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1628; en 1648, éclata dans le Rouergue une insurrection dite des Croquants, dont Villefranehe fut le centre.
villefranchf.-sur-Saône (pendant la lre République Libre-sur-Saône), s.-préf. (Rhône), à 30 kil. N. -N. -O. de Lyon, sur le Morgon et le chemin de fer de Paris à Lyon ; 10,423 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce, collège, école normale primaire. Cette ville est presque entièrement formée par une seule rue très-large, longue de 2 kilomètres. Belle église gothique. Fabr. de toile, cotonnades, couvertures; commerce de bestiaux, chevaux; grand marché des vins du Beaujolais. — Villefranehe fut fondée au xne siècle par Humbert IV, sire de Beaujeu, devint, en 1532, la capitale du Beaujolais, et eut une Académie célèbre, érigée en 1695. Patrie du girondin Roland.
VILI.EGAGNON (Nicolas Durand de), né à Provins vers 1510, m. en 1571, futadmis, en 1531, dans l’ordre de Malte, dont son oncle, Villiers de l’Isle-Adam, était grandmaitre. Il prit part à l’expédition de Charles-Quint en Afrique, à celle qui amena Marie Stuart d’Ecosse en France, 1518, défendit sans succès Tripoli contre les Turcs en 1551, fut nommé vice-amiral de Bretagne par Henri II, partit pour l’Amérique en 1555, avec un certain nombre de protestants, forma dans une île, à l'embouchure du Rio-Janeiro, un établissement qui ne prospéra pas, et entama, à son retour, une vive controverse avec Calvin. On a de lui : Caroli V imperatoris expedilio in Africain ad Alyieram (Alger), Paris, 1542, in-8°; de Uello Melitensi, 1553, in-4°, trad. en français par N. Edoart, Lyon, 1553, in-8-, etc.
VILLEGAS MARMOLEJO (Pedro de), peintre d’histoire, né à Séville en 1520, élève de Louis de Vargas, se distingua par la pureté du dessin, la noblesse des types et des poses, la science des raccourcis, l’habileté de ia composition, et le sentiment de l’idéal. On voit de lui, dans la cathédrale de Séville, une Visitation de Notre-Dame et un St Lazare, qui passent pour des chefs-d’œuvre. Il exécuta pour l’église St-Laurent une Vierge, devant laquelle il fut enterré. A. M.
villegas (Estevan-Manoel de), poëte espagnol, né à Najera (Vieille-Castille) en 1595, m. en 1669, fut receveur des rentes dans sa ville natale. Ses poésies, publiées en 1617, sous le nom d’Jmaforias ou Erolicas , se distinguent par la mollesse du rhythme, par une grâce voluptueuse et séduisante. Il voulut plier la langue espagnole aux exigences des mètres anciens, et fit d’heureuses imitations d’Anacréon et d’Horace.
villegas I Fernand-Ruiz), poëte latin moderne, né à Burgos vers 1510, fut gouverneur de sa ville natale. Ses OEuvres ont été publiées à Venise, 1743, in-4J. Ce sont des épigrammes, des épitres, des églogues, etc., où l’on remarque de l'imagination et un style élégant.
VILLE11ARDOUIN (Geoffroi de), chroniqueur, né vers 1160 dans un château près de Bar-sur-Aube, m. vers 1213, était sénéchal de Champagne sous le comte Thibaut V, quand fut prêchée la 4e croisade. Il fut un des députés qui se rendirent à Venise pour obtenir que les Croisés fussent transportés en Terre-Sainte sur les vaisseaux de cette république. 11 assista à la prise de Constantinople en 1204, fut nommé maréchal de Romanie par l’empereur Baudouin Ier, sauva l’armée de ce prince lorsqu’il eut été pris par les Bulgares, et mourut en Thessalie. On a de lui une Histoire de la conquête de Constantinople, ou Chronique des empereurs Baudouin et Henri, qui embrasse les années 1198 à 1207 ; c’est un des plus anciens monuments de la prose française. Elle a été publiée, avec un glossaire, une traduction en français moderne, et des observations très-précieuses, par Ducange, 1657, et insérée dans le 18e vol des Historiens des Gaules et de la France, ainsi que dans les diverses collections de Mémoires sur l'histoire de France. B.
villehardouin (Geoffroi de), 'neveu du précédent, se substitua en 1206 à Robert de Champlitte dans la possession de la principauté d’Achaïe, et mourut en 1223. Ses deux fils, Geoffroi II et Guillaume, régnèrent après lui. Isabelle, fii'.e de Guillaume, épousa tour à tour Philippe de Tarente, Florent de Hainaut, et Philippe de Savoie, et transmit la principauté à sa fille Mahaut de Hainaut , qui épousa un prince de Bourbon.
