‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 656 sur 864 · VILLES HANSÉATIQUES. V. HANSE · texte numérisé non relu

VILLES HANSÉATIQUES. V. HANSE

villes libres, c’étaient les villes impériales de l’ancien empire d’Allemagne ( V . Impériales), nommées ainsi parce qu’elles ne relevaient d’aucun seigneur, et se gouvernaient elles-mêmes , sous la protection de l’Empereur.— 11 y eut dans la Confédération germanique, 4 villes libres : Francfort-sur-le-Mein, Hambourg, Brême et Lubeck. Depuis 1866, la lre est devenue prussienne ; les autres font partie de la Confédér. allem. du Nord.

villes municipales, nom donné en France, depuic la chute de l’Empire romain, aux villes qui conservèrent les mêmes institutions que les municipes (V. ce mol ),leur sénat ou curie, leurs duumvirs ou consuls, etc. Telles étaient Avignon, Narbonne, Arles, Nîmes, l’érigueux, Bordeaux, Toulouse, etc.

VILLES PRIVILÉGIÉES OU DE BOURGEOISIE, villes qui, au moyen âge, avaient reçu de leurs seigneurs certaines franchises et libertés, pour prix de services rendus.

VILLE-SUR-AUJON. V. Ciiateau-Villain.

VILLE-SUR-TOURBE, ch.-l. de cant. (Marne), arr et à 16 kil. N. -O. de Sle-Menehould; 557 hab.

VILLETTE (Philippe Le Valois, marquis de), né en 1632, d’une anc. famille de Normandie, m. en 1707, servit dans la marine, se distingua aux combats de Messine et d’Agosta, 1676, quitta le service avec le grade de chef d’escadre en 1681, et abjura le calvinisme, dans lequel il avait été élevé. 11 a laissé des Mémoires , publiés par.M. de Monmerqué, 1844. — Sa mère étaitia tante de Mlle d’Aubigné (Mme de Maintenon).

villette (Charles, marquis de), né à Paris en 1736, m. en 1793, fils d’un trésorier de l’extraordinaire des guerres, prit part à la guerre de Sept-Ans en qualité de maréchal-général des logis de la cavalerie, et, après la paix de 1763, passa quelques mois à Ferney auprès de Voltaire, qui, auimé pour lui d’une tendresse toute paternelle, voulut lui faire une réputation de poète, et le surnomma le Tibu'le français, bien gratuitement, car il ne fit absolument rien de ce prétendu Tibulle. A la Révolution, Villette brûla par ostentation ses lettres de noblesse, et fut député à la Convention par le département de Seineet-Oise. Plus vicieux que méchant, il montra quelque courage dans le procès de Louis XVI, et vota pour la réclusion seulement. Ses OEuvres en prose et en vers furent publiées à Paris, 1786, in-8®. — Sa femme, née de Varicourt, avait plu à Mme Denis, nièce de Voltaire, qui l’adopta.

villette (la), anc. bi’g du dépt. de la Seine, arr. et à 6 kil. S.-E. de Sl-Denis, et contigu aux murs de Paris du côté du N. Il a été annexé à Paris en 1860 dans le 19e arr., et comptait alors plus de 30,000 hab. On y remarque un vaste bassin de 750 mèt. de long sur 60 de large, revêtu en maçonnerie, et qui reçoit les eaux du canal de l’Ourcq, alimente le canal St-Martin, et où viennent se décharger un grand nombre de bateaux de houille et d’autres marchandises pour l’approvisionnement de Paris. Industrie considérable : fabr. de produits chimiques , bijouterie, brosserie, parfumerie, savons , etc. ; raffineries , teintureries, brasseries. Exploitation de plâtre. Commerce d’entrepôt; entreprises de roulage.

VILLICUS, gérant d'une villa d’exploitation chez les anc. Romains, chargé de diriger en chef tous les travaux agricoles, de commander les esclaves, de les maintenir dans le devoir, de veiller sur leur nourriture, sur la conservation des bestiaux, des outils, de tout ce qui était nécessaire pour la culture. Il était lui-même esclave, dans la force de l’âge, et marié à une esclave qui l’aidait dans ses fonctions et qu’on appelait la villina. Les mots « métayer « ou “ fermier, » employés souvent pour traduire vilticus, sont très-inexacts, car sa condition n’était strictement que celle d’un esclave, auquel son maître donnait autorité sur d'autres esclaves. C. D — y.

VILLIERS DE L’ISLE-ADAM (Jean de), né en 1384, m. en 1437, était au service de Jean-sans-Peur, qui l’établit son lieutenant à Pontoise. En 1418, s’étant introduit par trahison dans Paris, il fut pour cet exploit nommé maréchal de France. Après l’assassinat du duc de Bourgogne, Henri V d’Angleterre, qui eut à se plaindre de lui, le fit enfermer à la Bastille. En 1422, la mort du monarque anglais lui rendit la liberté. Après la paix d’Arras, 1435, confirmé dans son grade de maréchal, il reprit Pontoise aux Anglais, et contribua puissamment à la ré-

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