‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 666 sur 864 · AVAL · texte numérisé non relu

AVAL

WAL

sein d'affranchir sa patrie du joug des Anglais; il réunit 1 une bande d’aventuriers, que quelques succès sur les troupes anglaises grossirent bientôt de tous les ennemis de la dure tyrannie d’Edouard. Il prit le titre de vice-roi, se donnant comme lieutenant du roi John Baliol , retenu prisonnier en Angleterre, chassa le grand-justicier Ormesby et les officiers de sa suite, gagna une bataille sur les bords du Forth en 1297, prit Berwick, poussa jusque dans les comtés septentrionaux de l’Angleterre en 1298, mais, défait à Falkirk, dut se réfugier au milieu des montagnes. Livré par un de ses amis, il fut conduit chargé de chaînes à Londres, et décapité à Tower-Hill. Sa mémoire est encore vénérée et populaire en Ecosse. B.

WALLENDORF, brg de Hongrie (Zips), surlePIernad; 3,300 hab. Riches mines de fer et de cuivre.

WALLENSTADT, v. de Suisse (Sl-Galll , à 45 kil. N.-N.-O. de Coire; 1,812 hab. Elle est sur les bords d’un lac, qui a 12 kil. sur 3 , et dont les rives sont très-pittoresques.

WALLENSTEIN ou WALDSTEIN ( Albert- Wenceslas- Eusèbe de ), célèbre général, né en Bohème en 1583, d’une anc. et noble famille, m. en 1834, fut placé d’abord comme page auprès du margrave de Burgau, fils de l’archiduc Ferdinand, puis consacra quelques années à visiter la plupart des pays de l’Europe, dont il apprit les langues. Un mariage avec une riche veuve, qu’il perdit au bout de 4 ans, le rendit maître d’une très-grande fortune. Dans une guerre de l'archiduc Ferdinand contre les Vénitiens, il équipa un corps de 300 cavaliers, et, à la fin de la campagne, fut nommé, par l’empereur, colonel des milices de Moravie. Au début de la guerre de Trente Ans, il servit contre les Bohémiens révoltés, déjoua les efforts de Bethlen-Gabor ( V. ce mot ) en Moravie, et reçut de vastes domaines confisqués sur les rebelles, 1618-19. Marié à la fille d’un favori de l’empereur, le comte de Ilarrach, et nommé major-général, il commanda deux régiments d’infanterie à la bataille de Prague, 1620. En 1625, il obtint de Ferdinand Il , qui manquait d’hommes et d’argent, la permission de lever à ses frais une armée, avec la faculté de la porter jusqu’à 50,000 combattants. Tandis que TiUy, général des troupes de la ligue catholique, opérait contre les Danois, alliés des luthériens allemands, il battit Mansfeld ( V. ce mot) au pont de Dessau , 1626, le poursuivit en Hongrie, détacha de lui Bethlen-Gabor et les Turcs, puis, revenant vers le Brandebourg, parcourut en vainqueur le Mecklembonrg, la Poméranie, le Slesvig et le llolstein. Stralsund était la seule ville qui résistât encore, lorsque fut signée la paix de Lubeck, 1629. Nommé duc de Friedland et de Mfecklembourg, Wallenstein prit, depuis cette époque, les allures d’un dictateur dans le nord de l’Allemagne, rançonnant le pays pour satisfaire l’avidité de ses bandes, méconnaissant les ordres de l’empereur, et lui écrivant même des lettres insolentes. La disgrâce de Wallenstein et le licenciement de son armée furent exigées par la diète de Ratisbonne, à l’instigation du P. Joseph ( V. ce mot), en retour du titre de roi des Romains que Ferdinand II demandait pour son fils. Le général bohémien se retira dans ses terres, où on le vit déployer un luxe royal. Après les victoires de Gustave - Adolphe à Leipzig, 1631, et sur les bords du Lech, 1632, Ferdinand II , voyant l’armée catholique dispersée, Tilly tué, la Bavière envahie et l’Autriche menacée par les Suédois, n’eut d’autre ressource que de se jeter dans les bras de Wallenstein. Celui-ci consentit à rappeler ses anciens soldats et à reprendre le commandement , à condition qu’il pourrait avoir une armée de 100,000 hommes, qu’il en nommerait et révoquerait à son gré les officiers, qu’il aurait le gouvernement exclusif des pays conquis, et que ni l’empereur ni son fils ne paraîtraient au milieu de ses troupes sans son autorisation. Il se porta en Bavière, mais demeura trois mois devant Nuremberg en présence de Gustave-Adolphe, soit dans la crainte d’exposer sa renommée aux chances d’une bataille contre un tel adversaire, soit pour se venger du duc Maximilien , l’un des auteurs de sa récente disgrâce, et dont il laissait les Etats en proie aux Suédois. Enfin , il se dirigea vers la Saxe, y fut suivi par Gustave-Adolphe, et perdit , malgré la mort de ce prince au milieu de l’action , une grande bataille près de Lutzen , 1632. Au lieu de continuer la lutte contre les généraux de Gustave, il se retira en Silésie, et ouvrit des négociations avec la Suède, la Saxe, le Brandebourg, et même la France : en même temps qu’il battait un corps de Suédois à Steinau , forçait le comte de Thurn de mettre bas les armes avec 6,000 hommes, et refoulait vers le Haut-Palatinat Bernard de Saxe-Weimar qui avait pénétré en Bavière, il méditait un plan de défection, dont il fit part à Piccoloraini , l'un de ses offi-

