TZI
fondie des langues anciennes, et connaissait presque toutes celles de l’Europe. Il fut sous-secrétaire au département de la guerre , puis à la Chambre des Communes, et garde du British-Museum. On a de lui : Observations et conjectures sur quelques passages de Sliakspeare , Londres, 1766, in-8° ; Explication de plusieurs inscriptions grecques (dans l’ Archæologia britannica, 1770) ; une bonne édition des Contes de Canterbury par Chaucer, avec notes et glossaire, 1772-78, 4 vol. in-8° ; Disserlatio de Babrio, fabularum œsopicarum scriptore , Oxford, 1776. Il a publié les poèmes du pseudonyme Rowley (Chatterton).
TYSDRUS , auj. El-Djem, anc. ville de l’Afrique propre, près de la Méditerranée. Les deux premiers Gordiens y fuient proclamés empereurs.
TYSSENS (Pierre), peintre, né à Anvers en 1625, m. en 1692 , cultiva avec beaucoup de succès l’histoire et le portrait , et rivalisa presque avec Rubens dans le premier genre. On cite surtout de lui V Assomption , dans l’église Sl-Jacques d’Anvers , et le Martyre de Ste Catherine à Alost. Son dessin a une grande noblesse , et sa couleur est franche tt vigoureuse.
TZANES ou TZANIENS, anc. peuple qui habitait aux sources du Phase et infestait par ses incursions les prorinces voisines du Pont-Euxin. Justinien le civilisa.
TZAPAR-BAZARDJIK , Bessapara , v. forte de la Turquie d’Europe (Andrinople), près de la Maritza, à 36 kil. O. de Philippopoli; 10,000 hab. Eaux thermales; salpêtre.
TZAR ou CZAR, titre que porte l’empereur de Russie, dérive de celui de César. Ivan III le prit le premier.
TZARÉVOKOKSCHA1SK , v. de la Russie d’Europe, gouvernement et à 130 kil. N.- O. de Kazan; 5,000 hab. Ch.-l. de district.
TZARITZIN, v. de la Russie d’Europe, gouvernement
et à 400 kil. S. de Saratov, sur la rive dr. du Volga, à l’embouchure de la Tzaritza ; 5,000 hab.
TZARSKOÉ-SÉLO , v. de la Russie d’Europe , gouver nement et à 26 kil. S. de S*-Pétersbourg ; 10,000 hab. Lycée impérial ; haute école littéraire , école de cadets , écoles forestière et d’arpentage. Château impérial, avec une bergerie modèle.
TZERNIGOV. V. Tchernigov.
TZETZÈS (Jean), poète et grammairien grec, né à Constantinople vers 1120 , m. vers 1183, écrivait avec facilité, mais était vain et arrogant. Il a laissé : les Chiliades , en 6 livres et en vers , dits populaires ou politiques , recueil d’anecdotes sur les plus célèbres personnages de l’histoire, à partir des temps fabuleux, et même sur des animaux qui ont fait preuve d’intelligence ; on le trouve dans le Corpus poetarum grœcorum, Genève, 1614; Kiesling en a donné une édition à Leipzig, 1826, in-8«. On a encore de Tzetzès : un poème des Allégories en vers ïambiques, traduit en latin et annoté par Frédéric Morel, Paris, 1616 , in -8° ; des Iliaques, poésies tirées de l’histoire de Troie, et éditées par Schirach, Halle, 1770, par F. Jacobs, Leipzig, 1793, et par Bekker, Berlin, 1816, grand in -8»; des Epigrammes, imprimées avec quelques compositions d’Héraclide de Pont, Bâle, 1646, in-fol. ; un Commentaire sur Hésiode, édité par D. Heinsius, in-4°, Anvers, 1603; des Scholies très-savantes et très-judicieuses sur Lycophron , publiées d’abord sous le nom d’Isaac , son frère , et revendiquées ensuite par luimême, Oxford, 1699 et 1702, gr.-lat. ; nouvelle édit, par C.-G. Muller, Leipzig, 1811, 3 vol. in-8°; une Exégèse sur l’Iliade, et beaucoup de scholies inédites; des Lettres, publiées par Th. Pressel, Tubingue, 1851, in-8°. C. N.
TZINTZONTZAN , ville du Mexique, anc. capitale du Mechoacan, à 16 kil. N.-O. de Pascuaro; 3,000 hab.