VILLEJUIF, ch.-l. de canton (Seine), arr. et à 6 kil. N.-E. de Sceaux, et à 8 kil. S. de Paris, sur une éminence ; 1,756 hab. Commerce de foin et de paille. Carrières de pierres à bâtir et à plâtre. — Ce lieu tire son nom des Juifs de Paris, qui en avaient la propriété au moyen âge.
V1LLELE (Joseph, comte de), homme d’Etat, né à Toulouse en 1773, m. en 1854, entra fort jeune dans la
marine militaire, fit une campagne à S^Domingue en 1791, puis une autre dans l’Inde, et quitta le service en 1793, pour se retirer à l’ile Bourbon, où il devint le gendre de Desbassyns de Richemont et membre de l’assemblée colo niale. En 1807, il revint à Toulouse, entra au conseilgénéral, accueillit avec enthousiasme la Restauration, fut nommé maire de sa ville natale en 1815, puis député de la Haute-Garonne à la fameuse chambre des députés, dite Chambre introuvable, et montra, dans cette assemblée, de grandes capacités en matière de finances. Pendant les législatures suivantes, il se mit à la tête de l’opposition ultra-royaliste. En 1819, il donna sa démission de maire de Toulouse. En 1820, après la chute du ministère modéré de M. Decazes, il fut nommé ministre d’Etat, sans portefeuille, et, l’année suivante, ministre des finances, puis président du conseil, et comte. Il resta au pouvoir jusqu’en 1828. Plus modéré et plus prudent que le parti qui l’avait poussé au pouvoir, il subit néanmoins ses exigences, laissa faire la guerre d’Espagne en 1823, après s’y être opposé, accorda un milliard d’indemnité aux émigrés, dont les propriétés avaient été vendues comme biens nationaux, et tenta, pour rendre cette indemnité moins lourde au Trésor, de convertir la rente 5 p. °/0 en 3 p. °/0, au capital de 75 fr., opération qu’il ne put accomplir qu’en partie. Ce fut aussi sous son ministère que l’indépendance d’Haïti fut reconnue, moyennant une somme de 150 millions, au profit des anciens colons, et que la Chambre des députés fut rendue septennale, en 1824. L’expulsion de Manuel à la Chambre, le rétablissement du droit d’aînesse, les lois contre la liberté de la presse et le sacrilège, la dissolution de la garde nationale de Paris, soulevèrent peu à peu l’opinion publique. Alors M. de Villcle fit dissoudre la Chambre, 1827. Les élections amenèrent une majorité qui lui devait être hostile; il se retira, et céda la place au ministère Martignac, janv. 1828. Charles X le nomma pair de France. Après la révolution de 1830, il renonça tout à fait à la vie politique. V. d’Audiffret, Notice historique sur M. le comte de Villcle , Paris, 1855, in-8°. B. t VILLEMUR, ch.-l. de cant. ( H«'-Garonne), sur la rive dr. du Tarn, arr. et à 38 kil. N. de Toulouse; 2,664 hab. Fonderies. Blanchisserie de cire.
VILLENA ( Henri d’ARAGON, marquis de), né en 1384, m. en 1434, était, fils de Ferdinand 1er, roi d’Aragon, et petit-fils de Jean Ier, roi de Castille. Il obtint de son cousin Jean II, roi de Castille, les comtés de Cangas et de Tineo, puis devint grand-maître de l’ordre de Calatrava. Poëte et protecteur des poëtes, il fit jouer, en 1414, une comédie allégorique, une sorte de moralité, dont le nom ne s’est pas même conservé. Il écrivit uj poëme des Travaux d' Hercule, et des traductions de V Enéide, de la Divine Comédie, du de Oratore de Cicéron. Il fonda, en Castille et en Aragon, des Académies semblables à celle des Jeux Floraux de Toulouse. Ses connaissances en physique et en histoire naturelle lui valurent la réputation de magicien, et le firent accuser de sorcellerie ; ses œuvres furent brûlées à sa mort. Il ne resta qu’une espèce de poétique, la Gay a ciencia, qui n’est pas complète. B.
villena ( Juan -Fernandez pacheco, marquis de). V. PACHECO.
villena (Don Juan manuel, prince de). V. manuel.
villena, Turbula? v. d’Espagne (Valence), prov. et à 40 kil. N. -O. d’Alicante; érigée en marquisat, en 1445, enfaveur de D.Juan Pacheco. Pop. delà commune: 10,220 hab. Fabr. de draps, savons, eau-de-vie. Exploit, de sel.
VILLENAUXE, ch.-l. de canton (Aube), arr. et à 16 kil. N.-E. de Nogent-sur-Seine. sur la Villenauxe; g, 456 liai). Fabr. de vinaigres et de porcelaine. Fondée au ile siècle, et jadis fortifiée.
