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lésie autrichienne àl’O., etlaHongrie (comitats deTrencsin et d’Arva) au S., a 384,250 hectares, et 279,007 hab.
WADSTENA, v. de Suède, dans le lân et à 50 kil. O. de Linkoping, sur le lac Vetter; 2,500 hab. Chapitre luthérien de dames nobles.
WAENGLER, philologue. V. Pareus.
WAEREGHEM, v. de Belgique (Flandre occidentale), à 12 kil. N.-E. de Courtrai; 0,400 hab. Comm. de toiles, lin et bestiaux.
WAERSCHOT, brg de Belgique (Flandre orientale), sur la Lys, à 15 kil. N. -O. de Gand ; 6,100 hab. Fabr. active de toiles de fil et de coton.
WAES (Pays de), contrée de la Flandre belge, qui comprend les villes de S'-Nicolas et de Lokeren et 26 villages. Elle contient le lac de Berlaere, qui occupe une superf. de 151 hectares.
WAESMUNSTER, brg de Belgique (Flandre orientale), à 6 kil. N. de Termonde; 5,000 hab. Fabr. de draps et de toiles. Ane. abbaye de chanoinesses.
WAESTEN, nom flamand de Wakneton.
WÆSTERAS. V. Væsteras.
WAFFLARD (Alexis-Jacques-Marie), auteur comique, ué à Versailles en 1797, m. en 1824, fut employé dans les bureaux du ministère de la guerre, puis , ayant perdu son emploi, se livra à la littérature. Ses meilleures pièces sont : Haydn, ou le Menuet du boeuf, comédie anecdotique mêlée de vaudevilles, 1811; le Voile d' Angleterre, ou la Belendeuse à la toilette, comédie-vaudeville en un acte ( avec Moreau), 1814; un Moment d’imprudence, comédie en 3 actes en prose (avec Fulgence), 1819; le Voyage à Dieppe, en 3 actes en prose (avec Fulgence), 1821; les Deux ménages, en 3 actes en prose (avec Picard et Fulgence), 1822, etc. Wafflard possédait une grande entente des effets dramatiques, et son dialogue est spirituel. C’est un poète comique de la petite école un peu bourgeoise de Picard.
WAGENAAR (Jean), historien hollandais, né à Amsterdam en 1709, m. en 1773, fut historiographe d’Amsterdam en 1758, et secrétaire de la même ville en 1760. Il a laissé : Etal actuel des Provinces- Unies, 1739-58, 6 vol. in-8° ; Histoire de la patrie, comprenant les événements arrivés dans les Pays-Bas, et particulièrement en Hollande, depuis les anciens temps jusqu’en 1751, Amsterdam, 1749-60, 21 vol. in -8<>, trad. en français, 1757-72, 8 vol. in-4°; Description historique d' Amsterdam, 1760, 3 vol. in-fol. ; Histoire de l'Eglise dans le premier siècle, 1768, in-8° ; Correspondance et Opuscules, 1776, 2 vol. in-8°, etc. B.
WAGENDRUSSEL, brg de Hongrie (Zips), à 22 kil. 8. de Leutschau ; 2,400 hab. Riches mines de fer.
WAGENFEED, brg du Hanovre, à 14 kil. S.- E. de Diepholz; 2,800 hab. Comm. de toiles.
WAGRAM, vge de la Basse-Autriche, sur le Russbach, ii 9 kil. N.-E. de Vienne ; 500 hab. Célèbre par une victoire de Napoléon Ier sur les Autrichiens , les 5 et 6 juillet 1809 ; Berthier, qui avait vaillamment contribué au succès de ces deux journées , reçut de l’empereur le titre de prince de Wagram.
WAGRIE, anc. pays du Holstein, comprenant les villes de Lübeck, Oldenbourg, Ploen, Eutin, ïravemunde, etc.
WAGSTADT, brg des Etats autrichiens (Silésie), à 28 kil. S.-S.-E. de Troppau; 4,000 hab. Fabr. de draps.
