‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 631 sur 864 · VAR · texte numérisé non relu

VAR

VAN ORT (Adam), peintre, né à Anvers en 1557, m. en 1661, fut ie maître de Rubens et de Jordaens.

VAN OSTADE. V. Ostade.

"V AN PRAET ( Joseph-Basile-Bemard) , bibliographe, né à Bruges en 1754, m. en 1837, fut placé, en 1779, à Paris, chez le libraire Debure, prit part à la rédaction du Catalogue des livres rares du duc de La Vallière, 1783, fut attaché, en 1784, à la Bibliothèque royale de Paris, dont il devint un des conservateurs, et entra en 1830 à l’Académie des Inscriptions. On a de lui : Catalogue des livres imprimés sur vélin de la Bibliothèque du roi, 1822-28, in-8°, etc.

VANS (Les), ch.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 25 kil. S. -O. de Largentière, près du Chassezac ; 2,701 hab. Comm. et fabrique de soie ; récolte de châtaignes, olives, vins, etc.

VAN SPAENDONCK. V. Spaendonck.

VAN SWANEVELT. V. Swanevelt.

VAN SWIETEN | Gérard ), célèbre médecin, né à Leyde en 1700, m. à Schœnbrunn en 1772, eut pour maître et ami Boerhaave, fut reçu docteur en 1725, obtint à l’université de Leyde une chaire de médecine, que ses envieux 1 obligèrent d’abandonner parce qu’il était catholique, fut appelé à Vienne en 1745, y professa la médecine et l’anatomie avec un grand succès, et devint 1“ médecin de 1 impératrice Marie - Thérèse , qui lui témoigna toujours beaucoup de bienveillance, bibliothécaire, et directeurgénéral des études dans les Pays héréditaires. Il créa 1 amphithéâtre anatomique, le laboratoire de chimie, une école de clinique, et le jardin des plantes de Vienne. On a de lui : Commentaria in H. Boerhaavii aphorismos de cognoscendis et curandis morbis, 1741-72, 5 vol. in-4°, ouvrage très-important, traduit par parties en français par Paul sous les titres suivants : les Fièvres intermittentes, Paris, 1766, in-12; les Maladies des enfants, 1769, in-12; Traité de la pleurésie, in-12. Louis a aussi tiré de cet ouvrage les Aphorismes de médecine, 1766, et les Aphorismes de chirurgie, 1768, 7 vol. in-12. Van Swieten a encore laissé : Description des maladies qui régnent dans les armées, avec la méthode de les traiter (écrit en français), Vienne, 1759; Essai sur les épidémies, 1782, etc.

VANUCCI, peintre. V. PÉrugin.

VAN UDEN. V. Uden.

VAN VEEN (Othon) , en latin Otto Venius, peintre, né à Leyde en 1556, d’un bourgmestre de la ville, m. en 1634, reçut une éducation libérale, et fut mis, à l’âge de 14 ans, sous la tutelle du peintre Swanenburg l’Ancien. Pendant les guerres des Pays-Bas, son père, s’étant déclaré pour les Espagnols, fut contraint d’abandonner la Hollande; il se réfugia à Liège, où le jeune Van Veen devint élève de Lambert Lombard. A 18 ans, il partit pour l’Italie ; il alla ensuite en Allemagne, et revint habiter Bruxelles, puis Anvers^ En 1594, il devint chef de l’Académie de cette ville. Van Veen était très-habile dans la composition et dans l’emploi du clair-obscur ; il savait fondre ses couleurs d’une manière savante, par d’imperceptibles dégradations. La verve et l’expression lui manquent. Rubens, son élève, lui doit beaucoup. Le musée du Louvre a un tableau de lui, Otto Venius et sa famille ; les musées de Bruxelles et d’Anvers en contiennent un gsand nombre ; la Pinacothèque de Munich en renferme six. Van Veen cultivait aussi les lettres. On a de lui, entre autres ouvrages : la Guerre des Bataves contre les Romains, tirée des 4e et 5e liv. de Tacite, Anvers, 1612, in-4°, avec 40 estampes; Emblèmes d’Horace; Vie de St Thomas d’Aquin, avec 32 planches. A. M.

VANVES ou VANVRES, vge (Seine), arr. et à 6 kil. N. de Sceaux, à 7 kil. S.- O. de Paris; 2,868 hab. Fort dépendant du système de défense de Paris. Maison d’aliénés. Ane. château, avec parc, occupé par une division des plus jeunes élèves du lycée Louis-le-Grand de Paris.

