VEX
y Et
VÉSULE (Mont), FesuAis morts , nom ancien du mont Viso.
VESULUM , nom latin de Vesoul.
VESUNNA. V. Périgueux.
VÉSUVE, l'eserus , Vesuvius , volcan d’Italie, à 8 kil. S.-E. de Naples, par 40° 49’ 14” lat. N. et 12° 5’ 20” long. E. ; 45 kil. de tour à la base ; 1 ,198 met. de hauteur. Toute la base est cultivée jusqu’à la hauteur de l’Ermitage, et le sol y est d’une prodigieuse fertilité ; là , croissent les vignobles qui produisent le célèbre vin de Lacryma Cliristi. Un peu au-dessus de l’Ermitage, on a construit un observatoire météorologique. Le V ésuve a deux sommets , la Somma et 1 ’Otlojano. Le cratère, qui est dans ce dernier, est profond de 115 mèt. La plus ancienne éruption connue est celle de l'an 79 , qui détruisit Herculanum , Pompéi et Stabies, et dont Pline l’Ancien, fut victime. Depuis cette époque , on a compté plus de 50 éruptions , entre autres , celles de 472, 1631, 1737, 1779, 1794, 1819, 1822, 1833, 1839, 1850. Le Vésuve lance, à des intervalles assez rapprochés, de la flamme et de la fumce. B.
VESZPRIM, brg de Hongrie, l’un des ch.-l. du comitat de son nom , sur la Sed , à 97 kil. O.- S.- O. de Bude ; 9,000 hab. Evêché catholique ; séminaire ; collège et gymnase de Pianistes. Ane. château. Récolte de vins. Grands marchés aux grains. Cette ville fut démantelée en 1702. — Le comitat de Veszprim, entre ceux de Stuhl-Weissenburg et de Grau à l’E., de Raab au N., d’Eisenburg à l'O., de Szalad et de Schimegh au S., situé dans le cercle au delà du Danube, et, de 1853 à 1860, dans le cercle d’Eisenburg, a 416,840 lieet. de superf., 110 kil. sur 80, et 189,201 hab. Ch.-l., Veszprim. Ce comitat est divisé en 4 Marches, et confine au S.-E. au lac Balaton. Sol assez montagneux, industrie agricole et élève de bétail.
VETA-NEGRA de somiîrerete , vge du Mexique , dans le département de Zaeateeas , possède de très-riches mines d’argent.
VETERA-CASTRA, v. de la Gaule (Germanie IIe) , à 2 kil. du Rhin, chez les Gugernes , à l’È. des Ménapiens; auj. Xanten.
VÉTÉRANS, Velerani , chez les anc. Romains. Soldats émérites, c.-à-d. libérés du service après avoir servi 10 ans dans la cavalerie ou 20 ans dans l’infanterie, et, dans tous les cas, à l’âge de 45 ou 50 ans. Le sénat leur assignait des terres sur le domaine public; les empereurs leur en donnèrent en pays conquis, et formèrent ainsi des colonies qui étaient encore une-défense pour l’Empire. Auguste fixa la vétérance à 16 ans pour les légionnaires, à 12 pour les prétoriens. Originairement , et encore du temps de César, on appelait vétérans les troupes déjà aguerries , par opposition à celles plus récemment levées. Le nom de vétéran ne désigna ensuite que les soldats valides , libérés, qui se réengageaient pour un petit nombre d’années ; on finit par les appeler plus spécialement vexillaires. ( V . ce mot). Ils n’étaient tenus que de combattre , et dispensés de tous les autres devoirs du soldat, pourvu qu’ils restassent scus le vexille ( V. ce mol). Ceux qui contractaient un 2e réengagement étaient appelés évocals ( V. ce mot). C. D — y.
vétérans français. Ce nom fut donné , pendant le règne de Louis XV, à de vieux soldats isolés , que l’on décorait d’un médaillon. Les vétérans, régulièrement enrégimentés et chargés d’un service militaire , furent institués par la loi du 16 mai 1792 , pour faire le service des places à l’intérieur, et celui des batteries de côtes , destinées à protéger le commerce. La loi établit que , pour être vétéran, il faudrait avoir servi 24 ans dans les troupes. Il y eut des compagnies d’infanterie tenant garnison au ch.-l. du département, et des compagnies de canonniers répandus sur les côtes ou dans les ports. Le corps portait le nom de vétérans nationaux; sous l’Empire , vétérans impériaux; sous la Restauration, vétérans royaux de France , et plus tard, compagnies de fusiliers sédentaires. L’effectif en a beaucoup varié : d’abord de 5,000 hommes, il fut, en 1795, de 15,000 hommes; en 1799, de 14,000; en l’an vin, de 12,500; en 1814, de 12,000, etc. — 11 y a auj, (1865), 5 compagnies de vétérans, dont 1 de gendarmes, 1 de sousofficiers et de fusiliers, et 3 de canonniers. C. D — y.
vétérans des camps, nom donne, sous l’Empire de Napoléon Ier, à des soldats mutilés ou grièvement blessés, casernes dans des camps fortifiés, et devant concourir accidentellement à la défense des places fortes. Ils furent institués par la loi du 1er floréal an xi (20 avril 1803) ; on leur donnait un nombre d’hectares de terre d’un produit égal à leur solde de retraite. Us devaient cultiver ou faire cultiver ce lot , et ne pouvaient ni le céder, ni l’aliéner durant 25 ans. Le camp était entouré d’un mur crénelé ; il formait comme une ville, avec une place au centre, et une
] maison pour chaque vétéran. 11 y eut ainsi deux camps pour 405 vétérans chacun , la plupart mariés , l’un à Juliers , et l’autre à Alexandrie, dans les 26e et 27e divisions militaires d’alors. En 1814, le plus grand nombre des vétérans qui s’y trouvaient abandonnèrent leurs travaux , et se jetèrent dans les places fortes voisines , dont aucune ne fut prise par l’ennemi. La chute de Napoléon amena la suppression des vétérans des camps. C. D — Y.