VILLENAVE (Mathieu-Guillaume-Thérése) , littérateur, né à SCFélix de Caraman (Haute-Garonne) en 1762, m. en 1846, fut arrêté à Nantes, par ordre de Carrier, en 1793, et envoyé à Paris avec 131 accusés, dont il raconta les périls dans sa Délation du voyage de 132 hantais, brochure qu’il publia de sa prison , et qui eut 8 éditions en 15 jours. Echappé à la mort par la chute de Robespierre, il fit des vers et des pamphlets politiques, fonda des journaux réactionnaires, fut rédacteur en chef de la Quotidienne en 1814 et 1815, et l’un des principaux collaborateurs de la Biographie Michaud, de V Encyclopédie des gens du monde, des Hommes utiles de Jarry de Mancy, et créa en 1819 les Annales politiques, qui prirent bientôt le nom de Courrier / rançais, etc. Ses principaux ouvrages sont : des traductions estimables des Métamorphoses d'Ovide, 4 vol. in-4», in-8» et in-12, 1807-22, et de V Enéide (les 8 premiers livres), dans la Bibliothèque latine-française de Panckoucke ; Vxe d Ovide, 1809, in-8°, ouvrage sérieusement étudié ; Abélard et Hé-
loïse, 1834, in-8°. On lui doit aussi de bonnes éditions de j Barthélemy , Duclos , Marmontel , Thomas , etc. — Mme Mé- ! lanie Waldor, qui a écrit des poésies et des romans, est fille de Villenave. J. T.
VILLENEUVE ( Huon de),poëte français, contemporain de Philippe Auguste, a composé dix ou douze romans de chevalerie , dont plusieurs existent en manuscrit à la Bibliothèque impériale de Paris. Les plus fameux sont : les Quatre fils Aymon , dont le style fut retouché au xvie siècle, et Doolin de Mayence , attribué par quelques auteurs au poète Adenez. Us sont imprimés.
VILLENEUVE I Romieu ou Romée de), baron de Vence, connétable et grand-sénéchal de Provence, né vers 1170, m. vers 1250, prit Nice qui s’était révoltée contre le comte Bérenger, la mit à l’abri des attaques des Pisans et des Génois, administra la Provence après la mort de Bérenger, dont il maria la fille, Béatrix, avec Charles d’Anjou, frère de S1 Louis, et prépara ainsi la réunion du comté à la couronne.
Villeneuve (Elion ou Hélion de ), de la famille du précédent, né vers 1270 en Provence, m. en 1346, entra de bonne heure dans l’Ordre des Hospitaliers de Sl-Jean de Jérusalem, en devint grand-maître, 1319, prit Smyrne aux Turcs en 1344, et remporta une victoire navale sur le roi de Maroc.
Villeneuve (Arnaud de). P. aknaud.
Villeneuve (Louis de), sire de Trans, né vers 1451, m. en 1516, fut chargé par le roi Charles VIII de command-er, avec le prince de Salerne, la flotte destinée à la conquête de Naples, reçut de Louis XII deux missions à Rome en 1499 et 1500-, déploya la plus brillante valeur à Agnadel , 1509, devint chambellan de François Ier, et combattit encore avec gloire à Marignan , où il perdit son fils unique, 1515. La baronnie de Trans avait été érigée pour lui en marquisat, en 1505.
Villeneuve (Christophe de), seigneur de Bargemont , né à Marseille en 1541, m. en 1615, seconda Claude de Savoie, gouverneur de la Provence, dans la guerre contre les protestants, mais préserva le pays des horreurs de la SLBarthélemy.
Villeneuve (Guillaume de), chevalier provençal, suivit, en qualité d’écuyer, le roi Charles VIII à la conquête de Naples, fut nommé gouverneur de Trani , et , après le départ de son souverain , défendit vigoureusement cette ville, 1495. Pris par les Napolitains, il recouvra la liberté au bout d’un an , et devint maître de l’hôtel à son retour en France. Il a laissé des Mémoires , publiés pour la lre fois par Dom Martène ( Thésaurus anecdolorum , 1. 111).
villeneuve ( Pierre-Charles-J. -B. -Sylvestre) , marin français, né en 1763 à Valensoles (Provence), m. en 1806, entra dans l’armée de mer à l’âge de 15 ans, franchit rapidement les premiers grades, devint chef de division en 1796, puis contre-amiral, fut empêché par les vents contraires de prendre part à l’expédition d’Irlande, commanda l’arrière-garde au combat désastreux d’Aboukir, 1798, et fut assez heureux pour gagner Malte après la défaite. Nommé vice-amiral en 1804, il remporta un léger avantage sur l’amiral anglais Calder à la hauteur du cap Finistère, mais perdit, en 1805, avec l’amiral espagnol Gravina. la bataille de Trafalgar contre Nelson, et fut fait prisonnier, après avoir vu son vaisseau entièrement désemparé. Rendu à la liberté six mois après, il quitta l’Angleterre, aborda à Morlaix, et se donna la mort à Rennes, dans la crainte d’être mal accueilli par l’empereur. B.
