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TYR

TWEED , rivière de la Grande-Bretagne , naît prés de Moffat ( Peebles) , au S.-E. de l’Ecosse, coule au N.-E. et à TE. , sur 160 kil., par Peebles, Kelso et Berwick, où elle se jette dans la mer du Nord , en séparant par son cours inférieur l’Ecosse de l’Angleterre. Elle reçoit le Teviot, et est en partie navigable; cours de 150 kil. Ses pêcheries de saumon déclinent.

TWEEDDALE, comté d’Écosse. V. Peebles.

TWICKENHAM , vge et paroisse d’Angleterre ( Middlesex) , sur la Tamise, à 16 kil. O. de Londres; 6,000 hab. Maisons de campagne des riches habitants de Londres.

TYANE, Tyana, auj. Kara-llissar , v. de Cappadoce, au S.- O. , dans la Cataonie, fut, au ive siècle , la capitale de la Cappadoce IIe. Patrie de l’imposteur Apollonius.

TYBURN, vge d'Angleterre, près de Chelsea ; connu par les fourches patibulaires qu’on y voyait autrefois.

TYCHÈ , nom grec de la Fortune.

TYCHO-BRAHÉ , célèbre astronome suédois, né en 1546 dans la terre de Kundstorp en Scanie, m. à Prague en 1601. Contrairement aux préjugés de l’époque , et à l’insu de sa famille, qui était d’ancienne noblesse, il reçut, par les soins d’un oncle maternel , une instruction assez étendue. Lorsque le roi Frédéric II, son protecteur, mourut, les mêmes préjugés et la jalousie de la noblesse le forcèrent d’abandonner son observatoire d’Uranienborg, dans l’île de Ilven, où il avait résidé 17 ans, 1580-97, pour accepter l’hospitalité offerte par l’empereur Rodolphe IL Tycho-Brahé a apporté de notables améliorations à la théorie de la lune : il a découvert la variation , l 'équation annuelle; on lui doit aussi la détermination de l’inégalité principale de l’inclinaison de l’orbite lunaire sur l’écliptique. Le premier, il introduisit l’effet de la réfraction dans le calcul astronomique ; mais il se trompa en admettant que la réfractation est nulle à 45°. Il a posé les premiers éléments de la théorie des comètes, et donné un catalogue de 777 étoiles , observées avec une exactitude inconnue jusqu’alors. Tycho-Brahé a aussi proposé un système qui, venant après celui de Copernic , ne pouvait être accepté. La terre, selon lui , serait immobile au centre du monde, et les planètes tourneraient autour du soleil , qui , avec ce cortège, circulerait autour de la terre. Il a partagé, d’ailleurs, bien des préjugés de son temps, et cru à l’astrologie. Les principaux écrits laissés par Tycho-Brahé sont : De Novâ slellâ anni 1572, opuscule reproduit dans l’ouvrage intitulé: Progymnasmata, 1587-1589, 2 vol. in-4“; Astronomiæ instaurâtes mechanica, 1578 et 1602; Epislolarum astronomicarum libri duo, 1596 et 1610 ; de Disciplinis ma thematicis oratio , Copenhague, 1610, in-8»; Hisloriæ cœlestis libri XX, 1666, recueil posthume de ses observations. V.

TYCHSEN (Olouf-Gerliard) , orientaliste, né en 1734 à Tondern ( Slesvig) , m. en 1815 , étudia de bonne heure la langue et les antiquités grecques et latines , l’anglais , l’arabe , l’éthiopien , l’hébreu , Thindoustani , etc. , professa les langues orientales à Butzow , 1760, puis à. Iiostock, 1789, et travailla inutilement à la conversion des juifs d’Allemagne. Il s’est surtout occupé de l’interprétation des inscriptions en caractères coufiques, et de l’explication des monnaies musulmanes. Son principal ouvrage est 17atroductio in rem nummariam Muhammedanorum , Rostock , 1794, in-8».

tychsen (Thomas-Christian), né en 1758 à Horsbyll (Slesvig), m. en 1834, professeur de philosophie à GœttiDgue depuis 1788, a laissé : Esquisse de l'histoire des Hébreux, 1789; une édition de Quintus de Smyrne , 1807 ; Grammaire arabe, 1823, etc.

TYDÊE, fils d’Œnée, roi de Calydon, tua involontairement son frère Ménalippe , chercha un refuge à Argos , où il épousa Déiphile , fille du roi Adraste , et fut le père de Diomède. Envoyé en négociateur à Thèbes par Polynice près de son frère Etéocle , il vainquit les Thébains dans tous leurs jeux; ceux-ci, pour se venger, lui dressèrent des embûches , dont son courage le sauva. Il fut tué au siège de Thèbes.

TYNDALE (William), né en 1500 dans le pays de Galles, fut un des promoteurs de la Réformation en Angleterre. Bien qu’il eût pris les ordres sacrés , il adopta les idées de Luther, se fit chasser pour avoir voulu publier une traduction du Nouveau-Testament en langue vulgaire, fut arrêté, sur la demande de Henri VIII, par ordre de Charles-Quint, et brûlé à Augsbourg, comme hérétique.

TYNDARE, fils aîné d’Œbalus, roi de Sparte, fut chassé du trône par Hippocoon, son frère , et rétabli par Hercule; il épousa Léda, dont il eut Castor, Pollux, Clytenmestre et Hélène, nommés souvent Tyndarides.

