VELEZ (PENON DE). F. PENON
VEL1IAS ( RIO-DAS ). F. Rio-das-Velhas.
VELIA. F. Collines de Rome.
VELIGE , v. de Russie. F. Wieliz.
VELIKA-LOUKI , v. forte de la Russie d’Europe, gvt et à 200 kil. S.-E. do Pskov; 3,500 hab. Prise par Etienne Bathori en 1580, brûlée dans la guerre des faux Dmitri en 1611, et repeuplée par les Cosaques en 1620.
VEL1KI, c.-à-d. grand en russe, accompagne quelques noms de lieux, par opposition à malo, petit.
VELIKI-OUSTIOUG. F. OUSTIOUG.
VÉLINES, ch.-l. de cant. (Dordogne), arr. et à 36 kil. O. de Bergerac; 714 hab.
VEL1NO, Velinus, riv. d’Italie, naît dans le S.-O. de la province d Aquilu , puis entre dans celle de Pérouse, passe à Rieti, et se jette dans la Néra; cours de 95 kil., avec de be les cascades.
vEi.iNO, montagne du royaume d’Italie, dans la prov. d’Aquila, près et au N. -O. du lac Fucin; 2,556 mètres de hauteur.
Vl.LlOCASSES ouVELLOCASSES, peuple delà Gaule (Lyonnaise 2e), au S.-E. des Calètes; capitale, Rolomagus
(Rouen). Leur territoire forma au moyen âge le Vulcassl nus pagus (Vexin).
VÉLITES, Velites, infanterie légère de la légion romaine ; ils servaient à l’avant-garde et pour les escarmouches, gardaient les retranchements au camp, et, la nuit, veillaient hors des portes, en sentinelles avancées. On les recrutait parmi les hommes de taille moyenne, lestes et vigoureux. Ils avaient une épée, 7 javelots à pointe très-menue, une petite parme ( F. ce mot), et un casque recouvert d’une peau de bête. Les Vélites furent institués pendant la 2e guerre Punique , l’an 542 de Rome, et formèrent d’abord le quart de la légion , alors de 4,000 hommes , puis le dixième quand elle fut de 6,000 hommes. Ils remplacèrent les Roraires ( F. ce mot), et furent supprimés après la guerre Sociale, l’an 666 de Rome. — F. aussi Gladiateurs. — Il y eut des Vélites dans la garde impériale de Napoléon Ier : on en attacha un bataillon à chacun des régiments d’infanterie de cette garde , et 8 compagnies à cheval à chacun de ses régiments de cavalerie. C. D — y.
VELITRES , Velitræ, v. du Latium , la plus importante des villes volsques, reçut une colonie romaine en 491 av. J.-C., et fut le berceau de la famille d’Auguste; auj. V elletri.
VELITSCHTERIN ou VOUS1TRIN, v. de la Turquie d’Europe (eyalet d’Uskub, livah et à 22 kil. N. -O. de Pristina); 3,000 hab. Evêché grec.
VELLAUDUNUM ou VELLAUNODUNUM , v. de la Gaule ( Lyonnaise 4e), chez les Sénonais. On l’a placée à Châtcau-Landon, Beaune, Auxerre, ou Avallon ; Château- Landon est la position la plus vraisemblable.
VELLAVES, Vellavi ou Velauni, peuple de la Gaule (Lyonnaise 4e), entre les Gabales au S. et les Ségusiens au N., habitait le pays appelé depuis le Vélay.
VELLÉDA ou VÉLÉDA, prophétesse de Germanie, était de la nation des Bructèrcs. Elle prit part à la révolte de Civilis et des Bataves contre Vespasien, en 70; puis, voyant le succès des armes romaines, elle aida Cércalis , lieutenant de l’empereur, à pacifier le pays. Il paraît que, plus tard, elle essaya d’exciter une nouvelle insurrection ; elle fut prise par Rutilius Gallicus, et menée en triomphe à Rome.
VELLEIA. F. Veleia.
