‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 620 sur 864 · ULRIC DE UDTTEN. V. HUTTEN · texte numérisé non relu

ULRIC DE UDTTEN. V. HUTTEN

ULRICEHAMN ou BOGESUND, ville de Suède (Vestrogothie), à 40 kil. E. de Jonkœping, port au N. du lac Asunda; 1,650 hab. Par un décret de la diète de 1741, elle fut appelée Ulricehamn (port d’Ulrique), en mémoire d'Ulrique-Eléonore, reine de Suède, sœur de Charles NII. Sa situation près des confins du Halland et du Smaland lui donnait de l’importance quand le Danemark possédait la première de ces provinces. A. G.

ULRIQUE-ÉLÉONORE, fille du roi de Danemark Frédéric III , née à Copenhague en 1656, m. en 1693, fut fiancée en 1675 au jeune roi de Suède Charles NI. La guerre qui éclata bientôt entre la Suède et le Danemark fit différer le mariage plusieurs années. Ulrique chercha à se faire médiatrice, et se montra pleine de bonté envers les prisonniers suédois, pour le soutien desquels elle alla jusqu’à sacrifier ses plus précieux ornements. Cette ma-

| gnanimité, jointe à sa constante douceur, lui acquit l’a*

! mour des Suédois. Le mariage fut enfin célébré en 1680. Des enfants issus de cette union, les plus connus sont Charles NII et Ulrique-Eléonore. A. G.

ulrique-Éleonore, fille de la précédente, née à Stock- ( holm en 1688, m. en 1741, gouverna la Suède pendant les i années 1713 et 1714, en l’absence de son frère Charles NII, j fut mariée en 1715 avec le prince Frédéric de Hesse-Cassel , et prit possession du trône de Suède à la mort de Charles, 1719, en sanctionnant une nouvelle constitution qui limitait la royauté par le pouvoir du sénat et des Etats. Elle fut soupçonnée, non sans raison, d’avoir, pour préparer à son mari l’accès du trône, empêché la conclusion de la paix avec la Russie, et par là causé les ravages qui désolèrent pendant deux étés les côtes du pays. Elle atteignit son but, et, en 1720, en présence des Etats, se démit du gouvernement en faveur de Frédéric. Pendant un voyage de ce prince en Hesse, 1731, et pendant une maladie qui le frappa, 1740, elle donna encore quelques soins au gouvernement. Toujours remarquable par une attitude roide et hautaine, elle fut peu aimée. A. G.

ULSTER ou ULTONIE, une des 4 grandes divisions ecclésiastiques de l’Irlande, au N.-E., entre l’océan Atlantique au N. et à l’O., le Counaught au S. -O., le Leinster au S., la mer d’Irlande et le canal du N. à l’E.; 204 kil. sur 175. 11 eut longtemps des rois particuliers; Edouard III, roi d’Angleterre, le joignit à ses Etats par le mariage du due de Clarenee, son fils, avec l’héritière de ces rois, en 1361. Il comprend aujourd’hui 9 comtés : Antrim, Ar~ magh, Cavan, Donegal, Down, Fermanagh, Londonderry, Monaghan, et Tyronej 1,910,408 hab. La population agricole y est moins nombreuse que dans les autres parties de l’Irlande; plus d’activité industrielle — Ulsteu (Nouvel). V. Zélande nouvelle.

ULTINUM. V. Olten.

ULTRA , c.-à-d. outre, au-delà, dénomination des partis exagérés ou des hommes exagérés dans leur parti. Depuis 1793, on appela ultra-révolutionnaires les démocrates plus républicains que la constitution ; sous la Restauration , ultra-libéraux, les défenseurs opiniâtres de toutes les idées nouvelles; ultra-royalistes, ou simplement ultra, les défenseurs entêtés de l’ancien régime, qui poussèrent à la confiscation de la charte de 1814, et précipitèrent dans l’abîme la monarchie constitutionnelle. J. T.

ULTRAJECTUM , nom latinisé d’UTRECHT.

ULTRAMONTAINS (du latin ultra montes, par delà les monts, c.-à-d. par delà les Alpes par rapport à la France), nom donné en France, par opposition aux Gallicans, à ceux qui admettent , professent ou défendent , sur l’étendue de la puissance ecclésiastique, les doctrines reçues par les Italiens.

ULUBRES, Ulvbrœ, anc. v. du Latium, près de Vélitres. Octave, depuis Auguste, fut élevé dans les environs.

