URU
1,076 kil. carr., 14,741 hab., catholiques. Ch.-l., Altdorf. C’est une riche vallée environnée de montagnes , arrosée parla Reuss, et très-fertile. Le lac des Quatre -Cantons en occupe la partie N.-O. Climat assez doux. Riches pâturages. Elève de bétail ; préparation de fromages. On parle allemand. — Le canton d’Uri est un des trois qui se révoltèrent contre l’Autriche en 1307. Il est le 11e de la Confédération par son étendue, et le 22e par sa population. La Constitution est purement démocratique. Le pouvoir suprême réside dans le peuple , qui se réunit en assemblée générale, le 1er dimanche de mai, pour nommer tous les magistrats. Chaque citoyen qui a 20 ans révolus est soldat, électeur, et éligible. Le pouvoir exécutif et administratif appartient à un conseil d’Etat, dont les membres sont élus à vie ; un Petit-Conseil est chargé des finances. Pour le culte, le canton d’Uri relève de l’évêché de Coire. B.
URIAGE. F. Martin-d’Uriage (Saint-).
URIAS sinus, auj. golfe de Manfredonia , formé par l’Adriatique sur la côte N.-E. de l’Apulie, tirait son nom d’Uria, ville située sur ses bords.
URICONIUM, nom anc. de Siirewsbury.
URIE , officier de David. Ce roi, ayant eu un commerce criminel avec Bethsabée , femme d’Urie , le fit périr en l’exposant, pendant le siège de Rabbath, à tous les traits de l’ennemi. Il pleura ensuite amèrement ce crime, et en fit pénitence.
URIEL, c.-à-d. en hébreu Dieu est ma lumière. Les juifs et quelques chrétiens en font l’ange de la lumière.
URNE , Urna. Mesure de capacité pour les liquides, chez les anciens Romains. Elle faisait la moitié de l’amphore, et sa contenance équivalait à 13 litr. 006. — petites boîtes ou corbeilles qui servaient à déposer les bulletins de vote dans les tribunaux. — vases de toutes formes , en terre cuite, en albâtre, en marbre, en porphyre, ou même en or, servant à recueillir les cendres des morts, et conservés dans les tombeaux. C. D— -y.
URQUIJO ( Mariano-Luis , chevalier d’), ministre espagnol, né en 1768 à Bilbao, m. en 1817, suivit la voie des emplois publics sous les auspices du comte d’Aranda, et reçut de Charles IY le portefeuille des affaires étrangères après la retraite de Saavedra, 1798; ferme et actif, il s’efforça de réformer les abus introduits dans l’organisation du clergé, encouragea l’industrie, travailla à relever la marine, propagea la vaccine en Espagne, abolit l’esclavage, favorisa les explorations du baron de Humboldt en Amérique, et limita le pouvoir de l’Inquisition, en lui étant la faculté d’ordonner aucune arrestation sans l’autorisation du roi, et en l’obligeant à faire connaître aux accusés leurs accusateurs. Ces réformes lui firent beaucoup d’ennemis. Disgracié parles intrigues de Godoï, 1800, il fut bientôt conduit à Pampelune, où il subit la plus dure et la plus cruelle captivité , jusqu’en 1808 ; mis en liberté par Ferdinand VII , il devint ministre d’Etat sous Joseph Bonaparte, et, après la chute de ce prince, 1814, se retira à Paris, où il mourut. B.
URRAQUE ou URRACA , reine de Castille , fille aînée d’Alphonse VI, épousa, en 1090, Raymond de Bourgogne, qui fut créé comte de Galice et mourut en 1106, puis Alphonse le Batailleur, roi d’Aragon et de Navarre. A la mort de son père, 1109, elle fomenta la résistance de la Castille contre son mari ; emprisonnée à Castellas ( Aragon ) pour ses désordres et ses exigences, elle s’échappa, lutta à force ouverte, obtint le divorce en 1111, mais lassa le dévouement des Castillans, qui se donnèrent à Alphonse VII, son fils du premier lit. Elle voulut encore gouverner au nom de ce prince avec le comte de Lara, son amant ; mais les nobles arrêtèrent ce favori, 1122, et rendirent le pouvoir à Alphonse. Urraque mourut en 1126. H.