VELLÉ1US PATERCULUS, historien latin, né à Naples vers l’an 734 de Rome, 19 av. J.-C., m. l’an 784 de Rome, 31 de J.-C., était de famille équestre et riche ; il servit d’abord comme tribun des soldats du temps d’Auguste ; il suivit en Orient Caïus César ; plus tard, il combattit sous Tibère, comme préfet de la cavalerie, en Germanie, en Pannonie et en Dalmatie. Il fut questeur, tribun du peuple, puis préteur en 14. Il avait commencé une histoire universelle de l’Orient et de l’Occident, qui ne nous est parvenue qu’en partie : on a quelques chapitres du commencement, un fragment de l’histoire grecque, et l’histoire romaine depuis la défaite de Persée, roi de Macédoine, jusqu’à la sixième année du règne de Tibère. L’ou vrage est divisé en 2 livres ; il est surtout remarquable en ce que Velléius s’y est occupé de questions souvent négligées, telles que l’économie politique, l’histoire des mœurs et de la littérature. Les causes et les conséquences des événements sont bien présentées, et les jugements assez justes jusqu’à Tibère ; mais là, l’historien n’est plus qu’un flatteur éhonté, et le dévouement du soldat pour son général peut à peine excuser l’emphase admirative avec laquelle il célèbre Tibère, et même Séjan, dans la disgrâce duquel il fut enveloppé. Son style est animé, oratoire, quelquefois poétique. Les meilleures éditions de Velléius sont celles de Burmann, Leyde, 1688, 1719, 1744, in-8° ; de Barbou , 1746; de Ruhnkenius, Leyde, 1779, 2 vol. in-8»; de Jaui et Ivrause, Leipzig, 1800 , in-8»; de Deux- Ponts, 1811; de Cludius , Hanovre , 1815; delà Bibliothèque latine de Lemaire, 1822, in-8°; de Frotscher, Leipzig, 1830-39, 2 vol. in-8»; d’Orelli, Leipzig, 1835, in-8°; de Bothe, Zurich, 1837, in-8°; de Kritzius, Leipzig, 1840 et 1848, in-8°; de Haase, ibid. , 1851, in-8°. Il a été traduit en français par l’abbé Paul, Avignon, 1784; par Despretz, dans la Bibliothèque latine-française de Panckoucke, 1825, in-8°. F. Morgenstern, de Fide liisloricd Velleii Paterculi, Dantzick, 1798, in-8°. D — b.
VELLETRI, anc. Velitræ, v. des Etats de l’Eglise, à 35 kil. S.-E. de Rome; 12,000 hab. Evêché. On y remarque l’hôtel- de-ville, construit vers 1529 par le Bramante, les palais Ginetti et Borgia, le magnifique escalier de marbre de l’anc. palais Laneelotti, et la statue d’Urbain VIII.
VELLORE ou VELAR, v. forte de l'ilindoustan an- I glais, présid. et à 128 kil. O.- S.- O. de Madras, à 22 kil.
VEN
VEN — 2719
N.-O. d’ A rente, dans l’anc. Karnatic. Commerce de coton et d’indigo.
VELLOCASSES. F. Véliocasses.
VEELY (l’abbé Paul-François), historien, né en 1709 à Crugny près de Reims, m. en 1759, entra chez les Jésuites, les quitta dès 1 740, mais continua de professer dans leur collège de Louis-le-Grand, à Paris. 11 se délassait du professorat en préparant une Histoire générale de France, sérieusement étudiée, et qui manquait à notre littérature. Il en publia les deux premiers vol. en 1755; malgré des qualités de style, on y remarqua une étude peu sérieuse des sources, et ils excitèrent des critiques assez vives ; néanmoins il continua cet ouvrage jusqu’au 8e volume, où il atteint le règne de Philippe IV le Bel. Les suites , rédigées par Villaret et Garnier { V. ces mots), sont bien supérieures.
VELSIQUE, brg de Belgique (Flandre orientale), à 14 kil. E. d’Oudenarde ; 2,700 hab. Tissage de lin et de coton.
VELTE , anc. mesure de capacité pour les liquides, valait 7 litres et demi.
VELTHUYSEN (Lambert), en latin Vellhusius, théologien protestant, né à Utrechten 1622, m. en 1685, exerça quelque temps la médecine, puis se livra à la théologie et à la métaphysique. De 1668 à 1674, il fut député de sa ville natale aux assemblées ecclésiastiques. On a de lui : Traités médico-physiques, Utreeht, 1657, in-12 ; Sur l’usage de la raison dans les controverses et questions théologiques , 1668; Traité moral sur la pudeur naturelle et la dignité humaine, 1676, in-4°, etc. Ses Œuvres ont été réunies à Rotterdam , 1680, in-4°.
