‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 636 sur 864 · VA T · texte numérisé non relu

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grand-duc de Lithuanie, fut assiégé dans Moscou par un i lieutenant de Tamerlan, 1 éloigna en lui payant 3,000 rou- | blés en 1408, et-, à la fin de son règne, vit la Russie désolée par la peste et la famine.

vasili ni, dit Temnoï ou l'Aveugle, fils et successeur du précédent, 1425-62, avait 10 ans en arrivant au trône, fut un instant dépossédé par Iouri Dmitriévitch, son oncle, qui mourut en 1434 , et après avoir recouvré le pouvoir, perdit, en 1446, une grande bataille contre les Tartares de Kazan, tomba entre leurs mains, puis fut rendu à la liberté; il revint à Moscou; le fils d’Iouri, s’étant emparé de cette ville par trahison, fit crever les yeux à Vasili; mais les habitants, indignés, le chassèrent. Vasili associa alors au pouvoir son fils Ivan III, qui lui succéda.

vasili iv, fils et successeur d’Ivan III, 1505-33, et petit-fils du précédent, né en 1478, prit le premier le titre d 'autocrate, abolit les franchises républicaines de Novogorod et de Pskov, fut malheureux dans une première guerre contre le khan de Kazan, enleva Smolensk aux Lithuaniens, laissa prendre Moscou, en 1521, par les Tartares de Crimée et de Kazan, mais prit bientôt sa revanche, et imposa un khan à ces barbares. En 1533 , étant tombé gravement malade, il se fit religieux, et mourut peu de temps après.

vasili v chottiski , tzar de Russie, descendant de Vladimir le Grand et des princes de Souzdal, fut d’abord régent au nom de Fédor II, en 1605. Celui-ci ayant été renversé par le faux Dmitri, il chassa cet usurpateur, conserva lui-même le pouvoir, malgré des révoltes populaires et de nouveaux imposteurs, avec l’appui de 5,000 Suédois commandés par Jacques de La Gardie, mais fut vaincu, en 1609, par Sigismond, roi de Pologne, livré à ce prince par les habitants de Moscou, et conduit à Varsovie, où il mourut en captivité.

. VASILI KO , v. du royaume de Grèce (Achaïe),à 16 kil. N.- O. de Corinthe. Aux environs sont les ruines de Corinthe.

VASILI-POTAMO, riv. de Grèce , affluent du golfe de Kolokythia. On y a vu l’anc. Eurotas, que d’autres rapportent#avec plus de raison à l’Iri actuel.

VASlü, v. de la Gaule (Viennoise), chez les Voconces; patrie de Trogue-Pompée. Auj. Vaison.

VASQUEZ (Gabriel), jésuite et casuiste célèbre, né en 1551 à Belmonte ( Nouvelle- Castille ) , m. en 1604, professa la théologie à Ocana, Madrid, Alcala, et, pendant plus de 20 ans, à Rome, où il s’acquit une grande réputation. Ses Œuvres, dont les doctrines se rapprochent de celles d’Escobar, ont été réunies à Lyon, 1604, 10 vol. in -fol.

vasquez ( Alphonse) , peintre, né à Rome en 1575, de parents espagnols, m. vers 1645, exécuta, en 1598, le superbe catafalque des funérailles de Philippe 11. La plupart des fresques qui firent sa réputation ont disparu ; mais on possède encore, entre autres tableaux, une Madeleine, un Christ mort, et le Mauvais riche.

VASSAL, nom donné, dans les temps féodaux, à tout possesseur de fief, par rapport au suzerain dont il relevait. Ce nom n’impliquait nullement la servitude ou la roture : ainsi le duc de Normandie, suzerain des comtes •d’Eu, d’Aumale, d’Évreux, etc., était lui-même vassal du roi de France. On appela grands vassaux ceux qui ne relevaient que du roi. V. Féodalité, Féodaux (Droits).

VASSAL1-EANDI (Antoine-Marie), savant physicien, né à Turin en 1761, m. en 1825, prit les ordres sacrés, fut professeur de philosophie à Tortone, et de physique à Turin, devint secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences du Piémont, directeur du Musée d’histoire naturelle et de l'Observatoire de Turin, correspondant de l’Institut de France. On a de lui : Conjectures sur l’art d'établir des paratonnerres chez les anciens Romains , Turin, 1791 ; Elementa physic.œ et geometriœ, 1793, 3 vol. in-8° ; Lettres sur le galvanisme, Paris, 1799; Annales de l’Observatoire de Turin, 1809-18; la Me/eorologia lorinensa, 1819, in-4°, etc.

VASSELONE. V. Wasselonne.

VASSY, Vassiacum (peut-être l’antique cité des Vadicasses), s.-préf. (Haute-Marne), sur la Biaise, à 60 kil. de N.-N.-O. de Chaumont; 2,467 hab. Trib. de lre instance, collège. Hauts fourneaux et fonderies de fer aux environs. — Le 1er mars 1562, un massacre de protestants y fut fait par les gens du duc François de Guise; ce fut le signal des guerres de religion.

vassy, ch.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 17 kil. E. de Vire ; 846 hab.

vassy-lkz-avallon, vge (Yonne), arr. d’Avallon ; 355 hab. Fabrique de ciment renommé, fort employé en France, et exporté aussi au dehors.

j VASTIII , femme d’Assuérus, roi de Perse, fut répudiée i par ce prince , pour avoir refusé de donner en spectacle sa beauté à des officiers qu’il recevait à un festin. Esther ne tarda pas à lui succéder.