URRUGNE, brg (Basses-Pyrénées), arr. et à 26 kil. S.- O. de Bayonne ; 719 hab. Commerce avec l’Espagne.
URRUTIA (Joseph de), général espagnol, né en Biscaye en 1728, m. en 1800, parvint de grade en grade jusqu’à celui de brigadier, prit part à la défense de Ceuta contre le roi de Maroc en 1791, fit la campagne de 1793 contre la France en qualité de maréchal-de-camp, et obtint, la même année, le titre de lieutenant-général. En 1794, appelé au commandement de l’armée de Catalogne après la mort du comte de La Union , il se maintint sans trop de désavantage contre Schérer, et, à la suite de la paix de Bâle, 1795, fut nommé capitaine -général. Godoï, dont il n,e voulut pas être le courtisan, le fit disgracier. B.
URSEOLO (Famille des). F. Orseolo.
URSElîEN. F. Andermatt.
URSINS (Famille des). F. Orsini.
ursins (Anne-Marie de la trimoille, princesse des ), née en France en 1635, m. en 1722. Elle était déjà veuve des deux maris qu’elle perdit en 1670, Talleyrand, prince de Chalais , et le duc de Bracciano Orsini , mort en 1698, lorsqu’en 1701 elle devint camarera-mayor de la jeune Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, première femme du roi d’Espagne Philippe Y. Elle trouva là de quoi satisfaire son ambition toute virile : par son caractère ferme et résolu, auquel elle joignait le don de plaire, la grâce des manières et de l’esprit, elle prit un grand ascendant sur la reine et sur Philippe, dont elle ranima plus d’une fois le courage au milieu des épreuves de la guerre de la Succession, et gouverna quatorze ans avec une autorité presque absolue. Elle sembla d’abord vouloir enlever l’Espagne à la tutelle de la France, mais changea de conduite et soutint l’influence française , après que Louis XIV, en 1704, l’eut fait un instant renvoyer. Elle fit, en 1709, rappeler de Madrid le duc d’Orléans, qui, dans la situation désespérée où semblait être Philippe V, avait accueilli la proposition faite par plusieurs seigneurs espagnols de le prendre lui-même pour roi. Après la mort de la reine, suivant les conseils de l’astucieux Albéroni , qui lui représentait Elisabeth de Parme comme timide et facile à dominer, elle donna cette princesse impérieuse pour épouse à Philippe; et le premier conseil d’Albéroni, le premier acte d’Elisabeth, ce fut l’exil de la femme de tête et de cœur qui avait produit l’un à la cour et mis l’autre sur le trône, décembre 1714. Elle se retira à Rome, où elle mourut. La princesse des Ursins eut un grand caractère ; elle sauva, par sa fermeté, la couronne de Philippe Y, alors que Louis XIV consentait déjà à détrôner son petitfils pour obtenir la paix. On a de Mme des Ursins des Lettres intéressantes et remarquables. Elles ont été publiées avec celles de Mme de Maintenon, Paris, 1826, 4 vol. in-8°. F. une étude sur la princesse des Ursins, par M. Sainte- Beuve, Causeries du Lundi , t. v ; M. Combes, La Princesse des Ursins, Essai sur sa vie et son caractère politique, 1858, in-8° ; M. Geffroy, Lettres inédites de la Princesse des Ursins, Paris, 1859, in-8°. R,
ursins (Juvénal des). F. juvénal.
URSINUS (Fulvius). F. Orsini (Fulvio).
URSOPOLIS , nom latin de Bernbourg.
