TUS
Noire, au S. par l’Archipel et la Grèce, à l'O. par l’Adriatique et l’Autriche; entre 38” 55' et 48° 30' lat. N., 13° 20' et 27“ 48' long. E.; 200,000 kil. carrés environ ; 15,500,000 hab., y compris les îles. C’est une haute terre à forme de pyramide tronquée, dont le plateau central de Mœsie occupe la partie supér., et qui est traversée par de hautes chaînes de montagnes : les Balkans à l’E., les Alpes Dinariques ou Illyriennes au N.-O., et les montagnes de la Serbie au N. Les principaux fleuves de cette contrée sont : le Danube, avec ses affluents, la Save, la Morawa et l’Isker; la Maritza, le Karasou, le Vardar, la Salembria, qui se jettent dans l’Archipel; l’Arta, la Voïoutza, le Scombi, le Drin, la Narenta, qui se jettent dans l’Adriatique. On y trouve les lacs de Rasseïn, de Scutari, et d’OJdirida. La Turquie d’Europe offre trois grandes divisions géographiquement bien distinctes : 1° la Roumanie, comprenant la Valachie et la Moldavie; 2° la région Slave, composée de la Bulgarie, de la Servie, de la Bosnie, et du Monténégro ; ces pays sont en général montueux au S. , plats et marécageux au N.; 3° la troisième division, qui est la plus montagneuse surtout dans sa partie occidentale, comprend tout le midi de la Turquie d’Europe, avec la péninsule hellénique jusqu’aux frontières du royaume de Grèce, à savoir : la Thrace ou Roumélie, au S. des Balkans avec Constantinople, la Macédoine et la Thessalie au N. et à l’O. de l’Archipel , et l’Albanie avec l’Epire le long de l’Adria- "tique. V. phi s haut, les Divisions administratives. F — T.
Turquie d’asie, grande région de l’Asie occidentale, comprise dans l’empire ottoman, entre 18» et 42“ lat. N., 24° et 46» long. E.; bornée au N. par le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara, le canal de Constantinople, la mer Noire et la Russie d’Asie, à l’E. par les possessions russes et la Perse, au S. par l’Arabie, à l’O. par la Méditerranée et l’Archipel. On trouve dans cette région le système duTaurus ( V. ce mot) et la chaîne du Liban (V. ce mot). Les fleuves principaux sont: le Tchorok , l’Iékil- Ermak, et le Kizil Ermak, affluents de la mer Noire; le Méandre, affl. de l’Archipel ; l’Aasi, affl. de la Méditerranée; le Tigre et l’Euphrate, affluents du golfe Persique ; le Kour, affl. de la mer Caspienne ; le Jourdain, affl. de la mer Morte. Dans la Turquie d’Asie sont comprises les contrées vulgairement nommées Anatolie ou Asie-Mineure, Arménie turque, Kourdistan turc, Al-Djézirèh ou Mésopotamie, Irak-Arabv, Syrie, Arabie ottomane. V. plus haut.
TURREAU DE GÂRAMBOUVILLE (Louis-Marie), général, né à Evreux en 1750, m. en 1816, servit avec distinction dans la guerre d’Amérique , prit part à la campagne du Nord en 1792, commanda un instant l’armée des Pyrénées- Orientales, passa à celle de la Vendée en 1793, prit Noirmoutiers après un succès sur l’armée de Charette, et défit La Rocliejaquelein à Montevrault. Il fut appelé tour à tour à l’armée de Mayence, au corps d’observation du Valais, à l’armée du Danube, contribua à la victoire de Marengo, reçut le gouvernement du Piémont, et alla comme ambassadeur aux Etats-Unis sous l’Empire. A son retour, 1811, il figura à l’armée d’Allemagne. Pendant les Cent-Jours, Napoléon lui confia la défense de la rive g. de la Seine. On a de Turreau : Aperçu sur la situation politique des Etats-Unis, Paris, 1815; Mémoires pour servir à l'histoire de la Vendée, 1815, in-8B. B.
TURRETTINI (Jean- Alphonse), né à Genève en 1672, m. en 1737, compléta ses études par des voyages en Hollande, en France et en Angleterre, se consacra, à son retour, au ministère évangélique, 1694, fut nommé professeur d’histoire ecclésiastique en 1697, de théologie en 1705, et essaya, mais en vain, de réunir les diverses branches de l’Eglise protestante. Ses OEuvres, en latin, ont été recueillies à Leemvarden, 1775, 5 vol. in-4°; on y remarque un Résumé d'histoire ecclésiastique jusqu'en 1700, et un Pyrrhonismus pontipcius , où il prétend réfuter l’Histoire des variations de Bossuet. Il fut bon prédicateur.
TURRIERS, ch.-l. de cant. (B.-Alpes). arr. et à 38 kil. N.-E. de Sisteron; 300 hab.
TURRIS CREMATA, nom latin de Torquemada.
turris julia’na, nom latin de mola.
TURSAN (Le), petit pays de l’anc. France (Guyenne); capit., Aire. Compris auj. dans les départ, des Landes et du Gers.
TURSELIN. V. Torsellino.
^ TUliSl, v. du roy. d’Italie (Prov. de Potenza), à 60 kil. E.-N.-E. deLagonegro; 3,582 hab. Evêché érigé en 1546. — Fondée, dit-on, par les Sarrasins.
TURYASSU, riv. du Brésil, naît dans le S. -O. de la prov. de Maranham, coule du S. au N., et se jette près de Santa-Francisca, dans l’Atlantique; cours de 560 kil.
TUSCA, auj. Oued-el-Berber, riv. de l’Afrique ancienne,