villeneuve-trans ( Louis-François, marquis de), né en 1784, m. en 1850, membre libre de l’Académie des Inscriptions, a laissé : Bechevches sur la chapelle ducale de Nancy, 1826 ; Histoire de Bené d'Anjou , 1825, 3 vol. in-8»; Histoire de Saint Louis, 1836.
villeneuve-bargemont ( Alban , vicomte de), frère jumeau du précédent, né en 1784, m. en 1850, fut, sous le 1er Empire français , préfet en Hollande, à Lérida et à Namur, et , sous la Restauration , préfet du Tarn-et-Garonne, de la Charente, de la Meurthe, delà Loire-Inférieure, et du Nord. Sous Louis-Philippe Ier, il fut député d’Huzebrouck. On a de lui : Histoire du paupérisme, 1834, ouvrage qui le fit entrer à l’Académie des sciences morales; Histoire de l’économie politique; le Livre des affligés; Monuments des grands-maîtres de l’ordre de Jérusalem..., 1829,
2 vol. in-8°, fig., etc.
vili.eneuve, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 10 kil. N. de Villefranche ; 836 hab.
villeneuve-d’agen ou sur-lot, s. -préf. ( Lot-et-Garonne), à 26 kil. N. -N -E. d’Agen; 6,665 hab. Trib. de lre instance et de commerce, collège, bibliothèque, société d’agriculture. Cette ville fut fondée au xme siècle par le 1
j comte Alphonse de Toulouse, frère de Louis IX; elle souffrit des guerres de religion au xvic siècle. Régulièrement bâtie, en partie fortifiée, le Lot la traverse ; on le passe sur un beau pont, aussi ancien que la ville. Exploitation de marbre. Falir. de toiles, cuirs, faïence. Commerce de farines, prunes, etc. Dépôt d’étalons.
villeneuve-de-berg, ch.-l. de cant. (Ardèche), arr. et à 27 kil. S. -S. -O. de Privas; F, 984 liai). Fondée au xiu' siècle. TJne cour présidiale y fut établie en 1646. Patrie d’Ulivier de Serres, à qui l’on a élevé un obélisque.
villeneuve-de-marsan, ch.-l. de canton iLandes), arr. et à 17 kil. E. de Mont-de-Marsan, sur le Midou;
villeneuve-l’archevêque, ch.-l. de canton (Yonne), arr. et à 23 kil. E. de Sens, sur la Vanne; 1,857 hab. Fabr. de draps, lainages.
VILLENEUVE-LE-ROI OU VILLENETJVE-SUR-YONNE, ch.-l.
de cant. (Yonne), arr. et à 18 kil. N. -N. -O. de Joigny ; 3,576 hab. Louis VII donna à cette ville une charte de commune, et la fortifia. Les rois de France y eurent un château, qu’ils habitaient souvent au xme siècle, et dont il reste encore la grosse tour. Villeneuve est bien bâtie; on remarque les deux portes gothiques de la ville, et l’église Notre-Dame, commencée au xm° siècle, et achevée au XVIe. Comm. des vius du pays, bois, draps, tuiles, etc.
VILLENEUVE-LE-ROI OU VILLENEUVE-SUR-SEINE , VgÔ
(Seiue-et-Oise), près de la Seine, arr. et à 25 kil. N.-O. de Corbeil. Claude Le Pelletier, ministre de Louis XIV, y eut un beau château ; 508 hab.
villeneuve-lez-avignon, ch.-l. de canton (Gard), arr. et à 31 kil. E. d’Uzès, sur la rive dr. du Rhône , en face d’Avignon ; 2,941 hab. Les deux villes communiquaient autrefois par le célèbre pont d’Avignon, maintenant en ruines. On voit encore à Villeneuve la tour bâtie par Louis IX pour former la tête du pont; près de la ville est l’anc. abbaye de SLAndré , la chapelle de l’hôpital, où est un magnifique mausolée du pape Innocent VI, et une ancienne chartreuse, bâtie par ce pontife. Bibliothèque publique. Fabr. de toiles et de cordes.
villeneuve-saint-georges , petite ville (Seine-et- Oise), arr. et à 18 kil. N. de Corbeil, au confluent de l’Yères et de la Seine, dans une situation charmante; 1,069 hab. Nombreuses maisons de campagne.