URSULE (Sainte), princesse de la Grande-Bretagne au V® siècle, fut martyrisée à Cologne par les Huns, vers l’an 452, avec onze vierges, dont un traducteur ignorant a fait onze mille vierges, d’après une inscription légendaire ainsi conçue : vrsvla. et. xi. mm. vv., c.-à-d. : Ursula et undecim martyres virgines, « Ursule et onze vierges martyres. » Elles furent enterrées à Cologne, où leurs reliques sont conservées. Ste Ursule était la patronne de l’anc. Sorbonne de Paris. Fête, le 21 octobre.
URSULINES , dites aussi Filles de la doctrine diretienne, congrégation de religieuses, fondée, en 1537, par la bienheureuse Angèle Merici de Brescia , pour l’éducation gratuite des jeunes filles, et confirmée, en 1572, par Grégoire XIII. Ce même pape soumit les religieuses de S1® Ursule à la règle de S1 Augustin et à la vie claustrale ; car jusque-là, selon la volonté de leur fondatrice, elles avaient donné leurs soins aux enfants et aux malades, sans se retirer du monde. Leur première communauté s’établit en France, en 1596, à l’Isle (Vaucluse), et de là l’Ordre se répandit bientôt dans tout le royaume. Introduit à Paris par Madeleine L’Huillier, comtesse de Sainte-Beuve, il reçut, en 1612, son autorisation régulière du pape Paul V, et continua de former un grand nombre d’établissements. A sa suppression , en 1790 , il comptait 300 maisons en plein exercice, réparties en 11 provinces, et, depuis son rétablissement, il a repris un peu d’extension à Paris et dans les départements. D— T — r.
URUGUAY, riv. de l’Amérique du S., sort de la prov. brésilienne de Rio-Grande-do-Sul, sépare la république de l’Uruguay et la Confédération du Rio-de-la-Plata, en coulant vers le S.-O., et se joint au Parana pour former le Rio-de-la-Plata près de Buénos-Ayres ; cours de 1 ,500 kil. environ, embarrassé de cataractes et d’iles qui en rendent la navigation dangereuse. Il reçoit le Rio-Cuareim, le Rio-Negro, l’Ibicuy, l’Yguy, etc.
URUGUAY (République de 1’), Etat de l’Amérique du S., entre le Brésil (prov. de Rio-Grande-do-Sul) au N., l’État d’Entre-Rios à l’O., le Rio-de-la-Plata au S., et l’océan Atlantique à l'E. ; entre 30° et 35° lat S., 55° et 61° long. O.; 500 kil. du N. au S., 550 de l’E. à l’O. ; 310,000 habitants. Capit., Montevideo. Divisé en 13 départem.: Guadalupe, Cerro-Largo, Colonia del Sacramento, Durazno , Maldonado , Montevideo , Paysandu . Salto , San-José, Soriano, Florida, Tacuarembo, Minas. Ce pays
uss
usu
est en grande partie composé de vastes solitudes; mais la fertilité du sol le destine à être occupé un jour par une population plus nombreuse. Il est arrosé par l’Uruguay, qui lui donne son nom, le Rio-de-la-Plata, le Rio-Cuareim et le Rio-Negro. Le climat est assez doux. Côtes basses, plates, et dépourvues de bois. Elève considérable de bestiaux. Exportation de peaux et de salaisons. — L’Uruguay, sous le nom de Banda Oriental , faisait jadis partie de la vice-royauté espagnole de Buénos-Ayves. Gouverné, de 1816 à 1825 , par Artigas, il passa ensuite au Brésil sous le nom de Province Cisplatine, et, après deux ans de révoltes incessantes, soutenues par Buénos- Ayres , fut reconnu république indépendante en 1828. Après la présidence quatriennale de Riveira, il a eu à souffrir des longues querelles d’Oribe et de Rosas, qui ne cessèrent que par une intervention militaire du Brésil, et aussi de démêlés fréquents avec la Confédération de la Plata. Le gouvernement est une république administrée par un président, un sénat et une chambre des représentants. Le Code français a été adopté comme base de la législation. B.
URUNCA , nom latin d’ENSiSHEiM.
