‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 630 sur 864 · VAN DER VELDE. V. VAN DEN VELDE · texte numérisé non relu

VAN DER VELDE. V. VAN DEN VELDE

VAN DER VYNCKT (Luc-Joseph) , publiciste, né à Gand en 1691, m. en 1779, fut membre du conseil de Flandre en 1729. On a de lui : Recherches historiques et chronologiques sur les gouverneurs et gouvernantes des Pays-Bas, en flamand, ouvrage judicieux et bien étudié; Histoire des Pays-Bas, de 1495 à 1648, en français, 1821, 3 vol. in-8°, avec beaucoup de pièces justificatives.

VAN DER WERF. V. Werf.

VAN DER WEYDEN (Rogier), peintre flamand, né au commencement du xve siècle, m. en 1464, fut l’élève préféré de Jean Van Eyck et le maître de Hemling. Chargé de décorer l’hôtel-de-ville de Bruxelles, il y exécuta sur quatre panneaux, dont deux immobiles et deux servant de volets, six grandes compositions. 11 dessinait avec finesse, et peignait d’une manière agréable, tantôt se servant de couleurs à l’huile, tantôt de couleurs à la gomme et au blanc d’œuf. Un tableau qu’on voit au musée de Berlin, et qui ornait jadis l’église de Middelbourg, est le seul

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aujourd’hui qu’on puisse lui attribuer d’une manière positive.— Son fils, Goswin, doyen de la confrérie de Saint- Luc à Anvers, en 1514 et 1530, fut aussi un peintre distingué. Il existe de lui, dans l’église abbatiale de Tongerloo, une Mort de la Vierge , et onze autres productions dans le musée de Bruxelles. A. M.

VANDEUVRE ou VANDŒUVRE, ch.-l. de cant.

(Aube), arr. et à 27 kil. O. de Bar-sur- Aube ; 1,918 hab. Elève de mérinos et d’abeilles; poterie, bonneterie de coton. Château.

VAN DIÉMEN. V. Diémen.

VAN DIEVE, en latin Divœus, historien belge, né à Louvain en 1536, m. en 1581. Greffier à Louvain de 1561 à 1576, il embrassa pendant les troublés civils le parti des Etats, devint en 1580 conseiller de guerre au gouvernement des Etats assemblés à Anvers, et la même année, pensionnaire ou syndic de Malines, prise par les Anglais et les confédérés. Ami de Juste-Lipse, il se montra historien exact et bon critique. On a de lui : Rerum brabanticarum libri XIX, 1610, Anvers, in-4° ; de Galliœ belgicæ, antiquitalibus , 1565, in-8°; Rerum Lovaniensium libri IV (de 1240 à 1507 ), Louvain, 1757, etc.

VANDR1LLE (Saint), né à Verdun, comte du palais sous Dagobert 1er, se fit moine en 629, prêcha dans le pays de Caux, fonda, en 648, une abbaye qui garda son nom, et mourut en 666. Fête, le 22 juillet.

vandrille ( saint-), abbaye de Bénédictins de la congrégation de Sl-Maur, à 4 kil. S. de Caudebec (Seine-Inférieure), près de la Seine. Fondée en 648 par S1 Vandrille, elle porta d’abord le nom de Fonlenelle; saccagée par les Normands vers 850, rétablie par le duc de Normandie en 1035, elle fut reconstruite en partie au xvn® siècle. Il n’en reste que des ruines.

VAN-DYCK (Antoine), peintre et graveur, né à Anvers eu 1599, d’une famille originaire de Bois-le-Duc, m. à Londres en 1641. Son père, peintre verrier et marchand de toile, le mit, en 1610, chez Henri Van Balen, où il resta deux ans ; puis il entra dans l’atelier de Rubens ; il y fit des progrès rapides, et l’on ne put bientôt plus distinguer sa touche de celle du maître. Puis il alla passer trois années et demie en Italie, 1621, où il fit beaucoup de portraits d'une exécution remarquable, et copia les chefs-d’œuvre des maîtres. 11 prit surtout pour modèles le Titien et Paul Y éronèse. Doué d’un talent souple, il acquit les principales qualités des artistes méridionaux. N’ayant pas été traité, à son retour dans son pays, comme il le méritait, il céda, en 1632, à l’invitation de Charles Ier, roi d’Angleterre, qui le combla de richesses et d’honneurs, et abandonna presque entièrement la peinture d’histoire pour le portrait. Sa manière est plus idéale, a plus de grâce et de finesse, mais moins d’unité que celle de Rubens ; elle occupe le milieu entre le style de ce grand maître et celui des peintres italiens. Parmi ses tableaux d’histoire, on remarque : St Augustin en extase, à Anvers; le Couronnement d'épines, à Courtrai. Le musée du Louvre a de lui 20 tableaux ou portraits ; on y remarque St Sébastien , la Vierge et V Enfant-Jésus, Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée, les portraits de Fr. de Moncade, de Charles Ier, et le sien propre. Van-Dyck a gravé à l’eau-forte, de la manière la plus pittoresque, une suite de portraits. A. M.