ciers. Il réunit à Pilsen les principaux chefs de ses troupe , et les lia par écrit à la défense de sa cause particulière. Ferdinand II , informé de tout, fit assassiner Wallenstein à Egra, 1634. Fœrster a publié une Vie de ce général, Potsdam, 1834, et ses Lettres, 1828-29, 3 vol. Sarrasin a écrit l’histoire de la conspiration de Wallenstein , et Schiller a fait de la catastrophe de ce général le sujet d’une trilogie. B.

WALLER (Edmond), poëte anglais, né en 1605 à Coleshill (Hertford), m. en 1687. Membre du Parlement à 17 ans, il fit , à 23, un riche mariage, et resta bientôt veuf. Ses vers ont rendu célèbre, sous le nom de Sacharissa, lady Dorothée Sidney, fille du comte de Leicester, dont il demanda inutilement la main, 1639. Un second mariage lui. donna 13 enfants. Cousin de Cromwell et neveu de Hampden, il fit partie du Long-Parlement. Attaché d’abord à l’opposition , il s’en sépara sur la question de l’abolition de l’épiscopat , et garda pendant quelque temps une neutralité respectée des deux partis. Enfin , quand la guerre civile eut éclaté, emprisonné pour un complot en faveur des Cavaliers, il racheta sa vie par des dénonciations et une amende de 10,000 liv. sterl., et alla vivre quelque temps à Rouen, où sa fille Marguerite lui servait de secrétaire, puis à Paris. Un charmant éloge de Cromwell lui valut son retour, et lui rendit ses biens. Il flatta également Charles II et Jacques II, et brilla par son esprit dans le Parlement et à la cour. Il voua sés dernières années à des poésies religieuses. 11 faisait partie de cette société toute française qui comptait dans Londres Saint- Evremond, les duchesses de Bouillon et de Mazarin. Ses Poésies, Londres, 1729, in-8°, courtes et soignées, sont moins remarquables pour le fond que pour la forme. Vingt ans après Spenser, sa versification est celle d’un élève de Pope, élégante et pure, facile et harmonieuse. A. G.

WALLER1US (Jean-Gottschalk) , naturaliste suédois, né en 1709, m. en 1785, professeur de chimie, de métallurgie et de pharmacie à l’université d’Upsal , et membre de l’Académie des Sciences de Stockholm , a puissamment contribué au développement des sciences en Suède. On lui doit , entre autres ouvrages : MineraUyia systematicè proposita, Stockholm, 1747, trad. en français par le baron d’Holbach, Paris, 1753, 2 vol. in-8°; Chcmia physica, en suédois, 1759, et en latin, 1760, 2 vol. in-8°; Elementa melalluryiæ , 1778; Systema minera loyieum , 1775, 2 vol. in -8°; Meditaliones physico-chemicœ de ori/ine mundi, trad. en français par Dubois, 1791, in-12; Elementa ayriculturœ, physicœ et chenucæ, trad. en franç., Yverdun, ]"06, et Paris, 1774, in-8». B.