VASTINENSIS pagcs, nom latin du Gatinais.

VASTO (IL), anc. Istonium, Giastum Amonium, v. du royaume d’Italie, dans la province et à 71 kil. S.-E. de Chieti; 11,455 hab. Sources minérales. Ville souvent désolée par des tremblements de terre.

vasto (le marquis de). V. avalos.

VATABLE ou VATEBLÉ (François), savant hébraïsant et helléniste du xvi® siècle, né à Gamaches (Picardie), m. en 1547, fut d’abord curé de Bramet en Valois, puis professeur d’hébreu au collège de France, enfin abbé de Bellozane. On a dit que ses Notes sur l’Ancien-Testament , recueillies par ses écoliers, imprimées par Robert Estienne dans son édition de la nouvelle Bible latine de Léon de Juda, 1539-44, 4 vol. in-4«, et condamnées par la Sorbonne, ne lui appartiennent pas, mais bien aux protestants de Zurich. La Bible qui porte le nom de Bible Valable contient, avec le texte hébreu, la version de la Vulgate et celle de Léon de Juda. Vatable a traduit en latin les Parva naturulia d’Aristote, qu’on trouve dans l’édition de Nie. Duval. C. N.

VATACE (Jean II Ducas, dit Batatzétès ou), empereur grec de Nicée, 1222-55, né à Didymotiche (Thrace) vers 1193, mérita, par ses grandes qualités et ses services à la guerre, de devenir le gendre de Théodore Ier Lasearis , qui le choisit, en outre , pour son successeur. Il prit les rênes de l’Empire à l’âge de 29 ans, battit Robert de Courtenay, empereur latin de Constantinople, qui l’avait attaqué, et lui imposa un traité ignominieux, fut d’abord moins heureux contre Jean de Brienne, successeur de Robert, puis, avec l’aide d’Asan, roi des Bulgares, assiégea deux fois, mais en vain, Constantinople, 1236-37. 11 reprit ses projets de conquête en 1245, soumit la Thrace, la Macédoine, les îles de Chio, Lesbos, et Samos, enfin Thessalonique, 1251, préparant ainsi le rétablissement des empereurs byzantins.

VATAN , ch.-l. de cant. (Indre), arr. et à 20 kil. N.-O. d’Issoudun; 1,950 hab. Ville ancienne, autrefois fortifiée. Belle église. Comm. de laines.

VATEL, fameux maître d’hôtel, attaché d’abord au surintendant Fouquet, puis au prince de Condé. Lors d’une fête donnée par ce dernier à Louis XIV, dans le château de Chantilly, en 1671, la marée n’étant pas arrivée à temps pour le dîner, il se crut perdu d’honneur, et se tua. D’autres attribuèrent sa mort à une passion malheureuse pour l’une des dames de la cour. V. Mra® de Sévigné, Lettres du 24 et du 26 avril 1671.

VATÉR ( Jean-Séverin ) , savant linguiste, né en 1771 à Altenbourg (Saxe), m. en 1826, fut nommé professeur de langues orientales à Iéna en 1798, puis à Halle en 1799, accepta une chaire de théologie à Kœnigsberg en 1810, mais reprit, dix ans après, son enseignement de Halle. Ses principaux ouvrages sont : Grammaire générale, avec comparaison des langues anciennes et modernes, Halle, 1805, in-8°; Grammaire pratique de la langue russe..., Leipzig, 1808, in-8°; Analecles de la connaissance des langues, ibid., 1820, in-8°; Langue des anciens habitants de la Prusse, Brunswick. 1821, in-8°; Linguarum totius orbis index alphabeticus..., Berlin, 1815, en latin et en allemand, catalogue des langues , de leurs grammaires et dictionnaires. Il a donné aussi les trois derniers volumes du Mithridate d’Adelung.

VATHI, v. des îles Ioniennes, ch.-l. de l’ile de Theaki (Ithaque), bon port de commerce sur la côte E.; 1,800 hab. Résidence d’un protopapa grec.

vathi, capitale de l’ile de Samos, sur la côte N., avec un port; 2,400 hab.

vathi, nom moderne d’AULls.

VATICAN, palais des souverains pontifes à Rome, à l’extrémité N.-O. de la ville, entre la colline du Vatican et la rive droite du Tibre. Pendant longtemps ce lieu servit de sépulture aux pauvres ; il commença d’être habité après l’incendie de Rome, sous Néron; les papes en ont fait un des plus beaux quartiers de la ville moderne. C’est là que s’élève à l’E., et joignant la basilique de St-Pierre, le plus célèbre des palais pontificaux. La première construction en est attribuée à l’empereur Constantin, ou, selon d’autre aux papes S1 Libère ou S1 Symmaque, vers 398 ap. J.- C. Successivement agrandi, surtout depuis le retour des souverains pontifes d’Avignon à Rome, le Vatican finit par prendre les proportions les plus vastes. Eugène III l’avait rebâti, vers le milieu du xie siècle; ensuite il fut augmenté et embelli principalement par les papes Nicolas V, Paul II,

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