ULUGH-BEG, ULUK-TAG. V. Ouloug-beg, Oulouk-tag.

ULVERSTONE , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 33 kil. N. -N. -O. de Lancastre, sur l’estuaire de la Leven dans la baie de Morecambe ; 7,800 hab. Export, de minerai de fer et de cuivre, fer, pierre à chaux, ardoises, grains. Chantiers de construction.

ULYSSE , célèbre héros grec , fils de Laërte ou de Sisyphe et d’Anticlée, fut roi d’Ithaque, épousa Pénélope, et en eut Télémaque. Convoqué pour aller à la guerre de Troie , il feignit la folie pour s’en dispenser ; mais sa ruse fut découverte par Palamède. Il sut , à son tour, reconnaître Achille, caché à Scyros sous un déguisement , dans le palais de Lycoméde. Pendant le siège de Troie, il se distingua par sa prudence, par son habileté dans les négociations, autant que par sa bravoure. 11 conduisit à Chrysa l’hécatombe expiatoire et la fille de Chrysès pour apaiser Apollon, alla prendre Pyrrhus dans l’ile de Scyros, se glissa dans Troie avec LRomède et y enleva les chevaux de Rhésus et le Palladium, obtint les armes d’Achille, que lui disputait Ajax, fils de Télamon , fut chargé de ramener Philoctète de Lemnos, et imagina le stratagème du cheval de bois, dans les flancs duquel il se cacha avec d’autres guerriers pour surprendre les Troyens. Après la prise de Troie, il donna le conseil de faire périr Astyanax et Polyxène. En voulant retourner dans ses Etats, il fut battu par de fréquentes tempêtes, aborda tour à tour chez les Cieones, au cap Malée, dans l’ile des Lotophages, en Sicile, où il échappa au cyclope Polyphème et aux Lestrygons , évita avec peine les enchantements de Circé, les chants des Sirènes, les écueils de Charybde et de Scylla, passa 7 années dans l’ile d’Ogygie, où le retint la nymphe Calypso, et reçut enfin d’Aleinoùs, roi des Phéa-

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tiens, un navire avec lequel il atteignit Ithaque, après une absence de 20 ans. Reconnu par Eumée sous ses habits de mendiant, il tua, avec l’aide de Télémaque, les prétendants qui avaient obsédé Pénélope et pillé ses biens, et comprima une révolte du peuple qui voulait les venger. Menacé par un oracle de périr de la main de son fils, il exila Télémaque; mais un autre enfant, Télégonus, qu’il avait eu de Circé, vint dans l’ile d’Ithaque, et le tua sans le connaître. Les pérégrinations d’Ulysse ne pouvaient manquer de lui faire attribuer la fondation de plusieurs villes: on cite, entre autres, Scylacium et Olisippo; on rapporta aussi l’origine de Préneste à son petit-fils, celle de Baies à l’un de ses compagnons. Ulysse est un des héros de Ylliade, et ses aventures au retour de Troie sont le sujet spécial de l 'Odyssée (Ulysse, en grec, se dit Odysseus). B.

UMAMAIÎCA , lac de l’Amérique méridionale, dans la Bolivie, au S.-E. de celui de Titicaca, avec lequel il communique; 90 ldi. sur 30 à 50. Il donne naissance au Desaguadero.

UMBO , bouton de fer au milieu d’un bouclier romain. — partie de la toge romaine, qui formait des plis sur la poitrine.

UMBRANIQUES, Umbranici, peuple de la Gaule, dans le groupe des Volces, parait avoir été annexé aux Tolosates, et avoir habité au S. d’Albi.

UMBRIATICO, v. du royaume d'Italie ( Province de Catanzaro), à 31 kilomèt. S.-E. de Rossano; 1,200 hab. Evêché.

UMBRO , nom anc. de I’Ombrone.

UMEA, v. de Suède, ch.-l. de la Botnie occidentale, sur la rive gauche de l’Umea, à 10 kil. de son embouchure, à 680 kil. N.-N.-E. de Stockholm; 1,950 hab. Export, de planches, peaux, poissons, goudron. — Fondée en 1620, par Gustave- Adolphe.

umea, riv. de Suède (Norrland), sort des monts Kiœlen, traverse le lac Stor-Uman , arrose la Botnie occidentale, et se jette dans le golfe de Botnie, au-dessous d’Umea; cours de 450 kil. environ.