WAHABITES, secte arabe, formée dans l’Yémen, au milieu du xvine siècle, par Mohammed-ben-Ab-del-Wahab. Ils admettent l’authenticité du Coran, mais en rejettent tout commentaire et toute interprétation, ainsi que la tradition et ce qu’elle attribue de supérieur à la nature humaine des califes. Suivant eux, c’est insulter à la puissance infinie de Dieu que de circonscrire les lieux où l’on doit l’adorer, et ils n’exceptei.t de leur réprobation que la Caaba (V. ce mot). Ils refusent à Mahomet, et aux imams descendants d’Ali, toute mission divine. Ils se font une obligation de détruire les sépultures et tous les monuments consacrés par l’orgueil à l’inégalité. Repoussant toute autre prééminence que celle des muftis, ils se donnent entre eux le nom de frères , et aspireut à la communauté des biens. — Les Wahabites propagèrent rapidement leurs doctrines dans toute l’Arabie, en Egypte et dans la Turquie d’Asie. Victorieux du pacha de Bagdad chargé de les combattre , 1801, ils s’emparèrent de la Mecque, franchirent l’isthme de Suez en 1803, et mena cèrent le Caire, mais furent repoussés par les Mameloucks. Leur chef Mohammed périt assassiné, peu de temps après avoir pris Médine. Le cheikh Sehoud fut son successeur. En 1808, Abdallah, fils de Sehoud, envahit la Syrie, et prit Damas; Ibrahim, fils de Méhémet Ali, le refoula en Arabie, 1812. Deux ans après, Méhémet-Ali en personne pé-
nétra dans le Nedjed ; il prit Derréyèh, capitale des Wahabites, fit Abdallah prisonnier, et l’envoya à Constantinople, où le sultan le fit mettre à mort, 1818. Les Wahabites forment encore aujourd’hui un Etat comp.enant toute l’Arabie centrale et qui a pour capit. Biadh.
WAIIAL, Vahalis, bras méridional du Rhin à la partie inférieure de son cours, se forme au fort de Scheuk, entre Doornburg et Millingen, arrose Nimègue et Thiel, s’unit momentanément à la Meuse près de l’ile de Voorn, passe à Boir.mel, et rejoint encore la Meuse à Gorkum ; cours de 80 kil.
WAHLERSHAUSEN, vge de Prusse (Hesse), sur la Drusel, à 6 kil. O. de Cassel ; 1,200 hab. Château princier de Wilhelmshæhe ou Weissenstein, le plus beau de l’Allemagne, surtout pour son parc, ses jardins et ses eaux. Riches mines de houille aux environs.
WAIBL1NGEN ou WIBLINGEN , v. du Wurtemberg (Neckar), à 14 kil. N.-E. de Stuttgard; 3,000 hab. Son nom, pris pour cri de guerre à la bataille de Weinsberg, 1141 , par les partisans de la maison de llohenstauffen, qui y possédait un château, se changea, par corruption, en celui de Gibelin.
WA1DHOFEN, v. de la Basse-Autriche, sur l’Ips et près de la frontière de Styrie, à 84 kil. O. -S. -O. de Saint- Polten ; 3,000 hab. Industrie active du fer et de l’acier: faux, faucilles, lames d’épée et de couteaux, alênes, hameçons, clous, etc.
WA1FRE ou GUAIFRE, duc d’Aquitaine, fils d’IIunald, lui succéda, fut attaqué en 760 par Pépin le Bref, dont il avait accueilli le frère, Grippon ou Griffon, et soutint pendant huit ans une lutte héroïque, avec des chances diverses. Chassé peu à peu de toutes ses positions, il fut assassiné, en 768, par quelques-uns de ses serviteurs au milieu des bois qui étaient devenus son seul asile.
WAIGATZ. V. Vaigatsch.
WAIGIOU. V. Vaigiou.
WA1-HOU. V. Vai-Hou.
