VOS
transférés successivement à Oustia, à Tavrov, et enfin à j Kostov. Voronèje est une des plus anciennes villes de la J Russie; connue dès le xils siècle, elle fut saccagée par les | Tartares de Batou-Ivhan en 1237, par les Cosaques de l’Ukraine en 1590, et par des mécontents en 1613. — Le gvt de Voronèje, entre ceux de Tambov au N., d’Orel et de Koursk à l’O., de Charkow au Sud, et le pays des Cosaques du Don à l’E., a 66,483 kil. carrés, 450 Ici 1. sur 270, et 1,930,859 hab. 11 est divisé en 12 districts. Climat tempéré. Sol généralement plat, arrosé par le Don, fertile, et bien cultivé ; grandes forêts. Récolte abondante de lin, de chanvre, céréales et fruits. Horticulture, tabacs. Beaux haras. Elève de bestiaux. Fabr. d’eaux-de-vie, de suif, de cuirs, de draps, etc. Pêche productive.
voronèje , riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt de Tambov, passe à Voronèje, et se jette dans le Don; cours de 250 kil.
VOllORT (c.-à-d. qui lient la place), nom donné en Suisse au Directoire fédéral, chargé d’expédier les affaires en l’absence de la Diète. Il se compose du conseil d’Etat du canton de Berne, de l’avoyer de ce canton, qui est président, et d'un chancelier.
VORSTERMAN (Lucas), graveur flamand, né en 1578 à Anvers, entra dans l’atelier de Rubens avec l’intention de cultiver la peinture ; mais cet artiste lui conseilla d’abandonner le pinceau et de prendre le burin. En 1624, il se rendit à Londres, où il travailla huit ans pour Charles Ier et pour le comte d’Arundel. On possède de lui un grand nombre d’estampes, reproduisant des portraits, des tableaux d’histoire, et des paysages. L 'Adoration des rois, d’après Rubens, est regardée comme son chef-d’œuvre. Il eut un fils, Lucas Vorsterman le jeune, né à Anvers en 1600, et qui n’égala jamais son père. A. M.
VORTIGERN, roi breton, d’abord chef des Dumnoniens, fut élu penteyrn ou chef suprême des tribus de Grande-Bretagne, que l’anarchie et le départ des légions romaines avaient livrées à la merci des peuples du Nord, 445. Pendant une invasion des Pietés etdesScots, les saxons Rengist et Horsa étant venus à son secours, il établit le premier de ces chefs dans l’ile de Thanet, et épousa une de ses parentes. Hengist ayant ensuite réclamé tout le pays de Kent, Vortigern le combattit pendant sept ans, et l’obligea de demander la paix. Hengist usa alors de trahison, fit égorger dans un festin tous les chefs bretons, et n’épargna que Vortigern, qui, pour ce fait, devint suspect aux siens et fut assiégé par Ambrosius Aurélianus, son successeur, dans son château de Cambri, où il périt
VOS (Martin de), peintre flamand, né à Anvers en 1531, d’un artiste médiocre, m. en 1603, fut placé dans l’atelier de Franz Floris, où il donna bientôt des preuves d’un mérite peu ordinaire. Il partit ensuite pour l’Italie, où il se lia intimement avec le Tintoret. En 1559, il fut reçu membre de l’Académie d’Anvers. Il composait avec facilité, et son pinceau n’était pas moins expéditif que son intelligence. Sa promptitude à inventer , à ordonner un sujet, lui permit de tracer beaucoup de dessins pour les graveurs. Un petit nombre de ses tableaux rappellent les peintres italiens par la chaleur et l’intensité du coloris ; mais la majorité a un aspect laiteux qui les distingue immédiatement de tous les autres ouvrages. Le musée du Louvre a de lui S1 Paul, dans l’ile de Mytilène , piqué par une vipère ; celui d’Anvers, cinq grands morceaux , six volets et deux petites grisailles. A. M.
VOSGES , en latin Fogcsus mons , en allemand Vogesen, H ’asgau, chaîne de montagnes qui s’étend dans le N.-E. de la France, le S.-E. de la Belgique, la Prusse rhénane et la Bavière rhénane. Elles se dirigent du S.-O. au N.-E., depuis la source de la Moselle jusqu’à la Lauter, formant, à la gauche du Rhin, une ligne parallèle à celle duSchwarzwald sur la droite, et séparent les bassins de la Moselle et du Rhin, les départements des Vosges et du Haut-Rhin, de la Meurthe et du Bas-Rhin. Les cimes sont généralement arrondies (d’où leur nom de ballons), et couronnées de forêts de sapins et de merisiers. La chaîne est peu élevée; points culminants : le ballon de Guebwiller, 1,466 mèt.; le ballon d’Alsace, 1,428 met.; le ballon de Servance, 1,400 mèt. On y trouve des mines de fer, de cuivre, de houille, de plomb argentifère, de sel gemme, et beaucoup de source» minérales et thermales. La Moselle, la Sarre, la Meurthe et la Meuse sur le versant de l’O., la Saône sur le versant du S. , Bill, la Bruche, la Zorn, et la Lauter, sur le versant de l’E., y prennent leur source. Les Vosges se lient vers le N. au Hundsruck; au S.-E., les collines de Béfort les joignent au Jura. Au S.-O,, on regarde comme des ramifications des Vosges les mor.ts Faucilles , qui les
rattachent aux Ardennes, le plateau de Langres , et la Côted'Or (F. Ardennes, Cote d’or , Faucilles.) B.