UMERAPURA ou AMARAPOURA , ville de l’empire birman , sur la rive g. de l’Iraouaddy, près du lac Toung- Deman, au S.-E. de Montchobo. Bâtie en 1783, et capitale de l’Empire jusqu’en 1824, elle possédait, entre autres édifices remarquables, un couvent à 5 étages, qui offrait 'A ne étonnante profusion d’ornements de luxe. Elle avait

175.000 hab. en 1800, et 30,000 seulement en 1827 ; un incendie, en 1820, un tremblement de terre, en 1839, un pillage dans les discordes civiles de 1852, en ont presque fait un monceau de ruines. On y voit encore une idole colossale et plusieurs monastères dorés.

UMRITSIR. V. Amretseir.

UMSTADT, ville de la Hesse -Darmstadt, à 8 kil. de Dieburg ; 3,200 hab. Près de là est l’anc. château d’Ofzberg.

UNCTOR , serviteur parfumeur dans les bains publics chez les anc. Romains. Il frictionnait les baigneurs qui réclamaient son service.

UNDERWALD. V. Unterwald.

UNELLES ou VENELLES, Unelli , Venelli, peuple delà Gaule (Lyonnaise 2») ; v. princip. : Constantia ( Coutunces ) et Crociatonum ( Valognes ?).

UNEZOW. V. Neustadt.

UNGARN, nom de la Hongrie en allemand.

UNGH, rivière de Hongrie (Unghvar), naît dans les Karpathes, et se jette dans la Laboreza , à 15 kil. O. de Kaposvar; cours de 150 kil.

UNGHVAR, v. de Hongrie, ch.-l. du comitat de son nom, dans une ile de l’Ungh, à 445 kil. N.-E. de Bude;

6.000 hab. Siège de l’évêché grec-uni de Munkacs ; gymnase catholique. Eaux acidulés ferrugineuses. — Le comitat d’Unghvar, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre ceux de Beregh à l’E. et au S.-E., de Szabolcs au S., de Zemplin au S.-O. et à l’O., et la Galicie au N., a 3,272 kil. carrés, 80 kil. sur 65, et 98,607 hab. Sol montagneux. Récolte de seigle, avoine, chanvre, vin.

UNIFORMITE (Acte d’j. V. Acte d’uniformité.

UNIGENITUS (Bulle). V. Bulle.

UNION (Acte d’). V. Acte d’union.

union ( Arrêt d’), arrêt en date du 13 mai 1648, par lequel le parlement de Paris se déclara solidaire des autres cours souveraines, sur lesquelles Mazarin voulait prélever 4 années de gages, en forme de prêt,

union (Edit d’). V. ÉDIT.

union (sainte-). V. ligue.

union ( l’ ), nom par lequel on désigne souvent les Etats- Unis de l’Amérique du Nord.

union (le comte de la). V. carvajal

union évangélique, ligue formée, en 1608, à Anhausen (Bavière), et resserrée à Halle en 1610, entre le Palatinat du Rhin , le Wurtemberg , la Hesse - Cassel , le margraviat de Bade Dourlach et autres Etats protestants de l’Allemagne , pour résister à la ligue catholique de Wurzbourg, dont Maximilien, duc deBavière, était le chef, union héréditaire, acte qui déclara la couronne de Suède héréditaire dans la maison de Vasa. Cet acte , adopté par la diète d’Œrebro en 1540, fut confirmé dans celles de Westerns en 1544 et de Nordkoping en 1604.

UNITAIRES ou ANTI-TRINITAIRES, nom donné aux sectaires qui nient laTrinité, et n’admettent en Dieu qu’une seule personne, mais spécialement aux Soeiniens.

