habitants Je l’Ida, et par Enée et Anténor, à condition qu’ils conserveraient l’intégrité de leur territoire. Strabon , d’après le logographe Xanthus de Lydie, mentionne, en effet, un Etat troycn qui survécut à la chute d’Ilion, et qui fut détruit par une tribu thrace. Il ne reste aucun débris de l’antique llion, tous les matériaux ayant été employés à bâtir les villes voisines ; mais le souvenir de son emplacement était attesté, au temps de Xerxès, par l’éminence appelée la Pergame de Priam, où le roi de Perse fit des sacrifices à Athéné, et, à l'époque romaine, par l’endroit nommé bourg des Iliens; cet emplacement a pu même être déterminé, grâce aux descriptions précises d’Homère : Troie était au pied de la colline qu’occupe auj. le village turc de Bounar-Bachi. La Nouvelle-Ilion, fondée au temps des rois de Lydie par les Astypaliens, ne fut d’abord qu’un bourg avec un petit temple de Minerve; Alexandre le Grand le décora de riches offrandes, lui donna le nom de ville, institua, pour son temple, des jeux sacrés, et voulut qu’elle fût libre et exempte d’impôts. L’un de ses successeurs, Lysimaque, l’entoura de murailles ayant 40 stades de circuit , et en augmenta la population ; elle n’était cependant encore qu’une petite ville, quand les Romains passèrent en Asie pour combattre Antiochus, 191. Prise et ruinée par Fimbria, en 85, dans la guerre contre Mithridate, pour avoir envoyé une ambassade à Sylla , elle fut restaurée par ce général , et plus encore par César, qui faisait remonter ses ancêtres, les Jules, jusqu’à Iule ouAscagne, fils d’Enée. Il déclara les Iliens libres, exempts d’impôts , et leur donna pour territoire toute la côte depuis l’entrée de l’Hellespont jusqu’à Dardanos. Prétendant descendre des anciens habitants d’Ilion, on les voit, à l’époque même de l’Empire , représenter sur leurs monnaies Hector lançant la flamme sur les vaisseaux des Grecs. La nouvelle llion est auj. le village turc de Tchiblak. Enfin une 3e ville rappelle le souvenir de Troie : c’est Alexandrie Troas , fondée à VO du SL
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mois, entre ce fleuve et la mer Egée, par Antigone, père île Démétrius Poliorcète, et appelée par lui Anligonie, mais ilont le nom fut changé en celui d'Alexandrie Troas par Lysimaque après la bataille d’Ipsus. C’était, au temps de Strabon, une colonie romaine et une ville très-importante ; auj. ses ruines sont appelées par les Turcs Eslci-Stamboul , ou la vieille Constantinople. C. P.
TROIEN |.Jeu|, Troja, exercices équestres, simulant toutes les évolutions d’un combat , moins le choc et les coups, exécutés dans le cirque Maxime de l’anc. Rome, à l’époque des Publies ( V. ce mot), par 36 jeunes Romains des premières familles. Ils étaient divisés en 3 escadrons, représentant les 3 tribus primitives de Rome. Suivant une tradition, Enée avait fait exécuter ce jeu en Sicile, pour exercer Ascagne et ses compagnons ; et César, qui prétendait descendre d’Enée, voulut que le Jeu troyen fût aussi célébré à Rome, et c’est depuis lui qu’on en donna le spectacle. C. D — y.
TROILE, fils de Priam et d’Hécube, fut tué par Achille, qu’il avait provoqué. Le Destin avait arrêté que Troie ne pourrait être prise qu’après sa mort.
TROIS-CHAPITRES (Les), nom donné à 3 ouvrages théologiques , de Théodore , évêque de Mopsueste , de Théodoret, évêque de Cyrrhe, et d’ibas, évêque d’Ephèse, accusés de partager les erreurs des Nestoriens sur le mystère de l’Incarnation et sur l’union des deux natures en J.-C. Le concile de Chalcédoine, en 521, ne les ayant pas formellement condamnés, les fidèles se partagèrent en deux camps. Le concile de Constantinople , 553 , termina la querelle, en condamnant les Trois-Chapitres.
TROIS-ÉGLISES, v. d’Arménie, la même qu’Etchmiadzine ( V . ce moi).
TROIS-ÉVÊCHÉS (Les). V. Evêchés.
T ROIS-FO N’ T AIN ES , abbaye cistercienne du xme siècle, dite la Première fille de Clairvaux, au S.-E. et dans le diocèse de Châlons, entre Vitry et Bar-le-Duc, à 8 kil. S. de Sl-Dizier.
TROIS-LANGUES (Collège des). V. Collège de France.
TROIS-MOUTIERS , ch.-l. de cant. (Vienne), arr. et à 8 kil. N.-O. de l.oudun; 229 hab.
TROIS-POINTES ( Cap des), dans la Guinée supérieure, sur la Côte d’Or; par 4° 40’ lat. N., et 5° 4’ long. O.
TROIS-RIVIÈRES , ville de l’Amérique anglaise ( Bas- Canada), sur le S1- Laurent, à 110 kil. S.- O. de Québec ;