YENAFRO, anc. Venafrum , v. du royaume d’Italie (Campobasso), à 19 kii. S. -O. d’Isernia; 4,169 hab. Evêché. Belle cathédrale. Fondée, dit-on, par Diomède, elle produisait une huile très-estimée des anciens.
VENA1S6IN (COMTAT-). V. Comtat-Venajssin.
VENALITE DES CHARGES. F. Office. F. aussi notre Dictionnaire des lettres au mot Offices.
VENANSAULT, vge (Vendée), arr. et à 7 kil. N.-O. de Napoléon-Vendée; 1,720 hab. Près de là, à Fontenettes, sont les restes d’une abbaye bénédictine.
VENANT (SAINT-), petite ville (Pas-de-Calais), arr. et à 15 kil. N. de Béthune, sur la Lys; 836 hab. Place de guerre jusqu’en 1867. François Ier s’en empara en 1537; les Impériaux la reprirent la même année; prise de nouveau par les Français, 1645; par les Espagnols, 1649; par Turenne, 1657 ; par le prince Eugène et Marlborough en 1710; la paix d’Utrecht, 1713, la rendit à la France.
VENASQUE , v. forte d’Espagne (Huesca), sur l’Essera, à 102 kil. N. de Barbastro, près de la frontière française ; 5,000 hab. Eaux minérales et thermales. Mines d’argent, de plomb, et de cuivre.
venasqüe, V indascinum , brg (Vaucluse), arr. et à 4 kil. S.-E. de Carpentras; 1,007 hab.
VENCE ( Henri - François de), commentateur de la Bible, né vers 1676 dans le Barrois, m. en 1749, prit les ordres sacrés, fut précepteur des jeunes princes «le Lorraine, puis prévôt de l’église primatiale de Nancy. Chargé de surveiller l’édition de la Bible du P. de Carrières, publiée à Nancy, 1738-43, 22 vol. in-12, il y ajouta 6 vol. à Analyses et Dissertations sur les livres de l’Ancien Testament, et 2 vol. d’ Analyses ou Explications des Psaumes qui lui ont valu le renom d'un des meilleurs commentateurs de la Bible ; aussi cette édition prit le nom de Bible de Vence. Elle a été réimprimée à Avignon, 1767-73, 17 vol. in-4°; à Paris, 1827 et suiv., 27 vol. in-8°, etc.
vence, Vincium , ch.-l. de cant. (Alpes-Maritimes), arrond. et à 22 kil. N.-E. de Grasse, et à 12 kil. de la mer, et sur une colline ; 2,370 hab. Ancienne cité gauloise, capitale des Nérusiens, elle fut soumise par les Romains, et reçut le nom du proconsul Ventius. Siège d’évêché jusqu au xvue siècle. L’abside de l’église était un temple ds Cybèle et de Mars.
VENCESLAS Ier, le Saint, duc de Bohême, 920-936, né en 907, succéda à son père Vratislas, sous la régence de sa mère Drahomire. Devenu majeur, 925, il rétablit la religion chrétienne, et bannit sa mère, avec les autres partisans de l’idolâtrie , qui avaient tenté de la faire disparaître. En 930 , il eut à soutenir contre l’empereur Henri I«r une guerre sur laquelle les chroniqueurs ne donnent aucun détail, puis reconnut sa suzeraineté, et le suivit dans plusieurs expéditions. Son frère Boleslas , de concert avec Drahomire, le fit assassiner à Bunzlau. B.
venceslas il , duc de Bohême, avait passé 18 ans dans lexd, non sans essayer d’arracher le pouvoir à son oncle Frédéric. Ce fut à un autre de ses oncles, Conrad, qu’il
succéda, 1191. Chassé, trois mois après, par Przémislas, il implora l’appui de l’empereur Henri VI, mais fut arrêté par le landgrave de Lusace, et jeté dans une prison, où il mourut, 1194. B.
venceslas iii (comme duc) ou venceslas Ier (comme roi), fils de Przémislas-Ottokar Ier, né en 1205, fut associé à son père Vladislas III, en 1228, et lui succéda en 1230. Il ravagea les Etats de Frédéric, duc d’Autriche, soutint le margrave de Brandebourg contre l’archevêque de Magdebourg et autres prélats de la Saxe, eut à comprimer une révolte de son propre fils (Ottokar II | et de ses sujets, qu’il mécontentait par ses exactions , vit la Moravie envahie par les Mongols en 1241 , et mourut en 1253. B.