Vosges (Les), département du N.-E. delà France, ch.-l. Épinal ; formé du S. de l’anc. Lorraine, entre les départements de la Meurthe au N., du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l’E. , de la Haute-Saône au S., de la Haute- Marne à l’O. ; superf., 604,606 hect. ; pop., 418,998 hab. Sillonné par les montagnes des Vosges à TE., et par les Faucilles au S.; arrosé parla Moselle, la Meurthe, la Meuse, le Mouzon. Climat tempéré dans la plaine, froid dans les montagnes. Sol fertile dans les vallées; peu de céréales et de vins; fruits à noyau, pommes de terre, houblon. Elève de bestiaux d’une espèce médiocre. Exploit.de fer, plomb, cuivre, houille, tourbe, marbre, grès bigarré et rouge, porphyre, sel. Usines à fer, faïenceries, verreries, toiles de lin, papeteries, brasseries, distilleries. Fabr. de dentelles, broderies, instruments de musique; filature et tissage du coton, boissellerie, saboterie. Connu, de bois, porcs, fromages. Eaux minérales à Bains, Plombières, Bussang, Contrexeville. Ce département forme le diocèse de Sl-Dié, et dépend de la cour impériale de Nancy.
VOSGIEN. V. Ladvocat.
VOSKRESSENSK, v. de la Russie d’Europe, gouv. et à 46 kil. O. -N. -O. de Moscou, sur l’Istra. Monastère bâti sur le plan de celui du St-Sépulcre de Jérusalem.
VOSS (Jean-Henri), célèbre poète et critique allemand, né en 1751 à Sommersdorf (Mccklembourg), m. en 1826, montra dès sa jeunesse les plus heureuses dispositions pour l’étude des langues, lutta quelque temps contre l’indigence, suivit à Gœttingue les cours de philosophie, d’histoire et de philologie , et fut admis au séminaire philologique ou école normale dirigée dans cette ville par Heyne; il y contracta contre ce maître une inimitié qui devait plus tard faire scandale dans le monde littéraire. En 1775, il prit la rédaction de T Almanach des Muses , dont il augmenta le succès en y insérant , jusqu’en 1800, des morceaux de sa composition. Recteur du collège d’Otterndorf (Hanovre) en 1778, et de celui d’Eutin en 1780, pensionné par le duc d’Oldenbourg, il fut attiré à l’université d’Heidelberg en 1805. Il se montra l’adversaire, non -seulement de Ileyne, mais de Creuzer et du comte Frédéric de Stolberg, et, dans ces querelles littéraires, il eut souvent tort , sinon par le fond des choses, au moins par les formes passionnées, violentes et grossières de sa polémique. Les œuvres originales de Voss se composent de 18 idylles, 1774-1800, tableaux vrais, dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre de sentiment et de poésie, de petits drames pleins d’originalité ; de Poésies diverses , d’abord éparses pour la plupart dans l’Almanach des Muses, puis réunies en recueil, 1802, 6 vol.; ce sont des élégies, des odes, des épigrammes, etc.; et d’un charmant poème de Louise, en 3 chants, 1795, tableau de la vie patriarcale d’un pasteur de village, qui inspira à Gœthe Hermann et Dorothée. Voss occupe aussi un rang très-élevé comme traducteur : il publia d’abord une traduction de X Odyssée, 1781, puis un Homère complet, 1793, où chaque vers grec est rendu, avec une scrupuleuse exactitude, par un vers métrique allemand, qui reproduit, comme un miroir, la forme, tous les détails, et jusqu’à l’harmonie de l’original. Il donna ensuite, successivement, dans le même système de traduction , et avec non moins de succès pour presque tous les ouvrages: Virgile, 1799, dont surtout les Eglogues et les Géorgiques passent pour les chefs-d’œuvre de l’Allemagne en ce genre; Horace, 1806 et 1820; Hésiode et les prétendues Argonautiques d'Orphée, 1806; Théocrite , Dion et Moschus , 1808; Tibulle , 1810 ; Aristophane, 1821; Aratus , avec un commentaire, 1824; divers morceaux des Métamorphoses d'Ovide, 1798 ; et environ le tiers du Théâtre de ShuUspeare, 1818-26, ce dernier ouvrage, en société avec ses fils Henri et Abraham. B.
VOSSIUS (Gérard- Jean), savant littérateur allemand, né en 1577 à Heidelberg , m. en 1649, fut successivement professeur de grec à Leyde, de philosophie à Steinfurt, directeur du collège de Dordrecht , puis du collège théologique de Leyde. Il occupa ce dernier poste pendant 4 ans, 1616-1620. S’étant montré, dans une Histoire du Pélagianisme, 1618, ouvertement favorable à la cause des Remontrants, il fut destitué en 1620, et suspendu de la communion par un synode de Ter-Gou>v. On le nomma cependant professeur d’histoire et de chronologie à Leyde, sur la promesse qu’il avait faite de se rétracter ; il se rétracta en effet , mais avec la sincérité d’un homme qui cède à l’empire de la force , en persévérant dans ses premières opinions. Il occupa enfin depuis 1633 la chaire d’histoire à Amsterdam. Il a écrit en latin. Ses OFurres complètes forment 9 vol. in-fol., Amst., 1701, et renferment: Historia Pelagiana; Ars historien, 1623, sur la manière d'écrire