WAILLY (Noël-François de), grammairien et lexicographe, né â Amiens en 1724, m. en 1801, vint de bonne heure à Paris, où il se fit connaître comme bon instituteur et publia, en 1754, des Principes généraux et particuliers de la langue française, qui éclipsèrent la Grammaire de Restaut. Dans un autre ouvrage intitulé l'Orthographe, ou Moyens simples et raisonnés de diminuer ses imperfections dans la langue française, 1775, il adopta les réformes orthographiques proposées par Dumarsais, Voltaire et Duclos, et qui tendaient à rapprocher de la prononciation la forme graphique des mots, sans égard à leur étymologie. Wailly entra à l’Institut lors de sa formation, et prit part à l’édition du Dictionnaire de l'Académie, publiée en 1798. Ou lui doit encore un Dictionnaire portatif de la langue française, Lyon, 1774, 2 vol. in-8", extrait du grand Dictionnaire de Richelet, et un Nouveau Vocabulaire françuis, ou Abrégé du Dictionnaire de l’Académie, Paris, 1801, in-8°, livre qui a eu un grand succès ; Commentaires de César; traduction de d’Ablancourt, revue, Paris, 1766, 2 vol. in-12.
wailly ( Etienne- Augustin de), fils du précédent, né à Paris en 1770, m. en 1821, fit de brillantes études au collège Ste-Barbe, entra à l’Ecole polytechnique lors de sa création, et fut proviseur du lycée Napoléon depuis 1805. On lui doit un Dictionnaire des rimes, Paris, 1812, in-8°, et une traduction en vers des Odes d’Horace, 1817-18, in-18, travail fort estimé, qui se distingue par l’élégance du style. — lia laissé trois fils, qui cultivent les lettres avec succès : MM. Alfred de Wailly, anc. professeur de rhétorique et proviseur du lycée Napoléon, et auj. inspecteur-général de l’instruction publique, auteur de Dictionnaires latinfrançais, français-latin, d’un Gradus ad Parnassum, en usage dans les classes, et d’une élégante traduction en vers français des Hymnes de Callimaque. — Gustave de Wailly, auteur dramatique et anc. chef de division à l’intendance de la liste civile; il a donné Amour et intrigue, drame en 5 actes en vers ; ma Place et ma Femme, en 3 actes en prose ; le Mort dans l’embarras, en 3 actes en vers, etc. — Jules de Wailly, anc. chef de bureau au ministère de l’intérieur, et auteur dramatique ; il a fait jouer; le Comité de bienfaisance, en 1 acte; Moiroud et compagnie, en 1 acte; le Mari à campagne, en 3 actes, en société avec Bayard, etc.
wailly (Charles de), architecte, de la famille des précédents, né à Paris en 1729, m. eu 1798, fut élève de Blondel et de Servandoni, fit le voyage de Rome en 1752 comme pensionnaire du gouvernement, devint membre de l’Académie d’architecture en 1767, et de l’Académie de peinture en 1771, conservateur du Muséum, membre de l'Institut dès sa création, et reçut, en 1795, la mission d’aller recueillir des monuments des arts en Belgique et en Hol-
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lande. Les ouvrages qui ont fondé sa réputation sont l’hô tel d’Argenson et le beau théâtre de l’Odéon à Paris, bâti en 1783 pour la Comédie française, le château des Ormes en Touraine, le palais Spinola à Gênes. Il excella dans la distribution et l’ornement des intérieurs. Il fut le principal fondateur de la Société des amis des arts. B.
wailly, vge du département de l’Aisne. V. vati.ly.
WAITZEN. v. de Hongrie, dans le comitat et à 37 kil. N. de Pesth, sur la rive gauche du Danube; 11,000 hab. Evêché suffragant de Gran; lycée épiscopal, gymnase de Piaristes, école de sourds-muets. Grands marchés à bestiaux. Très-belle cathédrale du xne siècle.
