VIL
villeroi (Nicolas de neufville, marquis, puis duc de), fils du précédent, né en 1597, m. en 1685, obtint la survivance de la charge de gouverneur du Lyonnais en 1615, fit ses premières armes en Piémont sous Lesdiguières, fut nommé gouverneur de Pignerol et de Casai en 1633 , et, après avoir combattu en Franche-Comté et en Catalogne, reçut presque en même temps, 1646, le bâton de maréchal et la place de gouverneur du jeune Louis X1Y. Il devint chef du conseil des finances en 1661 , duc et pair en 1663 , et se montra courtisan plein de bon sens , d’esprit et de probité. B.
villeroi | François de neuf ville, duc de), fils du précèdent, né en 1643 , m. en 1730, fut élevé avec Louis XIV, et cette amitié d'enfance explique sa fortune. Modèle de la cour pour la grâce , la parure et les manières , il était surnommé le Charmant. 11 fut créé duc dès 1663. A peine connu de l’armée , il est un jour cité avec honneur pour un trait de bravoure à Nerwinde ; dans l’année même, 1693, le roi le fait maréchal. La France perd le maréchal de Luxembourg; Villeroi le remplace à la tête des armées De ce jour date une série de fautes militaires ; l’incapacité du chef, joiute à la présomption, se révèle à chacune de ses dispositions , à chacun de ses mouvements. 11 laisse reprendre Namur, 1695 , et est bafoué par la cour et la ville. Général en chef de l’armée d’Italie au début de la guerre de la Succession d’Espagne, il est battu par le prince Eugène a Chiari , 1701 , et se fait prendre dans Crémone, 1702. Envoyé à l’armée de Flandre, il essuie un échec à Vignamont, près de Huy, 1705, et perd la grande bataille de Ramillies, 1706. Louis XIV lui ôte le commandement. La honte de Villeroi n’était pas à son comble : entré dans les secrets de Louis XIV à son lit de mort, nommé par son testament gouverneur de Louis XV, il servit d’intermédiaire, dans les derniers jours de la vie de Louis XIV, entre le duc d’Orléans et le chancelier Voysin, qui révéla au duc le secret du testament du lîoi, de sorte que le prince se trouva prêt au jour attendu. Plus tard, sa conduite avec le Régent fut celle d’un vieillard soupçonneux, qui sans cesse affectait de craindre qu’on n’empoisonnât son élève. Le due d’Orléans supporta l'injure des précautions minutieuses du maréchal; mais, à la veille de la majorité de Louis XV, il fit enlever Villeroi, l'exila dans ses terres, et ne lui laissa que son gouvernement de Lyon, où il mourut obscurément. J. T.
villeroi, anc. château (Seine -et-Oise), à 8 kil. de Corbeil. Jadis titre d’un duché-pairie, érigé en 1663.
VlLLEllS ( Charles-Franç. -Dominique) , littérateur, né en 1767 à lloulay (Lorraine), m. en 1815, fut officier d’artillerie, émigra en 1792, contracta à Lubeck, avec plusieurs écrivains de l’Allemagne, des liaisons qui l'attachèrent à sa nouvelle patrie, eut à se défendre contre les poursuites du gouvernement français , et finit par être nommé professeur de littérature à Gœttingue. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur l'esprit et l’influence de la re formation de Luther , 1804, apologie de la Réformation, au point de vue politique et philosophique, mais où l’auteur ne dit rien de l’influence exercée par la Réformation sur les croyances et la moralité des peuples : l'Institut de France a couronné cet ouvrage en 1803; Philosophie de Kant , ou Principes fondamentaux de la philosophie transcendante, Metz, 1801, in-8°, etc.
VILLERS-BOCAGE , ch.-l. de canton (Calvados), arr. et à 27 kil. S.-O. de Caen; 766 hab. Comm. d’œufs et de bestiaux. — ch. 1. de canton ( Somme), arr. et à 14 kil. N. d’Amiens; 722 hab.
V1LLERS-BRETONNEUX, brg (Somme) , arr. et à 20 kil. E. d’Amiens ; 3,601 hab. Bonneterie de laine et de coton , filatures. Comm. de laine.
VILLERS-COTTERETS, ch.-l. de canton (Aisne), arr. et à 30 kil. S.-O. de Soissons , et près de la forêt du même nom; 2,699 hab. Dépôt de mendicité dépendant de la préfecture de police de la Seine , dans l’ancien château royal réédifié par François I«. Fabr. de boissellerie , huile, vinaigre. Comm. de grains et de bois. Patrie de Demoustier. Aux environs sont les ruines de l’abbaye de Longpont, fondée au xiv« siècle. — Le 10 août 1539, François 1er rendit à Villers-Cotterets une ordonnance célèbre, dite Guillelmine , parce quelle avait été rédigée par Guillaume Poyet : cette ordonnance réforma la législation civile, prescrivit que tous les actes judiciaires fussent prononcés et enregistrés en français, mit des limites à la juridiction ecclésiastique , et créa les registres de l’état civil.
VILLERS-FARLAY, ch.-l. de canton (Jura) , arr. et à 20 kil. N. de Poligny; 814 hab.
VILLERSEXEL, ch.-l. de canton (Haute-Saône), arr. et à 18 kil. S. de Lure; 1,128 hab. Beau château. Usines à
fer. — Jadis titre de marquisat appartenant à la maison de Gramont.
VILLES de refuge. V. LÉVI.
VILLES FEDEREES. V. FEDEREES.
VILLES FORESTIÈRES. V. FORESTIERES.