Van-Dyck (Philippe), dit le Petit Van-Dyck, peintre, né à Amsterdam en 1680, m. à La Haye en 1753, élève d’Arnold Boonen, se distingua dans le portrait, soit de grandeur naturelle, soit en miniature, et nous a laissé les images d’une foule de princes, de seigneurs, et de riches bourgeois. Mais il a surtout brillé dans les tableaux de genre. Il a poussé trop loin la minutie de l’exécution; ses contours en deviennent durs, et sa couleur léchée; scs carnations prennent l’aspect de l’ivoire. Le landgrave de Hesse le choisit pour son peintre officiel ; il résida longtemps près de ce souverain, et la ville de Cassel renferme encore un grand nombre de ses toiles. Venu à une époque de décadence, Philippe Van-Dyck ne se contenta pas des sommes que lui rapportait son talent : il se fit marchand de tableaux, et son goût, sa probité , son renom d’artiste, lui procurèrent une vaste clientelle. Le musée de La Haye possède de lui cinq morceaux ; celui du Louvre en contient deux de petites dimensions, Sara présentant Agar à Abraham, et Abraham renvoyant Agar et Ismaël. A. M.

VANE (Henry), homme d’Etat anglais, né en 1612, m. en 1662, étudia à Oxford, où il prit le germe des opinions républicaines, et, après un voyage en France et à Genève, manifesta une grande aversion pour la discipline et la liturgie de l’Eglise anglicane. S’étant rendu en Amérique, il fut élu gouverneur du Massachusetts, mais se rendit si odieux, dit-on, qu’il dût revenir presque aussitôt en An-

gleterre, 1635. Membre du Long-Parlement en 1610, il montra une grande animosité contre Strafford, fut un des commissaires envoyés, en 1642, par l’assemblée pour entraîner l’Ecosse contre Charles Ier, et l’un des plus ardents promoteurs du Covenant, 1643, prit part au traité d’Uxbridge, 1645, et à celui de l’ile de Wight, 1648, et, après la proclamation de la république, entra au Conseil comme ministre de l’intérieur. Trop attaché à ses principes républicains pour se soumettre à Cromwell, il subit, après la dissolution du Long-Parlement, 1653, un emprisonnement de 4 mois, et fut inflexible aux menaces et aux séductions du Protecteur. Quand Richard Cromwell eut abdiqué, il fit partie de la commission de sûreté et du conseil d’Etat, et essaya vainement de faire adopter une nouvelle forme de république. Après la Restauration, Charles II le fit arrêter et exécuter à Towerhill. Vane avait formé une secte de puritains, appelés Vanists ou Seekers (chercheurs). B.

VAN EFFEN (Juste), littérateur hollandais, né à Utrecht en 1684, m. en 1735, inspecteur des magasins de Bois-le-Duc, a laissé : le Misanthrope , 1726, 2 vol. in-8°, feuille périodique dans le genre du Spectateur d’Addison; la Bagatelle, ou Discours ironiques, Amsterdam, 1718-19, 3 vol. in-8°; le Spectateur hollandais, ibid. , 1731-35, 12 vol. in-8« ; Parallèle d'Homère et de Chapelain, imprimé avec le Chef-d’œuvre d'un inconnu de Saint-Hyacinthe, et attribué à Fontenelle, etc.

VAN EYCK, peintre. V. Eyck.

VAN GEER. V. Geer.

VANGIONS, Vangiones, peuple de la Gaule (Germanie lre, au N.), entre les Caracates au N. et les Némètes au S- Capit., Vangiones on Borbetomagus (auj. Wormst.

VAN GOY’EN. V. Goyen.

