TUCUMAN (SAN-FELIPE DE). V. SALTA
TUDELA, Tutela ou Tullonium , ville d’Espagne (Navarre), située à 62 kil. S. de Pampelune, sur la rive dr. de l’Ebre. Evêché suffragant de Burgos. Fabr. de savons, lainages, huiles, etc. Ville très-ancienne, conquise sur les Maures par Alphonse Ier d’Aragon, en 1115. Victoire des Français, commandés par Lannes, sur Castanos et les Es pagnols, 23 nov. 1808. Patrie de Benjamin de Tudèle. Pop. de la commune : 9,323 hab.
TUDER , nom anc. de Todi.
TUDI.INGEN. V. Tuttlingen.
TUDUR (Owen-Meredith) , souche de la maison des Tudors qui régna sur l’Angleterre, était d’une famille obscure (lu pays de Galles. 11 épousa secrètement Catherine, fille de Charles VI, roi de France, et veuve de Henri V, roi d’Angleterre. De cette union naquit Edmond Tudor, comte de Richmond, qui épousa Marguerite de Laneastre, issue d’Edouard III par Jean de Gand, et qui fut le père de Henri Tudor (Henri VII). Dans la guerre des Deux-Roses, Owen Tudor prit parti pour la maison de Laneastre, tomba au pouvoir des ennemis à la bataille de Mortimev’s-Cross, 1461, et fut immédiatement décapité par ordre du duc d’York (Edouard IV).
TUDORS (Les), maison royale d’Angleterre, qui occupa le trône de 1485 à 1603, et fournit 5 souverains : Henri VII, Henri VIII , Edouard VI, Marie, et Elisabeth.
TUESIS, nom latin de Berwick-suu-Tweed et du golfe de Muriîay.
TUFFÈ, ch.-l. de cant. (Sarthe), arr. et à 36 kil. S.-S.-E. de Mamers; 494 hab. Fabr. de toiles, faïence, poterie.
TUGLND-BUND, c.-à-d. lien de vertu, société patriotique formée par les étudiants de l’Allemagne, en 1813, pour travailler à l’expulsion des Français. Les souverains la firent dissoudre en 1815.
TUGËNES, Tugeni, un des 4 grands peuples de l’IIelvétie, à l’E. du lac de Zurich, dans la vallée actuelle de Toggen’oourg.
TUGGURT, TOGGORT ou TOUGOURT, Turaphyllum de Pto'émée? v. forte d’Algérie (Constantine), à 320 kil. S.-E. de Biskara; 600 hab. C’est un centre d’approvisionnement pour les nomades du Sahara.
> TU1LEK1ES (Palais et Jardin des), résidence de l’Empereur à Paris, situé dans l’ouest de la ville, sur la rive droite de la Seine, entre la place du Carrousel à l’E., celle de la Concorde à l’O., la rue de Rivoli au N., et le quai des Tuileries au S. Le palais occupe toute la distance entre ces deux derniers points, sur une longueur de 316 mèt., à l’O., du côté du jardin, et de 270 mèt., à l’E., du côté d’une vaste cour fermée par une grille, qui la sépare du Carrousel. Il se compose de 5 pavillons, dont 2 aux extrémités, dits de Marsan , au N., et de Flore, au S., un au centre, dit de l'Horloge, et 2 intermédiaires, moins importants, tous reliés par des corps de logis dissemblables. Catherine de Médicis commença ce palais en
1564, sur des terrains occupés par plusieurs tuileries, d’où vint le nom. Philibert Delorme et J. Bullant eu furent les architectes; le palais n’avait alors que le pavillon du centre , les deux ailes et les pavillons qui les terminent; son développement était de 113 mètres; les autres constructions, et les grands pavillons des extrémités, ont été ajoutés par Henri IV, Louis XIII, et Louis XIV ; de là vient le défaut d’unité dans l’ensemble, et les disparates dans l’architecture. L’intérieur, changé et restauré, depuis la Révolution, par les architectes Percier et Fontaine, est remarquable par ses heureuses dispositions et sa splendeur. La plupart de ces travaux ont été commandés par Napoléon 1er, par le roi Louis-Philippe, et par Napoléon III. — Le Jardin, commencé en 1600, fut refait en 1665 par Lenôtre, qui montra un véritable génie dans sa disposition. Il est tracé à la française, avec terrasses, grandes allées droites, parterres, bassins et 1 jets d’eau, etc. Napoléon 1er en a terminé quelques par- ; ties, l’a embelli de l'immense grille sur la rue de Rivoli, et entouré les parterres de treillages de fer. Ce jardin est quadrangulaire ; sa longueur mesure 710 mètres, sa largeur 316 mèt., sa superficie, 234,632 mètres. — Les Tuileries furent rarement habitées par les rois de France jusqu’à la Révolution. Après la chute de Louis XVI , la Convention s’y installa, dans l’aile du nord. Ce fut ensuite le tour du Conseil des Anciens. Le 1« consul Bonaparte en fit sa résidence officielle dès le 1er février 1800, et continua d’y résider après son élévation à l’Empire; depuis lui, le palais a toujours été habité par les souverains de la : France. C. D — y.