WAKEFIELD (Gilbert) , philologue et théologien, né à Nottingham en 1756, m. en 1801, étudia au collège de Jésus à Cambridge, entra dans le ministère évangélique, et n’en conçut pas moins de l’éloignement pour les doctrines anglicanes. Devenu instituteur dans l’école de Warrington , puis professeur de belles-lettres à Hackney, il quitta l’enseignement en 1791, pour se livrer entièrement aux travaux littéraires. Lié avec Fox et Wilberforce, il défendit dans ses écrits les idées libérales, blâma la guerre contre la France, et se fit incarcérer pour quelques pamphlets en 1798. On a de lui : des éditions estimées d 'Horace , de Virgile , de Lucrèce, de B ion , et de Moschus ; des Commentaires sur les Poésies de Gray, 1786, in-8®, et sur une partie des OEuvres de Pope, 1798; Sylva crilica, sire in auclores sacros profanosque commentarius philologicus , Cambridge et Londres, 1789-95 , 5 part. in-8°; Tragœdiarum grœcarum delectus, Lond., 1794, 2 vol. in-8°; Recherches sur les opinions des écrivains chrétiens des trois premiers siècles concernant la personne de Jésus - Christ ,
1784, etc.
wakefield, brg et paroisse d’Angleterre (York), à 16 kil. S. de Leeds , sur la Calder; 23,199 hab. Maisons d’aliénés et de correction. Belles églises de Tcus-les- Saints et de Sl-Jean. Fabr. de lainages. Grands marchés aux grains et aux bestiaux. — Près de là , Richard, due d’\ ork , fut vaincu et tué par les troupes de Henri YI , en 1460.
WALA. V. Vala.
WALCH (Jean-George), théologien et philologue, né à Meinungen en 1693, mort en 1775, professeur à l’université d’iéna, a laissé , entre autres ouvrages : Historia critica linguæ latinæ , Leipzig, 1716, in-8° ; Dictionnaire philosophique, en allemand, Iéna, 1726, gr. in-8°; Introduction historique et théologique aux disputes sur la religion, ibid., 1722-34-36, 5 vol.; Introduction à la morale chrétienne , ibid. , 1747 , in-8®; Réflexions théologiques sur la secte des Anabaptistes, Francfort, 1747 , in-8®; Historia controversiœ Græcorum Latinorumque de processione Spirilûs sancti, Iéna, 1751 , in-4°; Bibliolhena theologica selecla, ibid., 1757-65, 4 vol. in-8®; une édition des OEuvres de Luther, Halle, 1740-
1750, 24 vol. in-4°.
walch (Jean-Ernest-Emmanuel), fils du précédent, et comme lui professeur à Iéna, né en 1725, m. en 1778, a écrit: de A rte criticâ, Iéna, 1754; Introductio in linguam grœcam , 1763, in-8°; Histoire naturelle des pétrifications , Nuremberg, 1768-73, 4 vol. in-fol. ; le Naturaliste, en allemand, Halle, 1772-78, 13 vol. in-8®, etc.
walch | Chrétien - Guill.- Franç. ) , frère du précédent, né à Iéna en 1726, m. en 1784, professeur de théologie à Gœttingue, et de philosophie à Iéna, est un des plus célèbres historiens ecclésiastiques des protestants. On a de lui : Historia canonisa lionis Caroli Magni , Iéna, 1750, in-8° ; de Clodovæo Magno ex rationibus politicis chrisliano , ibid.,
1751, in-4°; Histoire de Catherine de Bore, épouse de Luther, en allemand, Halle, 1751, in-8® ; Histoire de la religion évangélique luthérienne, Iéna, 1753, in-8®; Historia Adoptianorum , Gœttingue, 1755, in-8®; Monumenta medii œvi, Gœttingue, 1757-64, 2 vol. in-8°; Plan d' une histoire complète des hérésies et des schismes, en allemand, Leipzig, 1762-
1785, 11 vol. in-8®, ouvrage qui s’arrête au xie siècle;
Histoire moderne de la religion, en allemand, Lemgo, 1771- 1783, 9 vol. in-8®, etc. B.