VÀNV1TELLI (Luigi), célèbre architecte, né à Naples en 1700, m. en 1773, était fils du peintre hollandais, Gaspard van Witell , dont on a beaucoup de tableaux de monuments; cet artiste s’étant fixé à Rome à l’âge de 19 ans, son nom prit la terminaison italienne. Lejeune Luigi cultivait le dessin avec distinction dès son enfance, et, à 20 ans, peignit à Rome des fresques remarquables. Mais son penchant l’entraînait vers l’architecture, qu’il étudia sous Ivara ; malgré sa grande jeunesse, on lui confia la restauration du palais ^Ibani à, Urbin, et, dans la même ville, la construction des églises Sl-François et Sl-Dominique ; il fut nommé, à 26 ans , architecte de Sl-Pierre de Rome, dirigea les travaux du lazaret et du môle d’Ancône, et beaucoup d’autres travaux dans différentes villes, et à Rome, où il refit, entre autres, l’intérieur de la belle église de S'-Augustin. La réputation de Vanvitelli était si grande

que, lorsque le roi de Naples Charles III voulut bâtir un important palais à Caserte, il en confia le soin à Vanvitelli, qui en a fait un des plus magnifiques châteaux royaux de l’Europe. Cet artiste construisit aussi le superbe aqueduc qui amène l’eau dans ce palais, d’une distance de plus de 41 kilom., et fit beaucoup de travaux à Naples et dans les environs. Vanvitelli fut un des plus grands architectes de son temps ; savant et habile dans toutes les parties de son art, doué d’un goût sûr, il voyait grandement, sut se préserver des écarts de l’école vicieuse qui l’avait précédé, et ramena l’Italie dans la voie du bon goût. Il a laissé : Dichiarazione de' disegni del Real Palazzo di Caserla, Naples, 1756, in -fol.

VANVRES. V. Vanves.

VAOUR, ch.-l. de canton (Tarn), arr. et à 24 kil. N. -O. de Gaillac; 242 hab.

VAPINCUM, v. de la Gaule (Narbonaise lre), paraît avoir été la capitale des Tricoriens; auj. Gap.

VAR, c.-à-d. lieu fortifie, en hongrois : Temes\ Ali, fort de la Temès.

var, en italien Varo, en latin Varus, riv. qui prend sa source au pied du mont Garret dans les Alpes Maritimes, coule au S., arrose Entrevaux dans les Basses-Alpes , rentre dans les Alpes-Maritimes, où il baigne Puget-Theniers, coule de l’O. à l’E., puis du N. au S., et se jette dans la Méditerranée près de Sl-Laurent-du-Var ; cours de 115 kil. ; ilottable seulement.

vau (Le), département du S.-E. de la France, ch.-l., Draguignan ; formé d’une partie de l’ancienne Provence, entre la Méditerranée au S., les départem. des Bouchesdu-Rhône à l’O., des Basses-Alpes au N., des Alpes-Maritimes à l’E., n’est plus arrosé par le Var, son ancienne limite orientale, depuis 1860. (F. Alpes-Maritimes). Il comprend les îles d’Hyères. Superf., 683,950 hect. ; pop., 308,550 hab. Le département est admirable par la beauté de son climat et de ses sites; une ramification des Alpes- Maritimes le traverse au N. et au N. -O. ; il est arrosé par le Gapaux et l’Argens; les étangs sont assez nombreux sur le littoral et à l’intérieur. Les côtes, très-échan crées, présentent les golfes de S'-Tropez ou de Grimaud, de Fréjus. Magnifiques forêts de pins et de chênes; récolte d’écorces à tan ; bois d’oliviers, d’orangers, de citronniers. Peu de céréales ; vins estimés, tabac. Elève de mulets, vers à soie, abeilles. Exploit, de sel, plomb, houille, marbre, gypse, pierres de taille. Comm. d'eaux-de-vie, liqueurs, parfumeries, soie, huile, bouchons de liège, fruits. Pêche de thon et d’anchois. — Il forme le diocèse de Fréjus, et dépend de la Cour impériale d’Aix.

VARADES, ch.-l. de cant. (Loire-Inférieure), arr. et à 13 kil. E. d’Ancenis, sur un coteau de la rive dr. de la Loire, et sur le chemin de fer de Tours à Nantes; 705 hab. Récolte de bons vins blancs. C’est près de là quf l’armée vendéenne passa la Loire en 1793.

VARAD1N, v. de Croatie. V. Warasdin.

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