URVILLE (Dumont d’). P. Dumont.
Uhville (d’), île de la Micronésie, dans l’archipel des Carolines, au S.-E. d’Hogoleu; découverte en 1824. — Ile de la Mélanésie, près de la côte de la Papouasie. — Montagne de la terre de Louis-Philippe; 931 mèt. de hauteur.
USAGE I Mariage par). V. Mariage.
USCOQUES. V. Uskoks.
USCUDAMA, ville de l’anc. Thrace, dans le pays des Besses; auj. Andrinople.
USCUP, v. de la Turquie d’Europe. V. Ouskoub.
USEDOM, ville des Etats prussiens (Poméranie), sur la côte S. de l’ile de son nom, à 16 kil. N.- O. de Stettin; 1,500 hab. Jadis place forte. — L’ile d’Usedom, longue de 50 kil. sur 22 , à l’embouchure de l’Oder, est comprise entre la mer Baltique, le Pommersche-Haff, la Peene et la Swiene; 11,000 hab. Sol peu fertile. Pêche productive.
USÉVOLOD. V. V sevolod.
USGAU. V. Bade , Baden-Baden.
USHER (Jacques), en latin Usserius, prélat anglican, né à Dublin en 1580, m. en 1656, fut un des plus savants hommes de son temps. Fils d’un greffier de la chancellerie d’Irlande, il s’appliqua de bonne heure à l’étude de l’histoire, de la théologie, des Pères et des scolastiques, acquit une certaine réputation comme prédicateur, devint professeur de théologie à l’université de Dublin en 1607, chancelier de l’église de S'-Patrick, évêque de Meath, membre du conseil privé d’Irlande, et, en 1624, archevêque d’Armagh, déploya le plus grand zèle contre les catholiques, resta constamment attaché à la cause de Charles Ier, fut dépouillé des revenus de son archevêché par l’insurrection catholique de 1648, et se réfugia en Angleterre. Il est resté célèbre surtout comme chronologiste ; c’est lui qui a fixé l’an 1er du monde à l’an 4004 av. J.-C. On a de lui, entre autres ouvrages : de Eccletiarurn chrislianarum sùccessione el statu, Londres, 1613; de la Religion des anciens Irlandais et Bretons, en anglais, 1622, in-4°; Britannicarum ecclesiarum antiquilales, Dublin, 1639, in-4°; Annales Veteris et Novi Testamenti, 1650-54. B.
USICZA, ville de la Principauté de Servie, à l’O. de Kragojewatz; 6,000 hab.
USINGEN, v. de Prusse (Hesse ) sur l’Usbach, à 36 kil. N.-E. de Wiesbaden; 1,850 hab. Cour d’appel. Beau château, avec parc, qui appartint à une branche auj. éteinte de la maison de Nassau.
USIPÈTES ou ÜSIPIENS, Usipii, peuple de la Germanie, au N. -O., près du Rhin, entre les Bructères au N. et les Marses au S., habitait le pays actuel de Zutphen.
USK, riv. d’Angleterre, naît dans le pays de Galles (Brecknock), passe à Abergavenny, Usk et Newport, et se jette dans le canal de Bristol; cours de 110 kil.
USKOKS ou USCOQUES, peuple d’origine slave, répandu dans la Carniole, la Croatie et la Dalmatie. Ils ont été célèbres par leurs pirateries, surtout ceux qui s’établirent à Segna ou Sengh, dans le golfe de Quarnero, après avoir été chassés de Glissa par les Turcs au xvi* siècle. Les Turcs et les Vénitiens ne parvinrent à les dompter qu'au commencement du xvne siècle. Aujourd’hui ils se livrent à l’agriculture.
USKUP, v. de Turquie. V. Ouskoub.
USPALLATA, ville du Chili, à 75 kil. N. de Santiago. Elle donne son nom à un long plateau, où se trouve la plus riche mine d’argent du pays.