WALCHEREN, Valacria , île du royaume de Hollande (Zélande) , dans la mer du Nord, entre les deux grandes bouches de l’Escaut, à l’O. des îles Beveland, dont la sépare le canal étroit de Sloe; 19 kil. sur 16; 35,000 hab. Ch.-l. , Middelbourg; villes princip.: Flessingue, Yeere. Climat malsain; cependant, c'est la plus peuplée, la plus fertile, et la mieux cultivée des îles de ces parages. Sol au-dessous du niveau de la mer, contre laquelle elle est protégée par des dunes et des digues. Les Anglais, pour faire diversion aux succès de Napoléon Ier en Autriche, s’emparèrent de Walelieren en 1809 ; mais la résistance des généraux Monnet et Rousseau, de l’amiral Missiessy, enfin
les opérations du maréchal Bernadotte, et une épidémie les forcèrent à l’évacuer.
WALCKENAEIi ( Charles- A thanase), savant géographe, naturaliste, et biographe, né à Paris en 1771, m. eu 1852. Orphelin dès son bas âge, il fut élevé par un oncle, riche notaire de Paris, qui ne négligea rien pour son éducation. Heureusement doué pour apprendre, il résolvait à 10 ans des problèmes de mathématiques, et, à 12, traduisait Horace et Virgile en prose anglaise. A 17 ans, son oncle l'envoya aux universités d’Oxford et de Glasgow, pour qu’il s’y perfectionnât dans la langue anglaise. 11 revint en 1791, et, lors de la Réquisition ( V. ce mol), en 1793, on le fit nommer directeur des transports militaires de l’armée des Pyrénées; il occupa cette place 18 mois; les patriotes d’alors le dénoncèrent comme coupable de royalisme ou tout au moins de modérantisme ; il revint à Paris, sous prétexte de réclamations pour son service, et s’y tint ignoré jusqu’à la fin de la Terreur. Lors de la création de l’Ecole polytechnique , il s’y fit recevoir comme élève , puis en sortit sans demander aucune des fonctious auxquelles il avait acquis des titres. Il retourna à l’étude, sa passion dominante, et débuta, en 1798, par un Essai sur l’histoire de l’espèce humaine, ouvrage ambitieux, où il voulut faire l’histoire naturelle générale de l’humanité et de la société, prétention mal réalisée, œuvre qu’il ne tarda pas à condamner lui-même. Deux romans, l' Ile de Wight ou Charles et Angetina, 1799, 3 vol. in-12, et Histoire d’Eugénie racontée par une religieuse, 1803, in-12, n’ajoutèrent rien à sa réputation. Dacier et Gossellin l’encouragèrent dans l’étude de la géographie ancienne; il donna, en 1807, une édition princeps qui fut très-remarquée du de Mensura orbis lerræ, de Dicuil, géographe obscur du vin® siècle. Walckenaer était lié aussi avec Latreille, dans la société duquel il prit du goût pour l’entomologie ; déjà il avait publié, en 1802, une Faune parisienne, ou Histoire abrégée des insectes des environs de Paris, 2 vol. in-8® ; en 1805, il fit paraître un Tableau des aranéides, in-8®, où il traite de la structure extérieure, des mœurs et de la classification des araignées, travail qui fait époque dans la science. En 1814, la Restauration eut ses sympathies; il rentra dans la carrière administrative, fut successivement maire du 5e arrondissement de Paris , secrétaire-général de la préfecture de la Seine, préfet du département de la Nièvre, 1824, du département de l’Aisne, 1829, et montra dans ces divers postes les talents d’un administrateur habile. Il rentra dans la vie privée après la révolution de 1830, et fut nommé, en