WALLERSTEIN, brg de Bavière, à 18 kil. N.- O. de Nordlingen ; 2,000 hab. Ch.-l. de la seigneurie d’Œttingen-Wallerstein.

WALLIA, roi des Wisigoths. V. Vallia.

WALL1CH (Nathaniel), botaniste, né en 1787 à Copenhague, m. en 1854, étudia tour à tour l’art vétérinaire et la médecine, obtint de l’université de sa ville natale le grade de docteur dès l’âge de 18 ans, fut nommé, en 1807, médecin de district à Serampour (Hindoustan), et passa au service de l’Angleterre lorsque le Danemark céda à cette puissance sa colonie. Il fut choisi eu 1816 pour adjoint au surintevdant du jardin botanique de Calcutta, lui succéda en 1817, et fit des cours de botanique qui eurent un grand succès. Pendant un voyage qu’il entreprit dans l’intérieur de l’Asie, il découvrit plus de 9,000 plantes jusqu’alors inconnues, puis publia, dans les Asiatic Recherches de Calcutta, ses observations les plus intéressantes. En 1821, il offrit à l’université de Copenhague une riche collection d’ouvrages en sanscrit et en d’autres langues asiatiques. Il fut membre correspondant de l’Institut de France. Ses principaux ouvrages sont : Elora indica, or Descriptions of indien plants ; Tenlamen l'.orce Nepalensis; Plavtœ asiaticœ rariores, or Descriptions of a select number of unpublished Enst • India plants . B.

WALLINGFORD, brg et paroisse d'Angleterre ( Berks ) , à 22 kil. N. -O. de Reading, sur la rive dr. de la Tamise; 2,800 hab. Comm. de grains et farines. Restes d’une forteresse romaine.

WALLIS (Jean), célèbre géomètre anglais, né à Ashford ( Essex ) en 1616, m. en 1703, étudia à Cambridge, entra dans la carrière ecclésiastique, et y occupa successivement divers postes. Il a laissé des ouvrages de philosophie, de théologie, et des sermons. Il s’est occupé aussi de l’enseignement des sourds-muets , et réussit à faire comprendre, écrire et même parler la langue anglaise à plusieurs de ces malheureux. Mais c’est surtout aux mathématiques qu’il doit sa célébrité, et il était en correspondance avec Pascal et Fermât. Son principal ouvrage

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est V Arithmétique des infinis, publiée en 1655. Wallis a étendu la méthode des indivisibles de Cavalieri, contribuant largement pour sa part à l’avénement des nouvelles méthodes infinitésimales. 11 a introduit le premier les exposants fractionnaires. Wallis était d’une très-grande partialité dans ses jugements ; il cherchait à rapporter à ses compatriotes l’honneur des principales découvertes ; il fut particulièrement injuste envers Descartes et Leibniz. Ses œuvres mathématiques ont été réunies à Oxford, 1697-99,

3 vol. in-fol. V.

walus (George-Olivier, comte de), général autrichien, né en 1671, d’une famille irlandaise, m. en 174.3, fut élevé parmi les pages de l’empereur Léopold 1er, devint colonel en 1704, général-major en 1708, fehl-maréchal-lieutenant en 1716, gagna par ses exploits en Sicile et la prise de Messine la dignité de grand-maître-général de l’artillerie , commanda en chef sur le Rhin en 1733, puis dans l’Italie septentrionale et en Hongrie, perdit contre les Turcs la bataille de Krotska, 1739, qui fut suivie de la paix de Belgrade défavorable à l’Autriche, et , disgracié pendant quelques années par l’empereur Charles VI, recouvra, à l’avènement de Marie-Thérèse , un commandement militaire en Bohême.

wallis (Samuel), navigateur anglais, continua de 1766 à 1768 les explorations du commodore Byron, visita Taïti , et découvrit les îles qui portent son nom. La relation fort intéressante de son voyage, dont il avait laissé les matériaux, se trouve dans le recueil de Hawkesworth, Londres, 1773, 3 vol. in-4».

"Wallis (Iles), archipel du Grand-Océan Equinoxial, dans la Polynésie, au N.-E. des îles Fidji, par 13» 18’lat. S., et 179» long. O. Il y a 12 îles, dont les plus grandes sont Ourea et Nukuatea. Sol fertile. Découvertes en 1767 par le navigateur anglais qui leur donna son nom. En 1842, les habitants ont conclu un traité de commerce avec la France.

