TUB
Elève de moutons. Fabr. de fromages. Fondée en 1570, 1 elle fut ravagée en 1678 par le flibustier Grammont. — La : prov, de Truxillo , au S. de celle de Barquisimeto, a été formée dans le departement colombien de Zulia ; 175 kil. sur 100; 50,000 hab.
Trujillo ou truxillo, v. du Pérou, ch.-l. du département de Libertad et de la province de son nom , petit port sur le Rio-de-Moche , à 2 kil. du Grand-Océan, à 580 kil. N. -N. -O. de Lima , par 8° 5’ 40” lat. S. et 81° 39’ 30” long. O.; 14,000 hab. Evêché. Fonderie d’argent. Ville très-agréablement située, mais désolée par de fréquents tremblements de terre. Aux environs , ruines d’anciens monuments péruviens. Commerce important par le port de Guanchaco. — Fondée en 1535 par Pizarre.
TRULLO (Concile in). V. Quini-Sexte.
TRüN , ch.-l. de canton (Orne) , arr. et à 13 kil. N, d’Argentnn; 1,341 hab.
TRURO , brg et paroisse d’Angleterre (Cornouailles), sur le havre et à 12 kil. N.-N.-E. de Falmouth ; 8,300 hab. Exportation d’étain et de minerai de cuivre. Fabr. de papier, tapis, creusets réfractaires.
TRUXILLO. V. Trujillo.
TRUYEN (SAINT-). V. Trond (Saint-).
TRUYÈRE, riv. de France, naît dans les monts du Gévaudan (Lozère), arrose les départements du Cantal et de l’Aveyron , et se jette dans le Lot; cours de 160 kil.
TRYE-CHATEAU , vge ( Oise) , arr. et à 30 kil. S.-O. de Beauvais; 748 hab. Très-belle église, avec des sculptures remarquables. Fabr. de dentelles; filature de laine. Patrie de Dupuis. Il y eut un château très-fort, détruit à la Révolution.
TRYPHIODORE, grammairien et poète grec du v° ou du vie siècle, né en Egypte, avait composé un poëme intitulé les Maralhoniques , et une Odyssée lipogrammalique en 24 chants, dans chacun desquels était omise une des 24 lettres grecques. Nous n’avons plus de lui qu’un poëme, assez sec, sur la Destruction de Troie , en 681 vers, publié par Northmore, Londres, 1804, in-8°; par Werniekeet Zumpf, Leipzig, 1819; par II. Schæfer, Leipzig, 1809, in-fol., et souvent joint aux éditions de Quintus de Smyrne; il y en a une traduction française dans les Nouveaux mélanges de poésie grecque par Scipion Allut, 1779, in-8°. B.
TRYPHON (Diodote , dit) , né à Cassiana près d’Apamée de Syrie , combattit contre Démétrius Nicator pour Alexandre Bala, fit reconnaître, après la mort de ce dernier, son fils Antiochus VI ou Antiochus Théos II , 143- 140 av. J.-C., et fut déclaré son tuteur; peu de temps après, il le fit mourir, gagna les soldats, qui le proclamèrent roi de Syrie sous le nom de Tryphon , eut à se défendre contre Antiochus VII Sidétès , et se réfugia dans j Apamée , où il se donna ou reçut la mort en 133 , après un règne de 3 ans.
trypiion (salvius, dit), joueur de flûte, fut pro- j clamé roi sous le nom de Tryphon en 104 av. J.-C., par les esclaves révoltés en Sicile , à l’époque de la 2° guerre Servile , montra un vrai talent de général , tint tête quelque temps aux troupes romaines, fut battu et tué en 99.
TSAO-TCHEOU , v. de Chine (Chan-toung) , à 150 kil. S.-O. d’Yan-tchéou. Ch.-l. de département.
TSAR. V. Tzar.
TSCH... Pour les mots commençant ainsi, V. Tch..., Ch..., Scii...
TSCHlRNIîAUSEN (Ehrenfried Waltiier de) , physicien et géomètre , né en 1651 dans la Haute-Lusace, d’une famille noble et riche, m. en 1708, servit dans la guerre de 1672 contre la France , voyagea ensuite en Angleterre, en Italie, en Sicile et en Allemagne, et fut nommé, 1699, membre associé de l’Académie des Sciences de Paris. Dès 1622 , il avait découvert des verres brûlants , du plus puissant effet, qui ont été nommés caustiques de Tschirnhausen, et une porcelaine semblable à celle de la Chine. Pour perfectionner les instruments d’optique, il établit en Saxe plusieurs verreries; on vit sortir de ses mains un verre de lunette, convexe des deux côtés, ayant 10 mèt. 70 de foyer et 0 mèt. 33 de diamètre. On a de lui , outre plusieurs Mémoires dans le recueil de l’Académie des Sciences de Paris, deux ouvrages philosophiques très-curieux : Medicina corporis , seu cogitationes... de conservandd sanitate , Amsterdam , 1686, in-4“; Medicina mentis, seu tentamen genuinœ logicœ. ibid. , 1687, in-4°.