1839, trésorier de la Bibliothèque royale, et conservateur des cartes géographiques de cet établissement. Jamais les fonctions administratives ne le détournèrent entièrement de l’étude ; il trouvait le temps de s’y livrer sans négliger ses autres devoirs , et donna ainsi : Le monde maritime, ou Tableau géographique et historique de la Polynésie et de l'Australie, 1819, 4 vol. in-8®, exposition neuve et savante de cette 5e partie du monde ; Histoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine, 1820, in-8®; une bonne édition des Fables, du même, 1820, 2 vol. in-8® ; Recherches géographiques sur l’intérieur de l’Afrique septentrionale , 1821, in-ir®; Nouvelle collection des relations de voyages par mer et par terre, 1826- 31, interrompue au 21e vol.; Lettres sur les contes de fées, attribués à Perrault, et sur l’origine de la féerie, 1826, in-12 ; des articles importants dans la Biographie universelle de Miehaud, réunis depuis sous le titre de Vies de plusieurs personnages des temps anciens et modernes, Paris, 1830, 2 vol. in-8®, etc. La vie privée donna une nouvelle ardeur à ses travaux scientifiques et littéraires; il publia : Histoire naturelle des insectes aptères , 1837, 3 vol. in-8®, où il inséra, en le rendant plus complet, son Tableau des aranéides; Géographie ancienne historique et comparée des Gaules Cisalpine et Transalpine, suivie de V Analyse géographique des Itinéraires des Anciens, 1839, 3 vol. in-8® et atlas, son ouvrage capital ; Histoire de la vie et des poésies d'Horace, Paris,
1840, 2 vol. in-8°; Mémoires sur Mae de Sévigné, 1842-52, 5 vol. in-12, travail inachevé; une édition de La Bruyère, 1845,2 vol. in-12, où il a restitué avec beaucoup de soin et de sagacité le texte original de l’auteur ; enfin divers Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions. Walckenaer avait un savoir varié et souvent très-profond. Sa Géographie des Gaules fut d’abord un Mémoire couronné . par l’Académie des Inscriptions en 1811, et qui le fit connaître si avantageusement, qu’en 1813 cette Société l’admit au nombre de ses membres, et longtemps après, en 1840, le choisit pour son secrétaire perpétuel. Comme biographe, Walckenaer fut innovateur, du moins en France, où, le premier, il donna l’exemple de ces grandes biographies , à la manière anglaise, qui sont, à propos d’un homme, l’histoire, ou du moins le précis de l’histoire de
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!’époque où il vécut , celle de la société , des mœurs , des usages de cette époque. Tout cela forme comme le fond du tableau sur lequel se détache le portrait en pied du personnage. Walckenaer a réussi dans ce genre, et ses biographies de La Fontaine, d’Horace, de JVIme de Sévigné, sont le résultat d’immenses lectures sur toutes les parties de son sujet ; il possède l’art d’être abondant sans jamais fatiguer : mais on peut lui reprocher de manquer de couleur locale, et de n’avoir pas un ton de style bien approprié à chaque sujet. V. J. Naudet, Notice historique sur / 1 vie et les ouvrages de M. Walckenaer , 1852, in-4° : Sainte- Beuve, Causeries du lundi , t. 6. C. D — Y.
walckenaer, célèbre philologue hollandais. V. Yalckenaek.
WALCOURT, vge de Belgique, prov. et à 40 kil. S.-S.-O. de Namur; 900 hab. Il eut longtemps des seigneurs particuliers. Son église est un lieu de pèlerinage célèbre.
WALD, c.-à-d. forêt en langue germanique : Schwarztvald, forêt noire.
wald, v. des Etats prussiens ( prov. du Rhin), à 40 kil. E. de Dusseldorf; 4,500 hab. Fabr. de cotonnades, rubans, quincaillerie.
wald, brg de Suisse (Zurich), à 10 kil. E.-N.-E. de Rappersweil ; 4,298 hab. Tissage du coton et de la soie.
WALDAI. V. Valdaï.
WALDBILIJG, brg. du royaume de Hollande (Luxembourg), à 7 kil. S.-E. de Diekirch; 1,200 hab. Ruines d’un anc. château des Templiers.
WALDBURG , vge de Wurtemberg (cercle du Danube), près de Ravensburg; 250 hab. Son château appartenait aux barons de Waldburg, qui étaient, par droit de naissance, Truchsess ou maitres-d’hôtel de l’Empire.