VAN HELMONT (Jean-Baptiste), fameux médecin, né à Bruxelles en 1577, d’une famille noble, m. en 1644. Doué d’une érudition très-vaste, il se livra d’abord à la médecine, et occupa quelque temps à Louvain une chaire de chirurgie. Amant du merveilleux, il quitta bientôt sa profession pour se jeter dans la science hermétique, dont il défendit les erreurs, à l’aide d’une métaphysique qui éblouit ses contemporains, mais dont la postérité a fait justice. Il embrassa les doctrines de Paracelse ; et, comme lui, il appliqua la chimie à la médecine, d’une manière trop absolue. L’empereur Rodolphe H et l’électeur de Cologne le voulurent attirer à leur cour, mais il préféra l’indépendance de son laboratoire, et se retira à Vilvorden près de Bruxelles. Sa gloire réelle est d’avoir révélé scientifiquement l’existence des gaz. Il fut en cela le précurseur de la chimie pneumatique, et prépara les voies au xviii« siècle. Cependant ses idées paradoxales l’égarèrent au delà des bornes que la méthode expérimentale doit seule poser dans l’étude des sciences physiques. Il imagina un système absurde et contradictoire, pour rendre compte des phénomènes vitaux. 11 admettait2 principes: le Duumvirat, ayant son siège dans l’estomac et la rate, présidant à toutes les actions de l’âme, et V Archée, principe vital, qui exécute toutes les fonctions du corps. Les Giuvresde Van Ilelmont, recueillies par son fils, ont été publiées sous le titre d ’Ortus medecinœ, Amsterdam, 1648 et 1652. On y remarque un traité de Magnelicâ vulnerum curatione, 1621, qui ferait de lui un précurseur de Mesmer. G — R.

van helmont ( François-Mercure), fils du précédent, né en 1618, m. en 1699, mena une vie errante avec une troupe de Bohémiens, crut posséder la pierre philosophale et la panacée universelle, et prétendit avoir trouvé la langue primitive. Il a laissé : Principia philosophiœ antiquissimœ et recentissimœ, Amst., 1690.

VAN HEURN. V. IIeurn.

VAN HOECK. V. Hoeck.

VAN HOOFFT ( P. -Cornélius ), poëte et historien hol landais, né en 1581 à Amsterdam , dont son père était bourgmestre, m. en 1647, fut toute sa vie drossart ( magistrat civil) à Muiden , près d’Amsterdam. On a de lui : Granida, drame, 1602; Gérard de Velsen, tragédie; Bato, tragédie, 1628; Poésies diverses, 1636, in-12 : dans ces divers ouvrages, il a fait preuve d’un vrai talent poétique. Comme historien , on lui doit : Vie de Henri le Grand, roi de France et de Navarre, Amst., 1627, in-fol.; Histoire de la maison de Médicis, 1649; Histoire de Hollande, 1677, in-fol., ouvrage remarquable par la véracité et l’exactitude, ainsi que par la concision et la rapidité du style ; une traduction de Tacite, 1684, in-fol., fig. , etc.

VAN HORN. V. Hokn.

VAN HUYSUM. V. Hdysum.

VANIÈRE (Jacques), jésuite, poëte latin né à Causses près de Béziers, en 1654, m. en 1739, professa les Immunités et la rhétorique dans divers collèges de son ordre,

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et cultiva en même temps la poésie latine avec beaucoup de succès. Son premier ouvrage fut un poëme intitulé : Stagna (les Etangs); un autre, intitulé : Columbia (les Colombes), parut un an après, et fit dire à Santeuil que ce nouveau venu les avait tous dérangés sur le Parnasse. >» Aussi , dans un voyage qu’il fit à Paris en 1730, Vanière | fut-il traité avec les plus grands honneurs. 11 rassembla ces petits poèmes et d’autres encore, les lia entre eux, et les publia sous le titre de Prœdium rusticum. Les 10 premiers livres furent imprimés à Paris, 1710, in-12; le tout, en 16 livres, ne le fut qu’en 1730. Les éditions les plus estimées sont celles de Barbou, 1774, in-8°, et 1786, in-12. Le Prœdium rusticum, plein de fraîcheur et d’élégance, rappelle, autant qu’il est donné de le faire à la poésie latine moderne, le poëme des Géorgiques. Il a été traduit en français par Berland d’Halouvry, 1756, 2 vol. in-12, et par Ant. Le Camus ( Journal économique, 1755-56). On a en outre de Yanière un Dictionarium poelicum , Lyon , 1740, in-4°, et des Opuscula, poésies fugitives, Toulouse, 1730, in-12. C. N.

VAN1KORO (Ile), dite aussi Manicolo ou lie de la Pérouse, île du Grand-Océan Equinoxial , dans l’Archipel de Santa-Oruz ou de la reine Charlotte (Polynésie), par 12» lat. S., et 163° 30’ long. E.; 1,500 hab. Climat malsain pour les Européens. Sol montagneux, couvert d’immenses forêts; côtes élevées, difficilement abordables, et sur lesquelles fit naufrage La Pérouse. Un mausolée élevé par l’amiral Dumont d’Urville, qui visita cette île en 1828, en rappelle le souvenir.