TUISTON. V. Thuiston.
TUITIUM , nom anc. de Deutz.
TULA, riv. du Mexique, naît dans le S. du dép. de Tula, arrose celui de Queretaro, sépare ceux de San-Luis de Potosi et de Vera-Cruz, et se jette dans le golfe du Mexique sous le nom de Tampico. F. Tula, Tulancingo, au Supp.
TULINGES , Tulingi , peuple de la Germanie, habitaient le pays actuel de Stuhlingen ! grand-duché de Bade j.
TULLAMORE, v. d’Irlande, capitale du comté du Roi (Leinster), sur le Grand -Canal, au centre du marais d’Allen, à 110 kil. O.-S.-O. de Dublin; 4,791 hab. Ce n’était qu’un petit village en 1790. Comm. de blé. Charleville-Forcst, près de là, est la résidence du comte de Charleville, qui possède la ville.
TULLE, Tutela, ch.-l. du département de la Corrèze, à 470 kil. S. de Paris, sur la rive dr. de la Corrèze ; par 45« 16’ 7” lat. N. et 0° 33’ 58” long. O. ; 9,286 hab. Evêché suffragant de Bourges ; tribunaux de lre instance et de commerce, collège, école normale primaire, bibliothèque. La ville est petite, mal bâtie, mais offre cependant quelques maisons particulières , entre autres la maison Sage , curieuses par leur construction et leurs sculptures du moyen âge ou de la renaissance. La cathédrale de Sl-Martin est assez belle , et surmontée d’une flèche très-hardie. Sur une des collines qui entourent la ville, se trouve une haute tour carrée , attribuée aux Romains. Manuf. impériale d’armes à feu. Fabr. de bougie, papier, tanneries, teintureries, etc. Comm. de chevaux, fer, eaux-de-vie, huile, laine, etc. Cette ville se forma autour d’une abbaye de Bénédictins, fondée au ive siècle par S1 Martin. Elle devint la capital’, e du Bas-Limousin, fut prise par les Anglais en 1346 et en 1369. Patrie de Baluze.
TULLENSIS AGER, nom latin du pays de Toul.
TULLIANUM. V. Prison.
TULLIE, Tullia, fille du roi Servius Tullius, empoisonna Aruns, son mari, ainsi que sa sœur, pour épouser Lucius Tarquiu, et fut la complice de celui-ci dans le meurtre de son propre père, dont elle foula le cadavre sous les roues de son char, l’an 219 de Rome, 534 av. J.-C.
tullie, fille de Cicéron, qui l’appelait affectueusement Tulliola, et de Térentia, née à Rome l’an 677 de la ville, était mariée en troisièmes noces àC. Corn. Dolabella, quand elle mourut en couches, à l’âge de 32 ans, l’an 708. Cicéron en ressentit la plus vive douleur, et composa, pour se distraire, un traité de la Consolation, qui ne nous est pas parvenu.
TULLIN (Christian), poète norvégien, né en 1728 à Christiania, m. en 1765. Son poème du Jour de mai (trad . dans le Mercure danois ), d’une poésie tendre et religieuse, fit sensation. L’Académie de Copenhague couronna sa Navigation et sa Création. Il a les qualités et les défauts d’Young, qu’il avait étudié. Ses OEuvres complètes ont été publiées en 1770-73, 3 vol. in-8°.
TULLINS, ch.-l. de cant. (Isère), arr. et à 24 kil. N.-E. de S'-Marcellin, sur une colline qui domine une fertile vallée baignée par l’Isère; 3,159 hab. Taillanderies,