TSCHUDI (Gilles), historien suisse, né à Glaris en 1505, m. en 1572, eut Zwingle pour précepteur, sans cesser d’être catholique, se lia à Paris avec Lefebvre d’Etaples, et occupa divers emplois de magistrature dans sa patrie. On a de lui : Descriplio de priscd ac verd Alpinâ Rhetiæ cum Alpinarum gentium tractu, Bâle, 1530 et 1560;
Chroniques de la Suisse, en allemand, Bâle, 1734, 2 vol. in-fol., première et seule histoire diplomatique de la Suisse depuis l’an 1000 jusqu’à 1470; c’est là qu’on trouve la tradition d’où Schiller tira sa tragédie de Guillaume Tell ; Description de l'ancienne Gaule chevelue, Constance, 1758, etc. V. Fuchs, Mémoires sur la vie et les écrits de Tschudi, en allemand , Sl-Gall, 1802, 2 vol. in-8».
TSÉ-TCHÉOU, v. de Chine (Chan-toung), à 300 kil. S. de Thay-Yuen. Ch.-l. de département.
TSEU-SSE , philosophe chinois, petit-fils de Confucius, né vers 515 av. J.-C., m. vers 453, a composé le Tchoungyoung ( l’invariable milieu), ouvrage de morale, où il place la vertu dans un certain milieu entre les excès. Ce livre a été traduit en latin par le P. Intorcetta et par le P. Noël, en français par le P. Cibot. M. Abel Rémusat en a donné, dans le t. x des Notices et extraits des manuscrits, une édition critique, en chinois et en mandchou, avec une double traduction , latine et française.
TS1AMPA, prov. du royaume d’Annam , au S. delà Cochinchine, par 10° 18’-12° 5’ lat. N., et 104° 35’-106° 35’ long. E. Sol montagneux , et habité par un peuple sauvage.
TSI-NAN , v. de Chine, ch.-l. de la prov. de Chantoung ; par 36° 44’ lat. N., et 114° 46’ long. E.
TSIN-TCHÉOU, v. de Chine (Chan-toung), à 150 kil. E. de Tsi-nan. Ch.Tl. de département.
TSIOUAN-TCI1ÉOU, v. de Chine (Fou-Kian), à 90 kil. S.-O. de Fou-tchéou , près du détroit de Formose. Trèsbelle ville, ch.-l. de département.
TSOU-SIMA , île et prov. du Japon , dans le détroit de Corée; 80 kil. de long; ch.-l., Fou-tsiou. Les côtes offrent de beaux ports.
TSOU-YONG, v. de Chine, prov. et à 112 kil. O. de Yun-nan. Ch.-l. de département.
TSOUR. V. Sour.
TSUN-IIOA, v. de Chine (Tché-li), à 155 kil. E.-N.-E. de Pékin. Près de là sont les sépultures de la famille impériale auj. régnante.
TUAM, cité d'Irlande, comté et à 31 kil. N.-N.-E. de Galway ; 4,542 hab. Archevêché catholique, métropolitain du Connaught depuis 1152. Collège catholique de S1 Jarlath. Evêché anglican. Brasseries, tanneries, moulins à farine, fabr. de toiles. Beau palais archiépiscopal; très-belle cathédrale catholique.
TUBAL-CAIN , fils de Lamech, passe pour avoir inventé l’art de battre le fer et de travailler l’airain.
TUBANTES , peuple de la Germanie, au N. -O., habita d’abord entre la Sala et le Rhin , puis au S. de la Lippe, et enfin entre la Fulde et la Werra.
TUBÊRON, Q. Ælius Tubero, ami de Cicéron , fut son lieutenant en Asie, et combattit à Pharsale contre César, dont il obtint ensuite le pardon. Il avait composé une Histoire romaine, auj. perdue.
tubéron , fils du précédent, fut un habile jurisconsulte. Il voulut s’opposer au rappel de Ligarius, et perdit sa cause par l’éloquence de Cicéron. On a de lui quelques fragments dans les Inslilutes.
TUBI ( Jean-Baptiste), sculpteur, né à Rome vers 1630, m. en 1700, fut membre de l’Académie de peinture et de sculpture de Paris. Outre une copie du Laocoon, on cite de lui : la Fontaine de Flore, les figures de l'Amour, de Galathêe , et du Poëme épique, à Versailles; le Mausolée de Turenne, d'après les dessins de Lebrun , dans l’église des Invalides à Paris. B.
TUBILUSTRUM, fête des anc. Romains, pour la purification des trompettes. On la célébrait 2 fois par an : une lre fois le x des calendes d’avril ( 23 mars ) , pour la purification des trompettes guerrières ; et une 2e fois le x des calendes de juin (23 mai), pour la purification des trompettes de sacrifices. On y immolait un agneau à Saturne.
TUBINGUE ou TUBINGEN, v. de Wurtemberg (Forêt-Noire), sur le Neckar, qui y reçoit l’Ammer et le Steinbach, à 35 kil. S.-O. de Stuttgard; 8,650 hab. Surintendance générale évangélique ; tribunaux. Université célèbre, fondée en 1477 par Eberhard V, et comprenant 6 facultés et plusieurs écoles, avec une bibliothèque et des collections très-riches. Séminaire théologique, collège ca- . tholiquc, école de chirurgie. On remarque à Tubir.gua . A Pfalz ou château ducal , construit au xvi° siècle, et occupé •par les collections; l’église Sl-George, bâtie Je 1470 à 1529, et contenant les tombeaux de plusieurs ducs et comtes de Wurtemberg ; le Ralhaus ou hôtel-de-ville, bâti en 1455; le pont du Neckar, construit, en 1489, etc. Ancienne résidence des comtes palatins de Souabe, Tubingue fut acquise par le Wurtemberg en 1342. La charte de ce pays, dite, Tübinger-Vertrag, y fut signée en 1514. Prise