VANINA D’ORNANO. V. Sampiétro.

YAN1NI (Ucilio-Pompeio), philosophe, né à Taurisano, près de Naples, en 1584, m. en 1619, se donna les surnoms de Jules César. Il étudia successivement à Naples et à Padoue, et , s’il faut s’en rapporter à ce qu’il dit dans ses Dialogues, il entra dans les ordres, et il visita une grande partie des villes de l’Europe. Après avoir séjourné pendant quelque temps à Lyon et à Paris, où il vivait en donnant des leçons sur la médecine, la philosophie et la théologie, il vint à Toulouse, où il se fit remarquer par son érudition et son esprit. Lemazurier, 1er président au parlement, le prit chez lui, et lui confia l’éducation de ses enfants; Vanini n’était pas digne d’une telle confiance. Accusé d’athéisme et de mœurs dissolues, il fut condamné à être brûlé vif, après avoir eu la langue coupée. Vanini ne publia que deux ouvrages ; le premier a pour titre : Am phitlieatrum œternœ Providentiœ divino-magicum, chrislianophysicum , nec non astrologo - catliolicum , adversùs veteres philosophas, atheos, epicureos, peripateticos et stotcos, Lyon , 1615, in 12. Dans cet écrit, Vanini montre partout des opinions conformes à l’orthodoxie, et, comme philosophe, il est ennemi de la scolastique et partisan d’Aristote commenté par Averroès et Pomponace. Le second ouvrage, écrit sous forme de dialogues, est intitulé : de Admirandis natures, reginœ deœque mortalium , arcanis, libri quatuor, Paris, 1616, in-12. L’esprit de ce livre est l’opposé du précédent; l’athéisme y est à peine voilé, la morale est celle d’Epicure, et , comme pour lever le masque entièrement , Vanini ajoute dans un passage : <■ J’ai écrit dans Amphithéâtre bien des choses auxquelles je n’ajoute aucune foi. » Dans ses Dialogues, il cite plusieurs écrits qu’il aurait composés : Mémoires physiques; Mémoires de médecine ; Commentaires sur le livre de la Génération, d’Aristote; Physico-magique ; Traité d'astronomie. V. J.-M. Schramm, de Vita et scriptis J.-C. Vanini , Custrin , 1709; J. -Phi!. Olearius, de Vita et fatis J.-C. Vanini, Iéna, 1708; X. Rousselot , OEuv. philosophiques de J.-C. Vanini Paris, 1841, in-18. R — t.

VAN KESSEL. V. Kessel.

VAN LAAR. V. Bamboche.

VANLOO (Jean-Baptiste), peintre célèbre, né à Aix en 1684, m. en 1745, était petit-fils d’un peintre hollandais qui était venu s’établir en France. Son père exerçait le même art à Aix. Le jeune Vanloo parcourut les principales villes de la Provence, pour y copier les ouvrages des meilleurs maîtres; puis il habita successivement Toulon et Nice. Il alla ensuite à Gênes et à Turin, où le duc de Savoie le chargea de peindre le portrait du prince de Carignan , qui se fit son protecteur : ce prince offrit à l’artiste les frais d’un voyage en Italie ; Vanloo accepta, et se rendit à Rome, où il prit des leçons de Benedetto Luti. Appelé enfin à Paris, il fut reçu membre de l’Académie en 1731, devint professeur-adjoint en 1733, et professeur titulaire en 1737. Pendant un voyage de quatre années en Angleterre, il reçut du ministre Robert Walpole l’accueil le plus distingué. Malgré ses succès dans le genre historique, Vanloo s’adonna plus particulièrement au portrait; on cite les portraits de Louis XV, de la reine Marie Lee- *

zinska, de Mme de Prie, etc. Vanloo est surtout remarquable par le coloris, et par une touche légère et spirituelle. Parmi ses. tableaux d’histoire , on distingue Diane et Endymion, St Pierre délivré de prison, et Henri III recevant les chevaliers de l'ordre du St-Esprit. — J. -B. Vanloo laissa deux fils, qui eurent aussi du succès dans la peinture de portraits : Louis-Michel, né àToulon en 1707, m. en 1771, premier peintre du roi d’Espagne en 1736, auteur (l'Apollon et Daphné , et du Concert espagnol ; et Charles-Amédée-Philippe, né à Turin en 1718, et dont on remarque surtout Deux familles de Satyres. B.

