ULLOA (SAINT-JEAN-D’) F.. VEEA-CRUZ
ULR
ULY
ULM, v. de Wurtemberg, cb.-l. du cercle du Danube, dans l’ancienne Souabe , à 80 kil. S.-E. de Stuttgard , sur la rive g. du Danube , à 2 kil. au-dessous de l’embouchure de l’Iller ; 22,736 hab. Forteresse de la Confédération germanique depuis 1843. Surintendance générale évangélique. Cour d’appel. Bureau principal de douanes. Ecole polytechnique élémentaire, gymnase, bibliothèque. Ville mal bâtie, mais où l’on remarque : le Munster ou cathédrale de Notre-Dame, lune des plus vastes et des plus belles églises de l’Allemagne, érigée de 1377 à 1500; l’église Sl-Miohel, l’hôtel-de-ville, l’ancienne commanderie de l’ordre Teutonique, le pont sur le Danube. Industrie encore active, quoique déchue : toiles, linge damassé, cotonnades, soieries, lainages, tabac, pipes de bois, quincaillerie, tabletterie, sucrerie de betterave ; fabr. de tôle, tissus métalliques, grosse horlogerie, instruments de chirurgie, produits chimiques. Elève d’escargots. Marchés aux grains et foires aux chevaux. — D’origine très-ancienne, Ulm tira son nom des ormeaux ( ulmi ) nombreux sur son territoire. Elle fut déclarée ville impériale eu 1486. On y compta jusqu’à 100,000 hab. Napoléon Ier l’investit en 1805, et contraignit le général autrichien Mack de capituler avec 30,000 hommes. Donnée à la Bavière, elle passa au Wurtemberg en 1814. Patrie de Freinshemius. B.
ULPI-IILAS (Woefel , dit) , évêque des Goths de Daeie et de Thrace vers le milieu du IVe siècle, était issu d’une famille de Cappadoce , emmenée en captivité par les Barbares. On prétend qu’il les poussa à embrasser l’arianisme. Après la défaite des Ostrogoths par les Huns, 376, il alla demander à l’empereur Valens une province de l’Empire, où il fût permis aux Wisig'oths de s’établir, et il parait n’avoir survécu que peu de temps à cette ambassade. Ulphilas avait traduit la Bible en langue gothique. Ou a conservé des fragments de cette version curieuse dans deux manuscrits : le Codex argenteus ( Code d'argent), ainsi nommé de sa reliure en argent massif, qui se trouve à la bibliothèque de l’Université d’Upsal , et publié pour la 5e fois à Weissenfels, 1805, in-4°, avec traduction latine et glossaire, par Fulda, Iteinivald et Zahn ; et le Codex carolinus , qui appartient à la bibliothèque du duc de Brunswick-Wolfenbuttel, et publié à Leyde, 1781-85. B.
ULPIA SARDICA. V. Sardique et Sophia.
TJI.FI A TRAJANA. V. SARMIZEGETTIUSA.
ULPIANUM. V. JuSTINIANA SECUNDA .
ULPIEN, Vomilius Ulpianus , illustre jurisconsulte romain, originaire de Tyr, m. vers l’an 230 de J.-C. , professa le droit à Rome , puis devint préfet du prétoire , préfet de l’Annone, et principal ministre de l’empereur Alexandre Sévère ; ayant aboli plusieurs privilèges qu’Héliogohale avait accordés aux Prétoriens, ces derniers le massacrèrent. Les Pandectes se composent, en grande partie, de fragments empiuntés à ses ouvrages auj. perdus. Il reste de lui un traité scientifique du droit romain, Liber singularis regutarum , publié , sous le titre de Fragmenta Ulpiani, par Tilius (Du Tillet), 1549; par Cujas, 1566; par Hugo, 1788, et souvent réimprimé depuis. On lui attribue un autre ouvrage peu étendu, Collatio legum mosaïcarum et romanarum , composé du moins avec des fragments conservés de ses œuvres. B.
ULRIC ( Saint), évêque d’Augsbourg au xe siècle. Fête, le 4 juillet.
ui.Ric , comte de Cilley, magnat de Hongrie, fut nommé en 1437 gouverneur de la Bohème par Albert d’Autriche. Après la mort de ce prince , 1440 , il s’opposa au mariage de sa veuve, Elisabeth de Hongrie , avec Vladislas , roi de Pologne , fit couronner Vladislas V, fils posthume d’Albert , régna sous son nom , laissa à son adversaire Jean Hunyade tout le poids de la guerre contre les Turcs , et périt sous les coups du fils de ce seigneur, en 1456. B.