UNIVERSITÉ, nom par lequel, à partir du xme siècle, on désigna les grands centres d'enseignement, dont le premier fut établi à Paris et servit de modèle à ceux qui se formèrent plus tard, tant en France qu’à Tétranger. On a attribué sans raison à Charlemagne la fondation de l’Université; ce prince institua seulement quelques écoles laïques. L’Université de Paris n’a été établie qu’en 1200. Le nom même d’Université ne fut pas d’abord employé d’une manière absolue, et ne devint guère en usage avant S1 Louis. On disait Universitas magistrorum et audilorum, pour désigner la réunion des maîtres et des disciples. Philippe-Auguste, le premier, réglementa les écoles de Paris, et fixa les privilèges universitaires. Il y avait alors à Paris 3 écoles, établies à Notre-Dame , au cloître Sl-Victor, et sur la montagne Ste-Geneviève. Pour maintenir l’ordre parmi les écoliers qui affluaient à Paris, il fallait des moyens de discipline. Une première classification des élèves, en 1169, se fit par nations , ou sociétés de maîtres, au nombre de quatre : la nation dé France, surnommée Horioranda ; la nation de Picardie, Fidelissima ; la nation normande, Veneranda ; et la nation d’Angleterre, remplacée, sous Charles VI, par la nation allemande, Conslanlissima. Cette division embrassait les étudiants de tous les pays chrétiens. Chaque nation était régie par un procureur. Toutes les études étaient divisées en deux branches, auxquelles répondaient les deux facultés de théologie et des arts; ces facultés avaient chacune à leur tête un doyen. Les facultés spéciales de droit et de médecine ne furent créées qu’au xme siècle. Le chef de l’Université avait le titre de recteur (V. ce mot). Dès le xne siècle, l’assemblée des maîtres, consortium magistrorum, partagea avec le chancelier de Notre-Dame le droit de conférer les grades nécessaires pour pouvoir enseigner. Le baccalauréat pouvait s’obtenir à 21 ans, après 6 ans d’études dans la Faculté des arts; pour la licence, il fallait avoir enseigné 2 ans sous la direction d’un maître ès-arls ou docteur. Grâce aux privilèges que l’Université obtint successivement de la royauté, elle devint bientôt un corps formidable. Sa renommée et son autorité s’étendaient partout. Jean de Salisbury, Roger Bacon, Raymond Lulle, Brunetto Latini , Dante, vinrent s’asseoir parmi les écoliers de la rae du Fouare. Le quartier de l’Université , plus tard quartier latin , formait comme une grande république, avec ses institutions et sa juridiction particulière; ses membres n’étaient justiciables que du prévôt de Paris, qui se glorifiait du titre de Conservateur de l'Université de Paris. De plus, l’Université envoyait des députés aux conciles, et ne contribuait à aucune des charges de l’Etat. Les premiers statuts de l’Université furent rédigés, en 1215, par Robert de Courson. Forts de leurs privilèges, au maintien desquels un syndic était chargé de veiller, les étudiants cherchaient souvent querelle aux bourgeois, et, lorsque le prévôt leur donnait tort, l’Université suspendait ses cours. C’est pendant une suspension de ce genre, qui dura 2 ans, de 1229 à 1231, que les Dominicains et les Franciscains établirent leurs premières écoles. En même temps, des maisons s’ouvraient, par les soins de personnes charitables, pour loger gratuitement un certain nombre d’écoliers pauvres, et rendre leur vie plus régulière. Dotés par les papes, les rois, les grands dignitaires du clergé, les puissantes familles, ces collèges eurent bientôt des maîtres particuliers et un enseignement complet à l’intérieur. C’est ainsi que s’élevèrent les collèges de Sorbonne, 1250 ; des Bons-Enfants, 1257 ; d’Harcourt, 1280; de Bayeux, 1303; de Navarre, 1304; de Montaigu, 1317; du Plessis, 1322; de Lisieux , 1336 ; de la Marche , 1401 , etc. — Protégée par les rois et les papes, l’Université croissait toujours en importance. Philippe le Bel réclama son secours, dans ses démêlés avec le Saint-Siège. Elle assista aux Etats-Généraux de 1308, qui délibérèrent sur le sort des Templiers En 1317, consultée sur la loi salique , elle l’interpréta en faveur de Philippe le Long. Elle reçut de Charles V le titre de Fille aînée des rois , et prit rang désormais après