WALDECK ( Principauté de ) , Etat de la Confédération allem. du N., comprend : 1° la principauté de Waldeck, enclavée dans la Ilesse-Cassel et dans les régences prussiennes de Minden et d’Arnsberg ( Westphalie) ; 2“ le comté de Pyrinont. Superf. 1,101 kil. carr.; pop. ; 58,550 hab., dont 7,045 pour le comté de Pyrmont. Capit., Corbach; v. princip. : Arolsen, où réside le prince de Waldeck (2,000 hab.). Sol montagneux et peu fertile : mines de fer, plomb, cuivre; carrières d’albâtre et de marbre. Eaux minérales à Pyrmont. Dans la Confédération germanique (1815-1856), la principauté de Waldeck occupait le 26e rang. En 1867, le souverain a abandonné l’administration de ses Etats à la Prusse pour une période de 10 ans. Revenu;
l, 670,000 fr. Dette : 2 millions de fr. Contingent fédéral : 866 nommes. Le gouvernement est constitutionnel : la dicte se compose de 18 députés de la noblesse, 13 des villes et 10 des campagnes. — La famille de Waldeeh fait remonter son origine à Witikind ; elle eut d’abord le titre de comte, et devint princière en 1582.
^ waldeck (George-Frédéric, prince de), né en 1620, d’une des plus anc. familles de l’Allemagne, m. en 1692, se mit au service de la Hollande, puis de l’empereur Léopold Ier, qui le créa prince de l’Empire et feld-maréchal. Il commanda les troupes de Franconie au fameux siège de Vienne par les Turcs en 1683, et eut part à la victoire remportée sur eux par Jean Sobieski. Retournant en Hollande, il fut nommé maréchal-général de l’armée des Provinces-Unies, et perdit contre le maréchal de Luxembourg la bataille de Fleurus en 1690. — Son petit-neveu,
m. en 1750, commanda les troupes hollandaises à la bataille de Fontenoy en 1745. B.
waldeck (Chrétien-Auguste, prince de), né en 1744, m. en 1798, entra de bonne heure au service de l’Autriche, se distingua dans la guerre contre les Turcs, fut employé comme lieutenant-général , en 1792, contre la France, perdit un bras au siège de Thionville, prit part, en 1793, à l’attaque des lignes de Wissembourg, prit le fort Louis, remplaça, en 1791, le général Mack dans l’emploi de quartier-maitre-général de l’armée de Flandre , passa ensuite en Portugal, 1797, sur la demande du prince régent, pour y prendre le commandement des troupes, et y mourut. B.
WALDEMAR. V. Valdemar.
WALDENBURG, v. du royaume de Saxe, ch.-l. de la seigneurie de son nom, sur la Mulde, à 17 kil. N. de Zwickau; 3,030 hab. Eaux minérales. Anc. et beau château des princes de Schœnburg-Waldenburg.
waldexbukg, v. des Etats prussiens (Silésie), à 70 kil. S. -O. de Breslau; 3,000 hab. Ch.-I. de cercle. Houillères considérables. Industrie active des toiles et des lainages.
waldenbuug, v. de Wurtemberg (laxt), à 45 kil. N. -O. d Elwange .* 850 hab. Ch.-l de la principauté de Hohenlohe-Walde n burg-Schillingfurst .
WALDHEIiM, v. du royaume de Saxe, à 16 kil. E. de
Roehlitz; 5,183 hab. Maisou de détention. Fabr. de toiles, lainages, cotonnades.
WALDKIRCH , brg du grand-duché de Bade (ITaut- Rhin), à 15 kil. N.-N.-E. de Fribourg; 2,700 hab. Taille de grenats.
WALDRADE. V. Valdrade.
WALDSEE, v. de Wurtemberg (cercle du Danube), sur la Steinach, à 60 kil. S.-S.-O. d’Ulm; 2,000 hab. Château seigneurial des princes de Waldburg- Wolfegg -Waldsec. Jadis l’une des cinq villes, dites villes du Danube. Réunie au Wurtemberg en 1806.
WALDST/ETTES, c.-à-d. Etats des forêts, dénomination sous laquelle on réunit les cantons suisses de Schwytz, d’Uri et d’Unterwalden, et quelquefois celui de Lucerne. Le lac de Lucerne ou des Quatre-Cantons, qui les baigne, est aussi nommé lac des Waldstættes.
WALDSTEIN. V. Wallenstein.