USSAT, vge ( Ariège ), arr. et à 20 kil. S.-S.-E. de Foix ; 250 hab. Bains d’eau minérale, sur le bord de l’Ariége. Grottes à stalactites. On trouve dans toute cette vallée
beaucoup de cavernes où les Albigeois se réfugièrent. On voit , à l’entrée , des débris de fortifications.
USSEL, s.-préf. (Corrèze), à 63 kil. N.-E. de Tulle; 2,716 hab. Tribunal de lre instance, collège. Ane. ch.-l. du duché de Ventadour. Exploitation de fer; fabr. de lainages, tanneries. Comm. de chanvre.
USSERIUS. V. Usher.
USSON, vge (Puy-de-Dôme), arr. et à 9 kil. E. d’Issoire; 800 hab. Ruines d’un anc. château-fort des comtes d’Auvergne, que Duguesclin ne put prendre en 1371, et que Louis XI convertit en prison d’Etat ; Marguerite de Valois, lre femme de Henri IV, y passa 20 ans, et y écrivit ses Mémoires. Ce château fut rasé en 1634.
USTARITZ, ch.-l. de cant. ( B. -Pyrénées), arr. et à 14 kil. S. de Bayonne, sur la Nive; 1,675 hab. Tanneries, corroieries. Anc. capitale du Labourd.
USTARIZ (Jérôme), un des premiers économistes de l’Espagne, né en Navarre vers la fin du xvne siècle, est connu par une Théorie et Pratique du comme ce et de la marine , 1724, livre traduit en français par Forbonnais , Paris, 1753, in-4°.
USTER, brg de Suisse (Zurich), à 4 kil. S.-E. de Greifensee; 5,610 hab. Forges, fabr. de coton.
USTICA ou OSTEODE, île voisine de la côte de Sicile, dans la mer Tyrrhénienne, à l’O. des îles Lipari; 3,000 hab. Fortifiée.
USTRINE, Ustrina ou Ustrinum (d’urere, brûler), enclos près d’un grand tombeau, chez les anciens Romains, pour y brûler les eorps des gens dont ce tombeau devait être la sépulture. Le Buslum ( V. ce mol ) était l’Ustrine du tombeau d’Auguste. Il y avait , pour les gens de médiocre ou de petite condition , des ustrines publiques, où , moyennant salaire , des esclaves spéciaux leur rendaient ce service. C. D — y.
USUARD, moine de l’abbaye de S‘-G ermain-des-Prés, à Paris, m. vers 897, alla chercher en Espagne des reliques de plusieurs saints, et, à son retour, reçut de Charles le Chauve la mission de composer un nouveau Martyrologe. Cet ouvrage, bientôt adopté par la plupart des églises de France, d’Allemagne et d’Italie, a servi de base au martyrologe romain; il a été imprimé à Lubeck, 1475, à Florence, 1486, et à Anvers, 1714.
USUCAPION, Usucapio, nom que les jurisconsultes romains donnent à la prescription en matière de biens meubles ou immeubles. Il fallait une possession continue d’un an pour les premiers, de 2 ans pour les seconds. L’Usucapion ne s’appliquait ni aux choses du domaine public, ni aux choses volées, et c’était un droit dont les seuls citoyens romains jouissaient. C. D — y.
USURE, Usura ou Fœnus , nom de l’intérêt de l’argent, chez les anc. Romains, sans que ce mot fût jamais pris en mauvaise part. L’usure n’avait point d’abord de taux légal; mais les riches ayant abusé du droit de fixer arbitrairement ce taux, la loi des xn Tables déclara que l’usure serait unciaire, ce qui revenait à 1 p. 0/0 par an ; car les usures se calculaient toujours en onces, ou parties de l’as, c.-à-d. en 12 as. On les acquittait mensuellement, â l’époque des calendes. La législation tenta vainement plusieurs fois de fixer le taux de l’usure; il variait, comme une marchandise, suivant les besoins des emprunteurs, et il monta, suivant les époques, jusqu’à 24 p. 0/0 l’an. En voici les dénominations et les évaluations diverses :