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les princes du sang. Pendant le grand schisme d’Occident, elle fut l’âme des conciles de Pise, de Constance, où elle était représentée par Gerson, et de Bâle. Sous Charles VI, elle était assez forte pour adresser des remontrances au roi, et, à sa mort, ce fut elle qui proclama Henri V d’Angleterre, au détriment du Dauphin. Néanmoins elle soutint plus tard Charles VII contre les papes, qui voulaient abolir la Pragmatique-Sanction. En tout temps, elle défendit les libertés de l'Eglise gallicane. Lors de la Réformation, elle prit hautement la défense du catholicisme , et telle était son autorité, que Luther offrit de la prendre pour juge et de se soumettre à sa décision. Calvin était un de ses élèves. Toutefois, l’heure de la décadence approchait, et elle ne put s’opposer à l’établissement des collèges des Jésuites, qui, avec les Dominicains et les Franciscains, s’emparèrent peu à peu de l’enseignement secondaire. Instrument des Guises pendant la Ligue, elle délia, après leur assassinat à Blois , les peuples du serment de fidélité , et ne revint à résipiscence qu’après l’abjuration de Henri IV. A partir du xvne siècle, elle perdit toute importance politique, et n’envoya pas même de députés aux Etats de 1614. Un décret de la Convention, du 20 mars 1794, ordonna la suppression de l’Université. Les 23 Universités provinciales qui existaient alors disparurent. En voici le tableau, avec la date de leur fondation :

Toulouse 1223

Montpellier 1284

Orléans 1305

Cahors ( réunie à celle de Toulouse en 1751 ). . 1322

Grenoble 1339

Valence (à la place de Grenoble) 1454

Angers 1364

Orange 1365

Aix, fondé en 1409, confirmée en 1413

Dole 1422

Poitiers 1431

Caen 1436

Nantes 1460

Bourges 1463

Bordeaux 1472

Reims 1548

P ont-à-Moupson 1572

Douai 1572

Besançon (à la place de Dole) 1676

Pau et Dijon 1722

Nancy 1769

université de France, nom par lequel on désigne l’ensemble des fonctionnaires attachés à l’instruction publique, et l’administration qui en a la haute surveillance. Elle fut créée sous Napoléon 1er, par la loi du 10 mai 1806, que développèrent les décrets du 17 mars 1808 et du 15 novembre 1811. Le chef de l’Université eut le titre de grand-maître, et fut assisté d’un Conseil de l'université. L’Empire fut divisé en Académies (F. ce mol), régies chacune par un recteur (F. ce mot) et un Conseil académique |F. ce mot). L’Université centralisait l’enseignement public, divisé en 3 branches : l’enseignement supérieur, donné par les facultés (théologie, droit, médecine, sciences, lettres); l’enseignement secondaire, donné dans les lycées et les collèges; l’enseignement primaire, donné dans les écoles primaires. Cette organisation a subi depuis beaucoup de modifications. L’Université n’a plus le monopole de l’enseignement; la grande-maîtrise n’existe plus, et a été confondue dans le ministère de l’instruction publique et des cultes; le Conseil de l’Université a fait place au Conseil royal , puis au Conseil impérial de l’ instruction publique ( F. ce mot).

universités allemandes. Les plus anciennes, celles de Prague et de Vienne , furent fondées sur le plan de l’Université de Paris. Celle de Prague était divisée en 4 nations: bohème, polonaise, bavaroise, et saxonne. La retraite des étudiants bohèmes, en 1409, amena la fondation de l’Université de Leipzig, partagée à son tour en 4 nations : Saxons, Misniens, Bavarois, Polonais. Celle de Wittemberg, où Luther enseigna, fut fondée en 1502, et se fondit avec celle de Halle en 1816. Les principales Universités actuelles de l’Allemagne sont :

Prague.

Tubingue

Vienne

Marbourg

Heidelberg.

Ivœnigsberg

Leipzig

Iéna

Rostock

Wnrzbourg

F ribourg-en-Brisgau .

Kiel

Greisfwalde

Halle

Breslau 1702 Bonn (formée de celle

Gœttingue 1735 de Munster) 1818

Erlangen 1743 Munich (formée de

Giessen 1807 celle de Landsliut). 1826

Berlin . 1810

Il y en avait d’autres jadis : celles de Francfort-surl’Oder, fondée en 1506, réunie à Berlin en 1810; de Cologne, 1389; d’Erfurt, 1392; de Trêves, 1454; d’Ingolstadt, 1472; de Mayence, 1477, supprimée en 1802; de Helmstædt, 1575, supprimée en 1809; de Stuttgard, 1775, etc. Les universités allemandes ne s’occupent que de l’enseignement supérieur. Chacuhe a 30 à 40 professeurs, largement rétribués par l’Etat et par les élèves, et le corps se gouverne lui-même. Les étudiants forment aussi un corps reconnu et légalement constitué. Une Université se compose de 4 facultés : théologie, droit, médecine, et philosophie : cette dernière comprend toutes les matières enseignées dans nos facultés des lettres et des sciences. Quelques Universités ont une 5e faculté : celle des sciences camérales, c.-à-d. administratives et politiques. Chaque université est administrée par un recteur et un sénat, élus par les professeurs.