VÉTÈRAVIE. V. Wettéravie.
VÉTÉRINAIRES (Écoles). V. Écoles.
VETO (mot latin qui signifie je défends , je mets opposition), formule par laquelle , chez les Romains, un tribun du peuple pouvait arrêter les résolutions du sénat ou les propositions des autres tribuns. Le veto , passé dans le langage politique , est l’opposition qu’un pouvoir constitué fait à un autre pouvoir, en refusant-la sanction légalement nécessaire à ses actes. Le veto absolu ou suspensif s’est trouvé chez plusieurs nations modernes, dans l'Empire germanique, en Hongrie, en Pologne , en Angleterre , en France. Quand l’Assemblée constituante de France fit la Constitution de 1791 , elle eut des séances longues et orageuses consacrées à la discussion du droit de veto , qu’elle n’accorda que suspensif à Louis XVI. Dans la Charte constitutionnelle de 1814 et de 1830, le veto royal était absolu. Le pouvoir exécutif ne l’eut pas dans la Constitution républicaine de 1848. J. T.
VETRANIUN, officier romain, né en Mœsie, parvint au gouvernement de la Pannonie sous l’empereur Constant, et fut proclamé empereur malgré lui, à la mort de ce prince, par les légions d’Ulyrie , bien qu’il ne sût ni lire ni écrire , 350. Trompé par Constance , qui lui débaucha ses troupes, il quitta la pourpre, qu’il n’avait portée que 10 mois , et reçut en échange une pension , dont il alla vivre dans l’obscurité à Pruse en Bithynie.
VETTER, lac de Suède (Gothie septentrionale), entre les lâns de Skaraborg , de Linkôping , de Jonkbping , et d’Œrebro , à 35 kil. S.-E. du lac Vener, auquel il est uni par le canal de la Gotha; 110 kil. sur 30. Il s’écoule dans la Baltique par la Motala.
VETTONS ou VECTONS, Vectones , Vettones, peuple d’Hispanie (Lusitanie) , entre le Durius au N., le Tagus au S. , les Vaccéens et les Carpétans à l’E. ; capitale, Salmcnlica. Leur territoire correspondait à la province espagnole de Salamanque , et au N. de l’Estramadure. Défaits à Toletum par les Romains, en 192 av. J.-C., avec les Vaccéens et les Celtibériens , ils reprirent les armes avec les Lusitaniens en 153, et furent soumis par Calpuruius et Atilius, vers 150.
VETTORI. V. Victorius.
VÉTULONIES, Veltstonii , auj. Vetulia, v. d’Étrurie, à l’O. , sur la côte, entre l’Umbro et l’Arnus , était une des 12 lucumonies étrusques.
VETULONIUS lacus , nom ancien du lac de Piombino.
VÉTURIE. V. Coriolan-.
VEURNK, nom flamand de Furnes.
VEVAY ou VEVEY, en latin Vibiscum, Bibiscum ou Viviacum, en allemand Vivis , v. de Suisse, la plus belle du canton de Vaud . port sur le bord N.-E. du lac de Genève , au pied du mont Jorat , à 22 kil. E.-S.-E. de Lausanne; 5,201 hab. Collège; bibliothèque; rues, place et promenades très-jolies. Beaux châteaux aux environs. Situation et climat magnifiques ; perspective qui s’étend sur les beaux coteaux de Vaud, le lac Léman, les sommets des Alpes , les vallées du Valais, les glaciers de la Dentd’Oche , du Pain-de-Sucre et de la Dent-du-Midi. Aussi Vevay est le rendez-vous de nombreux touristes. Comm. considérable en vins, fromage de Gruyère, bois de construction. Ville très -ancienne, qui appartenait au moyen âge aux ducs de Savoie , elle passa en 1536 aux Bernois , et fut comprise, en 1798, dans le canton de Vaud.
VEXILLA1RE, Vexillarius , porte-vexille ( V . ce mot), dans la légion romaine. 11 était choisi par les tribuns parmi les plus braves , avait le costume des autres soldats, et de plus une peau de lion ou de loup qui recouvrait sou casque, et lui retombait sur le dos. — Soldat vétéran demeuré au service. V. Vétéran. C. D — y.
VEXILLE, Vex ilium , enseigne d’infanterie pour la cohorte , et de cavalerie pour la turme , dans la légion des anc. Romains. C’était une petite voile carrée , de laine , pendue, par ses deux coins supérieurs, à un bâton fixé en croix au-dessous du fer d'une lance. Sous les empereurs , on surmonta le vexille d’une aigle, et l’on attacha le portrait du prince à la hampe. Le vexille servait encore de pavillon aux vaisseaux; on le plantait à la poupe. — Il y avait aussi des vailles d honneur, que les généraux donnaient aux officiers comme récompense. C, D — y.