vanloo (Charles- André, dit Carie), peintre, né à Nice en 1705, m. en 1765, était frère de Jean-Baptiste, qu’il suivit à Rome, où il peignit d’abord des décorations de théâtre , puis des portraits, l’accompagna encore à Paris, l’aida dans la restauration des peintures du Primatice à Fontainebleau, et fit de nouveau le voyage de Rome, en 1727. Après avoir exécuté plusieurs travaux en cette ville et à Turin , il revint à Paris, fut admis à l’Académie en 1735, et devint 1er peintre du roi et directeur de l’école de peinture. Artiste distingué pour son temps, mais non comparable aux grands maîtres, il eut une facilité d’exécution dont il abusa. Il a un coloris brillant , mais de la mollesse et de la froideur ; son dessin manque de précision , et son style est d’un naturel un peu trop simple. 11 peignit le portrait avec plus de succès que l’histoire. On cite néanmoins de lui , comme de beaux tableaux : Enée portant son père Anchise au milieu de l'incendie de Troie, et le Sl-Esprit présidant à l'union de la Vierge et de St Joseph, tous deux au Musée du Louvre ; Apollon écorchant le satyre Marsyas; une Résurrection; St Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés ; St Pierre guérissant un boiteux; le Lavement des pieds; un St François; une S te Marthe; Thésée vainqueur du taureau de Marathon; les Habitants de Sodome frappés d’ aveuglement ; les Grâces enchaînées par l’Amour.

VAN LOON (Gérard), historien et numismate, né à Leyde en 1683, m. vers 1760, a laissé, en hollandais : Histoire métallique des Pays-Bas, depuis l’abdication de Charles- Quint jusqu’à la paix de Bade en 1716, La Haye, 1723, 4 vol. in-fol., trad. en français par Van Effen, ibid., 1732-37, 5 vol. in-fol.; Histoire ancienne de Hollande, 1732, 2 vol. in-fol.; Numismatique moderne, 1734, in-fol., etc.

VANNES, Veneti, ch.-l. du départ, du Morbihan, sur la Marie, et port à 4 kil. de l’extrémité N. du golfe de son nom, à 459 kil. O. de Paris, par un embranchement du chemin de fer de Nantes à Lorient; par 47° 39' 31" lat. N., et 5° 5' 41" long. O.; 10,738 hab. Evêché suffragant de Tours. Tribunaux de lro instance et de commerce; sociétés philomathique et d’agriculture; bibliothèque; muséum d’histoire naturelle; école d’hydrographie; collège, direction des douanes, commissariat de l’inscription maritime. La cathédrale renferme un monument élevé à la mémoire des victimes de Quiberon, en 1795. (F. Quiberon.) On remarque aussi le château de La Motte, auj. hôtel de la préfecture, et la Tour du connétable, seul reste du château de l’Hermine, anc. résidence des ducs de Bretagne. Le port, formé par un bras de mer qui vient du Morbihan, ne peut recevoir que des navires d’un faible tonnage. Export, de sel marin, céréales, porcs salés, fonte de fer moulée, cuirs, chanvre, miel, cire, beurre, suif, cidre, etc. Chantiers de construction. Pèche de la sardine. — Vannes, appelée primitivement Dariorigum, a été, avec Rennes et Nantes, un des chefs-lieux des comtés de Bretagne.

vannes ( Congrégation de saint-) , réforme de l’ordre de S1 Benoît , établie en 1600 par dom Didier de Lacour à l’abbaye de SL Vannes de Verdun.

VAN NÈVE (François), peintre et graveur, né à Anvers en 1627, se forma par l’étude des œuvres de Rubens et de Van-Dyck, puis alla en Italie perfectionner sa manière d’après l’antique et les ouvrages de Raphaël. Parmi ses tableaux, dont il y a plusieurs à Anvers, on remarque : Diane et Endymion, Echo et Narcisse, etc. Ses eaux-fortes sont d’une exécution facile et brillante.

VANNI (Francesco), peintre, né à Sienne en 1563, d’une famille d’artistes, m. vers 1609, alla étudier à Rome d’après Raphaël et les meilleurs maîtres, s’appropria la manière du Baroclie, et enrichit de ses tableaux Sienne, Parme, Bologne et Rome. Il a une touche gracieuse, un coloris ferme et vigoureux. On voit de lui au Louvre : le Martyre de Ste Irène, le Repos de la Sainte-Famille, le Repos en Egypte, la Vierge et l’Enfant Jésus. Vanni a laissé aussi des eaux-fortes estimées, et a cultivé l’architecture d’une manière distinguée.

VANNUCCHI, peintre. V. André del Sarto.

VAN OOST. V. Oost.

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