universités anglaises. L’Université d’Oxford (F. ce mot ) fut fondée, dit-on, par Alfred le Grand auvilie siècle; celle de Cambridge (F. ce mot) date du xme. Elles ont conservé l’empreinte du passé, et les études y sont moins fortes et moins étendues que dans les Universités allemandes. Elles sont régies par un chancelier, choisi par les professeurs parmi les grands du royaume. Il choisit lui-même son vice-chancelier ou stewarh. Etudiants et professeurs sont répartis dans un certain nombre de collèges, semblables à ceux de l’ancienne Université de Paris. L’Université de Londres, fondée en 1825, sous le patronage des chefs dû parti whig, a été établie sur un plan plus large : le King's College , fondation du parti tory, s’est constitué sur le modèle d’Oxford et de Cambridge. — L’université de Dublin, la seule de l’Irlande, fondée en 1591, et formée d'un seul collège, est soumise à la hiérarchie anglicane. Celles d’Ecosse (Saint-Andrctv’s, 1411; Glasgow, 1450; Aberdeen, 1506; Edimbourg, 1582) sont indépendantes, et se rapprochent beaucoup des Universités allemandes.

universités d’italie. Les plus importants de ces éta blissements sont: Bologne, 1111; Naples, 1224; Padoue, 1228; Rome, 1245; Pérouse, 1276; Pise, 1343; Florence, 1349; Pavie, 1360; Sienne, 1356; Palerme, 1394; Turin, 1405 ; Parme, 1482.

universités espagnoles et portugaises. L’Espagne est peut-être le pays de l’Europe qui a eu le plus grand nombre d’Universités. Leur fondation ne remontait qu’au xme siècle. Le mot Univcrsitad en Espagne signifie, en général, non pas un établissement d’enseignement, mais une communauté, un corps ou association d’un certain nombre de personnes pour un but quelconque. Trentesix villes en Espagne ont eu des Universités : Palencia, 1212-14; Salamanque, 1255; Lérida, 1300; Murcie, 1310; Valladolid, 1346; Huesca, 1354; Luchente, 1423; Barcelone, 1430; Girone, 1446; Siguenza, 1472; Saragosse, 1474; Avila, 1482; Valence, 1500; Santiago, 1509 ; Aleala de Hénarès, 1513; Séville, 1504; Tolède, 1520; Suhagun- Irache, 1534; Grenade, 1531; Onate, 1542; Gandie, 1547 ; Osuna, 1549 ; Osma, 1551 ; Almagro , 1553 ; Oropeza, Baeza, 1565; Orihuela, 1568; Tarragone , 1572; Vieil , Oviédo, 1604 ; Pampelone-Estella, 1563 ; Majorque, 1483; Tortose, 1645; Cervera , 1714; la Laguna en Ténériffe, 1744; Madrid, 1836. Le nombre des Universités espagnoles est auj. réduit à dix : Madrid, Barcelone, Grenade, Oviédo, Salamanque, Séville, Valence, Santiago, Valladolid, et Saragosse. — En Portugal, des Universités furent instituées àCoïmbre en 1270, et à Lisbonne eu 1290.

universités suisses. On n’en compte que trois: Bâle, 1459; Zurich, 1832; et Berne, 1834. Celle de Genève, 1368 , n’a plus que le titre d’académie.

universités des pats-bas. Ce sont : Louvain, 1426; Leyde, 1575 ; Franeker, 1585; Groningue, 1614; Utrecht, 1636; Liège et Gand , 1816; Bruxelles, 1834.

universités du nord. Ce sont : Cracovie, 1364; Copenhague, 1476; Upsal, 1476; Dorpat, 1632; Moscou, 1803; Vilna, 1803; St-Pétersbourg , 1819. F — T.

UNIvIAR-SKELESSI , c.-à-d. Echelles des officiers du Grand-Seigneur, vge de la Turquie d’Asie, sur la côte E. du Bosphore , en face de Thérapia. Là fut conclu entre la Turquie et la Russie , le 8 juillet 1833 , un traité d’alliance offensive et défensive pour 8 années, très-avantageux à cette dernière puissance , qui aidait le sultan contre Mé •

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