"wallis, nom allemand du valais.

WALLONS, nom donné jadis aux habitants de la Belgique qui étaient d’origine gauloise et qui parlaient la langue française. Le Pays wallon comprenait ce qu’on appelle aujourd’hui, dans le royaume de Belgique, les provinces de Hainaut, de Namur, de Liège, de Luxembourg, et le S. du Brabant. On compte environ 1,827,000 Wallons. Les Flamands appliquent aux Wallons le sobriquet. de Fransouillons.

WALLSEND, brg et paroisse d’Angleterre (Northumberland), sur la rive g. de la Tyne, à 5 kil. E.-N.-E. de Newcastle ; 5,000 hab. Chantiers maritimes. Exportation de houille.

WALMER , vge et paroisse d'Angleterre (Ivent), à 3 kil. S. de Deal , sur le Pas-de-Calais; 1,600 hab. Forteresse construite par Henri VIII , et où réside le lord-gardien des Cinq-Ports.

WAL PO LE (Robert), célèbre homme d’Etat anglais, né en 1676 à Houghton (Norfolk), m. en 1745, fit ses études à Cambridge, siégea à la Chambre des Communes dès l’année 1700, parmi les whigs les plus ardents, devint membre du conseil du prince George de Danemark en 1 705, secrétaired’Etat au département de la guerre en 1708, trésorier de la marine en 1709, perdit ses fonctions lors de la disgrâce du due de Marlborough, et fut même chassé du Parlement comme coupable de péculat et de corruption. Cette sentence, que l’animosité des juges entacha d’injustice aux yeux de l’opinion, n’empêcha pas qu’il fût réélu en 1714, et il combattit le ministère avec acharnement jusqu’à la mort de la reine Anne. Son zèle à servir les intérêts de la maison de Hanovre le fit rappeler au pouvoir sous George Ier. Nommé payeur-général de l’armée de terre et de mer, il eut bientôt la présidence du comité secret que l’on chargea de faire une enquête sur la conduite du dernier ministère, et qui condamna lord Bolingbroke. Il obtint ensuite les places de 1er lord de la trésorerie, de chancelier et de sous-trésorier de l’échiquier, fit rendre en 1716 le bill de septennalité, mais, n’ayant pu faire adopter de ses collègues un bill d’amortissement de la dette publique, résigna ses fonctions en 1717. Après avoir fait une opposition vigoureuse à la cour, il se réconcilia avec elle en 1720, fut 1er lord de la trésorerie et chancelier de l’échiquier en 1721, et quand, en 1723, George Ier partit pour le Hanovre, on le nomma l’un des lords-justiciers pour l’administration du royaume , et seul secrétaire d’Etat. Maintenu à la tête des affaires par George II , 1727, il fut, pendant 15 ans, le véritable maître de l’Angleterre. Son système était de maintenir la paix au dehors, et d’étendre au dedans la prérogative royale. Il le fit triompher par la corrupt-mn : orodiguant les pensions et les places, il obtint

une majorité constante dans les deux Chambres. 11 se vantait de connaître le tarif de toutes les consciences. L’opposition qu’il fit en 1739 à la guerre désirée par la nation contre l’Espagne, et l'hostilité du prince de Galles, qui se mit à la tête des mécontents, ruinèrent enfin son crédit. Il se retira en 1742, reçut une pension de 4,000 liv. sterl., avec les titres de comte d’Oxford et de pair d’Angleterre, et survécut encore trois ans à sa chute. 11 n’a laissé que des opuscules politiques. Les Mémoires sur la vie et l'administration de II. Walpole, par Coxe, Lond., 1798, 3 vol. in-4°, sont un ouvrage apologétique. B.

