VUL
l’histoire, bon ouvrage; de Idolatria, 1641, ouvrage confus et inachevé ; Aristarchus, sive de arte grammalicâ, 1635, 2 vol. in-4° ; de Ârlium et scienliarum naturâ, ouvrages recommandables par l’exactitude, la méthode, et une littérature très-étendue ; Etymologicon linguce latinœ, Amsterdam, 1662, in-fol., etc. C. N.
vossius (Isaae), littérateur et philologue, fils du précédent, né à Leyde en 1618, m. en 1689, accepta l’emploi de bibliothécaire de Christine, reine de Suède, à laquelle il enseigna le grec. Disgracié, par suite des insinuations jalouses de Saumaise, il reçut comme une sorte de dédommagement diverses gratifications de Louis XIV, et fut nommé, en 1673, par Charles II, roi d’Angleterre , chanoine de Windsor. Ses principaux ouvrages sont : de Poematum canlu et viribus rhythmi , Oxford, 1673, in-8°, ouvrage curieux sur l’alliance de la poésie et de la musique ; de Nili et atiorum fluviorum origine, La Haye, 1666, in-4°; de Verâ mundi ætate ' de Sibyllinis oraculis, 1679, livres qui furent mis à l’index ; une édition de Catulle, Leyde, 1684, in-4°, où il se montre critique ingénieux, mais où il ne arde pas toujours assez de mesure dans les explications es impuretés de son texte. C. N.
VOST1ZA, anc. Ægium , ville du royaume de Grèce (Achaïe), près du golfe de Lépaute, à 35 kil. E. de Patras ; 2,500 hab. Evêché.
VOSTOUNI, nom arabe de la Moyenne-Egypte.
VOTIAKS, peuple de race finnoise, répandu dans les ffouv. russes de Viatka et d’Orenbourg; environ 100,000 têtes.
VOUET (Simon), peintre, né à Paris en 1582, m. en 1649, se fit de bonne heure une grande réputation dans le portrait, fut emmené par un ambassadeur français à Constantinople, où il peignit de mémoire le sultan Achmet Ier, qu’il n’avait vu qu’une fois à une audience solennelle, et , s’étant rendu en Italie, travailla pour le pape Urbain VIII à l’embellissement des églises St-Pierre et St-Laurent. Après un séjour de 14 ans à Rome, rappelé en France par Louis XIII , il eut un logement au Louvre, donna des leçons de pastel au roi, et fut nommé son 1er peintre. Pour suffire à de nombreuses commandes, entre lesquelles son avidité ne lui permettait pas de choisir, il abandonna sa première manière, forte et savante, pour se livrer à une pratique expéditive qui gâta son coloris. On lui reproche aussi sa jalousie contre le Poussin , et d’avoir été un de ceux dont les intrigues déterminèrent ce grand peintre à quitter la France. Il fut le chef de la lre grande école des beaux-arts que nous ayons eue ; il ramena la peinture dans les voies du bon goût, et compta parmi ses élèves Dufresnoy, Lebrun , Lesueur et Mignard. Ses chefs-d’œuvre sont une Salutation angélique et une Présentation au Temple ; celle-ci est au Louvre, avec la Cha rite romaine, la Réunion d'artistes, une Ste Famille, et le Christ au tombeau. R.
VOUGEOT. V. Clos-Vougeot.
VOUGLÉ ou VOUILLÉ, ch.-l. de cant. (Vienne), arr. et à 16 kil. O. -N. -O. de Poitiers, sur l’Auzance, 1,011 hab. Victoire de Clovis sur Alaric II , roi des Wisieroths, en 507.
VOULTE (La). V. La Voulte.
VOUNEUIL, ch.-l. de cant. ( Vienne ), arr. et à 12 kil. S. de Châtellerault , sur la Vienne; 273 hab.
VOURLA, anc. Clazom'enes, v. de la Turquie d’Asie (eyalet •d'Aidin), port sur le golfe et à 35 kil. O. -S. -O. de Smyrrie ; 5,000 hab.
VOUTE-CHILHAC (La). V. La Voute-Chilhac.
VOUVRAY, ch.-l. de cant. (Indre-et Loire ) , arr. et à 11 kil. E. de Tours, sur la Cisse et près de la Loire; 1,095 hab. Une partie des habitations sont creusées dans des^ rochers recouverts de terre cultivée. Bons vins blancs. Château de Montcontour.
VOUZ1EKS, s.-préf. (Ardennes), à 54 kil. S. de Mégères, sur la rive g. de l’Aisne; 2,998 hab. Tribunal de 1" instance. Commerce de grains, vins, huile, bestiaux , pierre à bâtir, houille, ardoises. Fabr. de vannerie fine.
VOVES ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir) arr. et à 22 kil. S.-E. de Chartres; 627 hab.
VOYER-D’ARGENSON. V. Argenson.
VOYER (GRAND-), officier de l’ancienne monarchie française, préposé à l’administration des voies publiques. Cette charge, créée pour Sully en 1599, fut supprimée en 1626.
VOYSIN. V. Voisin.
VRACENE, bip de Belgique (Flandre-Orientale), à 25 kil. N.-E. de IVrmonde ; 6,000 hab. Commerce de grains, bestiaux et toiles.