WALE (Antoine de), en latin Walœus, théologien protestant, né à Gand en 1573, m. en 1639, étudia à Middelhourg et à Leyde, visita les principales universités de la Hollande, de la France, de la Suisse et de l’Allemagne, fut pasteur, professeur de grec, de philosophie et de théologie à Leyde, assista en 1618 au synode de Dordrecht, reçut la mission de préparer Barneveldt à la mort, et devint recteur de l’Académie de Leyde. Outre sa coopération à la version flamande de la Bible, on lui doit : i Office des ministres, en flamand, Middelbourg, 1625, in-4° ; Compendium elliicœ arislolelicœ ad normam veritatis cliristianœ revocatum, Leyde, 1627, in -12; Disserlatio de Sabbatho, ibid., 1628, in-8», etc. Ses OEuvres théologiques ont été réunies à Leyde, 1643 et 1647, 2 vol. in-fol.
WALES, nom anglais de la principauté de Galles.
WAL1IALLA, c. à-d. Portique des guerriers, palais où Odin reçoit les guerriers morts en combattant. C’est le Paradis des Scandinaves. Les habitants de ce séjour se livrent de perpétuels combats, font à leurs adversaires des blessures aussitôt guéries que reçues , puis boivent de l’hydromel dans un crâne , en écoutant les chants des scaldes.
walhalla (Ordre du), société secrète formée à Sveaborg au temps de Gustave III, pour saper en Finlande l’autorité du monarque suédois. Elle était soutenue par la tzarine Catherine II.
walhalla, monument national, sorte de temple.de la Gloire, élevé par le roi de Bavière Louis 1er sur le mont Brauberg, près de la rive g. du Danube, à peu de distance de Donaustaufen et de Ratisbonne, et inauguré en 1842. Il est d’ordre dorique, et contient les bustes en marbre des hommes célèbres de l’Allemagne ancienne et moderne.
WALIDIer (Aboul-Abbas), 6e calife ommiade de Damas, succéda à son père Abd-el-Mélek, 705-715. 11 se rendit célèbre par ses conquêtes, en subjuguant l’Espagne, la Sardaigne, les îles Majorque et Minorque, une partie de la Gaule narbonaise, laTransoxiane, le Turkestan, et une partie de l’Inde en-deçà du Gange. Il rebâtit le temple de Médine, et fit construire la grande mosquée de Damas. D.
walid n fils de Yézid, IIe calife ommiade, 743-744, vivait dans la retraite en Palestine, lorsqu’il apprit la mort de son oncle Ilescham. Il vint aussitôt à Dariias prendre possession du califat; mais il s’abandonna aussitôt à tant de débordements et d’iniquités, que ses plus proches parents, ayant à leur tête Yézid, fils de Walid Ier, son cousingermain, se révoltèrent contre lui, le forcèrent dans son palais, où il se défendit vaillamment, et le tuèrent. C’est sous son règne que Zayd , fils de l’imam Zain-el-Abdin, petit-fils d’Ali, qui s’était cantonné dans le Khoraçan, fut défait et tué par les troupes du calife. Il eut pour successeur Yézid, qui l’avait détrôné. D.
WALKEIl (John), grammairien anglais, né en 1732 à Friern-Barnet (Hartford), m. en 1807, fut acteur pendant plusieurs années, quitta la scène pour se vouer à l’enseignement, et fit, dans diverses villes, des cours d’élocution et de débit oratoire qui furent très-suivis. On a de lui : Eléments de l’élocution, 1781 et 1799, in-8°; la Mélodie du langage, 1791, in-4° ; Dictionnaire critique de p rononciation, 1798, in-8°, etc
WALKI, v. Russie. V. Valki.
WALKIRIES. V. Valkirif.s.
WALLACE (William), célèbre chef écossais, né en 1276 dans le comté de Renfrew, m. en 1305, étaitd’une famille ancienne, mais pauvre. A l’âge de 19 ans, pour venger une injure personnelle, il tua le fils du gouverneur de la forteresse de Dundee, et s'enfuit dans les bois, afin d’éviter la vengeance du roi d'Angleterre, Edouard Ier, qui était alors maître de l’Ecosse. Doué d’une force prodigieuse, et d’une patience à toute épreuve, il forma le des-