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TRISTAN D’ACUNHA. V. ACUNHA

tristan d’acunha (lies), groupe d’iles de l’océan Atlantique, à l’O.-S.-O. du cap de Bonne-Espérance, par 37" 5’ lat. S. et 14® 3’ long. O., se compose de 3 îles : Tristan-d’Acunha (la plus grande et seule habitée ; 35 kil. de tour), Nightingale, et Inaccessible. Découvertes par les Portugais.

tristan (Louis), grand-prévôt de Louis XI, né en Flandre an commencement du xve siècle, m. dans un âge avancé, servit contre les Anglais sous Charles VII, fut créé chevalier par Dunois enl451 sur la brèche deFronsac, où il avait fait preuve d’intrépidité, et servit ensuite sous Louis XI , qui le remarqua , l’attacha à sa personne en qualité de grand-prévôt de son hôtel, et le fit l’instrument de ses vengeances sanguinaires, qu’il exécutait d’une manière féroce. Le roi vivait familièrement avec lui, et l’appelait son compère.

tristan l’ermite (François), poëte, né en 1601 au château de Souliers ou Soliers (Marche), m. en 1655, se disait issu du grand -prévôt de Louis XI. Il fut gentilhomme de Gaston , duc d’Orléans, mena néanmoins une vie trèsdéréglée, et travailla pour le théâtre. Il y donna, entre autres, une tragédie de Mariarnne, 1637, qui eut un immense succès, et ses contemporains le regardèrent comme le rival de Corneille. Il fit jouer d’autres pièces , aujourd’hui justement oubliées , et entra à l’Académie Française

tristan (Louis), peintre espagnol, né près de Tolède en 1586, m. en 1640, fut le maître de Velasquez. On cite de lui les tableaux du maître-autel d’Yepes, Moïse frappant le rocher, et Jésus au milieu des docteurs, à Madrid. Son dessin est pur, son coloris agréable ; il compose habilement, et donne beaucoup d’expression à ses personnages. A. M.

TRISTE (Golfe), formé par la mer des Antilles sur la côte du Vénézuéla, au N.-O. de Puerto-Cabello.

TRITCH1NAPALI, ville forte de l’Hindoustan anglais (Madras), dans l’anc. Kamatic, à 150 kil. O. de Tandjaour, sur la rive dr. du Kavery ; 80,000 hab. Station d’une partie de l’armée anglaise. Beau temple hindou. — Jadis eli.-l. d’une principauté.

TRITH -SAINT-LÉGER, vge (Nord), arr. et à 5 kil. S.-O. de Valenciennes; 1,329 hab. Fabr. importante de

clouterie, chevilles de fer et de cuivre; laminoir et fonderie.

TRITHÈME ou TR1TIIE1M (Jean), chroniqueur et théologien, né en 1462 à Trittenlieim près de Trêves, m. en 1516, abandonna sa famille, où toute instruction lui était refusée, pour aller étudier à Trêves et à Heidelberg, entra à l’abbaye de Spanheim en 1482, fut élu abbé dès l’année suivante, mécontenta ses moines, dont il voulut réformer les mœurs et l’ignorance, les vit se soulever contre lui en 1505, refusa de demeurer plus longtemps parmi eux, et accepta l’abbaye de Wurzbourg. On a de lui ; la Chronique d’ Hirsauge, qu^ commence en 830, et continuée jusqu’en 1513, Sl-Gall, 1690, 2 vol. in-fol.; elle renferme beaucoup de détails relatifs à l’histoire d’Alle magne et de France; de Scriptoribus ecclesiaslicis, Paris, 1497, in -4°; 2 livres de Lettres familières à des princes d'Allemagne, Haguenau, 1536, in-4°; 2 liv. de Sermons ou Exhortations, Anvers, 1574, in-8°; Polygraphia , Francfort, 1550, in-4°; Sleganographia , Cologne, 1635, in-4°. Sa science, prodigieuse pour le temps, le fit accuser de magie. B.

TRITON, dieu marin, fils de Neptune et d’Amphitrite. On le représente comme un monstre moitié homme et moitié poisson, une conque marine à la bouche. On donne le nom de Tritons en général aux dieux de la mer, hérauts de Neptune.

triton , riv. de l’Afrique propre, traversait le lac ou marais de son nom, et se jetait dans la Petite-Syrte près de Tacape.

triton (Lac de), Tritonis laçais ou palus, en arabe Hâwa-bou-Khôch , lac ou marais de l’Afrique propre, au S.-O., près de la Petite-Syrte. 11 contenait l’île de Phla. Les anciens croyaient que Minerve était née sur ses bords, et donnaient à cette déesse les noms de Tritonis et de Trilogénie.

TRITOPATORS, dieux de l’ancienne Grèce, assez peu connus, et honorés à Athènes, à Argos, en Crète, et en Troade. Parmi les noms que leur donnent les anciens, sont ceux de Zagrée, Eubulée, Tmole, Dionyse, Amalcide, Protoclès, etc. 11 paraît que lesTritopators se confondaient en quelques points avec les Cabires et avec les Dioscures. Ils donnaient la fécondité aux épouses , et présidaient à la navigation.

TRITTO (Jacques), compositeur de musique, né en 1733 à Altamura ( royaume de Naples), m. en 1824, directeur du Conservatoire de la Pietà , réussit peu au théâtre, mais montra du talent dans la musique d’église. On. cite principalement un Credo à 5 voix, et une Messe à 8 voix et 2 orchestres. Il a aussi laissé un ouvrage théorique : Scuoladel contrappunlo, ossia teorica musicale, Milan, 1816, in-4°. B.

TRIUMVIRAT à Rome. V. Triumvirs. — En France, on a appelé Triumvirat la ligue formée, après l’édit de janvier 1562, sous Charles IX, entre le duc François de Guise, le connétable Anne de Montmorency et le maréchal de Saint-André, pour défendre la religion catholique contre les huguenots.

TRIUMVIRS, Triumviri, nom donné, dans l’anc. Rome, à divers magistrats ou commissaires, soit perpétuels, soit temporaires, et pris de leur nombre ternaire.

1. triumvirs Capitaux, Triumviri capitales, magistrats chargés de réprimer les délits dans la ville, et de faire exécuter les peines correctionnelles et les condamnations à mort. Institués l’an 463 de Rome, ils étaient élus dans les comices par tribus.

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