VRAITA, Fevus, riv. du royaume d’Italie, naît dans les *
Alpes Maritimes, au S.- O. du Viso, coule à l’E. jusqu’à Castiglione, puis au N., et se jette dans le Pô; cours de 80 kil.
VRATISLA3 Ier, duc de Bohême, 921-925, né en 887, fils de Borzivoï , succéda à son frère Zbignev Ier, gouverna paternellement, et fut le père de Venceslas I«r.
vratislas il, 1er roi de Bohême, 1061-92, fut d’abord élu duc de Bohême par la nation, après la mort de son frère Zbignev II , céda la Moravie à ses frères Othon et Conrad, fit une invasion dans la Pologne en 1067, soutint l’empereur Henri IV contre son compétiteur Rodolphe, et reçut, avec la main de sa fille, le titre de roi et la souveraineté de la Lusace.
VRATISLAVIA, nom latin de Breslau.
VR1ES ( Jean-Fredeman de), peintre, né à Leeuwarden en 1527, excella dans la perspective. Ses ouvrages authentiques sont rares, et recherchés à cause des figures que les meilleurs maîtres de son temps y ont introduites. 11 a laissé beaucoup de dessins d’architecture.
vries (Martin gerritson de), navigateur hollandais, fut chargé en 1643, par Van-Diéinen , gouverneur-général des Indes hollandaises, d’explorer les côtes de l’île d’Yéso, Tarrakaï , et les Kouriles. La relation de son voyage se trouve dans le recueil de Thévenot.
vries (Gérard de), philosophe du xvn® siècle, né à Utrecht, défendit dans ses écrits la doctrine de Descartes. Les principaux sont : de Deo divinisque perfectionibus , Utrecht, 1685; de 71. Carlesii meditationibus à Gassendo im pugnatis, 1691 ; de Ideis rerum innatis, 1695 ; de Homæomend Ana.ragoræ , 1692.
vries (Jérôme de), littérateur hollandais, né à Amsterdam en 1776, fut secrétaire d’Etat. Son plus important ouvrage est une Histoire de la poésie néerlandaise,
VRIESLAND , nom allemand de la Frise.
VRILLIÈRE (Louis Phélippeaux, marquis de La), né en 1672, m. en 1718, fut ministre de la maison de Louis XIV, et ministre des affaires de la religion protestante. Sous le duc d’Orléans, il reçut le titre de secrétaire de la Régence, et fut remplacé par son fils Saint- Florentin.
VSÉVOLOD le, grand-prince de Russie, né en 1029, d’Iaroslav Ie®, m. en 1093 , reçut comme apanage , à la mort de son père, 1054, la principauté de Péréiaslav. Attaché d’abord à son frère aîné Isiaslav, il se brouilla avec lui en 1073, à l’occasion des rigueurs exercées contre la ville de Kiev, et l’attaqua de concert avec un autre de ses frères, Sviatoslav II , prince de Tchernigov, qu’il mit sur le trône. Sviatoslav étant mort, 1076, Vsévolod se réconcilia avec Isiaslav, et lui succéda comme grand- prince à Kiev en 1078. Il eut pour successeurs , à Kiev son neveu Sviatopolk II, à Péréiaslav son fils Vladimir n Monomaque.
vsévolod ii, petit-fils de Vladimir II Monomaque, f\it nommé duc de Novogorod en 1123 , fit une guerre malheureuse en Finlande, chassa de Tchernigov son oncle Iaroslav, conquit, en 1129, les duchés de Minsk et de Polotsk , ramena à l’obéissance les Livoniens et les Esthoniens, succéda, en 1138, à Iaropolk comme grand-prince de Kiev, et mourut en 1146.
vsévolod m, grand-duc de Russie, 1177-1212, né en 1149, fut constamment occupé à réprimer les séditions des nobles, et fit la guerre aux Polovtses, qui pillèrent Kiev en 1201.
VUKOVAR, v. des Etats autrichiens (Croatie-Esclavonie, comitat de Syrmie), au confluent du Danube et de la Vuka, à 220 kil. S. de Bude; 5,000 hab. Magnaneries; pêche et commerce actifs.
VULCAIN, et latin Vulcanus, en grec Ephaistos , dieu du feu, fils de Jupiter et de Junon, ou de J un on seule, Daquit boiteux, fut précipité du ciel par sa mère, et tomba dans l’Océan, ou dans l’ile de Lemnos. Il revint plus tard au ciel, aida Jupiter à vaincre les Géants, lui ouvrit la tête d’un coup de hache pour en faire sortir Minerve, et enchaîna Prométhée sur le Caucase. Dans Homère, il prend parti pour les Grecs. Il a pour femme Vénus. On lui donne pour fils des industriels habiles, ou des pâtres malfaisants, tels que Cacus, Cercyon, et on lui attribue mille ouvrages merveilleux, le palais des dieux, la foudre de Jupiter, les armes d’Achille et d’Enée, le sceptre d’Agamcmnon, le collier d’Harmonie, etc. Dans Homère, les forges de Vulcain sont dans l’Olympe; Virgile les met dans les îles Lipari et sous l’Etna. Il y travaille avec les Cyclopes. 11 y avait des fêtes célébrées en son honneur à Athènes et à Rome. Il est représenté sur divers bas-reliefs antiques : on le reconnaît à son marteau et à son bonnet