venceslas iv (comme duc) ou venceslas ii (comme roi), dit le Vieux, roi de Bohême, né vers 1270, m. en 1306, parvint au trône en 1278, après que son père Ottokar II eut péri dans une guerre contre Rodolphe de Habsbourg , mais n’en put prendre possession que 5 ans plus tard. Jusqu’en 1288, il fut sous la tutelle du margrave de Brandebourg, son cousin. En 1300, il fut élu roi de Pologne par le parti opposé à Vladislas IV. La couronne de Hongrie lui ayant été également offerte, 1301, il la céda à son fils Vladislas V. C’est lui qui est le héros de la tragédie de Venceslas de Rotrou. B.
venceslas v ou m , le Jeune, fils du précédent, né en 1289, fut élu roi de Hongrie sur le refus de son père, 1301, s’y maintint quelque temps contre Charobert, mais se désista de ses prétentions en faveur d’Othon IV de Bavière, 1305, quand il fut appelé au trône de Bohême. Il fut assassiné à Olmutz, l’année suivante, au moment où il songeait à revendiquer la couronne de Pologne ; on imputa ce crime à la maison de Habsbourg. B.
venceslas vi ou iv, l'Ivrogne ou le Fainéant, né en 1359, m. en 1419, succéda à son père Charles IV, en 1378, comme roi de Bohême et empereur d’Allemagne. Il ne montra qu’incapacité, penchants sanguinaires, et amour de la débauche. Impuissant à faire reconnaître par ses sujets le pape Urbain VI, qu’il soutenait contre Clément VII, il laissa l’anarchie et le brigandage désoler l’Empire, les nobles et les villes former des ligues qui anéantissaient son autorité, la Bohême et la Silésie en proie aux invasions des Polonais. Ses efforts pour rétablir la paix, et pour organiser l’Allemagne en cercles (F. ce mot), furent infructueux. Il souleva tant de haines en Bohême, que son frère Sigismond, son cousin Josse de Moravie, et l’archevêque de Prague, le firent enfermer, én 1394. Il fut relâché sur les représentations des Etats de l’Empire ; mais ces Etats se soulevèrent à leur tour, 1400. Dépossédé du titre d’empereur, il continua de régner sur la Bohême, où Jean Ziska et les autres sectateurs de Jean PIuss causèrent de sanglants désordres. B.
VENDEE, riv. de France, se forme de trois ruisseaux dans le département des Deux-Sèvres, passe à Fontenay, et se jette dans la Sèvre-Niortaise, à 3 kil. N.-E. de Marans | Vendée) ; cours de 80 kil., navigable, depuis Fontenay, sur 25 kil.
vendée, département maritime de la France, àl’O. ; ch.-l., Napoléon-Vendée; formé de l’anc. Poitou, entre ceux de la Loire-Inférieure au N., des Deux-Sèvres à l’E., de la Charente-Inférieure au S., et l’Océan à l’O. Superficie : 680,775 hect. Pop.: 404,473 hab. Les îles Noirmoutiers et Dieu en dépendent. Il se divise en 3 régions : le Marais, sur la côte O., couvert d'étangs, de marais salants, de terrains marécageux; marais à sangsues; le Bocage, au centre, ainsi nommé de ses bois, et offrant quelques villages que réunissent des chemins étroits et bordés d’arbres touffus ; la Plaine, contrée découverte et assez fertile, au N. Rivières : la Vendée, la Sèvre-Niortaise et la Sèvre- Nantaise. Climat assez froid dans le Bocage , humide et malsain dans le Marais. Un canal de dessèchement enveloppe une assez vaste étendue de marais ; un canal de navigation joint Luçon à la baie d’Aiguillon. Agriculture assez développée : récolte de céréales, légumes, lin, chanvre. Riches pâturages, où l’on élève un beau bétail. Peu d'industrie manufacturière : quelques papeteries, fabr. de sucre indigène, tanneries, corderies, chapellerie, étoffes et toiles communes. Pêche abondante de sardines sur les côtes. Ce département forme le diocèse de Luçon, et est • du ressort de la Cour impériale de Poitiers. B.
Vendée (Guerres delà), nom donné aux guerres qui ensanglantèrent l’Ouest de la France après la proclamation de la lr« République, et dont le Bas-Poitou, l’Anjou, le Bas-Maine et la Bretagne furent le théâtre. A l’origine, elles eurent le caractère d’une double protestation en faveur de la royauté et contre la Constitution civile du