"walpole (Horace), frère du précédent, né en 1678, à Lloughton, m. en 1757, accompagna en 1706, en qualité de secrétaire, le général Stanhope en Catalogne, devint secrétaire du chancelier de l’échiquier, secrétaire de la trésorerie, inspecteur général des revenus de la couronne en Amérique en 1717, ambassadeur près la cour de France en 1727, trésorier de la maison du roi en 1730, ministre plénipotentiaire dans les Provinces-llnies eu 1733, receveur de l’échiquier en 1741, et fut créé lord en 1746. B.

walpole (Horace), 3e fils de Rubert Walpole, né en 1718, à Houghton, m. en 1797, condisciple et ami du poëte Gray à Eton et à Cambridge, entra en 1741 à la Chambre des communes, où il se fit peu remarquer, et se consacra tout entier à la culture des lettres et des arts. Dans un voyage à Paris, 1765, il se lia intimement avec Mme Du Defland. Dès 1757 , il avait établi , dans sa terre de Strawberry- Hill, une imprimerie pour éditer ses propres ouvrages, dont la collection forme 9 vol. in-4°. On y remarque : Ædes Walpoliana, 1752, description du palais de son père à Houghton ; Doutes sur la vie et le renne de Richard III, 1768, où il fait l’apologie de ce tyran; la Mère mystérieuse , tragédie qui ne fut pas représentée; le Château d'Otrante, roman; Anecdotes de la peinture en Angleterre, 1761. Depuis sa mort, on a publié de lui : Mémoires sur les dix dernières années du règne de George II, 1822 , 2 vol. ; Correspondance, Londres, 1840, 6 vol. in-8° ; Mémoires sur George III 1845, livre piquant et monument historique. Il avait un véritable talent épistolaire, et ses lettres sont les meilleures, qu’il y ait dans la langue anglaise. Il en a écrit aussi en français, avec beaucoup de naturel et d’esprit. B.

WALPURGIS, sauvage montagne du Brocken, où, après de certaines périodes lunaires, selon la tradition du moyen âge, la population des Enfers se donne rendez-vous. Le paysan mecklembourgeois appelle Nuit de Wulpürgis celle du 30 avril au 1er mai ; cette nuit-là , il fait trois croix sur la porte de son étable, pour que les sorciers allant au sabbat ne jettent pas un sort sur ses bestiaux.

WAI.SALL, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 30 kil. S. de Stafford ; 37,762 hab. Fonderies de fer; fabiv de serrurerie, quincaillerie, objets de sellerie et de carrosserie. Exploit, de houille et de pierre à chaux.

WALSH (William), littérateur anglais, né en 1663 à Abberley (Worcester), m. en 1710, fut écuyer de la reine Anne, et membre de la Chambre des communes. Ses relations d’amitié avec Dryden et Pope ont fait plus pour sa renommée que quelques productions qu’on a de lui : Esculape, ou V Hôpital des fous, dialogue, traduit en français par F. de La Flotte, 1764, in-8°; Eugénie, ou Défense des femmes, discours, trad. par le même, 1768, in-12 ; Lettres et poèmes, insérés dans les Mélanges de Dryden ; diverses Poésies, etc.

WALSINGHAM ( Thomas de), bénédictin du couvent de Sl-Albans, né dans le comté de Norfolk, fut historiographe de Henri VI, roi d’Angleterre. Il a laissé deux ouvrages publiés par Parker en 1574 : Historia brevis Angliæ ab Eduxrdo I ad Henricum V; et Ypodigma Neuslriœ.

walsingham (Francis), homme d’Etat anglais, né en 1536 à Chislehurst (Kent), d’une anc. famille du comté de Norfolk, m. en 1590, fit ses études à Cambridge, voyagea sur le continent, dut à la faveur du ministre W . Cecil le poste d’ambassadeur près la cour de France, devint secrétaire d’Etat et membre du conseil privé en 1572, s’occupa des négociations relatives au mariage de la reine Elisabeth avec le duc d’Alençon, assista comme plénipotentiaire au congrès d’Utrecht en 1578, fut chargé, en 1583, d’aller assurer l’influence de l’Angleterre et du protestantisme dans les Etats du roi d’Ecosse, Jacques VI, dont la mère, Marie Stuart, était captive sur le sol anglais, et, ayant découvert le complot de Babington en faveur de cette princesse, insista pour qu’on la mît en jugement. Du moins il repoussa avec horreur la proposition que fit, dit-on, Leicester de l’empoisonner, et, désigné comme l’un des juges, il se récusa. Walsingham, qui avait fonde à scs frais la bibliothèque du collège du Roi à Cambridge, mourut très- pauvre; ses funérailles eurent lieu de nuit, et furent payées par quelques amis. Ses négociations en France ont

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