TYNDARIS , anc. ville de Sicile , sur la côte N. , un peu

à l’O. de Myles , fut submergée par la mer. Sur son emplacement est une chapelle dite Santa-Maria di Tindaro.

TYNE, riv. d’Angleterre (Northumberland), formée de la réunion de la North-Tyne et de la South-Tyne près de Nether-Warden , coule à l’E., sur 53 kil., par Newcastle où elle devient navigable, North-Shields, et Tynemouthj où elle se jette dans la.mer du Nord. Elle reçoit la Derwent. Ses pêcheries de saumon ont décliné. La création d’un port de refuge à l’entrée de cette rivière a été décidée en 1854.

tyne , riv. d’Ecosse, naît dans le comté d’Edimbourg, coule au N.-E., sur 42 kil., et se jette dans la mer du Nord , au N.- O. de Dunbar.

TYNEMOUTH, v. et paroisse d’Angleterre (Northumberland ), sur la rive g. de la Tyne, à 40 kil. E.-N.-E. de Newcastle; 33,991 hab. Maison de correction du comté. Restes d’un prieuré et d’un château téodal convertis en forteresse. Bains de mer.

TYPHÉE , géant , fils du Tartare et de la Terre, avait cent têtes, et lançait du feu par ses cent bouches et par les yeux. 11 déclara la guerre aux dieux, et les obligea à fuir en Egypte et à s’y cacher sous la figure d’animaux. Jupiter le foudroya, et l’ensevelit sous l’Etna, d’où il continua à lancer des tommes. Typhée fut le père de Géryon et de Cerbère, et, suivant quelques auteurs, du Sphinx, du vautour de Prométhée, du lion de Némée, et des Harpies.

TYPHON, dieu de l’anc. Egypte, frère d’Osiris, et époux de Nephthys, était la personnification du mauvais principe, le dieu du mal , des ténèbres, de la stérilité. Chargé par Osiris, qui allait conquérir le monde, de gouverner les déserts situés à l’E. de l’Egypte, il profita de son absence pour se révolter , le tua même à son retour ( V. Osiuis), et fut lui-même vaincu et tué par Horus. Ses temples, dits Typhonia , étaient très-petits. Son culte consistait principalement en processions, qui se faisaient au son du sistre, dans des lieux déserts. Il paraît que, dans l’origine, on lui immolait des hommes roux. Le crocodile, l’âne, l’hippopotame, le verrat, le scorpion, lui étaient consacrés. La ville d’Héracléopolis Parva, où il était particulièrement honoré, fut appelée Typhonopolis. B.

TYR , ville de Phénicie, appelée Tsor dans l’Ecriture, et par ses habitants Sor ou Sour, était célèbre par son commerce, son industrie de la pourpre, sa marine et ses colonies. Elle fut d’abord fondée sur le continent au S. de Sidon , par des habitants de cette dernière ville, 240 ans avant la fondation du temple de Salomon, d’après Josèphe, et , selon Justin , un an avant la ruine de Troie ; mais son origine est sans doute plus ancienne, car elle est citée dans la Bible, au temps de Josué , comme une ville forte et importante. Elle surpassa bientôt Sidon , comme centre politique de la Phénicie, et en fut toujours le centre religieux, comme possédant le principal temple du dieu national , Melkarth ; Astarté et Adonis y étaient aussi particulièrement adorés. Comme les autres villes de Phénicie, elle avait ses rois particuliers, dont les plus connus sont : Hiram , qui fournit à Salomon des cèdres et lui envoya des ouvriers pour lu construction du temple de Jérusalem; Ithobal Ier, père de Jézabel, femme d’Achab; Pygmalion, dont la sœur Didon alla fonder Carthage; Elylée, qui défendit victorieusement Tyr contre Salmanazar, roi d’Assyrie ; et Ithobal II , qui , attaqué par Nabuchodonosor II , vit Tyr prise après un siège de 13 ans, et une partie des habitants emmenés en esclavage (572 av. J.-C.); les autres se réfugièrent dans une île située à en viron 3 kil. de la côte, et faisant déjà partie de Tyr depuis le régne d’Idiram, qui l’avait fortifiée; la Yieille-Tyr ne forma plus qu’une bourgade sans importance. La Nouvelle- Tyr, bientôt plus célèbre que l’ancienne, avait deux ports: l’un, intérieur et fermé, situé au N. vers Sidon; l’autre, ouvert et au S., qui regardait l’Egypte. Elle se soumit aux Perses en gardant ses rois particuliers. Quand Alexandre parut en Syrie, les Tyriens allèrent au-devant de lui pour reconnaître sa puissance, mais ne voulurent admettre que lui seul dans la ville, lorsqu’il demanda à y entrer pour faire un sacrifice à Hercule. Irrité, il la prit après un siège de sept mois, 332, en joignant l’ile au continent par mie digue, que la mer a depuis non-seulement respectée, mais encore agrandie, et changée en un isthme solide. Du reste, il fut loin de la détruire entièrement; car on la voit soutenir encore un siège de 14 mois contre Antigone, père de Démétrius Poliorcète. Les rois de Syrie, puis les Romains, lui laissèrent son indépendance jusqu’à Auguste, qui, Tan 18 av. J.-C., la priva de la liberté à cause des factions qui la déchiraient. Elle avait encore à cette époque toute son activité industrielle, et comptait une très-nombreuse population. Elle devint, dans les siècles suivants, le ch.-l.

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